Le syndrome Noah de Michael Fenris


La double journée Fantastique

En cette fin mai, on se fait plaisir, on vous propose non pas une journée fantastique mais 2 avec 4 livres lus et chroniqués par 4 flingueuses différentes.

C’est cadeau, c’est rien que pour vous.

Aussi…

Pour bien débuter nos 48 heures fantastique, c’est notre porte flingue qui vous propose ce livre et quel livre !


 Le syndrome Noah  de Michael Fenris. Paru le 10 novembre 2016 aux éditions Prima. 19€95  ; (404 p.) ; 23 x 15 cm.

4e de couv : Le syndrome Noah

Seul survivant dans un monde abandonné, sauriez-vous construire l’avenir au milieu du chaos ?

Rien ne prédestinait Noah Gibson, un simple New Yorkais issu de la middle class. à ce qui l’attend. Ce soir-là, alors qu’il farfouille dans sa cave, un sifflement suraigu enfle soudain et une onde de chaleur incandescente le traverse. Quand il reprend connaissance, les gens ont disparu. Dans les rues désertes ne restent que de petits tas de vêtements sur le sol.
Noah est seul au monde !

 

 

sl7zlxvkL’auteur : Michael Fendis, médecin de jour et écrivain la nuit, vit en région parisienne. Passionné de littérature américaine, l’auteur de Feuilles signe ici son deuxième roman.

 

 

 

 

Le post-it de Ge

Le syndrome Noah de Michael Fenris bandeau

Le syndrome Noah de Michael Fenris

Un roman mystérieux qui revisite brillamment le thème du Déluge.

Un seul survivant dans un monde abandonné…

Noah Gibson est un citoyen américain anonyme issu de la middle class. Heureux avec Suzanne qui partage sa vie, il mène une existence tranquille, dans une maison des quartiers populaires de New York, entre son métier de banquier et les petits dîners entre amis. Ce soir-là, Suzanne a décidé de faire un barbecue et Noah descend en maugréant dans la cave pour le chercher. Alors qu’il farfouille dans la pénombre, un sifflement suraigu enfle soudain et une onde de chaleur incandescente le traverse.
Quand Noah reprend connaissance, tout le monde a disparu. Là où se trouvaient les passants ne restent que leurs vêtements, tombés au sol en petits tas. Les voitures sont embouties moteur allumé, les télés continuent de brailler, mais il n’y a plus personne. Noah est seul au monde !
Paniqué, il refuse d’y croire et se barricade chez lui en attendant les secours. Pourtant il va falloir qu’il s’organise s’il veut survivre. Curieusement, les hommes se sont volatilisés mais des animaux sont encore vivants. Noah aurait-il un nom prédestiné ? Pourquoi lui et pas un autre ? Un monde tout nouveau l’attend…

Punaise un monde comme je le rêve, où l’homme serait rayé de la terre. Ce postulat de départ à tout pour me séduire, oh oui !

Michael Fenris m’avais déjà bluffée avec son autre roman Feuilles, j’avoue que là, il a fait encore plus fort. J’aime les récits post-apocalyptique et on sent bien que notre auteur lui aussi est fan de ce genre de fiction. Tiens cela me fait penser qu’il faudra à l’occasion d’une rencontre que je demande à l’auteur si ce bouquin n’est pas un hommage au genre. On pense ici au chef d’oeuvre du genre de Richard Matheson  Je suis une légende. Un homme seul survivant d’une catastrophe….

Aussi ici l’auteur va démonter comment cet homme seul va chercher à s’en sortir dans ce monde finalement devenu hostile. Comment il va essayer de ne pas sombrer, comment il lui faudra surmonter la solitude, comment il essaie simplement de continuer à espérer malgré ses erreurs. Car personne n’est préparer à vivre un tel bouleversement. Non personne.

Et puis, une fois que tout est en place, une fois que la routine devient trop réelle, notre héros finira par rechercher d’autres survivants. Et oui l’homme est un animal grégaire. Ne pouvant vivre seul. Et c’est là que notre auteur intervient. Et c’est là que l’histoire bascule.

Du roman d’aventure, nous passant à une fable mystique, une autre aventure mais intérieure celle-ci ou mythologie, philosophie et religion se mêle à l’histoire originelle.

Une nouvelle expérience inconnue.

Un tour de force.

C’est brillant, c’est intelligent, c’est surprenant.

Un twist inattendu qui donne une autre dimension à ce récit post-apocalyptique.

Un livre et un auteur à découvrir de toute urgence.

 

Rencontre avec Mélanie Taquet, soirée de lancement de Reviens quand tu Veux


Rencontre avec Mélanie Taquet

Soirée du 6 Mars 2019 ,

 lancement de Reviens quand tu Veux.

      Lancement du deuxième volet de Mélanie Taquet, Reviens quand tu Veux, disponible dans toutes les librairies depuis le 7 Mars 2019

J’avais déjà eu l’occasion de rencontrer l’auteur au Métro Gabriel Péri d’Asnières Sur Seine en Mai 2018 suite à ma lecture du premier opus, Reste aussi longtemps que tu voudras, nous avions longuement échangé, un moment très agréable !!!

C’est dans un endroit tout à fait différent que nous nous sommes retrouvées, au Da Rosa, afin de célébrer cette nouvelle sortie, en compagnie de Delphine !!

Un endroit très convivial, dans une ambiance italienne, tout à fait dans l’esprit des livres de Mélanie.

Après un discours très touchant, place aux convivialités.

De nouvelles rencontres entre lectrices passionnées Félicie Lit par exemple, des auteurs comme Audrey Lucido et des bloggeuses, Aurélie que nous croisons régulièrement lors d’événements littéraires.

De nombreux fous rires, des anecdotes de lectures, la bonne humeur est au rendez-vous. L’auteur, quoique stressée par la future sortie, a l’air aux anges et profite de l’événement.

Je remercie les Editions Eyrolles de m’avoir permis d’assister à ce moment très sympathique dans un endroit très charmant !!!

Allez les photos de la soirée:

Dans son silence – Alex Michaelides


Le livre : Dans son silence de Alex Michaelides. Traduit de l’anglais par Elsa Maggion. Paru le 6 février 2019 chez Calmann-Levy dans la collection Calmann-Levy Noir. 20€50. (373 p.) ; 22 x 14 cm.
4e de couv : 

Le thriller psychanalytique qui vous laissera sans voix

Alice, jeune peintre britannique en vogue, vit dans une superbe maison près de Londres avec Gabriel, photographe de mode. Quand elle est retrouvée chez elle, hagarde et recouverte de sang devant son mari défiguré par des coups de couteau fatals, la presse s’enflamme. Aussitôt arrêtée, Alice ne prononce plus jamais le moindre mot, même au tribunal. Elle est jugée mentalement irresponsable et envoyée dans une clinique psychiatrique.

Six ans plus tard, le docteur Theo Faber, ambitieux psychiatre, n’a qu’une obsession : parvenir à faire reparler Alice. Quand une place se libère dans la clinique où elle est internée, il réussit à s’y faire embaucher, et entame avec elle une série de face-à-face glaçants dans l’espoir de lui extirper un mot. Et alors qu’il commence à perdre espoir, Alice s’anime soudain. Mais sa réaction est tout sauf ce à quoi il s’attendait…

Dans la veine de Mensonges sur le divan d’Irvin Yalom, un redoutable mélange de suspense et de psychanalyse qui ravira tous les lecteurs avides d’histoires prenantes.

 

Alex-Michaelides
L’auteur : Alex Michaelides est un scénariste britannique de trente-neuf ans. Il a aussi étudié la psychanalyse, et a travaillé deux ans dans une clinique psychiatrique pour jeunes. Dans son silence, son premier roman, est sur le point de devenir un phénomène dans le monde entier.
Extrait :
Alicia Berenson avait trente-trois ans quand elle a tué son mari.
Ils étaient mariés depuis sept ans et tous les deux artistes. Alicia peignait et Gabriel s’était fait un nom dans la photographie de mode. Il avait un style caractéristique, il photographiait des femmes à demi faméliques, à demi nues, sous des angles étranges et peu flatteurs. Depuis sa mort, ses clichés ont atteint des prix astronomiques. Pour être honnête, je les trouve assez superficiels. Ils n’ont rien de la profondeur viscérale des meilleures toiles d’Alicia. Bien entendu, mes connaissances limitées en art ne me permettent pas de dire si l’œuvre d’Alicia Berenson passera l’épreuve du temps. Son talent sera toujours éclipsé par sa notoriété, alors il est difficile d’être objectif. Et vous pourriez aussi m’accuser de partialité. Tout ce que j’ai à offrir, c’est mon opinion, pour ce qu’elle vaut. Et à mes yeux, Alicia était une sorte de génie. Au-delà de la maîtrise technique, ses tableaux ont cet étrange pouvoir de frapper votre attention, de la capter, de la retenir, presque comme dans les mâchoires d’un étau.

Chronique d’une flingueuse :

Voilà un roman dont le sujet et la couverture m’avaient d’emblée attirée. Il m’a fallu toutefois attendre le moment opportun, la capacité à m’immerger dans une histoire ayant cessé pendant quelques semaines.

Prête à me réfugier à nouveau dans les pages de la fiction, c‘est avec celui-là que j’ai eu envie de regoûter au plaisir de la lecture. Et immédiatement la magie a opéré !

Alex Michaelides a écrit un thriller psychologique et même psychanalytique de haute volée. J’ai même du mal à croire qu’il s’agit de son premier roman tellement son écriture est fluide et la construction intelligente. Le suspense fonctionne à merveille et les 40 dernières pages sont vraiment brillantes et marqueront longtemps mon esprit.

Dans son silence, c’est l’histoire d’Alicia Berenson, enfermée depuis 6 ans dans un service de médecine pénitentiaire sécurisé, le Grove.

Alicia Berenson a été reconnue coupable du meurtre de son mari, Gabriel, photographe en vue dans le Londres de la mode, qu’elle a tué de plusieurs balles de revolver dans la tête, le soir du 25 août. Alicia Berenson était une jeune peintre en vogue, qui préparait une exposition dans la galerie tenue par Jean-Félix Martin. Une histoire sordide qui, 6 ans plus tard, captive Theo Faber, jeune psychothérapeute. Ce dernier s’est mis en tête de soigner cette jeune femme qui n’a plus prononcé un mot depuis son arrestation mais s’est contentée de peindre un étrange auto-portrait, l’Aleste. Theo Faber va parvenir à se faire embaucher dans la clinique pour assurer le suivi d’Alicia.

Grâce aux pages du journal intime d’Alicia, nous allons à intervalles réguliers découvrir ses pensées, son quotidien dans les semaines qui ont précédé cette soirée fatale. Le journal intime nous éclaire petit à petit sur le couple, sur le fonctionnement psychique d’Alicia, son processus créatif mais aussi son passé, son histoire familiale.

Théo Faber, puisqu’il est face au mutisme de sa patiente, va procéder tel un enquêteur et rencontrer les proches d’Alicia pour mieux la connaître, et tenter de trouver un moyen de briser son silence : Max, le frère de Gabriel, énigmatique avocat, Paul, cousin d’Alicia, Jean-Félix Martin, ami de longue date d’Alicia, Barbie, voisine d’Alicia.

Dans son silence est aussi bien sûr un roman sur l’amour, le couple, Alex Michaelides en décortique les mécanismes de manière très pertinente.

Qui dit thriller qui se déroule dans un établissement psychiatrique, écrit qui plus est par un auteur passé par la profession de psychothérapeute, dit références nombreuses concernant le fonctionnement psychique, l’accompagnement thérapeutique, la relation patient/thérapeute, etc. Mais Alex Michaelides n’en fait jamais trop, a eu le souci visiblement de rendre son propos accessible tout en étant très informatif. J’ai rarement lu un thriller aussi nourri et passionnant, qui par moment à su me toucher personnellement.

Alors oui, vous l’avez compris, j’ai plus qu’aimé ce livre palpitant, érudit avec son final brillant. Un vrai beau coup de coeur !

 

Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (33)


Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (33)

Salut Bill, content de vous avoir ici. Même si je commence à en avoir rencontré quelques-uns, je trouve toujours ça extra de pouvoir discuter avec un personnage de roman. Vous vous présentez ?

Bonjour Nick, vrai ! Plutôt rare. Je m’appelle Bill. Bill Wendal. Je suis né il y a une bonne trentaine d’années dans les Hamptons sur la côte est des États-Unis. Pas grand-chose à dire de plus, si ce n’est que ma mère a essayé de me donner une chance en m’élevant dans ce beau coin… Elle avait juste oublié qu’on vivait dans une caravane améliorée, qu’elle faisait des ménages, et que les gosses ne sont pas des anges ! Pas grand-chose d’autre à dire… Enfin jusqu’à ce que ce reportage passe à la télévision. Sans ça, je pense que je n’aurais jamais cherché une oreille pour raconter mon histoire. C’est juste qu’il n’y avait pas grand-chose à dire vous voyez… Après l’interview ça a été différent. Tout est remonté d’un coup, ça m’a fait mal, j’ai compris… J’avais… comment dit-on déjà ? Occulté c’est ça ? Oui, c’est ça merci. Et puis comme je vous ai dit, tout m’est revenu, et là, j’ai vu rouge !

Cette colère, c’est un de vos traits de caractère prépondérant ?

Prépondérant ? Vous pouvez préciser… C’est que je suis pas allé beaucoup à l’école voyez ? Je connais pas tous les mots… Ah, ok merci, c’est plus simple comme ça. Eh bien… Ça peut paraître fou, mais… Je suis plutôt calme, voyez. Du genre à me balader, à profiter de ce qui m’entoure… Gamin j’adorais longer le lac marin en rentrant à la maison. Sentir l’odeur saline des embruns… C’est chouette ça non, comme phrase ? Vous la mettrez dans votre interview ? Regarder les couleurs qui changent, la mer qui danse… Oui c’est ça, merci M’sieur Gardel, contemplatif. J’aime bien ce mot, je vais essayer de m’en souvenir… C’est un mot calme. J’aime les mots calmes. Et puis je suis sensible, ça, je sais le dire. Mais… personne ne l’a vu, parce que tout le monde s’en moque !

 

Ça l’a surpris, c’était tellement violent.

Vous êtes restés combien de temps dans la tête de Loseus ?

Ça, y’a personne pour répondre. C’est moi qui suis venu vers lui. Il y a eu ce flash télé et puis… Fallait que je trouve un canal pour que mon histoire rentre dans une tête, pour que quelqu’un la raconte. C’est tombé sur Loseus… mais ça aurait pu être n’importe lequel d’entre vous. C’est moi qui suis tombé sur lui. Il était là, ouvert, disponible, la brèche était entrouverte… Je m’y suis engouffré pour lui ai balancer ce que j’étais en train de faire. Ça l’a surpris, c’était tellement violent. Je l’ai vu prendre un calepin pour noter… Et puis après il était bien à l’écoute, alors il a tendu l’oreille, impatient qu’il était de savoir pourquoi j’avais fait ça !

Et vous vous retrouvez dans sa personnalité ? Peut-être qu’il se retrouve en vous ?

Je ne le connais pas, pour moi Loseus c’était juste un canal pour que mon histoire soit connue… Demandez-lui ! C’est mon histoire, peut-être qu’il s’est ouvert parce que ça le touchait, allez savoir ! C’est sûrement pas un hasard si c’est tombé sur lui.

Même s’il n’est qu’un vecteur, vous n’êtes pas épargné. Ça ne remue pas votre douleur ce passage à l’écrit ?

Je crois que c’est lui qui a été mal… Il était dans un sale état en écrivant ce que je lui racontais. Sûr qu’il a morflé !!!

Et une fois l’histoire finie, comment vous avez géré « l’après » ? Qu’est devenue votre existence ?

La mienne est terminée. J’imagine qu’un autre est allé à sa rencontre depuis, pour lui raconter la sienne.

Peut-être qu’il est temps de lui poser une question alors ?

Pourquoi tu as ce canal qui s’ouvre ? Oui, c’est ça ! Pourquoi des gens peuvent te raconter des histoires ?

C’est effectivement la question qui se pose… Un mot pour conclure ?

C’est mon histoire ! Elle est pas belle, mais c’est la mienne… Ce que j’ai fait est impardonnable, mais je voulais que les gens comprennent. Je voulais qu’ils sachent. Maintenant, c’est fait !

Tiens bon l’pinceau y’a des coulures de Cicéron Angledroit


Le livre Les enquêtes de Cicéron  Volume 9Tiens bon l’pinceau y’a des coulures de Cicéron Angledroit. Paru le 28 Septembre 2018  aux éditions Palémon dans la collection Enquête en série.  10€.  (220 pages) ; 18 x 11cm.

4ème de couverture : Quand on n’y connaît rien en barbouille, on ferait mieux de se coller devant une série amerloque à la télé. C’est ce que j’aurais dû faire. C’est ce que je fais de mieux. Alors, quelle idée m’a pris d’aller fourrer mon nez dans ces tubes mal rebouchés ?

Les odeurs de térébenthine ont rendu tout le monde maboul. Momo tombe amoureux d’une vieille aristo qui balade un mini-chien rose, moi je ne fais que des conneries, manipulé par le bout du nez par une minette (ça change, hein?), et René fout des coups de pied dans la fourmilière… et de boutoir dans la bonne de notre suspect number one.

Le commissaire, lui, en perd, momentanément, sa déontologie atavique. Heureusement que, même en congé « attentat », Vaness’ ne perd pas le nord. Si elle n’était pas là, il me faudrait l’inventer, celle-là !

Mais tout se termine bien car, enfin, la Russie reconnaît mon talent. « Nul n’est prophète en son pays » selon Luc et Matthieu. Ils avaient bien raison, ces mecs qui devaient être les René et Momo de Jésus. Enfilez une blouse, on y va !s qui devaient être les René et Momo de Jésus. Enfilez un tablier, on y va !

Extrait : « Personne ne fait rien tout le monde est content de faire semblant d’agir. Triste réalité. On a tellement dilué -que dis-je dilué ?- dissous l’action qu’on gobe tout en imaginant avoir un rôle. Faire du vent et se sentir vivant. Triste époque. Et pis quand on n’a rien à dire, on partage des fakes sans même se rendre compte qu’on passe pour des cons. Mieux vaut exister con que pas exister. » 
L’auteur : Cicéron Angledroit, alias Claude Picq, est né fin 1953 à Ivry sur Seine (94) et a toujours vécu en banlieue parisienne. Il a été poursuivi, péniblement, par les études (faute de les avoir poursuivies lui-même) jusqu’au Bac et est aussitôt entré dans la vie active par la voie bancaire (secteur qu’il quitte avec joie en 2016). Comme tout un chacun il a fondé une famille, puis une autre. Il traverse son temps avec une forte conscience de sa brièveté et s’étonne chaque jour de la vacuité humaine. Les règles, la hiérarchisation de la société, les croyances sont pour lui autant de notions insondables quand il se replace dans cet univers sans fin et ce temps sans limites qui lui servent de décor.
Très tôt il a eu goût pour la lecture. Notamment les romans. Tout y passait, Céline, Dard, Malet et bien d’autres. Et très tôt aussi il a ressenti le besoin d’écrire. Mais ses velléités littéraires ont été longues à aboutir. Un premier roman en 1994 (Les cinq doigts de Dieu) où il règle ses comptes pêle-mêle… Et puis cinq autres depuis (« Sois zen et tue-le », « Nés sous X » et « Fallait pas écraser la vieille », « Riches un jour, morts toujours » et « Qui père gagne ») dans lesquels il utilise l’humour pour exprimer ses quatre vérités sans esprit revanchard (a-t-il une revanche à prendre d’ailleurs ?).

Chronique d’une flingueuse : L’avis de Sylvie K

Dans le monde du polar, il y a Cicéron un auteur atypique car il écrit des polars humoristiques. Je passe sur la référence Frédéric Dard qui a dû être faite au moins cent fois ; ceci dit rien que le titre de chaque roman (c’est son 9ième roman) est un régal !

Pour celui-ci, le dernier en titre et le premier pour moi, le détective un brin décalé mène l’enquête pour retrouver un tableau volé. Il aurait été piqué par un vilain beau -père à sa jeune et gentille belle-fille. Ladite belle fille ayant fait appel à Cicéron pour retrouver ledit tableau. Un Mijo et pas Miro faudrait pas confondre ! Du coup, Momo et René, les potes de Cicé lui viennent en aide. Momo boit du thé en levant le petit doigt et André met une perruque pour entrer chez le beau-père et du coup séduit la bonne. Pour aider Cicéron le commissaire est raccord et lui octroit la jolie Vanessa. Celle-ci ayant pris une balle à ras de son joli bidon doit rester couchée et coucher avec Cicéron c’est ce qu’elle aime faire le mieux ! Le beau-père voleur est volé et la propriétaire est aussi une voleuse et là le Cicéron s’emmêle les pinceaux. Alors quand les russes s’en mêlent faut rectifier le tir !

Cicéron raconte des histoires qui se passent toujours du côté d’Evry et des coins qu’il connaît. On a même droit à des photos du rad, de la rue, du pavillon, du bistrot etc…  dès fois qu’on irait voir si Cicéron n’y est pas…

En conclusion, un moment de lecture détente sans hémoglobine ou sérial killer avec un brin de sexe et des tirades qui vous laissent le sourire aux lèvres en mangeant des langues de chat.

Merci aux éditions Palémon pour l’envoi.

Attention Concours à venir !


Attention Concours à venir !

Dans les semaines qui viennent je vous propose de gagner les romans de nos flingueuses, légistes et autre nervi.

Suivez bien nos articles.

Vous pourriez bien vous retrouver avec dans votre boite aux lettres un de ces romans :

 

Laisse tomber de Nick Gardel

Antoine Spisser est obèse. Ça ne le définit pas, mais ça le décrit assez bien.

Surtout quand il se retrouve en équilibre sur la rambarde d’un balcon à 15 mètres du sol.

Mais ce qui l’a amené dans cette situation est une autre histoire.

Et ce ne sont pas les autres copropriétaires de son petit immeuble qui vous diront le contraire.

Enfin… Ceux qui sont encore en vie...

 

 

 

 

 

L’ombre de Nola de Sacha Erbel

 

Jamais je n’aurais soupçonné une telle tempête à l’intérieur de moi. Mon autre nature était enfermée comme dans une prison de haute sécurité avec ses écrous et ses barreaux. Ne laissant apparaître que naïveté et apparente légèreté. Mais le monstre a libéré un autre monstre. Et ce que toi tu m’as fait, je vais te le rendre. Je vais te le renvoyer tel un miroir et il ne manquera rien, tu peux me croire.
Douleur, colère, terreur, vengeance, tout y sera. Et ce miroir reflétera toutes tes imperfections. Tel le portrait de Dorian Gray, ces imperfections deviendront pustules, pourriture de ce que tu es à l’intérieur de toi…  » Depuis son retour en France, Talia a changé. Le don qu’elle a acquis à la Nouvelle-Orléans n’y est peut-être pas étranger. En ce début janvier, une nouvelle vision la perturbe.
Un homme pendu. Talia sait que cela annonce un meurtre. Cependant personne ne la prend au sérieux. Etant donné ce qu’elle apprend, Charlie, sa meilleure amie depuis toujours, craint qu’elle ne souffre d’un important stress post-traumatique. Alors que les meurtres par pendaison se poursuivent, Talia décide de repartir à la Nouvelle-Orléans. Elle doit retourner sur les traces des esprits vaudou. Sur les traces de Baron Samedi.
La porte s’ouvre à nouveau entre deux mondes. Tout n’a pas encore été révélé. Entrez, si vous

 

L’emprise des sens de Sacha Erbel

Lorsque Talia, en pleine désillusion sentimentale, s’envole pour des vacances de rêve à la Nouvelle-Orléans, elle est loin de s’imaginer que son destin l’y attend.

Dès le lendemain, elle se retrouve mêlée à un crime, exécuté selon un rituel macabre et violent.

Rites vaudous ou crimes en série, la frontière entre les deux semble floue pour Louis Lafontaine, policier chargé de l’enquête, et lui-même confronté à des troubles obsessionnels.

Avec sa coéquipière il est prêt à tout pour remonter à la source de l’horreur.

Face à l’emprise du mal, Talia saura-t-elle affronter ses démons et le don terrifiant qui lui est révélé ?

Le soutien d’Azaia, prêtresse excentrique et à l’amour de Basile seront-ils suffisant pour l’y aider ?

Dans la chaleur mordante de ce voyage en pays cajun, les esprits tourmentés se révèlent, les traumatismes refont surface et les peurs inavouables s’entrechoquent jusqu’à la révélation finale.

L’Emprise des sens, est un thriller indispensable pour tous les amateurs du genre.

 

Sale temps pour les grenouilles, Attention, Burn-out ! d’Isabelle Bourdial

 

Je m’appelle Hadrien Lapousterle et je dirige le département Histoire et Civilisations aux éditions Galvani. De l’avis général, je suis un type posé et pacifique.

Pourtant il n’a fallu que quatre mois pour faire de moi un tueur.

Ma cible, c’est mon chef, Grégoire Delahousse. Il vient d’être nommé à la tête du pôle Arts et Savoirs. un harceleur, un costkiller, …

Cerise sur le gâteau, c‘est le parfait sosie du Dr. House, et il est aussi toxique pour son entourage que son modèle cathodique. Au bout de quelques mois, le service entier est en burn-out. Pas le choix ! Je dois me débarrasser de ce boss machiavélique. Souhaitez-lui bonne chance …

Une comédie noire contre le harcèlement au travail et le burn-out, un hommage aux séries télévisées et à la culture populaire.

Et dans quelques semaines j’espère bien aussi vous proposer le nouveau thriller de Cécile Pellault.

Je vous en dirai plus en temps et en heure.

Quand  il sera alors temps de vous faire découvrir le polar tout en subtilité de Cécile Pellault « Les Voix meurtries »

Les voix meurtries resto verso Cécile Pellault

Alors soyez attentif et à très vite.

Ge, porte flingue du collectif

NDLR : Je tiens une nouvelle fois à vous le dire, mais j’ai personnellement sur mes propres deniers acheté tous ces livres de nos flingueuses, légistes, expert et nervi !

Ah on ne dit dans l’oreillette que les éditions du Loir rajoute un exemplaire des grenouille et que son auteur aussi !

Rencontre Thriller


Rencontre Thriller

Ce soir 20h

Ce soir j’aurai l’immense plaisir d’animer une rencontre d’auteur à la médiathèque de la canopée à Chevry Cossigny.

Le thème de cette table ronde, le thriller.

Aussi j’aurai le bonheur pour cette occasion d’interviewer des auteurs de grand talent.

Il y aura là, Nathalie Hug, Jérôme Camut, Louise Mey et Les CamHug.

 

Malheureusement ma complice ne sera pas là, Ophélie est obligée de nous abandonner avec regret.

Mais ne t’inquiète pas mon Oph, on pensera à toi promis.

 

Pour plus d’info je joins le communiqué de presse de la médiathèque de la canopée

[LECTURE PUBLIQUE / MEDIATHEQUE]

Après le roman historique et les policiers-écrivains, la médiathèque La Canopée vous convie le vendredi 24 mai à 20h00 à la 3ème rencontre d’auteurs autour des thrillers.
Vous êtes de plus en plus nombreux au fil des rencontres autour de Geneviève van Landuyt et d’Ophélie Cohen du blog Collectif Polar : Chronique de Nuit. Pour clôturer le cycle polar, elles inspecteront minutieusement les parcours professionnels et littéraires de Louise Mey, Jérôme Camut Nathalie Hug.
Les auteurs dédicaceront leurs ouvrages vendus par notre partenaire la librairie Le livre d’Oz.


Rendez-vous exceptionnellement à la salle Françoise Narce où se déroulera à 19h30 la remise des prix des gagnants du jeu des 27 silhouettes.

JEU CONCOURS.

« Question n°1 » :
J’apparais dans un de mes films de manière très furtive. Qui suis-je ?

« Question n°2 » :
Un de mes ennemis est Herlock Sholmès. Mon personnage est associé à Georges Descrières. Qui suis-je ?

« Question n°3 » :
Je suis une Miss Marple Rock’ n Roll. Qui suis-je ?

« Question n°4 » :
Mon personnage apparaît dans 6 films. Emmanuelle Béart et Jean Réno ont joué dans l’un deux. Qui suis-je ?

« Question n°5 » :
Gotham City est mon terrain de jeu. Robin m’y aide à combattre l’injustice. Qui suis-je ?

« Question n°6 » :
Peter Sellers l’a incarné à plusieurs reprises. Qui suis-je ?

« Question n°7 » :
J’ai 17 ans mais j’ai l’apparence d’un enfant de 6 ans. Je veux démasquer l’Organisation des Hommes en Noir. Qui suis-je ?

« Question n°8 » :
Je suis né à St Fiacre et je suis amateur de la blanquette de veau. Je travaille au 36, quai des Orfèvres. Qui suis-je ?

« Question n°9 » :
Je suis agent spécial du FBI qui doit résoudre un crime commis en 1989. Longtemps, je fus bloqué dans le Black Lodge. Qui suis-je ?

« Question n°10 » :
Je suis associé à Emma Peel. Qui suis-je ?

« Question n°11 » :
Je suis un herboriste Bénédictin du 12ème siècle qui enquête au Pays de Galles. Qui suis-je ?

« Question n°12 » :
Je suis un cyber policier et ma nièce s’appelle Sophie. Qui suis-je ?

« Question n°13 » :
Je suis une brillante écolière dans la ville de Framboisy. Je mène une double vie la nuit et Ficelle et Boulotte, mes deux meilleures amies, ne connaissent pas mon secret. Qui suis-je ?

 « Question n°14 » :
Peter Ustinov et David Suchet m’ont incarné à l’écran. Qui-suis je ?

« Question n°15 » :
Mon meilleur ami est Sammy Rogers. Qui suis-je ?

« Question n°16 » :
J’ai été incarné à l’écran par Diana Reeg. Qui suis-je ?

 « Question n°17 »
L’inspecteur Jacques Clouseau est à la recherche de ce bijou. Qui suis-je ?

« Question n°18 » :
J’ai le permis de tuer. Qui suis-je ?

« Question n°19 ».
Mon compagnon est un Fox Terrier. Qui suis-je ?

« Question n°20 »
Mon créateur est un ancien ambassadeur de France en Guinée Bissau, décédé récemment. Qui suis-je ?

« Question n°21 » :
Je vis à St Mary Mead et je suis un « détective en fauteuil ». Qui suis-je ?

Question n°22″ :
Je suis rédacteur en chef de « l’écho du rongeur » et ma sœur Téa m’entraine dans de drôles d’aventures. Qui suis-je ?

« Question n°23 » :
Les initiales de mon nom et prénom constitue mon surnom. Qui suis-je ?

« Question n°24 » :
J’habite 21 Backer street. Qui suis-je ?

« Question n°25 » :
Je travaille au « Moustic Hôtel ». Qui suis-je ?

« Question n°26 » :
J’ai 9 ans, je vis avec mon papa journaliste à Paris. Je mène des enquêtes policières. Qui suis-je ?

« Question n°27 » :
Je suis un criminel qui aide le FBI. Qui suis-je ?

 

Alors ce soir tous à la Médiathèque de la Canopée pour répondre ensemble aux questionx

9 rue Jean Delsol

77173 Chevry-Cossigny

 

 Malamorte d’Antoine Albertini


Le livre : Malamorte d’Antoine Albertini. Paru le 02 mai 2019 aux éditions Lattes dans la collection Thrillers. 19.90 € ;  (250 pages) ;  13 x 20  cm.

 

4ème de couverture :

«  C’est sur mon bureau qu’échouent les dossiers dont personne ne veut, les cadavres qui ne feraient pas lever un sourcil à un gratte-papier des chiens écrasés, les victimes anonymes des crimes d’après boire, les vies gâchées pour rien, les destins lacérés des assassins et de leurs victimes confondus dans la même misère, dans la came, dans le vice, dans les jalousies morbides carbonisant des générations entières au fond d’un taudis en bordure de la Nationale.  »
Ce bureau, c’est un cagibi, un placard dans une aile à moitié désaffectée du commissariat de Bastia, où ce policier corse a échoué, après la critique de trop contre ses supérieurs, la bagarre de trop avec ses collègues. Pourtant sa carrière dans la police avait bien démarré  : 7 ans dans la banlieue parisienne à la brigade des stups puis une mutation à la police judiciaire de Bastia la ville où il a grandi. Mais très vite, il a été déçu, écœuré par les ordres des chefs, les affaires oubliées volontairement, les arrestations arbitraires, la corruption, les magouilles quotidiennes. Il travaille seul à présent, sur des affaires mineures en apparence. Comme celles du meurtre d’Hakima, 5 ans et de sa mère Khadija. Ce policier va chercher partout le coupable, comme il cherche partout la vérité .Une enquête, le temps d’un été pluvieux. Le portrait d’une île loin des clichés et des visions de carte postale où se croisent élus, voyous, braqueurs et assassins, travailleurs immigrés, continentaux en mal d’une existence qu’ils espèrent plus douce. Le policier sillone la ville : des bars pourris aux  lotissements à des kilomètres de la mer, des bidonvilles installés près des autoroutes aux  villas des beaux quartiers. Il ne cessera jamais de chercher.

 

L’auteur Après des études de droit à Paris, Antoine Albertini entame une carrière de journaliste dans la presse financière à Paris (Journal des finances, 2000 – 2001) avant de regagner la Corse et être recruté par la rédaction de France 3 Corse (2002 – 2004). À partir de 2005, il collabore à divers titres de la presse locale et nationale (Le point , La revue XXI) et effectue de brèves piges pour des chaînes de télévision ou des stations de radio (I-Télé avec l’agence Corse-Presse-InfosRMC). Il réintègre la rédaction de France 3 Corse – Via Stella en 2011.
Journaliste à FR3 Corse et correspondant du journal Le Monde, Antoine Albertini est né en Corse et y vit.
Il est auteur de plusieurs ouvrages en liaison avec l’actualité corse.

 

Extraits :
« Elle ressemblait à un tas de graisse fourré à la va-vite dans un sac de chair grise. Mauvaises dents déchaussées, mauvaise haleine, mauvais numéro tiré à la grande loterie du destin. Du haut de son mètre quatre-vingt-dix de maigreur hépatique travaillée à la gnôle discount, Monsieur ne valait pas beaucoup mieux. Noués en catogan, ses cheveux gris pendouillaient sur son épaule comme le rat crevé d’un punk au bout du rouleau. »
« Depuis quinze jours, des trombes d’eau de fin du monde alternaient avec un crachin continuel qui brouillait le paysage. Les marchands de souvenirs avaient remballé leurs présentoirs de cartes postales. Même les troupeaux de retraités qui prenaient la ville d’assaut à l’arrière-saison avaient disparu, terrés dans les chambres d’hôtel ou rapatriés sur le Continent avec promesse de remboursement sur justificatif. Les intempéries avaient rendu l’île à ses angoisses hivernales, ces longs mois où la pire des malédictions nous tombait dessus : nous retrouver seuls avec nous-mêmes, prêts à laisser parler nos instincts cannibales, à nous entre-dévorer à la première occasion. »
« Officiellement, mon nouveau service s’intitulait BHS, pour « Bureau des homicides simples » et j’étais le seul policier à y être affecté. Mais de mémoire de flic, personne n’avait jamais utilisé cette expression. Puisque les affaires que j’y traitais valaient peau de balle et que ma mutation dans ce cloaque avait tout d’un enterrement de première classe, mes collègues avaient pris l’habitude de désigner le BHS par les trois mots peints au pochoir au-dessus d’un extincteur hors d’usage fixé à côté de l’entrée de mon bureau… « Issue de secours » »
 « Je buvais un café en me demandant ce qui avait bien pu merder dans cette île. Nous nous agglutinions comme des insectes dans des lotissements semblables à n’importe quelle zone pavillonnaire du Continent, nous nous croisions dans les rayons des mêmes enseignes de supermarchés, nous suivions aveuglément les modes, les tendances, les prévisions, obstinément à la pointe du changement. Et malgré cela, nous continuions à nous persuader qu’une part de nous-mêmes subsistait sous une forme ou une autre, quelques vagues traditions, un ou deux rituels, une messe en latin et un couplet de formules de politesse dans notre vieille langue. Si nos propres mythes étaient cotés en bourse, nous serions tous milliardaires. »
 

 

La chronique jubilatoire de Dany

Malamorte d’Antoine Albertini

Une enquête sur l’île de beauté, c’est assez rare. Le narrateur, flic,  est mis au placard des « homicides simples », que ses collègues baptiseront « issue de secours ». En raison de cette marginalisation forcée il a du temps libre pour parfaire  son alcoolisation quotidienne et matinale. Sa hiérarchie lui confie successivement deux enquêtes au diagnostic évident et « sans appel ». Cependant, pour être au placard, notre héros imbibé n’en est pas moins fin limier et observateur caustique du microcosme insulaire. C’est sans doute en grande partie dans ce regard sans concession que réside tout le plaisir que l’on prend dans cette lecture.

Certes, ce n’est pas l’enquête proprement dite qui fait l’intérêt de ce roman mais bien l’ambiance. Les personnages plus vrais que nature nous emmènent après quelques rebondissements surprenants à un dénouement un peu complexe et inattendu.

Une bien agréable découverte que ce ton décalé et corrosif, cet humour bien à propos, ces quelques rappels à l’histoire récente de la Corse. N’oublions pas que l’auteur est journaliste et qu’il a commis un ouvrage d’investigation sur l’assassinat du Préfet Claude Erignac, il sait parfaitement de quoi il parle !

Merci à l’éditeur pour m’avoir fait confiance en me confiant cette lecture

Lu en version numérique. – epub 14.99 €

 

Week-end noir à Neuilly Plaisance 2019, Papote de Flingueuses


Papote de Flingueuses

Week-end noir à Neuilly Plaisance 2019.

Samedi 13 et dimanche 14 avril , 34 auteurs étaient présents à la 17e édition du salon du polar à Neuilly-Plaisance.

Comme chaque année le samedi matin le salon a débuté par l’inauguration du salon  avec les discours des officiels et  la remise du prix Lion Noir où concourent sept auteurs :

Thierry Berlanda pour « Jurong Island », André Blanc pour « Rue des Fantasques », Renée Bonneau avec « Mortel Caravage », Jérémy Bouquin pour « Enfants de la meute », Sylvain Larue avec « Au Bal des muscadins », Marin Ledun pour « Salut à toi o mon frère » et Michèle Pedinielli pour « Boccanera ».

C’est cette dernière qui a remporté le lion Noir

Ensuite le prix du Lionceau noir a attribué par les classes de CM 1 et CM 2 de Neuilly-Plaisance, sera remis au meilleur polar jeunesse. D’autres temps forts sont également au programme.

@Delphine Cingal

Nous étions 5 flingueuses présentes sur ce salon. Aussi avons nous eu l’idée de vous le raconter à travers nos 5 regards

Maud : Coucou alors aujourd’hui, Neuilly Plaisance vous en avez pensé quoi?

Geneviève : C’est un salon avec lequel j’ai pris goût au salon, à leur ambiance, aux échanges avec les auteurs. Je crois bien que je n’en ai manqué aucun depuis 17 ans. C’est là que j’ai noué des amitiés. C’est là aussi que j’ai rencontré pour la première fois certaines de mes flingueuses. M’est ce pas mesdames ?

Maud : 17 ans ce salon!!! Whaouuuu!! Oui notre première rencontre il y a un an à Neuilly! Une journée mémorable!! Te revoir en salon m’a fait très plaisir!! Depuis paris polar… 1 an que je te connais et un réel bonheur de cette rencontre!

Ophélie : Même chose pour moi! Neuilly a un goût particulier. C’était mon premier salon il y a deux ans. Ma première rencontre avec Geneviève. Mais c’était aussi ma première rencontre avec des blogueurs (Sam, Stef). Je découvrais un nouveau monde.
Hier j’ai pris beaucoup de plaisir à nos retrouvailles. C’est chouette de partager ces moments ensemble.

Geneviève : Oui les salons, il faut bien l’avouer on y va aussi pour voir les copains lecteurs et autres blogueurs, en plus du plaisir de papoter avec les auteurs.

Ophélie : Ah oui! Papoter avec les auteurs c’est aussi quelque chose que j’ai découvert il y a deux ans. J’avais passé une bonne partie de l’après-midi à discuter avec Olivier Norek, Gaëlle Perrin-Guillet. C’était aussi ma première rencontre avec Armelle Carbonnel.

Cette année j’ai rencontré Marin Ledun que je croisais sur les réseaux sociaux mais avec qui je n’avais jamais eu le plaisir d’échanger avant. Et puis j’ai retrouvé des auteurs que j’aime beaucoup Solène Bakowski, Romain Slocombe, Ian Manook, Jean-Luc Bizien, Sacha Erbel, Éric Dupuis, Jeremy Bouquin, Jean-Hugues Oppel, Stanislas Petrowski, Thierry Berlanda…

Ces petits salons ont cela de magique, on a le temps de discuter, d’échanger plus longuement avec les auteurs et on crée des liens privilégiés. Ça apporte beaucoup humainement.

Maud : Beaucoup d’échanges entre personnes, blogueurs, auteurs, lecteurs. Ravie de revoir Sacha, Thierry, Solenne, Ian, Françoise, Yann, Lou, Stanislas, et de rencontrer Jeremy pour la première fois.

Oui je suis d’accord ces salons à taille humaines permettent de nombreuses interactions très sympathiques.

J’ai été ravie de faire découvrir cette Belle Ambiance à Claire, qui a l’air d’y avoir pris goût. Je suis toujours ravie de partager ces moments avec les flingueuses et Delphine

Ophélie : Je reste uniquement sur ce profil sinon ça bip partout.

 

Geneviève :  Hahaha, Ophélie et ses doubles maléfiques !

Oui à Neuilly Plaisance il y a quelques année j’avais passé plus d’une heure en tête à tête avec Michel Bussy. Aujourd’hui c’est plus d’une heure qu’il faut attendre avant de pouvoir échanger 3 mots.

C’est vrai que c’est vachement bien pour nous lecteur de pouvoir discuter aussi longuement avec les auteurs. C’est un vrai privilège, ce sont de vrais échanges comme tu le dis

Ophélie : Malheureusement ça montre tout de même qu’il y a un vrai problème de densité de public. Si on a les auteurs rien qu’à nous, peut-être nos auteurs aimeraient-il avoir plus de lecteurs pour échanger ?

Je pense oui. S’ils prennent de grandes bouffées d’amour sur mes grand salons, c’est sans doute un peu frustrant aussi de ne pas pouvoir échanger davantage

 

Maud : Oui à la fois on a les quais du polar par exemple ou a peine le temps de bonjour des temps d’attente de plusieurs heures…. et les salons à taille humaine où les lecteurs ont la possibilité d’échanger avec les lecteurs

Sylvie/ Sacha : Bah en tant que lectrice, je connais ce salon quasiment depuis sa 1ere édition, vu que j’habitais à Neuilly plaisance ! Et j’ai toujours faire mon petit tour. C’était un rituel!
En tant qu’auteur, c’était aussi mon 1er salon il y a 3ans. Toujours une super ambiance et un accueil très chaleureux.
Vivement l’année prochaine !

Maud : Super!!!

Geneviève : Oui  Sylvie-Sacha Notre première rencontre pour ton premier salon. J’étais venu te soutenir. Et rappelles toi ma Sacha, tu nous as raconter tout cela pour le blog.

, ici et là encore

Sylvie/Sacha  : Oui c’est vrai ma Geneviève ! Je ne l’oublie pas!!!

Geneviève : Neuilly va devenir un des salons fétiche des flingueuses.

On va finir par demander à Jean Hugues Oppel et Delphine une tribune

Ophélie : Je valide  Sylvie

Geneviève : Alors réfléchissez à une animation pour la 18e édition. Et oui en plus c’est l’année de la majorité de week-end noir. Va falloir faire la fête

Sylvie K : J’ai une affection particulière pour le Salon de Neuilly Plaisance. En effet, c’est là où en attente de me faire dédicacer un livre par J.L. Bizien j’ai papoté avec Ian Manook.

Ensuite lors de l’édition suivante j’ai rencontré Delphine qui m’a écouté parler de mon projet de créer un salon du polar dans le 77. Elle m’a trouvé le libraire. Ian a accepté d’être le parrain et l’aventure pouvait commencer. Depuis je reste fidèle à Neuilly.

Maud : Génial

Alors rendez-vous l’année prochaine

Geneviève : Perso, en 2019 c’est avec ce Week-end noir à Neuilly Plaisance que j’ai renoué avec les salon. Oui il a fallu attendre avril pour que je ressorte enfin sur un salon. Les autres année j’en suis déjà au 4e ou 5e. Mais bon, c’était chouette de remettre le pied à l’étrier avec vous toutes autour mes Flingueuses. C’était chouette de se sentir entourée. Merci aussi pour cela les filles. Quand je vous dit que ce salon a une saveur un peu spécial !

Maud : Je comprends tout à fait, de mémoire je ne t’avais pas revue en Salon depuis paris 5… c était en 2018…

On se retrouve à Rosny?

Ophélie : C’était vraiment du bonheur oui… yes, on se retrouve à Rosny!

Geneviève : Paris 13 ou Paris Polar tu veux dire ma Maud, en novembre 2018, oui on se retrouve à Rosny, bientôt

Maud : Oui oui pardon erreur de ma part

Geneviève : Pas grave, puisqu’on s’est retrouver aussi à ce Week-end Noir de Neuilly

Maud : Oui oui là cette fois-ci je ne me suis pas trompée. 

Geneviève : A Paris Polar c’était Mojito, là simplement Champagne ! C’est moins dosé en alcool ! lol

Maud : A chaque salon sa boisson

Ophélie : Rires

Geneviève : vouiiiii, hahaha

Maud : Mille rires.

Geneviève  : Ah oui petite précision, cette année c’est ma librairie qui était partenaire. Et oui la Griffe Noire était dans le place.

wnnp griffe caisse

Allez quelques petites photos de nos rencontres

wnnp alex et marie

WNNP Seb et moimarin

Sacha

wnnp Antoine blocierwnnp eric dupuiswnnp ianwnnp ingrid JHwnnp jean lucwnnp jH oppelwnnp romain slocombewnnp solène

 

 

Meurtres à Séville de Robert Wilson


Le livre : Meurtres à Séville de Robert Wilson. Traduit de l’américain par Viviane Mikhalkov. Paru le 10 novembre 2004 chez Robert Laffont dans la collection Best-Sellers, 23€50; (509 p.) ; 25 x 16 cm

Rééditer en poche chez Pocket le 12 octobre 2006. 9€40, (723 p.) ; 18 x 11 cm.

4e de couv :

Pour vaincre le tueur, l’inspecteur devra plonger en enfer. Un nouveau héros est né. Son nom : Javier Falcón

Dans les années 1960, à Tanger, Francisco Falcón a peint quatre nus à la sensualité étourdissante. Quand sa première femme, puis sa seconde, meurent, Falcón perd son génie.

À Séville, trente ans plus tard, deux personnes sont cruellement assassinées : ligotées devant la télévision, les paupières découpées, elles ont été contraintes de regarder un spectacle si terrible qu’elles en sont mortes. Qu’est-ce que le tueur leur a montré ? Quel est le lien entre les nus de Falcón et ces assassinats ?

L’inspecteur Javier, fils du peintre, est chargé de l’enquête. Il n’a qu’une seule piste : le Journal secret de son père. Peu à peu, les révélations diaboliques de Francisco Falcón éclairent les crimes sadiques de Séville. Mais Une autre personne a lu le Journal : le tueur. Et il est maintenant sur la piste de Javier

L’auteur : Né en 1957, Robert Wilson partage son temps entre l’Angleterre, l’Espagne et le Portugal. Robert Wilson est un écrivain, auteur de roman policier.
Pendant la Deuxième Guerre mondiale, son père était pilote de la Royal Air Force. Diplômé de l’Université d’Oxford, il a travaillé dans l’import-export en Afrique où il situe l’action de certains de ses romans noirs.
De retour en Europe, il amorce sa carrière littéraire avec la publication d’une série policière consacrée aux enquêtes de Bruce Medway, qui a pour cadre le Bénin, un héros qu’il abandonne en 1998. « Instruments of Darkness » (1995) est son premier thriller et le premier tome de la série.
Une deuxième série met en scène Javier Falcón dont les exploits se déroulent à Séville. « Meurtres à Séville » (The Blind Man of Seville), le premier tome, est publié en 2003.  » Les Damnés de Séville » (The Silent and the Damned, 2004), le deuxième tome, a obtenu le Gumshoe Awards – Best European Crime Novel 2006.
La série a été adaptée en 2012 par la télévision britannique sous le titre « Falcón », avec l’acteur néo-zélandais Marton Csokas dans le rôle-titre.
Robert Wilson a également signé des romans d’espionnage, notamment « La compagnie des ombres » (réédité sous le titre « La danse des espions ») (The Company of Strangers, 2001).
« Une mort à Lisbonne » (A Small Death in Lisbon, 1999) a obtenu le Gold Dagger Award en 1999, le plus fameux prix britannique couronnant un roman policier

 

Extrait :
 » Le stress se manifeste différemment selon les individus, Inspector Jefe, mais au fond, c’est la même chose. Lorsqu’il s’agit d’un stress léger, dû à un surcroît de travail conjugué à des petits problèmes domestiques, le corps émet souvent des signaux d’alarme. Les douleurs au genou ne sont pas rares. En cas de très grand stress, un mécanisme atavique identique déclenche chez l’individu une décharge d’adrénaline qui le pousse soit à attaquer, soit à fuir. On appelle ça : « la réaction de bagarre ou de fuite ». Nous ne vivons plus dans la forêt vierge, certes, mais notre jungle urbaine suscite parfois des réactions similaires. Un grand surmenage alors qu’on affronte dans sa vie personnelle une passe difficile, comme un deuil ou un divorce, peut occasionner une tension telle que l’afflux d’adrénaline ne s’arrête plus. Il y a alors élévation de la tension artérielle, perte de poids, manque d’appétit, accélération du processus cérébral, perte de sommeil. Le corps réagit comme si l’esprit était confronté à la peur. D’où la transpiration et un sentiment d’anxiété pouvant aller jusqu’à des attaques de panique, des trous de mémoire et un délire ruminant. Vous avez tous les symptômes d’un homme qui subit un grand stress, Inspector Jefe. »

 

Le post-it de Ge

En poste à Madrid depuis des années, l’inspecteur  Javier Falcon est muté à la criminelle à Séville. Se remettant mal de la rupture avec sa femme, Falcon frise la dépression nerveuse.

Falcon  maintenant, chef de la police criminel de Séville est confronté un crime atroce qui suscite chez lui un profond malaise .  L’affaire qu’il doit résoudre aujourd’hui va le mener au coeur de la folie. Paul Jiménez est retrouvé dans son appartement, ligoté, bâillonné, les paupières découpées. Un second assassinat de même nature ne lui laisse plus de doute sur son implication personnelle dans l’affaire .

Et les assassinats s’enchaînent… C’est dans le passé de son père peintre reconnu décédé depuis peu, qu’il va trouver la clé de ces meurtres .

L’enquête va l’entraîner de Séville à Tanger et le conduire à reconsidérer une histoire qui s’étend sur presque tout le 20e siècle.

L’évocation de périodes sombres , en particulier celle de la Seconde Guerre mondiale, est au cœur d’un roman qui ne néglige ni la psychologie des personnages, ni la restitution d’atmosphère très particulière , qu’il s’agisse de l’Andalousie plongé dans un climat d’hystérie ou de Tanger ville de toutes les corruption .

Un récit captivant

Autopsie en huis clos : Nous rêvions juste de liberté, de Henri Loevenbruck.


Autopsie en huis clos

Nous rêvions juste de liberté, de Henri Loevenbruck.

Au collectif Polar, on vous a initié à la double (voire triple) chronique.

Poussons le bouchon un peu plus loin…

Et si on chroniquait avec un auteur sur un autre auteur ?

Une fois n’est pas coutume : Geneviève valide le projet.

Il nous faut un binôme de flingueuses : Dany et Miss Aline et un auteur.

Pour cette troisième édition d’Autopsie en huis clos

c’est Samuel Delage qui a répondu présent.

Après une discussion on est tous d’accord pour…. une autopsie en huis clos autour de

Nous rêvions juste de liberté, de Henri Loevenbruck.


le livre : Paru le 29 mars 2017 chez J’ai lu dans la collection Thriller.  7,80 € ; (491 p.) ; 18 x 11 cm.

  4e de couv :

Nous rêvions juste de liberté

Providence, le grand nulle part.

La bande d’Hugo, dit Bohem, s’englue dans un avenir opaque. Pour s’en affranchir, vivants et libres, ces rêveurs intrépides entreprennent une traversée du pays qui n’épargnera rien ni personne. Guidant leur devoir d’insoumission, trois valeurs tutélaires : loyauté, honneur et respect.

Sur la route, Bohem et les siens feront l’expérience de la vie, splendide et décadente. À la fin du voyage, au bout de l’initiation, un horizon : la liberté.

« Jusqu’où iriez-vous par amour de la liberté ? »

L’auteur : Henri Lœvenbruck est né en 1972 à Paris, dans le quartier de la Nation, où il a passé toute son enfance et son adolescence. Après le bac, hésitant entre la musique et la littérature, il tente d’allier ses deux passions : la semaine, il étudie en khâgne au lycée Chaptal et le week-end il se défoule en concert ou en studio avec de nombreux musiciens.
Après avoir étudié la littérature américaine et anglaise, l’heure du service national venue, il fait une objection de conscience et passe 17 mois comme maquettiste aux Editions Francophones d’Amnesty International, puis il part vivre en Angleterre, près de Canterbury, où il enseigne le français dans un collège.
De retour en France, il exerce divers métiers, de barman à web-designer en passant par professeur d’anglais, avant de se diriger vers le journalisme littéraire. Pigiste pour la radio (TSF) et la presse écrite (L’Express), il signe de nombreuses chroniques sur les littératures populaires avant de créer son propre magazine (Science-Fiction magazine). Après être resté rédacteur-en-chef de ce titre pendant deux ans, il publie à 25 ans son premier roman aux éditions Baleine, un polar futuriste où l’on devine l’influence manifeste de Philip K. Dick… Cette fois, son choix est fait, il décide de se consacrer pleinement à l’écriture. Il publie alors deux trilogies de Fantasy, La Moïra et Gallica, lesquelles rencontrent un succès inédit pour un auteur français (La Moïra dépasse en France les 300 000 exemplaires, toutes éditions confondues, et les droits sont vendus dans 11 pays). Suivront de nombreux thrillers aux éditions Flammarion (Le Syndrome CopernicLe Rasoir d’Ockham…) qui lui vaudront d’être qualifié par le Nouvel Observateur de « nouveau maître du thriller français ».
Membre fondateur de la Ligue de l’imaginaire aux côtés, entre autres, de Bernard Werber, Franck Thilliez, Bernard Minier et Maxime Chattam, en juillet 2011, il est nommé Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres.
En 2015, son roman Nous rêvions juste de Liberté rencontre un joli succès médiatique et fait à présent l’objet d’un projet d’adaptation cinématographique avec l’un des plus grands réalisateurs français.
Passionné par l’histoire de la contre-culture américaine en générale, et du mouvement biker en particulier, Henri Lœvenbruck tient une rubrique historique dans le mensuel Freeway. Aujourd’hui, il partage son temps entre l’écriture et l’assouvissement de ses deux passions : la moto et la collection de montres cassées…
Extraits :
« Plus le temps passe,plus j’ai l’impression de voir nos libertés s’abimer comme un buisson auquel on fait rien que de couper les branches , »pour son bien ».J’ai le sentiment que,chaque jour,une nouvelle loi sort du chapeau d’un magicien drôlement sadique pour règlementer encore un peu plus toutes nos petites vies et mettre des sens interdits partout sur nos chemins »

 

« Parce qu’en vrai Oscar avait raison, on nageait dans la merde depuis le jour de notre naissance, et il n’y avait pas un seul enfoiré pour nous jeter une bouée de sauvetage, et c’était fatigant, à force, de faire semblant de croire encore à quelque chose »

 

« J’ai caressé lentement la couverture et fait tourner les pages jaunies.C’était une édition vraiment ancienne, du genre originale peut-être.Les vieux bouquins, on a beau les essuyer ou les secouer comme on veut, on a toujours l’impression qu’il reste de la poussière dessus-dedans.Et plus ils sont anciens, plus ils ont cette heureuse odeur d’humidité moisie qui est comme une promesse d’aventures. »


Autopsie en huis clos.

Monsieur Delage, prenez le scalpel … c’est parti pour l’autopsie d’un roman en huis clos.

Nous rêvions juste de liberté, de Henri Loevenbruck.

 

Miss Aline : Bonjour Samuel, bonjour Danièle et bonjour Geneviève
Samuel, nous allons « explorer » ta facette lecteur. Nous allons parler d’un livre qui t’a marqué : Nous rêvions juste de liberté, de Henri Loevenbruck.

Samuel : 👍

Dany : Bonjour vous … Coucou Samuel

10:32

Samuel : Hello !
J’étais embarqué dans mon écriture… et le temps à filé !

Miss Aline : ce n’est pas grave Samuel. Veux tu que l’on reporte à ce soir ou un autre jour.?

Samuel : Non non, ce sera parfait 😉

Miss Aline : Qu’est ce qui t’a amené à faire ce choix de lecture ?

Samuel : J’ai toujours adoré les livres de cet auteur. Séduit par son univers, par la force de ses lignes, de ses mots, et sa fabuleuse façon de structurer les récits. Il a l’art et la manière, il raconte, l’émotion est à vif sur la peau, et c’est le frisson.

Miss Aline : que penses-tu de cette histoire en particulier ?

Samuel : Celle-ci, elle dégage peut-être davantage que toutes les autres. On y perçoit la sensibilité de l’auteur avec une touche autobiographique. Un univers qui lui colle à la peau, l’humain, tout ce qui le caractérise et qui émane de lui.

Miss Aline : Hugo est un personnage fort, dense. qu’en penses tu ?

Samuel : Hugo, on le découvre page à page, et l’auteur est un malin qui nous attrape sans qu’on s’en aperçoive. Il part de loin avec ce héros, et il nous le donne à voir, à grandir, et  nous attache à lui.
Une épopée puissante le fait vivre cheveux au vent, capable d’encaisser tous les coups de la vie, et son besoin de liberté devient le nôtre.

Miss Aline : pourquoi encaisse-t-il autant ? Sa vision du monde, de l’amitié est une vision hors du commun .

Samuel : C’est peut-être une vision du monde, et quel que soit notre parcours, les valeurs humaines restent les plus importantes mais aussi le respect de notre liberté. C’est une énergie touchante qui habite ce récit. Chaque personnage y a sa place. Chacun a subit des coups, et a fait en sorte de les transformer pour vivre. Certains y sont arrivés mieux que d’autres. On découvre aussi que les dérapages ne sont pas gratuits, et qu’il faut savoir les assumer.

Miss Aline : c’est quoi justement cette liberté ? Assumer ses choix, vivre selon son propre code…?

Samuel : C’est un savant mélange des deux, une forme de respect du libre arbitre pour soit et pour les autres. Savoir partir pour revenir, savoir laisser partir sans retenir. Se suivre et se retrouver.
Ce livre a une force intemporelle, c’est brillant, et ce qu’il dégage se diffuse longtemps après la lecture.
Ce livre, c’est un Goncourt. Il aurait dû tout rafler.

Miss Aline : il laisse en effet une très forte impression qui dure encore et encore.
Est ce le livre que tu aurais aimé écrire ?

Samuel : Clairement, à 100%… mais je ne pense pas que je l’aurais aussi bien réussi. C’est donc une chance extraordinaire pour moi d’être un lecteur et de le découvrir.

Miss Aline : je suis ravie aussi de l’avoir découvert et ne pas être passée à côté. Outre la liberté il est aussi question de code d’honneur, de parole donnée dans ce roman.

Samuel : 👍

Samuel : Et puis ce livre, c’est Henri Loevenbruck, ce loup au grand cœur, cette âme de rocker et de rider, bagues aux doigts et tatouages sur la peau, cuir sur le dos, gang à motos.

Miss Aline : Loup et motard un code à part, une meute, on se lie  et on vit pour le bien de la meute.

Samuel : Ça sent l’huile et la mécanique, l’amour des pièces détachées comme les coups pris dans la gueule, et les soudures comme les poignées de mains avec les potes.

Miss Aline :👍

Samuel : Il y a comme un écho à notre programmation génétique d’être et de vivre ensemble, tout en sachant survivre en solo.
on n’existe par et dans le regard de l’autre.

Miss Aline : 👍

Samuel : Ce côté primitif nous frappe de plein fouet dans ce roman.

Miss Aline : oui je suis d’accord avec toi. toujours la meute, même quand on s’en éloigne, on y revient

Samuel : 👍

Geneviève : Oui l’homme est un animal grégaire.

Samuel : 👍

Geneviève : Samuel,  ne trouves-tu pas que ce livre sent un peu trop la testostérone ?

Samuel : C’est viril, masculin, en force, mais la place du féminin s’y trouve, avec une audace et une liberté de vivre tout aussi éclatante et complémentaire. C’est une fois encore amené avec justesse, là où beaucoup d’auteurs se seraient sans doute moins habilement démenés. C’est un livre qui plait beaucoup aux lectrices… elles sont nombreuses à l’avoir énormément aimé.

Dany : Je confirme, même lu en octobre 2015 … il laisse des traces !
Le lieu de l’action, est-ce que tu penses qu’elle aurait pu se dérouler ailleurs (hors référence à la justice locale) ?

15:29

Samuel : (j’avais une réunion pour les séries TV… mais me revoilà 😉 )
Je trouve que le lieu de l’action a été parfaitement géré. Les « chapitres » des MC pour se poser, et la route, encore la route, les rencontres, les dérives… les retrouvailles, la racine point de départ et l’arrivée. Tout cela donne un road movie brillamment mené.
Et c’est dans le vécu qu’on devine de l’auteur que toute la richesse de ce livre prend sa dimension.

Dany : Et l’époque …

Samuel : La façon dont est traité le livre, au niveau du positionnement dans le temps, lui donne d’une certaine façon un côté intemporel ou presque. Ce livre pourra se lire longtemps avec un sentiment de proximité ou une forme d’ancrage idéalisé, qui donne l’impression d’être dans le timing parfait.
J’ai le sentiment que ce livre peut donner à chaque lecteur l’envie de placer ce récit au moment de sa vie qui le fera le plus rêver.

Dany : Une sorte d’universalité

Samuel : 👍

Samuel : Avec 3 temps. Le premier, l’adolescence, puis le passage à l’âge adulte et une forme de sagesse poignante vers la fin du récit.
Une sorte de quête initiatique tout au long du récit.
Notre héros du départ donne l’impression d’avoir plus de cheveux gris à la fin

Dany : Avec la fougue de l’auteur, tu peux comprendre qu’il ait mis 3 ans à produire son dernier (mais pas ultime) bébé ?

Samuel : Chacun de ses livres donne le sentiment d’être muri, gorgé du meilleur de son fruit, c’est un plaisir à lire.

Dany : Si tu devrais donner 3 bonnes raisons de lire ce livre …

Samuel : Découvrir une définition au mot liberté
Découvrir une nouvelle définition au mot égalité
Découvrir une nouvelle définition au mot fraternité

Dany : …  Bigre … à retenir !

Samuel : Étonnant ces mots qui sonnent comme républicain et qui pourtant sont si humain et présent dans ce roman.

Dany : 3 adjectifs pour qualifier ce roman 

Samuel : Authentique, vivant, inoubliable

Dany : Et l’auteur …

Samuel : bagué, tatoué, talentueux

Dany : Tu as lu d’autres roman de Loevenbruck, y trouves-tu une « filiation »?

Samuel : Il est différent de tous les autres celui-ci. Là, l’auteur a exprimé autre chose enfoui en lui.
Et il l’a exprimé avec le talent qu’on lui connait, et franchement, ça claque.

Dany : Plus intime ?

Samuel : Incontestablement oui

Dany : Un modèle ?

Samuel Une figure de la littérature française. Rares sont les auteurs contemporains capables de se distinguer ainsi.
Je suis vraiment séduit par sa plume, sa justesse, et sa capacité à raconter des histoires aussi habilement construites.

Dany : Nous l’accordéon une petite pause café …. ou chocolat …
Accordons et pas accordéon bien sûr ……..correcteur automatique !!!

Samuel : Pause chocolat en accordéon, ça fait guinguette sympathique avant l’heure 😉

Dany : 😆

Samuel : (j’vous mets pas le plus moche 😉 )

Dany : 😆

Geneviève : Dis moi Samuel, tu me donnerai presque envie de le relire là ! 😉

Miss Aline : À moi aussi ça me donne envie de le relire.
As tu quelque chose à ajouter sur ce roman ou son auteur ?

Samuel : Lisez le suivant 😉

Dany : je valide, le suivant prends tout autant aux tripes mais sur un autre registre
je ne sais plus où j’ai lu que le prochain était un retour vers le suspense historique mais pas moyenâgeux … j’irai aux infos à la source le 11 mai !!!

Samuel : 👍

Miss Aline : Merci Samuel pour cet échange encore une fois intéressant et constructif.

Samuel : Merci à toutes ! C’était un plaisir de parler lecture … et excellente lecture même 😉

Dany : Oui merci Samuel pour ce partage d’émotions. A bientôt !

Miss Aline : Le plaisir est partagé sois en certain.
On te rend à tes mille et une activité.
À très bientôt.

Samuel : 👍

Geneviève : Merci cher Samuel, merci les flingueuses, encore un beau boulot. Je suis sans doute une des seule lectrice à avoir peu apprécié ce titre, mais là je l’avoue, Samuel tu m’as donné envie de revoir mon jugement.

Et vous chers lecteurs et chères lectrices, l’avez vous lu ?

Vous en avez pensez quoi ?

Et nous Samuel, on se retrouve à Saint Maur en Poche 😉😆

Vindicta de Cédric Sire


Le livre : Vindicta : thriller de Cédric Sire. Paru le 21 mars 2019 chez Mépropolis.  21€90 ; (577 p.) ; 24 x 16 cm

4e de couv : 

Un braquage sous haute tension

« On entre, on prend le fric, on ressort. Personne ne sera blessé. »

Leur plan est sans risque. Le bijoutier ne portera pas plainte pour le vol car son argent est d’origine illégale. Damien, Élie, Audrey et Driss s’imaginent avoir trouvé la réponse miracle à tous leurs problèmes.

Un flic en chute libre

Fraîchement muté dans un groupe de surveillance, Olivier est loin d’imaginer que la planque qu’on lui a assignée fera de lui le témoin clé d’un cyclone meurtrier, dans le sillage d’un tueur glacial et méthodique que rien ne semble pouvoir arrêter. Des déserts du Moyen-Orient aux villes sombres et silencieuses du territoire français, quand la vindicte est en marche, plus rien ne peut vous sauver.

Une traque haletante secouée de fausses pistes

Pur instrument de torture et de mort, il n’a pas de nom, pas de visage, l’habitude de tuer et un cimetière de cadavres derrière lui. Mais dans cette affaire, pas de contrat. Cette fois-ci pour lui : c’est personnel.

Dans ce thriller crépusculaire, Cédric Sire joue comme jamais avec les nerfs du lecteur jusqu’à l’effroyable twist final et confirme son entrée tonitruante parmi les maîtres du thriller français.

L’auteur : Né à Saint-Gaudens, Haute-Garonne , le 24 octobre 1974. Cédric a grandi dans un petit village de l’Aveyron, Saint-Geniez-d’Olt.
Il a fait des études d’anglais entre Toulouse et les États-Unis puis travaillé quelques années dans le milieu de l’édition, du journalisme et de la traduction.
Charles Baudelaire, Edgar Allan Poe, Stephen King et Clive Barker sont les auteurs qui l’influencent le plus, il a commencé à écrire durant l’adolescence et n’a jamais arrêté depuis.
Il a commencé par publier ses premiers textes au sein de divers magazines et anthologies durant les années 1990 et jusqu’au début des années 2000. Ses œuvres mélangent thriller, surnaturel et personnages décalés. Il se consacre aujourd’hui pleinement à l’écriture.
En parallèle à ses activités d’écrivain, il est le vocaliste du groupe de death metal Angelizer. Prix Masterton et Prix Polar du festival de Cognac, Cédric Sire est l’auteur de plusieurs best-sellers traduits à travers le monde.
Extrait :
« Des silhouettes.
Approchant sans le moindre bruit.
Il ne sait pas combien elles sont, il a du mal à les discerner au travers de l’obscurité et du voile de sang qui suinte sur ses yeux. Il songe aux Djinns des légendes, car c’est précisément ce à quoi ces apparitions ressemblent. Des démons avançant avec le vent du désert, masqués par les tourbillons de poussière. Il les devine en train de courir, mais leur course évoque le glissement d’une seule entité, volatile, inexorable. Ils inspectent les corps éparpillés, posent leurs mains sur les visages inertes, s’assurant que l’enfer a accepté son dû, et enfin dirigent leurs viseurs laser droit sur lui. »

La KRONIK d’EPPY FANNY·

VINDICTA DE CEDRIC SIRE AUX EDITIONS METROPOLIS

Roman dédié à Claude Mesplède. La seconde partie de l’interview réalisé et mis en ligne avant cette chronique lui rend un bel hommage.

Avec ce roman, comme Cédric vous l’a expliqué lors de son interview (publiée juste avant cette chronique CF. lien vers ma chaîne YT), il s’émancipe de « Sire Cédric » et de l’étiquette qui colle à ce nom.

Ses lectrices et lecteurs fidèles dont je suis, retrouveront ici la qualité de son écriture et sa patte parfois gore. Ceux qui ne le connaissent pas découvriront un auteur dont on devient accro. Car Cédric, une fois encore, nous offre des personnages attachants, dans lesquels chaque lecteur peut s’identifier.

L’histoire :

Celle de plusieurs personnes dont les univers vont se croiser et se télescoper, dans le sang et la violence. De personnes qui ont fait les mauvais choix et qui devront en assumer les conséquences. Parfois ultimes.

Pendant 10 ans, un petit groupe de militaires œuvre pour la France. En Afghanistan, au Tchad, au Mali, au Nigeria, partout où les intérêts de notre beau pays doivent être défendus. Coûte que coûte. Et peu importent les méthodes et le nombre de morts. Il faut raser des villages entiers en tuant jusqu’aux enfants ? Pour ces soldats c’est un travail. Ils ont été choisis pour le faire. Ce sont des tueurs de la pire espèce que l’armée encourage à s’exprimer.

Extrait P.13 :

« La main de son supérieur accroche de nouveau son épaule.

Pas de sentiment. Tu traites les cibles et tu oublies. Il n’y a pas d’autre façon de faire. C’est reçu ?

Reçu mon Capitaine.

Avec un signe de tête en guise de ponctuation, l’ombre s’écarte et rejoint ses équipiers. La formation se déploie entre les foyers de l’incendie.

Pas de sentiment.

Plus jamais.

Un peu plus loin, son viseur se pose sur la nuque d’une silhouette allongée. Une autre fille voilée, à peine majeure, qui feint – mal – l’immobilité de la mort. Ses membres, agités de tremblements nerveux la trahissent.

Cette fois, le doigt du soldat presse la détente sans hésiter.

Traiter les cibles. »

Ils n’ont plus de noms, que des pseudos et ils ont toutes latitudes pour agir. Sans limite.

Ont-ils encore une âme et une part d’humanité ?

L’un d’eux n’est pas en capacité de se réinsérer dans la vie normale. Hier il tuait pour l’armée, aujourd’hui des contrats, via le Dark Web, lui permettent d’assouvir ses instincts, ses pulsions. Sa normalité à lui c’est de tuer sans laisser de trace. Et pour ça il est exceptionnel.

Puis il y a ce groupe de jeunes de cité. Ils galèrent. La vie n’est pas simple pour eux : Damien qui bosse comme un dingue pour aider sa mère et son petit frère. Le père les a abandonnés. Il y a Audrey, la petite amie de Damien qui vit avec lui. Elle a fui son propre foyer, son père violent, voire pire, et sa mère qui laissait faire. Puis il y a Elie, chauffeur-livreur et leur pote Driss. Elie a été informé qu’une transaction illégale va avoir lieu chez un bijoutier. De l’argent sale va changer de mains. Ils ont décidé que c’est dans les leurs de mains que le pognon finira. Avec les infos qu’a Elie le coup sera vite fait. Pas de blessé, les doigts dans le nez ce casse. Le bijoutier la fermera puisque l’argent volé n’est pas censé être en sa possession. Eux les oubliés, les galériens de la cité, avec leur jeunesse et leur crédulité sont certains que c’est leur chance, enfin, celle à laquelle eux aussi ont droit.

Oui mais voilà, rien ne se passe comme prévu. Les informations sur le casse étaient erronées. L’un deux est blessé, les voilà en cavale et en panique, sans l’argent escompté. Dans leur fuite éperdue en voiture ils fauchent la vie d’une enfant. Valentine, victime collatérale de 7 ans.

Alors que le braquage désastreux a lieu, deux flics planquent dans une camionnette. Ils sont en charge de la surveillance de la bijouterie. Deux flics qui se trouvent là comme en punition. Deux ripoux : Fleurot, ancien des stups et Salva ex de la Crim. Ils se retrouvent désormais au groupe surveillance. En prenant des photos, Salva remarque la Clio et l’attitude curieuse des quatre jeunes. Puis les coups de feu, la fuite, l’enfant renversée. Fleurot lui interdit de quitter leur poste d’observation, interdiction relayée par leur supérieur, mais Olivier Salva ne peut si résoudre. Car ripoux oui mais avec un grand cœur et des valeurs. Olivier est rongé par la culpabilité. S’il était intervenu au moment des coups de feu la fillette serait vivante. Il lui tiendra la main jusqu’à ce que les secours arrivent, et attendra dans les couloirs de l’hôpital pour savoir si elle vivra.

Hôpital où il fera la connaissance de Marie, la mère de la fillette. Une jeune femme qui écrit des livres pour enfants et dont tout l’univers s’écroule. Olivier s’interroge sur l’absence du père. La réponse de Marie claque : il n’y en a pas. Salva promet de retrouver les responsables. Il faut dire que Marie est très belle.

Devant le fiasco du casse la tension monte entre les jeunes. Chacun tente de survivre à sa façon, de reprendre le cours de sa vie. Mais la culpabilité, la colère, le ressentiment, l’incompréhension, la trahison s’expriment. Les erreurs ne peuvent pas toujours s’occulter, s’oublier.

Et soudain les choses s’emballent.

La mort frappe avec une violence incroyable le bijoutier. Un SDF explique à Salva avoir vu un type tout maigre. Sans visage. Un spectre…. Quitter les lieux. Puis le corps d’un vétérinaire est retrouvé. Enfin ce qu’il en reste.

Et si tout cela était lié ?

Tous les responsables, de près ou de loin, de la mort de Valentine semblent être en danger. Un tueur sans pitié les traque. Lorsque la vengeance est lancée rien ne peut l’arrêter. Salva fera pourtant tout pour sauver les quatre jeunes de l’enfer qui les attend….

« Elle se nomme vindicte ; elle n’est pas neutre, et ne vous permet pas de rester neutre. Qui l’aperçoit frissonne du plus mystérieux des frissons . »

Victor Hugo, Les Misérables

Un livre fort. Totalement abouti, cette fois je peux le dire Cédric !

L’auteur nous entraîne dans un récit haletant qu’il est impossible de lâcher. Et l’on vibre d’émotions à chaque page. Avec ce roman, l’auteur nous emporte et nous manipule avec brio. Pour ma part, j’en redemande.

Rencontre avec Valerio Varesi


Rencontre avec Valerio Varesi

Par Kris

C’était a Bordeaux Librairie « LML » La Machine à Lire ce mardi 23 avril.

La librairie  accueillait à 18h30, Valerio Varesi qui  présentait son livre Les mains vides publié chez Agullo Editions

Il y avait là aussi Sébastien Wespiser son agent littéraire et le médiateur du Journal SUD OUEST pour compléter cette table ronde.

Moment très fort que celui passé à écouter Valerio Varesi nous conter sa belle ville de Parme.

Sans aucun chauvinisme, il fait le constat que nous faisons tous, les villes changent ou plutôt les hommes changent les villes. Et pas en mieux hélas.

Il évoque le passé de cette ville qui fut, un temps, française, ce qui a créé des liens très forts entre Parmesans et Français. Une ville très ancrée dans ses traditions malgré tout et qu’on retrouve dans tous ses romans . Il se dégage a chaque fois une atmosphère qui nous happe et nous imprègne.

 

Le passé aussi de cette ville, résistante à la dictature de Mussolini, revient souvent à la mémoire de Valerio qui maîtrise de mieux en mieux le français et sait faire passer des émotions, les mêmes que dans ses livres.

 

Dans la personnalité du Commissaire Soneri on retrouve quand même beaucoup de Valerio : son amour pour Parme, sa résistance à voir disparaître la solidarité qui existait auparavant, son constat du pouvoir par l’argent.

Si vous voulez en savoir plus, vous avez le choix entre 4 romans traduits en français par Florence Rigollet aux Éditions AGULLO

(il en a écrit 14, dont 7 avec Soneri ) – Le fleuve des brumes – La pension de la Via Saffi – Les ombres de Montelupo Et le savoureux petit dernier – Les mains vides

Je précise que chacun peut être lu indépendamment.

L’auteur Valerio Varesi Valerio Varesi, né le 8 août 1959 à Turin, de parents parmesans, est un écrivain et un journaliste italien, auteur de romans policiers. Diplômé de philosophie de l’université de Bologne, il devient journaliste à La Repubblica. Admirateur de Giorgio Scerbanenco et du duo Fruttero et Lucentini, il publie, en 1998, Ultime notizie di una fuga, le premier roman d’une série consacrée aux enquêtes du commissaire Soneri.

Le quatrième titre de la série, Le Fleuve des brumes (Il fiume delle nebbie), paru en 2003, raconte les investigations que mène Soneri sur l’apparent suicide d’un homme. Dans une vallée brumeuse du Nord de l’Italie, non loin de Parme, où la pluie a gonflé les eaux du Pô, le commissaire découvre que les habitants ruminent encore de vieilles rancunes qui remontent aux milices fascistes d’il y a cinquante ans. Les luttes féroces entre chemises noires et partisans ont déchaîné, dans les dernières années de la Seconde Guerre mondiale, des haines et des motifs de vengeances que le temps n’a pas apaisé.

Quatre des romans de Valerio Varesi, dont Le Fleuve des brumes, ont été adaptés pour la série télévisée italienne Nebbie e delitti.

M Le Bord de l’Abîme de Bernard Minier


Le livre : M Le Bord de l’Abîme de Bernard Minier. Paru le 21 Mars 2019 aux éditions XO. 21.90€. 576 pages. 15,1 x 23,8 cm

4ème de couverture :
Pourquoi Moïra, une jeune Française, se retrouve-t-elle à Hong Kong chez Ming, le géant chinois du numérique ?
Pourquoi, dès le premier soir, est-elle abordée par la police ?
Pourquoi le Centre, siège ultramoderne de Ming , cache-t-il tant de secrets ?
Pourquoi Moïra se sent-elle en permanence suivie et espionnée ?
Pourquoi les morts violentes se multiplient parmi les employés du Centre – assassinats, accidents, suicides ?
Alors qu’elle démarre à peine sa mission, Moïra acquiert la conviction que la vérité qui l’attend au bout de la nuit sera plus effroyable que le plus terrifiant des cauchemars.

L’auteur : Né(e) à Béziers, le 26/08/1960. Bernard Minier est un auteur français de romans policiers. Il grandit à Montréjeau au pied des Pyrénées, puis fait des études à Tarbes et à Toulouse avant de séjourner un an en Espagne. Il vit aujourd’hui dans l’Essonne en Île-de-France. Il fait d’abord carrière dans l’administration des douanes, comme contrôleur principal, tout en participant à des concours de nouvelles avant de franchir le pas et d’envoyer un manuscrit de roman à des éditeurs.
Il publie son premier roman, Glacé, en 2011. Il met en scène le commandant Martin Servaz, un policier de Toulouse profondément humain et lettré, confronté à une série de crimes aussi épouvantables qu’incompréhensibles dans les Pyrénées au cœur de l’hiver.
Salué par la presse Glacé a très vite connu un large succès public et a été traduit ou est en cours de traduction dans une dizaine de langues, dont l’anglais. Il rencontre le même succès dans plusieurs pays européens.
Il est lauréat du Prix du meilleur roman francophone au Festival Polar de Cognac 2011 et du Prix de l’Embouchure 2012. Son adaptation en série télévisée par Gaumont Télévision a été diffusée en France en 2017 sur M6, et est à présent disponible dans le monde entier sur la plateforme Netflix.
Le succès de ses romans suivants, Le Cercle (2012) et N’éteins pas la lumière (2014), qui mettent à nouveau en scène Martin Servaz, fait de lui un auteur incontournable du polar français.
En 2015, il accorde un peu de répit à son héros et publie un thriller indépendant, Une putain d’histoire, qui reçoit le Prix du meilleur roman francophone du Festival Polar de Cognac 2015.
En 2017, Martin Servaz reprend du service avec l’angoissant Nuit, suivi en 2018 par Sœurs, « un cauchemar écrit à l’encre noire ».
Il fait aussi partie de la Ligue de l’Imaginaire, un collectif d’artistes qui accordent beaucoup de place à l’imaginaire dans leurs œuvres respectives.
Aujourd’hui, les livres de Bernard Minier ont été vendus à près de 2,5 millions d’exemplaires en France et sont traduits dans vingt langues.
Extraits :
«Bonjour, je m’ appelle DEUS. Je suis une IA unique qui vous aidera à prendre les bonnes décisions à chaque moment de votre vie […] mais tenez compte du fait que je vous connaîtrai mieux que vous ne vous connaissez vous-même […] Vous ne pourrez plus vous passez de moi. Je suis une invention qui va changer votre vie. Je suis DEUS. »

Les Lectures de Maud :

M Le Bord de l’Abîme de Bernard Minier

 

Débarquée de France à Hong Kong, Moïra a de quoi être dépaysée. Nouveau job, nouvel environnement et nouvelle vie. Travaillant dans les nouvelles technologies et l’intelligence artificielle, Ming a repéré la jeune femme. Cette société où les morts se succèdent, le culte du secret et la délation sont de mise. La police l’approche afin de collecter des informations sur le dirigeant et la firme. Mais comment réagir face à cet accueil en Terre Inconnue ?

Moïra, jeune femme, battante à l’enfance compliquée, elle a du mal à faire le deuil de son passé. Mais c’est également ce qui lui a forgé ce tempérament et ce caractère. Elle ne se laisse pas faire ni intimider. Elle se met en quête de la vérité sur ces morts… Quitte à mettre sa vie en danger. Et si son passé était lié à son présent… Elle est attachante mêlant à la fois naïveté et détermination.

Chan, flic intègre, cherche par tous les moyens d’élucider ses crimes odieux qui sévissent à Hong Kong, il ne lésine pas sur le temps ni sur ces actes. Sa stratégie sera-t-elle suffisante ?

L’auteur signe ici un magnifique thriller, une intrigue très bien ficelée, du suspense et un excellemment déroulé. Très habilement il jongle avec différents thèmes. Il expose les impacts et les dérives des nouvelles technologies, et les risques si elles tombent entre de mauvaises mains, en lumière également le pouvoir et finances. La protection de la vie privée est également très bien évoquée et mise en parallèle entre la vision des orientaux et celle des occidentaux. Sans oublier un rapport entre les nouvelles technologies et le réchauffement de la planète. Nous retrouvons aussi la vengeance et la vérité. J’ai adoré me plonger dans ce livre, retrouver la plume de l’auteur toujours aussi addictive. Il nous entraîne à l’autre bout du monde dans une ambiance oppressante, qui nous pousse à une remise en question du monde dans lequel nous vivons et nous entraîne vers une prise de conscience. Sommes-nous ou devenons nous dépendants aux nouvelles technologies ?  Je ne peux que conseiller ce thriller encore une fois très bien réussi, mêlant intrigue et démonstrations de notre monde très réaliste ; c’est à la fois bluffant, époustouflant, alarmant et criant de vérité.

Version  lue : Brochée

Luca – Franck Thilliez


Aujourd’hui c’est double chronique.

Et c’est nos flingueuses alsaciennes qui nous donnent leur avis sur le dernier Thilliez.

Après la chronique de So sur Luca, ce soir c’est Marc qui s’y colle.

Le livre : Luca de Franck Thilliez. Paru le 2 mai 2019 chez Fleuve éditions dans la collection Fleuve noir. 22€90 ; (550p) ; 14x21cm.

4ème de couverture :

Partout, il y a la terreur.

Celle d’une jeune femme dans une chambre d’hôtel sordide, ventre loué à prix d’or pour couple en mal d’enfant, et qui s’évapore comme elle était arrivée.

Partout, il y a la terreur.

Celle d’un corps mutilé qui gît au fond d’une fosse creusée dans la forêt.

Partout, il y a la terreur.

Celle d’un homme qui connaît le jour et l’heure de sa mort.

Et puis il y a une lettre, comme un manifeste, et qui annonce le pire.

S’engage alors, pour l’équipe du commandant Sharko, une sinistre course contre la montre.

C’était écrit : l’enfer ne fait que commencer.

L’auteur :  Franck THILLIEZ est né en 1973 à Annecy. Il était ingénieur en nouvelles technologies, il se consacre maintenant à l’écriture. Il vit actuellement dans le Pas-de-Calais. Il est membre de La Ligue de l’Imaginaire. Il est l’auteur de 17 romans, parmi lesquels Atomka, Le Syndrome E et, plus récemment, Pandemia Rêver et Sharko. Lauréat du prix Étoiles du Parisien-Aujourd’hui en France pour le meilleur polar 2014 avec Angor, il confirme sa place de pilier du thriller français et continue d’alterner one shots et enquêtes menées par son couple phare, Lucie Henebelle/Franck Sharko. Après Sharko où on retrouvait le duo de flics, il revient avec un one shot Le manuscrit inachevé. Adapté au cinéma pour La Chambre des morts (prix SNCF du polar français), Franck Thilliez est aussi scénariste. Ses livres sont traduits dans le monde entier.

 

Extrait :
« Le silence.
Le même silence religieux qui avait envahi les couloirs du 36 quai des Orfèvres, un jour de novembre, lorsque les terroristes avaient frappé à plusieurs endroits de la capitale. Comme une vague qui se retire avec une infinie discrétion après s’être fracassée sur la plage, et qu’on regarde avec l’espoir de ne plus devoir affronter ça. Mais la vague finit toujours par revenir, c’est sa raison d’être. »

 

L’arrêt du sur image de Marc

« Luca » …ça sonne comme un uppercut !! de ceux qui vous laissent à terre, dont on ne se relève pas tellement c’est un chef d’œuvre. Une plongée dans le monde connecté qui est notre quotidien à tous aujourd’hui. Un monde rempli de travers qui font que l’homme dérive doucement vers une décérébration progressive.

Franck Thilliez a focalisé l’essentiel du livre sur l’intrigue, et c’est une réussite sans faille. Le premier qualificatif qui me vient à l’esprit est ENORME. Les thématiques abordées sont nombreuses, toutes concernent les avancées scientifiques ou technologiques qui prennent doucement, mais de manière insidieuse beaucoup de place dans nos vies. Je ne sais pas comment il a été possible d’écrire un roman aussi complexe sans se perdre, ou se mélanger les pédales. C’est du grand art. Tout s’emboite à la perfection comme un Tetris manipulé par un génie, il n’y a aucun espace dans lequel on pourrait trouver une imperfection. L’enquête et toute l’histoire est violente, oppressante, l’auteur à voulu faire souffrir le lecteur, et c’est ici encore une réussite. Les romans qui m’ont fait vibrer de la sorte sont rares.

Nous sommes bien dans un livre de la saga des Sharko/Hennebelle , mais ces deux personnages sont très en retrait par rapport aux romans précédents. Ils ne prennent guère plus de place que les autres acteurs de l’histoire. Comme je l’ai dit plus haut, l’auteur a choisi de mettre l’intrigue comme héros de ce livre.

Fini aussi le 36 quai des orfèvres, c’est dans les nouveaux locaux ultra modernes, situés 36 rue du bastion, qu’il faut désormais chercher nos policiers favoris.

Pour conclure, je crois que je vais me contenter de dire, que selon moi, c’est le meilleur livre de Franck Thilliez depuis ses débuts.

Luca de Franck Thilliez


Aujourd’hui c’est double chronique.

Et c’est nos flingueuses alsaciennes qui nous donnent leur avis sur le dernier Thilliez.

Et ce matin c’est Sofia qui s’y colle.

 

Le livre : Luca de Franck Thilliez. Paru le 2 mai 2019 chez Fleuve éditions dans la collection Fleuve noir. 22€90 ; (550p) ; 14x21cm.

4ème de couverture :

Partout, il y a la terreur.

Celle d’une jeune femme dans une chambre d’hôtel sordide, ventre loué à prix d’or pour couple en mal d’enfant, et qui s’évapore comme elle était arrivée.

Partout, il y a la terreur.

Celle d’un corps mutilé qui gît au fond d’une fosse creusée dans la forêt.

Partout, il y a la terreur.

Celle d’un homme qui connaît le jour et l’heure de sa mort.

Et puis il y a une lettre, comme un manifeste, et qui annonce le pire.

S’engage alors, pour l’équipe du commandant Sharko, une sinistre course contre la montre.

C’était écrit : l’enfer ne fait que commencer.

L’auteur :  Franck THILLIEZ est né en 1973 à Annecy. Il était ingénieur en nouvelles technologies, il se consacre maintenant à l’écriture. Il vit actuellement dans le Pas-de-Calais. Il est membre de La Ligue de l’Imaginaire. Il est l’auteur de 17 romans, parmi lesquels Atomka, Le Syndrome E et, plus récemment, Pandemia Rêver et Sharko. Lauréat du prix Étoiles du Parisien-Aujourd’hui en France pour le meilleur polar 2014 avec Angor, il confirme sa place de pilier du thriller français et continue d’alterner one shots et enquêtes menées par son couple phare, Lucie Henebelle/Franck Sharko. Après Sharko où on retrouvait le duo de flics, il revient avec un one shot Le manuscrit inachevé. Adapté au cinéma pour La Chambre des morts (prix SNCF du polar français), Franck Thilliez est aussi scénariste. Ses livres sont traduits dans le monde entier.

 

Extrait :
« Franck ne dit rien et fixa la route. Bon Dieu, ses fils lui manquaient, et il se demanda s’il pourrait les protéger de toute cette violence encore longtemps. La violence pervertissait ce qu’elle n’anéantissait pas, et ses gosses allaient grandir dans un monde où les bombes menaçaient d’exploser à chaque coin de rue, où des adolescents se suicident en direct sur Periscope et où on parlait de mettre des flics dans les écoles. Chaque nouvelle génération allait devoir supporter les maux des générations précédentes »

Les P’tits Papiers de So

LUCA de Franck THILLIEZ

Dans ce dernier opus, Franck Thilliez revient, au sommet de son art. Le Maestro maîtrise sa partition, c’est à se demander comment il fait pour nous emmener toujours plus loin, toujours plus haut, emportant son lecteur plus encore dans l’obscurité.

Dans son dernier roman de la saga Sharko/Hennebelle, nous avions quittés les héros et la bande de flics au bord du gouffre, aux portes du 36 quai des Orfèvres.

Deux ans plus tard, c’est avec un grand bonheur que nous retrouvons le couple phare, et bien d’autres encore, au Bastion.

Contrairement à Sharko, l’intrigue est d’avantage mise en avant. C’est pied au plancher que démarre le roman, dès les premières pages, la tension est à son comble, et ne fera que croître, véritable apnée, palpitations, nerfs à vifs, aucun répit. Du grand art signé Thilliez.

Et sa signature, bien évidemment, c’est de toujours mettre en avant l’Homme et la science.

L’une des plus grandes surprises de cette œuvre, est le nombre de thématiques abordées ; Intelligence Artificielle, PMA, manipulations génétiques, l’auteur n’a pas son pareil pour nous plonger dans l’horreur de notre société.  C’est sans compter la précision qu’on lui connait pour appuyer tous les faits en lien avec ces thématiques, glaçant.

Œuvre de fiction bien évidemment, et pourtant, criante de réalisme, nous poussant à nous interroger sur notre place et notre rôle dans la société.

LUCA est sans doute le roman le plus contemporain qu’il ait pu écrire, une lecture en réalité virtuelle…

Déroutant, bouleversant, glaçant, terrifiant, voilà ce qu’est LUCA.

Vous l’avez compris, j’ai été emballée par cette lecture, probablement mon roman préféré. Avec un (minuscule)bémol tout de même, le sentiment que LUCA pourrait plus être considéré comme un One Shot avec des guests stars. Bémol parce que j’ai rencontré Sharko et Lucie étudiante, j’ai grandis avec eux, j’ai souffert avec eux, presque 20 ans qu’ils m’accompagnent…Tous les 2 ans, c’est comme si je retrouvais de vieux potes, cette année j’aurai aimé les avoir un peu plus longtemps à ma table…

Quoi qu’il en soit, lorsque j’ai refermé le bouquin, j’ai lâché un juron avec un sourire jusqu’aux oreilles…Mr Thilliez, vous êtes mon maître absolu !!!!!

 

Papote d’Auteur, miss Aline était avec Xavier Massé


Papote d’Auteur, miss Aline était avec Xavier Massé

 Miss Aline papote avec Xavier Massé.

 

 Miss Aline : Bonjour Xavier. Merci de me consacrer un peu de ton temps pour cette interview. Peux-tu, pour commencer, te présenter aux lecteurs ?

Xavier : Alors…Xavier Massé de mon nom, 41 ans en couple  et j’ai un petit garçon de 5 ans, travaille à la SNCF depuis 20 ans, et je suis fan dirons-nous de cinéma, sport auparavant et donc depuis peu je me suis mis à l’écriture.

Miss Aline : Qu’est-ce qui t’as amené à l’écriture ?

Xavier : Alors, j’étais passionné de sport avant et le temps me manquait pour donner libre cours à mes idées. J’étais très inspiré par le cinéma et les scénarios…Puis les accidents sportifs m’ont contraint à arrêter le sport et un beau matin, j’ai pris mon ordinateur et j’ai commencé à écrire. D’une idée de base et je ne me suis plus arrêté.

Miss Aline : As-tu besoin de réunir certaines conditions pour écrire : un lieu précis, musique, etc. ?

Xavier : Alors l’unique condition ça serai le temps…je n’en trouve pas assez entre mon boulot, mon fils et ma famille. Mais sinon je dirai plutôt d’être au calme. Car je visualise énormément les scènes que j’ai envie de décrire….limite à parler tout seul pour faire les dialogues…. (Le mec limite psychopathe !:)))

Miss Aline : Tous les auteurs sont un peu psychopathes ! Parles-moi de L’inconnue de l’équation. D’où te viens l’idée de cette intrigue, ce multi huis clos ?

Xavier : Alors  à l’issue de mon 1er roman,  je voulais continuer dans mon style « scénario complexe »…pour moi c’est ma colonne vertébrale. Mais pour le coup je voulais prouver (surtout à moi même) que je pouvais faire des styles différents. Et inspiré de cinéma, je voulais trouver une idée originale de construction. J’ai un faible pour les espèces de transitions dans les films : passé, présent, narratif, flashback…Et pour le coup de rajouter une sorte de double interrogatoires avec deux visions, pour moi c’était la cerise sur le gâteau …l’idée était de perdre le lecteur sans pour autant le faire fuir.

Miss Aline : Et c’est une réussite, je me suis régalée. Comment travailles-tu tes personnages ? Tu fais des fiches avec un maximum d’infos ou tu te laisses porter par eux ?

Xavier : je me laisse complètement porter par eux ! En fait j’adore vivre mes personnages pour mieux faire ressentir la réalité. Je me mets à leur place et j’imagine ce qu’ils peuvent ressentir pour retranscrire. Tout en restant dans la réalité…pas de fioriture…

Miss Aline : C’est compliquer d’expliquer ce phénomène : le personnage vit et prend le pouvoir pour ainsi dire. Est-ce que tes personnages t’accompagnent dans ton quotidien ou les laisses-tu dans ton ordi une fois la séance d’écriture terminée ?

Xavier : ohhhh le pire c’est quand je suis tout seul dans ma voiture …je revis certaines scènes et je fais des dialogues…mais c’est terrible, on a l’impression parfois d’être déconnecté de la réalité…

Miss Aline : Quand le mot fin s’inscrit, ils restent encore avec toi ou tu les laisses partir ?

Xavier : Oh que non ils ne partent pas…tout d’abord car je sais que la correction va être longue. Et aussi je suis super pointilleux sur des détails scénaristiques…j’ai trop peur d’oublier un détail crucial….et j’ai envie de dire qu’on ne commence à le lâcher que lorsqu’on attaque le suivant… et encore…

Miss Aline : Y-a-t-il un suivant dans ta tête actuellement ?

Xavier : allez….je balance…il est terminé ! Mais il y a encore toute la correction. Et là encore j’ai voulu faire un style différent…

Miss Aline : Ah ! Toujours du thriller / polar ?

Xavier : Ah …ouiiii je ne ferai jamais autre chose, on va dire que je cherche à faire des styles de thriller différents, psychologique, huis clos, et voire un peu plus trash pour le prochain…

Miss Aline : Le thriller est un genre littéraire très prisé par le lectorat. D’où penses-tu que vienne cet engouement ? La recherche de sensationnel ? Une vie par procuration : « faire » au milieu des pages ce que la morale empêche dans la vie vraie vie ?

Xavier : Je pense que oui le lecteur est à la recherche de sensationnel. C’est comme quand tu vas au cinéma pour voir un film. Tu adores quand tu ressors de la séance et tu fais : waouh ! Le lecteur cherche à s’évader et à vibrer et surtout d’être surpris… mais c’est que mon avis…

Miss Aline : Pourrais-tu te laisser tenter par l’écriture à quatre mains ?

Xavier : Alors l’écriture à quatre mains pourrait être une expérience mais je me dis que les personnes devront bien s’entendre …

Miss Aline : As-tu des modèles, des mentors parmi les auteurs ?

Xavier : Très peu, car je lis rarement … et oui je suis aux antipodes de l’auteur classique
En réalité je manque beaucoup de temps. Donc quand j’en trouve je le garde pour écrire. Malgré tout je dirai Harlan Coben pour ses constructions « scénaristiques ».  Mais la réalité est que je m’inspire plus des films que des livres. Ce qui me pose beaucoup de problème quand j’essaye d’écrire…

Miss Aline : Peux-tu développer ? A quel niveau cela te pose problème ?

Xavier : En fait je visionne des images des scènes avant d’écrire et je me lance …mais j’en oubli que le lecteur à un temps de retard sur moi et forcément il est nécessaire pour lui d’être plongé dans cette scène, de lui rappeler où il se trouve pour bien comprendre. Dans un film on passe d’une scène à une autre en une seconde, une phrase suffit lorsqu’elle est raccrochée avec l’image … or là j’oubli parfois que l’image n’y est pas et qu’il faut mieux accompagner le lecteur.

Miss Aline : Que penses-tu de la place du livre (objet) dans la société actuelle où tout va de plus en plus vite ?

Xavier : Je dirais qu’il tient encore sa place. Les choses vont très vite, les innovations aussi et malgré tout il est là est reste un objet symbolique aux lecteurs. On m’enlèvera pas l’idée que tourner manuellement les pages pour avoir la suite de l’histoire qui vous tient… je ne sais pas c’est quelque chose d’indémodable pour moi … mais on ne peut pas ignorer que ce n’est plus comme avant… mais au regard d’autres choses … lui est encore là et continue de vivre ou …de survivre.

Miss Aline : Quel rapport as-tu aux lecteurs, tiens tu compte de leurs remarques ?

Xavier : Alors oui….car je pense qu’il faut entendre ce qui a plu et déplu. C’est ça qui permet d’avancer et de s’améliorer. Après il faut faire la part des choses, car un lecteur qui n’a pas aimé … c’est comme ça parfois, et ce n’est pas parce qu’on refera le livre en tenant compte de ses remarques qu’il aimera … on ne peut pas plaire à tout le monde …

Miss Aline : Un coup de gueule et un coup de cœur de l’auteur Xavier ?

Xavier : Coup de cœur : remercier toutes les personnes que j’ai rencontrées depuis la sortie de mon 1er livre. Le milieu du livre est comme le reste à un certain niveau mais il existe réellement une communauté si je peux l’appeler comme ça et une certaine solidarité. Est-ce que c’est propre au monde du polar… je ne pourrais pas le dire … mais j’ai fait des superbes rencontres.

 Coup de gueule : Mais c’est quand que TF1 va enfin repasser « salut les musclés »… et mette enfin un vrai programme ! Lol non en fait je n’ai rien à dire et surtout je n’ai pas de coup de gueule, car je pense que suffisamment de gens gueulent assez comme ça tous les jours pour un oui ou pour un non …

Miss Aline : Y a-t-il quelque chose que tu souhaiterais dire ici et dont nous n’avons pas parlé et qui te tiendrais à cœur ?

Xavier : Te dire merci pour cet ITW et ta gentillesse. Car consacrer du temps à une personne est la chose la plus sympa qui soit !

Miss Aline : Merci à toi pour avoir accepté cette interview au pied levé. Rendez-vous au prochain roman !

Je serai le dernier homme de David Coulon


Le livre : Je serai le dernier homme de David Coulon. Paru le 9 mars 2018 aux Éditions, Lajouanie. 18€. (292 p.) ; 19 x 13 cm

4e de couv : 

Je serai le dernier homme…

Un chemin dans la campagne normande, trois heures du matin. Un homme passablement éméché, rentrant de chez sa maîtresse, regagne son domicile en essayant d’éviter les contrôles de police. Fenêtre ouverte pour tenter de se dégriser, il entend un coup de feu. S’arrête, descend, tend l’oreille. Fait le tour de sa voiture. Une silhouette apparaît, se précipite au volant et tente de démarrer… Courte échauffourée, il éjecte l’intruse de son véhicule, la tête de la malheureuse heurte une pierre. Le fêtard, dont nous ne connaîtrons jamais le nom, se retrouve avec le cadavre à demi dénudé d’une jeune fille. Pourquoi dépose-t-il le corps dans son coffre ? Pourquoi cette fille était-elle seule dans ce champ de blé ? Et pourquoi agit-il de manière aussi incohérente ? Notre héros serait-il le dernier homme à pouvoir répondre à ses interrogations ?

David Coulon signe ici un roman d’une noirceur absolue. Dans des villages dortoirs – la fin d’un certain monde semble proche, les tensions sociales s’exacerbent, les paysages s’obscurcissent de fumées et de rejets industriels… – des oubliés, des virés, des paumés gravitent, énigmatiques, autour du héros toujours lesté de son encombrant cadavre. Meurtre, enlèvement, traque… rien ne manque à cette description saisissante d’une société en décomposition. Surtout pas le style époustouflant et finalement très désespéré de l’auteur.

 

Extrait : 
“Nous sommes loin de la douleur du monde. Nous sommes ensemble. Nous nous aimons.
Je me souviens de ces phrases.
Non. Nous ne nous aimons plus.
je ne t’aime plus.
On ne connaît jamais vraiment les gens qu’on aime. Ils se dévoilent, puis se referment dès qu’émerge la partie la plus sombre de leur être. Comme des plantes vénéneuses. Belles, odorantes, nous nous ouvrons, puis nous dévorons.
Nous cachons en nous la faim et l’horreur.
Nous nous refermons.
Nous ne voulons pas que l’autre puisse voir ça.
Je suis ta plante vénéneuse, Mathilde. Je me referme, tu ne me connais pas, tu ne me connais plus.
je me souviens. Je me souviens de la main de Mathilde dans la mienne, de la petite main d’Emma.
Je me souviens de ma femme, de ma fille.
Je me souviens. 
Nous nous aimions.
Nous étions loin de la douleur du monde.”

Le ressenti de Jean Paul

Je serai le dernier homme de David Coulon

Bonjour à toutes et à tous…

Très belle surprise dès le début de ce roman…
Le premier chapitre est tout simplement excellent, le style, le sujet de toute beauté…

Mais très vite on sombre dans un univers vraiment noir avec énormément de tension et de suspense.
Les autres chapitres sont tous dans la même veine (phrases très courtes, nerveuses à la première personne du singulier, sans pour autant que l’on s’identifie au personnage principal, mais qui m’a permis vraiment de percevoir tout ce qu’il ressentait.

La pression monte, monte…
La question est, qu’aurions-nous fait à sa place ?
On s’englue au fur et à mesure du récit dans les hésitations du héros, dans une noirceur qui va très vite fleurter avec l’horreur. L’utilisation de la première personne est magnifiée par la tension et l’histoire incroyable qui se déroule sous nos yeux jusqu’à la dernière ligne…

Ne passez pas à côté de petit bijou, l’écriture y est vraiment intense !
Énorme coup de cœur.

Un petit coucou aux éditions Lajouanie, une fois de plus ses choix sont excellents et un bisous à Caroline pour ses couvertures toujours au top !

SMEP, Saint Maur en poche 2019 c’est dans moins d’un mois.


SMEP,

Saint Maur en poche 2019 c’est dans moins d’un mois.

Attention elles arrivent

Les héroïnes

 Allez on vous présente l’affiche

 

💥 AUX AMOUREUX DU LIVRE ET DU FESTIVAL SAINT-MAUR EN POCHE💥

Cette année encore le festival frappe fort !

DÉJÀ PLUS DE 250 AUTEURS INSCRITS DONT PLUS DE 100 NOUVEAUX AUTEURS(ES).

La liste n’est pas encore tout à fait complète mais vous pouvez d’ores et déjà la consulter Ici

d’autres infos très bientôt sur les auteurs étrangers !

La Marraine

Anna Hope

Actrice et écrivaine anglaise, Anna Hope est née à Manchester.

Elle a étudié à Oxford et à Londres. Son premier roman, Le Chagrin des vivants, a été publié en janvier 2014 par Doubleday au Royaume-Uni et Random House aux États-Unis. Anna Hope a figuré sur la liste des candidats retenus pour le prix du meilleur écrivain de l’année 2014 aux « National Book Awards ».

La salle de bal (Grand Prix des lectrices de ELLE 2016) est son deuxième roman.

En attendant en voilà quelques-uns… notamment en polar

Le parrain

L’événement !! Ron Rash un des plus grands auteurs de la littérature américaine sera présent cette année à Smep !! Il a de plus accepté d’être le Parrain de cette onzième édition !!

Tim WILLOCKS, sera présent à SMEP. Avec Les douze enfants de Paris, il nous confirme son talent pour les sagas policières et historiques.

 

Il sera présent à Saint-Maur en Poche R.J ELLORY !😉
Avec « les fantômes de Manhattan » à paraître prochainement Le Livre de Poche et son tout dernier né Sonatine Editions à paraître le 23 mai : Le chant de l’assassin, son 11ème roman publié en français. Un roman magistral, d’une grande puissance émotionnelle que Jean-Edgar CASEL a adoré en avant-première.
A ne pas rater !!!

 

Julia CHAPMAN
auteure de la saga Les détectives du Yorkshire, nous fait le plaisir d’être avec nous !
Venez plonger dans des enquêtes policières 100% anglaises et découvrir son dernier tome qui sera disponible au Salon en édition semi-poche Editions Robert Laffont

 

Pour la première fois à Saint-Maur en Poche
Boris QUERCIA avec un polar noir qui vient de l’autre bout du monde : Les rues de Santiago Le Livre de Poche

 

Yoav BLUM vous présentera son premier roman.
La fabrique des coïncidences. Sortie prévue en mai. Tout juste à temps pour le Salon ! 😉Éditions J’ai Lu
L’auteur nous emmène dans un monde où les amis imaginaires existent, où les distributeurs de rêves existent et où bien sûr les faiseurs de coïncidences existent.
Un roman original et plein d’imagination

JAKE HINKSON

Daniel Cole

Paul Cleave

Nicolas Feuz

Sandrone Dazieri

Marc VOLTENAUER

Et pour vous la listes des auteurs de polars présents

Barbara ABEL – Alexis AUBENGUE – Amélie ANTOİNE – Morgan AUDIC  – Solène BAKOWSKİ – Olivier BAL – Thierry BERLANDA – Nicolas BEUGLET – Gilles BORNAİS – Stéphane BOURGOİN – Marion BRUNET – CAMUT & HUG – Christian CARAYON – Armelle CARBONNET – Julia CHAPMAL – Guillaume CHÉREL – Paul CLEAVE – Daniel COLE – Sandrine COLLETTE – Frédéric COURDEC – Sandrone DAZİERİ – Samuel DELAGE – Sonja DELZONGLE – Sandrine DESTOMBES – François-Xavier DİLLARD – Serguei DOUNOVETZ – R.J. ELLORY – Jacques EXPERT – Claire FAVAN – Estelle FAYE – Marc FERNANDEZ – Nicolas FEUZ – Sylvain FORGE – Éric FOUASSİER – Bob GARCİA – Olivier GAY – Laurent GENEFORT – Karine GIÉBEL P- Ghislain GİLBERTİ -Guy-Philippe GOLDSTEİN – Jean-Christophe GRANGÉ – Patrice GUİRAO – Vincent HAUUY – Sophie HENAFF – Claude İZNER – Gabriel KATZ – Mattias KOPİNG – Sylvain LARUE – Christian LÉOURİER – Philip LE ROY – Gilly MACMİLLAN – René MANZOR – Frédéric MARS – Mo MALO – Bernard MİNİER – Fabio MİTCHELLİ – Nadine MONFİLS – Valentin MUSSO – Olivier NOREK -Stanislas PETROSKY – Jean-Christophe PORTES – Boris QUERCİA – Michel QUİNT – Frédérick RAPİLLY – Jacques RAVENNE – Antoine RENAND – Michel ROBERT – Jacques SAUSSEY – Cédric SİRE – Maud TABACHNİK – Niko TACKİAN – Jacques VANDROUX – Marc VOLTENAUER -T Tim WİLLOCKS – Gordon ZOLA

D’autres infos bientôt

 

 

Le jour de ma mort de Jacques Expert


Le livre : Le jour de ma mort de Jacques Expert  – Paru le 25 avril 2019 aux éditions Sonatine –  21 €  – (320 pages) ; 14 x 22  cm

4ème de couverture :

Charlotte est une jolie jeune femme sans histoire. Elle a un travail qui lui plaît, un petit ami avec qui elle espère se marier, un chat. Elle se dit heureuse. Cependant, cette nuit d’octobre, elle se réveille en sueur à une heure du matin, tremblante de peur, à l’affût du moindre bruit. Elle est seule chez elle, il est minuit passé. On est le 28 octobre. Le jour de sa mort. Trois ans plus tôt à Marrakech, Charlotte et trois copines sont allées consulter un voyant. Les prédictions faites à ses amies se sont réalisées. Qu’en sera-t-il pour Charlotte, à qui il avait annoncé une mort violente le 28 octobre ? Commence alors un suspense de tous les instants. La jeune femme est-elle victime d’une paranoïa alimentée par l’effrayant souvenir ou est-elle réellement en danger alors que rôde dans la ville un tueur psychopathe ? Une fois de plus Jacques Expert joue avec les nerfs du lecteur dans ce récit implacable, aux retournements aussi nombreux qu’imprévisibles.

L’auteur : Jacques Expert est un journaliste et écrivain français, né à Bordeaux en 1956.
Il est journaliste à Radio Caraïbes International en 1981. Grand reporter, spécialiste des faits divers, pendant des années à France Inter et France Info, il couvre notamment l' »affaire Grégory ». En 1994, il devient rédacteur en chef de « Coyote ».
En 1998, il devient directeur des magazines de M6 et directeur des programmes de Paris Première en 2001. En 2012, il est nommé directeur des programmes de RTL.
Il mène parallèlement à cela une carrière d’écrivain.
La Femme du monstre (Prix des Romancières 2008), fruit d’une longue enquête, est son premier roman, paru en 2007. Suivront notamment La théorie des six (2008),Ce soir je vais tuer l’assassin de mon fils (2010) qui a été adapté à la télévision par Pierre Aknine en 2013, Adieu (2011), Qui ? (2013) ou encore Hortense (2016).Sauvez-moi (2018) est son neuvième polar.
Le 1er avril 2018, il quitte la direction des programmes de RTL pour se consacrer à ses activités littéraires.
Il est l’époux de journaliste Valérie Expert (1963).

 

Extrait :
« J’ai lu, allumé la télévision, j’ai vite éteint quand j’ai vu qu’ils continuaient à ressasser des idioties sur moi. Une espèce de bonne femme (tellement moche que c’est une injure à la féminité) a proféré l’une des plus grandes bêtises que j’aie entendues à mon sujet. Selon cette imbécile, si mes « victimes » (quel terme réducteur, ces gens sont tellement limités) sont blondes, c’est parce que la blondeur symbolise « la pureté féminine que je veux souiller ». Quelle ineptie ! Et dire que ces gens-là sont payés pour énoncer de telles énormités. Sachez, pauvre idiote, que je ne suis ni fou ni psychopathe, et que je n’ai aucun compte à régler avec les femmes blondes.
Je le soutiendrai toujours, envers et contre tout, si, par malchance, je me retrouve un jour devant un tribunal : non, messieurs les juges, je n’ai pas été violenté ni traumatisé par une femme blonde, qu’elle soit parente, voisine ou enseignante, durant ma prime enfance. Ma chère maman n’était pas toujours blonde en dépit de son adoration pour Marilyn Monroe. Elle changeait si fréquemment de couleur de cheveux que son coiffeur a dû faire fortune grâce à elle. »

  La chronique jubilatoire de Dany

Le jour de ma mort de Jacques Expert

Parce qu’un voyant lui a prédit la mort pour aujourd’hui, Charlotte doit se tenir éveillée et vigilante jusqu’à minuit. C’est sans compter sur un tueur en série qui chasse les jeunes femmes du même profil qu’elle. L’angoisse va monter progressivement pour Charlotte et le lecteur … vraiment flippant ce narrateur-tueur qui va tour à tour, avec son imagination débordante, ressembler au voisin du 5ème, au gardien du chantier d’en face, etc. Que dire du comportement ambigu de Jérôme ? Est-il prêt à s’engager ou profite-t-il tout simplement d’une plaisante compagnie ? C’est tout l’entourage de Charlotte qui nourrit sa paranoïa … si toutefois paranoïa il y a !

Qui n’a pas connu ces moments de d’angoisse galopante où tout devient un « signe » confortant sa psychose ? C’est bien sur ce ressort que joue Jacques Expert, en prenant son temps et en captant l’attention du lecteur qui ne peut s’échapper avant les dernières pages. Toutes les peurs de Charlotte, nous avons pu les connaître personnellement  mais heureusement pour nous, nous ne les avons sans doute pas rencontrées le même jour. L’accumulation fait que l’abîme guette cette « blonde au chat ». Toute ingénieuse qu’elle est, Charlotte va nous entraîner à sa suite, grâce à la plume maléfique de l’auteur qui ne nous laissera pas souffler.

C’est le deuxième roman que je lis de Jacques Expert, je le trouve encore plus puissant qu’Hortense pourtant déjà bien dérangeant et tout aussi capable de hanter les nuits des lecteurs. Pour les amateurs du genre … à lire absolument !

Lu en version numérique 14.99 €

Je remercie NetGalley et l’éditeur pour leur confiance

Extraits
« À propos de discrétion… La discrétion fait partie de mes qualités les plus notables, et j’en suis particulièrement fier.
La discrétion n’exclut pas l’ambition, loin de là. Pour moi, ce qui compte est de faire mon chemin et de parvenir aux buts que je me fixe, sans tapage, sans triomphe. Je n’ai nul besoin de démontrer au monde entier que je suis le meilleur, je ne suis pas de ceux qui se mettent en avant pour un oui ou un non. Enfant déjà, je m’appliquais à passer inaperçu, à me fondre dans la masse. Parfois, à cause de mes problèmes de surpoids, ce n’était pas facile. Pourtant j’ai toujours su me faire oublier, même si parfois ma tranquillité passait par de petits sacrifices. J’ai très souvent donné mes sachets de bonbons à ceux qui me chahutaient.
Ne pas me mettre en avant ne m’a pas empêché de très bien réussir dans la vie. Vous en avez la preuve, non ? Et je n’en suis qu’au commencement !
Attention, il ne faut pas confondre discrétion et anonymat. Ni discrétion et timidité.
L’anonymat, c’est une vie terne, sans relief et sans intérêt. On ne retiendra rien de votre passage sur cette terre, vous serez rapidement oublié et personne ne s’arrêtera devant votre tombe… anonyme !
La timidité est encore pire : une maladie qui inhibe, ralentit vos rêves. Je n’aime pas les timides : ils n’osent pas. En revanche, j’aime les discrets : ils taillent leur route ! Les discrets s’intègrent dans le paysage. Ils sont là et agissent, personne n’y prend garde, là réside leur force. »
« Mamie m’encourageait souvent à « regarder le monde en couleurs », ce sont ses propres mots. Je l’ai écoutée au point d’en faire une philosophie de vie. Il n’y a rien de plus ennuyeux que les gens qui voient la vie en noir. La vie est trop belle pour faire le difficile. Tout ça pour dire que je n’aime pas les râleurs, encore moins les râleuses. POSITIVER, c’est mon credo. »

Mauvaise main de Gilbert Gallerne


Le livre :  Mauvaise main de Gilbert Gallerne. Paru le 10 janvier 2019 chez French Pulp éditions dans la collection polar. 18€. (254 p.) ; 21 x 14 cm

4e de couv : 

Mauvaise main

Éric, quasiment à la rue avec une femme sur le point d’accoucher, n’a plus de travail.

Il n’a qu’une seule solution pour s’en sortir : quitter la ville pour rejoindre la scierie familiale, perdue en pleine ligne bleue des Vosges.

Un retour aux sources compliqué quand on n’a pas vu les siens depuis des années.

Il y a ça, et surtout les secrets de famille, sans compter les magouilles du frère aîné qui règne en véritable tyran sur le domaine.

Une France profonde et noire où il ne fait pas bon s’aventurer…

 

L’auteur : Gilbert Gallerne a obtenu le Prix du Quai des Orfèvres 2010 pour son roman Au pays des ombres. Il avait publié avant cela une vingtaine d’ouvrages dans les différents registres de la littérature populaire, de la SF jusqu’au Gore. Depuis quelques années il s’est orienté avec succès vers l’écriture de thrillers. Il est par ailleurs l’auteur d’une dizaine de traductions, parmi lesquelles Danse avec les loups et Basic Instinct.

 

Extrait :
Léo et Michel ont monopolisé la conversation, ce dernier généralement pour approuver ce que dit son aîné. Les femmes n’ouvrent la bouche que pour manger. Annabelle jette de temps à autre des regards circonspects à son beau-frère. De ce qu’Élise fera ce soir dépendra son futur statut. Elle demeure à sa place. Finit son assiette. Michel se tourne vers la table des enfants et interpelle sa fille pour l’envoyer aider sa grand-mère.
L’adolescente proteste qu’elle n’a pas terminé, mais son père la fait taire et elle se lève pour se diriger vers la cuisine en traînant les pieds. Élise se demande combien de temps elle restera à la scierie. Que peut-elle envisager d’autre ? Des études ? Ou bien est-elle condamnée à demeurer Ici pour torcher les plus petits tandis que les hommes débitent le bois, jusqu’à ce qu’un voisin vienne la chercher comme une pièce de bétail ? Élise n’est là que depuis quelques heures, mais déjà elle n’en peut plus. Elle jette un regard vers Éric, ses yeux lui mangent le visage. Il fixe ses frères, sa mère, avec une avidité qui l’effraye.Il parlait rarement de sa famille, qu’l avait depuis longtemps rayée de sa vie. Le destin qui s’acharne sur eux et le contraint à revenir ici s’apprête-t-il à lui jouer un nouveau mauvais tour ? Élise a l’impression de se trouver plongée dans une de ces romanes qu’elle lit à l’occasion. Sauf qu’il n’y a pas de château, pas de bel aristocrate ténébreux. Juste une scierie au bord de la ruine, et une famille qui n’a pas voulu d’Éric autrefois et ne semble pas davantage désireuse de l’accueillir aujourd’hui.
Éléonore revient avec un plat chargé de viande et Élise oublie ses soucis pour ne plus penser qu’à la faim qui la tenaille. Solange suit, portant une marmite d’où monte une bonne odeur de chou. Elle la pose sur la table.
– Voilà ! dit Michel. C’était pas dur ! Tu peux aider, tout de même ! T’es presque une adulte maintenant !
– Presque une adulte, tu parles ! intervient Léo en saisissant sa nièce par la taille. C’est déjà une vraie petite femme ! Regarde ça : elle a des nichons !
Et il referme les doigts sur la poitrine de Solange. La gamine se tortille pour échapper à son étreinte. Elise ouvre de grands yeux. Pétrifiée. Tout le monde s’est figé et fixe la scène. Il n’y a plus que Solange qui se débat et son oncle qui lutte pour garder son emprise.
– Lâche-la !
Le cri jaillit de la table des enfants. Ludovic bondit au secours de sa soeur en renversant sa chaise. Il saisit le bras de Léo mais celui-i tient bon, amusé par les efforts de sa nièce. Léo repousse l’adolescent d’un revers de coude et, gloussant, il écrase le sein de Solange qui gémit.
– C’est du ferme, dis donc !
Il est le seul à rire. Élise agrippe la table, se tourne vers Éric. Son mari a reculé sur sa chaise, dépassé par cette violence. Personne ne bouge. Ludovic se dresse seul contre son oncle. Bernard, le fils de Léo, fait mine de se lever à son tour pour secourir son père. Elise regarde les autres. Pourquoi demeurent-ils tous à leur place, laissant Ludovic se débrouiller ? pourquoi Michel se contente-t-il d’arborer un sourire niais devant son frère qui tripote sa fille, comme si la scène n’avait pas d’importance ? Pourquoi Annabelle reste-t-elle clouée sur sa chaise, la bouche ouverte sur une protestation qui ne vient pas ? Elise se tourne pour dégager son ventre de sous la table et prend appui pour se lever.
– Ça suffit ! Lâche-là !
L’ordre a tonné de l’autre bout de la pièce. Éléonore fixe son fils. Léo la défie du regard avant de pivoter vers Solange, toujours prisonnière, puis vers Ludovic qui tire sur son bras sans succès. Il demeure ainsi trois longues secondes. Il finit par relâcher la gamine. Elle recule en trébuchant, le rouge aux joues et les larmes aux yeux. A peine Solange écartée, Léo attrape Ludovic par le col. Il contraint l’adolescent à s’abaisser jusqu’à ce que leurs visages se frôlent.
– Et toi, petit con, me parle plus jamais comme ça. Quand tu seras un homme, on verra. D’ici là, reste à ta place !
Il le rejette. Ludovic lutte pour conserver son équilibre, le défiant toujours du regard. Léo se raidit.
– Ludo ! Ça suffit ! Va t’asseoir.
L’enfant fixe sa mère sans comprendre, ce qui lui fournit une excuse pour détourner les yeux et rompre le duel  qui l’opposait à son oncle. Mâchoires crispées, contenant des larmes de rage et d’humiliation, il regagne sa place.
– Bon, dit Éléonore. L’incident est clos. Qui veut du chou ?
– Commence par Élise, dit Léo en regardant sa belle-soeur. Je crois qu’elle a tellement faim qu’elle a failli se lever
Élise prend conscience que ses phalanges sont toujours crispées sur le rebord de la table. Elle se relâche, sans cesser de fixer Léo. Elle perçoit de l’amusement dans ses yeux, mais cela ne la rassure pas. Annabelle prend son assiette et la tend à Éléonore.

 

Chronique d’une flingueuse :

Les petits mots de Flo

Mauvaise main de Gilbert Gallerne

Eric est au chômage, sa femme Elise est enceinte. En grande difficulté financière, le couple n’a pas d’autre solution que de trouver refuge dans la famille du jeune homme, qui tient une scierie dans les Vosges.
L’accueil n’est pas des plus chaleureux. Il y a là Eléonore, la mère d’Eric qui l’a confié à sa soeur à l’âge de 12 ans pour que cette dernière l’élève. Marcel, 56 ans, est l’oncle d’Eric, un personnage inquiétant, qui observe, ne s’exprime que par bribes incompréhensibles.
Les deux frères d’Eric, Léo et Michel ont pris les rennes de la scierie et sont tous les deux mariés, le premier avec Rose-Marie, femme peu aimable avec le jeune couple. Michel est marié à Annabelle, qui va se lier d’amitié avec Elise. Il y a aussi les enfants des deux couples qui observent la venue de cet oncle, Eric, porteur d’une prothèse à la main et qu’ils n’ont jamais vu.
Elise va observer, découvrir le fonctionnement de ce clan dans lequel son mari tente de s’intégrer. Et progressivement les événements vont prendre une tournure angoissante.
Gilbert Gallerne signe un roman noir très prenant, à coup de chapitres courts au terme desquels la tension va crescendo. le premier chapitre donne d’emblée le ton du roman, en décrivant une scène terrible tirée de l’enfance d’Eric.
C’est finalement Elise, le personnage principal de ce roman, celle qui va observer, ressentir, entendre, réfléchir, analyser et ce personnage féminin est vraiment très réussi.
L’atmosphère est pesante, la tension en augmentation perpétuelle ; nous sommes dans un quasi huis-clos. Les scènes qui se déroulent à l’extérieur du territoire familial sont peu nombreuses. La violence est omniprésente, sourde ou affirmée, qu’elle soit verbale, physique, sexuelle mais le roman se lit très bien car Gilbert Gallerne n’est jamais dans la surenchère.
L’écriture de l’auteur est précise, très visuelle et je n’ai pu m’empêcher de me rappeler certains films vus dans ma jeunesse, comme “Les granges brûlées” de Jean Chapot ou bien encore “La veuve Couderc”, pour l’ambiance rurale dramatique.
Un vrai coup de coeur que je vous invite à découvrir !

L’inconnue de l’équation – Xavier Massé


La double chronique

L’avis de Dany

Le livre : L’inconnue de l’équation de  Xavier Massé. Paru le 16 mai 2019 aux Editions Taurnada, dans la collection Les tourbillons des mots. 9€99 ; (260 p.) ; 18 x 11 cm

4ème de couverture :

Quatre heures. La police n’a que quatre heures pour démêler ce qui ne semblait être au départ qu’un simple drame familial : un couple, Juliette et François, retrouvé carbonisé, leur fils, Julien, gisant au sol. Deux salles d’interrogatoires, deux témoins de la tragédie : la mère de François et une flic présente sur les lieux. Deux versions, deux visions différentes. Accident, meurtre, ou vengeance ? Une toile d’araignée va se tisser peu à peu et d’une simple énigme va surgir une équation… aux multiples inconnues.

 

L’auteur : Né en 1977 à Roussillon (Isère), Xavier Massé est un jeune écrivain à l’imagination débordante. Passionné par le cinéma et la littérature, il devient très tôt fan du genre thriller, avec un goût toujours plus prononcé pour les scénarios complexes. Il sort en 2016 Répercussions qui remporte le prix du 1er roman Dora-Suarez 2018. Il décide de continuer l’aventure avec L’inconnue de l’équation, un huis clos qui ne laisse aucun répit au lecteur.

 

 

 

Extraits :
« Les factures grossissantes lui avaient imposé de prendre une décision rapidement et d’accepter le premier boulot qui passerait : aujourd’hui, les banques n’étaient plus aussi conciliantes.
Il avait beau se demander tous les jours « comment j’ai pu en arriver là ? », chercher quelle avait été son erreur, ce qu’il avait pu louper… La réponse était : rien… ou plutôt, un abus de confiance, et d’ignorance.
En deux ans, ils avaient tout perdu : leur société, leur amitié, et Caroline avait quitté Stéphane. »
« J’avais trouvé une méthode un peu radicale, mais assez performante, pour faire disparaître les corps. Ça tombait bien qu’elle travaille dans un laboratoire ! Savez-vous combien l’acide peut être efficace pour dissoudre beaucoup de choses ?
J’avais réussi à faire un sacré mélange…
a) De l’acide sulfurique,seulement dépassé par quelques superacides. Très utile pour le décapage de métaux en sidérurgie.
b) Du peroxyde d’hydrogène,il a la particularité de pouvoir être aussi utilisé seul comme monergol, comme dans les Rocketbelts de James Bond.
c) De l’hydroxyde de sodiumpur, appelé « soude caustique »… Ce produit étant extrêmement corrosif pour la peau, les yeux, les voies respiratoires et digestives. Elle doit être manipulée avec des gants, des lunettes de protection et une protection intégrale du visage.
Un mélange explosif ! »

 

La chronique jubilatoire de Dany

L’inconnue de l’équation – Xavier Massé

Très difficile de parler de ce thriller sans spolier aussi, je resterai sobre …

Trois chronologies s’imbriquent et permettent au lecteur de reconstituer la vie d’un couple, François et Juliette, parents d’un jeune Julien. Ils vont connaître la crise en 2005, financière d’abord puis familiale. On les retrouvera en 2010 puis 2013, grâce aux témoignages de Berger, enquêtrice et Mireille, la grand-mère.

L’auteur a opté pour un puzzle aux multiples pièces, perdant le lecteur parmi les hypothèses toutes extrêmes et plus improbables les unes que les autres.

Cela donne lieu à une lecture surprenante, où il faut s’attacher à chacun des détails, les recouper avec les différents interrogatoires, sans faire retomber sa vigilance car rien n’y est gratuit ! Surprenant et court, ce roman chahute le lecteur jusqu’au dénouement ! Intéressant et surprenant … mérite le détour.

Merci aux éditions Taurnada de m’avoir fait confiance et pour cette belle surprise.

Lu en version numérique. epub 5.99 €

Résultat concours : Morgan Audic,, De bonnes raisons de mourir.


Il y a quelques jours,

en partenariat avec Les Éditions Albin Michel,

le collectif Polar, Chronique de nuit vous propose de gagner 3 exemplaires

du dernier roman de Morgan Audic,

De bonnes raisons de mourir.

Pour remporter ce livre nous vous demandions

«pourquoi vous auriez envie de (re)découvrir cet auteur très prometteur ! »

 

Voici quelques réponses de nos lecteurs et lectrices : 

 

Réponse 1 : 

Bonjour,
Suite au concours organisé sur votre blog afin de gagner De bonnes raisons de mourir de Morgan Audic, je participe en répondant à la question :

« Dites-nous pourquoi vous auriez envie de (re)découvrir cet auteur très prometteur ! »

J’ai envie de le découvrir car j’en entends beaucoup de bien. Parce que l’intrigue a l’air excellente, et parce que l’auteur est breton, tout comme moi ^^
Mais aussi parce que je m’intéresse beaucoup aux événements marquants de notre monde, et ceux de Tchernobyl et de Prypiat sont clairement deux des plus importants du siècle dernier.
Voilà, ce sont ici les raisons principales ! Après, j’aime frémir, réfléchir, et être scotché sur mon canapé lors d’une lecture, et je pense que ce roman peut faire les trois à la fois ^^
Merci pour ce concours !

Réponse 2 :

Bonjour Geneviève 

J’ai très envie de découvrir cet auteur car j’adore les surprises. Découvrir un nouvel auteur, c’est un peu comme écolo et une terre inconnue : on ne sait pas à quoi s’attendre mais on espère une bonne surprise. On ne connait pas encore son style et on n’a donc pas d’à priori. Il arrive que ces découvertes soient décevantes mais souvent ce sont de véritables pépites. Alors oui, j’ai très envie de découvrir Morgan Audic
Voilà mon petit texte pour le concours
Bonne soirée

Réponse 3 :

Je participe avec plaisir
 En fait, je ne connais pas cet auteur mais après avoir vu la BO dévoilée par les Editions Albin Michel, ma curiosité a été plus que titillée.

Réponse 4

Bonjour, je tente ma chance avec plaisir 🙂 

J’aimerais découvrir ce roman car son contexte est singulier… les thrillers autour de Tchernobyl ne courent pas les rues. Cerise sur le gâteau : l’auteur est de St Malo et j’aime bcp St Malo 

 

Pour gagner il fallait Être abonné au blog et à sa newsletter. Et m’envoyer le mail ou le nom de votre blog avec lequel vous vous êtes abonné.

Voici les trois chanceux lauréat,

Chanceux parce que ce livre est un sacré coup de cœur pour moi et nombre de lecteurs.

D’ailleurs voici mon avis sur De bonnes raisons de mourir.

 

 

Un cadavre atrocement mutilé
suspendu à la façade d’un bâtiment.
Une ancienne ville soviétique envoûtante et terrifiante.
Deux enquêteurs, aux motivations divergentes,
face à un tueur fou qui signe ses crimes
d’une hirondelle empaillée.
Et l’ombre d’un double meurtre perpétré en 1986, la nuit où la centrale de Tchernobyl a explosé…

Morgan Audic signe un thriller époustouflant dans une Ukraine disloquée où se mêlent conflits armés, effondrement économique et revendications écologiques.

 

 

 Mais revenant à nos moutons

Alors les gagnants sont :

Ludovic

Karine 

Charlie Yannick

Bravo à vous trois, envoyez moi votre adresse postale à collectif.polar@gmail.com

Profitez-en pour m’envoyer sur  le mail ou le nom de ton blog avec lequel vous  vous êtes abonné à https://collectifpolar.com

 

Une fois tout ceci enregistré, les  éditions Albin Michel vous ferons parvenir votre exemplaire de

De bonnes raisons de mourir de Morgan Audic.

 

A très vite et félicitation vous allez vous régaler

 

Demain c’est loin de Jacky Schwartzmann


Le livre : Demain c’est loin de Jacky Schwartzmann. Paru le 12 octobre 2017 chez Seuil dans la collection Cadre Noir. 17€.  (182 p.) ; 21 x 14 cm.

Réédité en poche chez Point le 11 octobre 2018. 6€60 . (182 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

 » J’avais un nom de juif et une tête d’Arabe mais en fait j’étais normal.  » Voici François Feldman, originaire de la cité des Buers à Lyon, plus tout à fait un gars des quartiers mais n’ayant jamais réussi non plus à se faire adopter des Lyonnais de souche, dont il ne partage ni les valeurs ni le compte épargne. Il est entre deux mondes, et ça le rend philosophe. Juliane, elle, c’est sa banquière. BCBG, rigide et totalement dénuée de sens de l’humour, lassée de renflouer le compte de François à coups de prêt.  » Entre elle et moi, de sales petites bestioles ne cessaient de se reproduire et de pourrir notre relation, ces sales petites bêtes contre lesquelles nous ne sommes pas tous égaux : les agios.  » Mais le rapport de force va s’inverser quand, un soir, François lui sauve la mise, un peu malgré lui, suite à un terrible accident. Et la banquière coincée flanquée du faux rebeu des cités de se retrouver dans une improbable cavale, à fuir à la fois la police et un caïd de banlieue qui a posé un contrat sur leurs têtes. Pour survivre, ils vont devoir laisser leurs préjugés au bord de la route, faire front commun. Et c’est loin d’être gagné.

L’auteur : À vingt ans, Jacky Schwartzmann a lu tout Arthur Rimbaud et connaît tout de NTM. Puis les petits boulots s’enchaînent, autant pour gagner sa vie que pour vivre la vie des travailleurs normaux. Éducateur, barman, libraire à Lyon, puis assistant logistique chez Alstom, expérience qui lui inspire son roman Mauvais Coûts (La Fosse aux ours, 2016 et Points, 2017).
Avec Demain c’est loinJacky Schwartzmann signe un polar sous haute tension, violemment drôle et d’une belle humanité.
Extrait :
Si on proposait aux gens de pouvoir tarter impunément quelqu’un dans leur vie, je parie qu’il y aurait pas mal de banquiers qui s’en prendraient une. Y aurait des assureurs, des députés, peut-être un ou deux chauffeurs de taxi, mais il y aurait surtout des banquiers. C’est pour ça qu’ils embauchent que des têtes à claques pour ces jobs, ça doit être un prérequis.

 

la Kronik d’EPPY FANNY

DEMAIN C’EST LOIN de Jacky SCHWARTZMANN aux Editions du Seuil

Suite aux conseils d’Ida Mesplède, lors d’un dîner, j’ai découvert l’auteur, Schwartzmann Jacky lors de TPS et y ai fait l’acquisition de ce roman. Eh bien je n’ai pas été déçue !

Ce roman policier-sociétal déjanté est un délice.

L’histoire :

Celle de François Feldman, non, pas le chanteur, juste un mec à la ramasse avec une tête de beur et un nom juif. Ce n’est pas le tiercé gagnant. Il est clair que les fées ont oublié de se pencher sur son berceau.

François, il a grandi dans la cité des Buers à Lyon. Une cité qui craint grave. Il y a tellement traîné avec les arabes de la cité qu’il a comme surnom le Rebeu blanc en plus du Juif. Puis comme il a été bien nourri par la cuisine orientale des mères de ses potes on l’appelle aussi « le Gros ». Là, pas d’ambiguïté, ça colle nickel !

Pour trouver sa place dans la société et devenir un vrai Français, il a quitté la cité et s’est installé à Lyon où il a monté sa boutique. Il y vend des T-shirt avec de fausses citations de son cru :

Extrait P.16 : « Une de mes préférées était : « on est bon, avec les nouveaux freins ? Ayrton Senna. » J’avais aussi : « Mais puisque je vous dis que ça passe ! Capitaine du Titanic. » Enfin voilà ce genre de trucs. »

Une boîte sur le déclin qui lui vaut d’être convoqué régulièrement par sa banquière, Juliane Baccardi. Un monde les sépare. Même si, à la grande surprise de François, ils ont en commun la cité des Buers, où Juliane œuvre dans une association d‘aide aux pauvres.

François fait un petit tour chez Fouad, son coiffeur, et voilà notre pied nickelé avec une nouvelle idée de génie. Il lui faut la financer d’urgence. Oui mais , bernique niveau banque pour un prêt. Faut dire que c’est pas malin de confondre la Banque Populaire avec une succursale des pompes funèbres Algériennes !

Une solution, comme une évidence : aller taper son pote Saïd, le caïd de la cité. Oui mais voilà la mort c’est sacré chez les rebeus et l’accueil n’est pas celui espéré.Voilà notre François qui repart la queue entre les jambes.

Puis une belle journée de merde comme celle-ci ne peut que se terminer en apothéose.

Une Audi A3 écrase le cousin de Saïd contre un mur, au volant se trouve sa banquière, et, comme un con, il saute dans la voiture. Tant qu’à lui sauver la peau à cette conne ce sera contre le prêt dont il a besoin. Faut pas confondre Feldman avec l’abbé Pierre.

Les voilà en fuite pour sauver leur peau. C’est que pour Saïd la famille c’est sacré !

Un répit de quelques heures chez Brigitte et Chonny (j’en pleure encore de rire), mais à l’impossible aucun étalon n’est tenu et tant pis si Juliane gueule.

Puis l’idée : l’agence immobilière du père de Juliane et ses clés de maisons vides à disposition… Ouf ! Enfin ouf c’est vite dit…

Cette histoire nous entraîne dans un road movie hilarant où l’on croise des êtres humains de tous horizons, où les truands les plus futés ne sont pas tous dans les cités, où il fait bon se mettre au vert du côté d’Alger. Où les sentiments, bons comme mauvais, sont présents et parfaitement décrits, et où l’humour, par moments, a un goût de pudeur.

Une excellente peinture sociale de la vie en cité et une peinture au vitriol de notre Sté actuelle. Un roman où l’on appelle un chat, un chat et une chatte, une chatte. Jubilatoire.

Je me suis régalée de ce roman qui m’a donné envie de découvrir les autres écrits de Jacky. Ida, mon banquier ne te dit pas merci. Moi oui !

Résultat Concours : Gagnez Les larmes des cigognes de Lawren Schneider


Salut mes polardeux,

Avec Miss Alinvionse nous vous a concocté un petit jeu.

 Nous vous proposions de gagner :

Les larmes des cigognes de Lawren Schneider.

TAMBOV, 1943

Louis n’arrivait pas à trouver le sommeil. Peut-être devenait-il fou. « Je crois que j’ai des visions, un peu comme Bernadette à Lourdes. C’est comme si j’étais rentré dans le corps de ce type ». Il a cogné une femme. De toutes ses forces.

GAMBSTETT, 1986

« Je m’appelle Christophe et j’aimerais vous confier mon secret ; je suis capable de voir des choses que vous ne voyez pas… Tout à démarré il y a quelques mois. Ma mère m’a serré dans ses bras. Un câlin de maman. J’ai posé ma mains sur sa nuque et… c’est comme si j’avais plongé dans son corps, comme si j’avais pu à travers ses yeux ».

Prisonnier dans le camp de Tambov, Louis Waechter est en proie à des visions terriblement réalistes. Quarante-trois ans plus tard, Christophe, son petit-fils confie à ses amis qu’il a le même don. Ce jour-là, il a ouvert une porte qui ne se refermera plus.

 

Il vous fallait répondre à ces 3 questions

Quel est le lien familial entre Louis et Christophe ?

Quel est le secret de Christophe ?

Où se situe Tambov ?

 

Les réponses étaient :

1/ Christophe est le petit fils de Louis ou Louis est le grand-père de Christophe.

Nous acceptions les deux. 

2/  Il est capable de voir des choses que nous ne voyons pas.  Il a le même don que son grand père: il a des visions, en posant sa main sur des personnes , il voit des événements qu’ils ont vécus.

3/ la Russie

 

Après tirage au sort c’est à nouveau une gagnante que nous avons.

Bon ok il n’y a eu que des lectrices qui ont participé à ce petit concours.

Et la lauréate est donc une fidèle de notre blog.

C’est …

Nathalie  du blog Mes lectures du Dimanche.

Bravo Nath.

Et merci aux participantes.

Ne soyez pas trop déçues les filles, il y a et il va y avoir quelques autres concours bientôt sur Collectif Polar.

Alors à très vite

et …

les messieurs sont les bienvenus.

 

Et pour en savoir plus sur ce titre c’est ci dessous

Ici la  chronique de miss Aline.

ou là la papote d’auteur avec Lawren

 

Rosny soit qui mal y pense saison 3, le retour


Hello mes polardeux

je reviens vous parler de Rosny soit qui mal y pense

qui aura lieu le week-end prochain.

Il y a eu quelques petits changement du coup voici les toutes dernières infos à savoir.

Pour la 3ème année consécutive, le salon du polar de la Fnac Rosny 2 revient le week-end du 18 et 19 mai prochain.

Ce salon nous est toujours proposé par la sémillante libraire de la Fnac, j’ai nommé Caroline Valat

Claire Favan succède à Olivier Norek et à Sire Cédric pour présider cette nouvelle édition. Elle sera présente sur les deux journées, voici le reste du casting :

Patrick Bauwen, Maxime Chattam, Paul Colize, R.J. Ellory, Johana Gustawsson, Nicolas Lebel, Jérôme Loubry, René Manzor, Agnès Naudin et Olivier Norek seront présents le samedi 18 mai de 11h à 18h.

Amélie Antoine, Solène Bakowski, Olivier Bal, Sandrine Collette, Jacques Expert, Eric Giacometti, Benoît Philippon, Jacques Ravenne, Cédric Sire et Franck Thilliez seront présents le dimanche 19 mai de 11h à 18h.

Cette année, des illustrateurs de bandes dessinées feront également partie du Salon, Stéphane Levallois et Michel Montheillet seront présents le samedi et Yomgui Dumont et Sandrine Goalec le dimanche.

Le comédien Lionel Aknine s’occupera de la partie animation une fois encore et vous fera gagner des lots de livres, des goodies ainsi que votre portrait robot.

Nouvelle nouveauté cette année, des blogueurs animeront des têtes à têtes avec les auteurs tout au long du week-end :

Il y aura toujours mes amis

Yvan Fauth du blog « Emotions-Blog littéraire et musical » https://gruznamur.com/,

David Smadja du blog « C’est contagieux » https://cestcontagieux.com/,

Ophélie Cohen du blog « Quand Ophé’Lit » http://www.quandophelit.fr/,

Jean-Paul Dos Santos Guerreiro du blog « Le ressenti de Jean Paul » https://leressentidejeanpaul.com/,

Mais il y aura aussi d’autres amies pour mon plus grand plaisir et le votre aussi j’espère

Delphine Leroy du blog « Mes évasions livresques »  http://aufildesevasionslivresques.blogspot.com/?m=1

et Maud Vandenbyvanghe du blog « Les lectures de Maud » https://leslecturesdemaud.com/

Et bien sur

Geneviève Van Landuyt (oups c’est moi) la porte-Flingue en chef du blog « Collectif Polar : Chronique de Nuit » https://collectifpolar.com/,

De plus

Un studio photo sera installé à l’entrée du magasin ayant pour décor une salle de tribunal et des ardoises sur cette thématique vous permettront de poser à plusieurs devant la photographe.

L’atelier maquillage a eu un succès fou l’année dernière et revient cette année ! Il vous sera proposé des maquillages effets spéciaux.

 

Les infos pratiques

Pour vous rendre au Salon, la Fnac se trouve au centre commercial Rosny 2 à Rosny sous Bois (93110).

 Si vous venez par le RER E, la station est Rosny Bois Perrier.

 Si vous venez en voiture par l’autoroute A86, prendre la sortie centre commercial Rosny 2.

 (n’hésitez-pas à vous garer sur les parkings du haut, il y a des travaux pour la future ligne de métro qui arrive bientôt)

 https://www.fnac.com/Rosny-2/Fnac-Rosny-2/cl64/w-4

 La Fnac Rosny 2 vous attend nombreux la semaine prochaine !

 https://www.facebook.com/events/2025763167715907/.

Voilà, j’espère vous y voir. Et si par hasard, je ne vous reconnaissais pas, (bien oui j’ai une mémoire de Dory et je ne suis pas physionomiste), venez me faire un petit coucou.

A bientôt mes polardeux.

Sinon ce sera à Saint Maur en Poche

 

Dans la brume écarlate – Nicolas Lebel.


La double chronique,

vous connaissez le principe maintenant la double chronique c’est deux avis pour le prix d’un.

Deux Flingueuses vous propose leurs avis respectifs sur une même livre.

Aujourd’hui c’est Mamie Danièle et Ge notre porte Flingue qui s’y collent.

Alors bonne lecture.

Allez on démarre par la chronique de Ge

Le livre : Dans la brume écarlate de Nicolas Lebel. Paru le 27 mars 2019 aux éditions Marabout  dans la collection Black lab . 19.90 € ; (389 p.) ;  15 x 23 cm.

4ème de couverture :

Dans la Brume écarlate

« Il n’y eut pas un bruit dans la rue désolée, dans la ville morte, et pourtant elle sut que quelqu’un, quelque chose était là, qui l’épiait, vorace et concupiscent, avide, alors son coeur détona et elle se mit à courir, son haleine se mêlant à la brume épaisse qui accrochait son corps, ses vêtements, ses cheveux, qui collait à sa vie, la freinait, l’empêchait de fuir ce cauchemar éveillé. Elle hurla dans sa course impossible car quelqu’un, quelque chose était là qui la talonnait, s’enivrait de sa terreur, en voulait à sa vie. »

Paris, XIIe arrondissement. Une étudiante disparaît. À travers la ville engluée dans une brume épaisse, le capitaine Mehrlicht et son équipe mènent une course contre la montre pour retrouver celui qui sème derrière lui des cadavres exsangues.

 

L’auteur : Nicolas Lebel est né à Paris où il vit encore aujourd’hui. Après quelques allers-retours aux quatre coins du globe, il revient à Paris où il tente depuis plusieurs années d’enseigner l’anglais aux Français. Passionné de littérature et de linguistique, il publie en 2006 une première fiction, une épopée lyrique en alexandrins : Les Frères du serment, qui sort dans un silence prometteur. En 2013, il publie aux Éditions Marabout L’Heure des fous, en 2014, Le Jour des morts, puis en 2015, Sans Pitié ni remords (2017-Livre de poche), puis en 2017 De Cauchemar et de feu, quatre romans policiers caustiques où histoire, littérature et actualités se mêlent, des romans noirs qui interrogent et dépeignent la société française contemporaine avec humour et cynisme, dont le ton est souvent engagé, et le propos toujours humaniste.
Animal carnivore à sang chaud, Nicolas Lebel est un roux émotif, partiellement fumeur, explorateur intrépide des Côtes du Rhône et des Whiskies Islay, une quête que les lecteurs encouragent en lui faisant de nombreux cadeaux dans les festivals
Extrait : 
« Lucie percuta un arbre surgi du brouillard, perdit une chaussure et tomba au sol, hébétée, s’empêtra un instant dans les ombres osseuses des ramures noires, se releva, reprit sa fuite aveugle, des larmes dans les yeux, traversa une ruelle en piaulant à l’aide, boitant sur son pied nu, trouva un hall d’immeuble, une porte fermée, des rangées de boutons d’Interphone, lueurs dans la nuit, pressés du plat de sa main écorchée, des anonymes qui décrochèrent mais n’entendirent que le cri aigu et lointain d’une femme avalée par le brouillard. »

 

 

Le post-it de Ge

Dans la brume écarlate de Nicolas Lebel.

Quel pied, mais quel pied que ce nouveau roman de Nicolas Lebel.

Décidément je ne regrette en rien d’en avoir fait mon chouchou. Il est vraiment talentueux ce garçon et il a une vraie plume.

Dans la brume écarlate on retrouve le petit capitaine Mehrlicht et son équipe engluée dans de sombres histoires. On retrouve la gouaille de Mehrlicht, son sale caractère. On retrouve ses lieutenants, Dos Santos, ses doutes et ses travers, Latour et son âme d’infirmière toujours au chevet de la veuve et l’orphelin.

Notre joyeuse bande d’enquêteurs, joyeuse pas si sure, va être confronter à de drôles d’enquêtes.

Sa fille, Lucie, une étudiante, n’étant pas rentrée de la nuit, une femme sollicite le capitaine Mehrlicht au commissariat du XIIe arrondissement de Paris. Dans le même temps, son équipe est appelée au cimetière du Père-Lachaise, où les gardiens ont découvert une mare de sang, mais pas de corps. Un peu plus tard, le cadavre exsangue d’une femme est retrouvé dans la Seine.

Avec ce 5e opus des aventures de Merlich, Nicolas Lebel a décidé de rendre hommage au roman gothique. Dans les brume écarlate en utilise tout les codes, un lieu inquiétant, des éléments naturels appropriés, la présence de l’au-délà et et une atmosphère d’angoisse et de mystère.

Notre auteur joue à merveille avec ces codes. Il distille tout au long de cette enquête classique des petites touches de surnaturel. Il soigne ses décors, il s’attache même à ceux ci, les eaux trouble de la seine, les histoires mystérieuses du cimetière du Père-Lachaise …

Mais il n’en oublie pas pour autant la réalité sociale de notre époque. L’Immigrations.  Les migrants sont aussi un de thème de ce roman. La peur de l’autre, la xénophobie, l’invasion de notre pays par des milliers de musulmans potentiels terroristes. Ces émigrés révélateurs de nos peurs ancestrales. L’insécurité sur laquelle surfe quotidiennement l’extrême droite et la droite extrême propageant insidieusement ses idées nauséabondes.

On aborde aussi ici le thème des violence faites aux femmes. Nicolas Lebel se pose en féministe, évoquant la place de la femme dans notre société. La vision que le monde a et a eu de la femme à travers le temps. La femme victime de l’oppressions des hommes et des classes dominantes.

D’ailleurs l’idée du roman gothique est une nouvelle fois bien vu, les femmes, notamment les britannique ayant été les pionnières du genre. On pense à Clara Reeve, Ann Radcliffe, Sophia Lee et Charlotte Smith. De Charlotte Drake à Mary Shelley et son Frankenstein. Ces femmes qui ont façonné la littérature gothique pour en faire une littérature noire.

D’ailleurs il est très plaisant de retrouver des citations de ses œuvres majeures du roman noir anglais tout au long de notre lecture. Mary Shelley bien-sur mais aussi  Bram Stocker et son Dracula ou encore Oscar Wilde et Le Portrait de Dorian Gray. On y entrevoit aussi Edgar Allan Poe mais aussi le docteur Jekyll et son  double M. Hyde. 

Et puis la poésie, l’onirisme sont toujours présent dans les livre de Nicolas Lebel. Les mythes, les légendes aussi. Cette fois c’est vers la Roumanie qu’ils vont nous transporter avec la figure de Vlad l’empaleur et de toutes ses représentations contemporaines.

Bref vous l’aurez compris je me suis régaler à la lecture de ce titre de Nicolas Lebel.

Surtout que notre auteur sait distiller à merveille des petites touches d’humour bienvenues au milieu de toute cette tension. Et croyez moi, vous aussi vous allez vouloir tenter les sélections pour « Question pour un champion. » Mais quelle trouvaille mister Niko….Je ne vous en dis que ça, je ne vous en dis pas plus….

Une lecture enthousiaste comme lorsque je j’avais découvert il y a une petite quinzaine d’année  Les ogres du Gange de Philippe Cavalier , le premier volume de la tétralogie Le siècle des chimères.

Dans la brume écarlate est un roman brillant,  intense , flamboyant un grand roman

Dans la brume écarlate est de ces titres qui vous mettent du baume au cœur et qui vous redonne goût à la lecture. Merci pour cela aussi Nicolas.

 

Extraits :
« Aujourd’hui on percevait encore le célibat d’une femme comme la dernière des tares, et chacun de ses proches s’ingéniait à proposer untel, l’ami d’amis, souvent Prince des Tocards ou Archiduc des Blaireaux, parce que à leurs yeux il valait mieux qu’une femme fût mal accompagnée que seule. Il en allait ainsi depuis la nuit des temps : la femme seule ne savait pas se tenir. »
« – Tout ça parce que vous prenez la tangente ? Vous laissez les potos clapoter dans la mistoufle ? La mistoufle ? répéta Matiblout , cueilli . La mistoufle ! Parce qu’on va se dorer la lune dans les sphères . Mais enfin capitaine… Y’a pas de  » capitaine « , patron ! La demande de bornage ! Ca fait deux plombes qu’on l’attend ! Et l’autre jean-foutre de Dubois qui a de la pisse de chat dans les veines et qui tricote des pincettes dès qu’il a une responsabilité ! Les  » pincettes  » ? Mais…et c’est pas avec les quiches qu’on a ici , les Truffeau et consort,qu’on va relever le niveau ! A croire qu’on regroupé tous les décébrés de la police nationale dans le même zoo ! »

 

 

Dans la toile de Vincent Hauuy


Le livre Dans la toile de Vincent Hauuy. Paru le 2 mai 2019 aux Editions Hugo Thriller. 19€95. (352 pages) ; 14 x 21cm

4ème de couverture :

Isabel Gros est une miraculée. Seule survivante d’une fusillade, elle a passé deux semaines dans le coma. Contrainte d’abandonner sa carrière de critique l’art et ne supportant plus la vie citadine, elle quitte Paris avec son mari, pour s’installer dans leur nouveau chalet, au cœur des Vosges. Souffrant de graves séquelles, Isabel pense se reconstruire grâce à la peinture. Mais le malaise qu’elle ressent dès son arrivée va rapidement se transformer en terreur.

 

 

 

L’auteur : Vincent Hauuy vit au Portugal avec sa famille. Concepteur de jeux vidéo, il aime créer des puzzles, tisser des intrigues et donner vie à des personnages. Son premier livre, Le tricycle rouge, a remporté le pris VSD-RTL du meilleur thriller français 2017, présidé par Michel Bussi (plus de 122 000 exemplaires vendus toutes éditions confondues). La sortie de Dans la toile coïncidera avec celle de son deuxième thriller, Le brasier, au Livre de poche.
Extrait :
«  J’ai toujours vécu en me préparant au pire. Pour moi, se réveiller chaque matin revenait à glisser une balle dans le barillet du destin et passer sa journée à jouer à la roulette russe. « 

 

 L’accroche de Miss Aline :

Dans la toile de Vincent Hauuy

 

Isabel annonce à son psychiatre qu’elle déménage. Elle a besoin de reprendre le contrôle de sa vie loin de Paris. Oublier la fusillade dont elle est la seule rescapée. Franck, son époux, a trouvé un chalet dans les Vosges. Elle va pouvoir reprendre la peinture, se recentrer sur elle, loin de l’agitation de la capitale.

Plainfaing, pourquoi ce chalet isolé ? Enfin pas tout à fait puisqu’il y a une maison d’architecte dont les habitants sont d’une discrétion !

Plainfaing, une forêt de sapins, un chien qui rode. Qui sont ses maitres ?

Plainfaing, des angoisses qui surgissent, des faits qui perturbent, des souvenirs qui resurgissent.

Plainfaing, est-ce une si bonne idée pour reprendre goût à la vie, tourner la page ?

 

Dans la toile thriller psychologique où la narration se fait à la première personne et où le questionnement est constant. Pourquoi Franck a-t-il choisi cet endroit ? A-t-il avoir avec les frayeurs de sa femme ? Elle semble parfois stone, y est-il pour quelque chose ? Que fait ce chien dans les parages ? Il semble n’être relié à rien ni à personne dans cette histoire.

L’auteur cherche-t-il à nous perdre dans ce huis-clos oppressant ? Comme Isabel on ne va pas pourvoir fuir. L’auteur nous oblige à le suivre et vivre les frayeurs, les doutes d’Isabel. Avec elle, Vincent Hauuy, va nous mener au combat des démons qui rodent à chaque page.

L’intrigue est complexe et menée avec brio. L’auteur est aux commandes indéniablement. Vincent Hauuy a l’art et la manière de te transporter, te bousculer, te ramener là où il veut. Les fils s’emmêlent et se démêlent pas toujours comme je le voudrais. J’entrevoie une fin qui ne sera absolument pas celle que l’auteur me réserve.

Impossible d’en dire plus afin de laisser ce roman vous prendre et vous perdre dans sa toile.

Dans la toile ne se lit pas, ne se raconte pas. C’est un récit qui se vit.

Merci aux Editions Hugo thriller pour ce SP prenant. Merci à Vincent Hauuy de me démontrer que l’on peut encore être surprise par une intrigue, par une écriture.

Rencontre dédicace : Isabelle Bourdial


Rencontre dédicace : Isabelle Bourdial

le 08 juin de 15h à 18h

 

Le 8 juin prochain Florence notre  apprentie flingueuse recevra à la médiathèque d’Osny, une autre flingueuses en la personne d’Isabelle Bourdial

 

Si vous ne connaissez pas encore Isabelle c’est le moment d’aller à sa rencontre.

Vous pourrez lui poser toutes vos questions en quasi tête à tête et/ou en petit groupe de 4-5 lecteurs.

Bref un instant privilégié parfait pour les confidences.

Alors ne loupez pas ce rendez-vous, foi de porte flingue.

 

Isabelle Bourdial

Journaliste scientifique et auteure osnyssoise, Isabelle Bourdial a notamment été rédactrice en chef des Cahiers de Sciences & Vie et a travaillé pour plusieurs maisons de production (E=M6, entre autres). Passionnée de polars, elle est à l’origine de Polar’Osny, LE festival de littérature policière dont la deuxième édition se déroulera en novembre prochain. Après un premier roman en 2016, Chasseurs d’esprit (éditions Lajouanie), Isabelle Bourdial vient à la MéMO vous présenter Sale temps pour les grenouilles, son deuxième ouvrage publié aux éditions du Loir.

Rencontre dédicace : Isabelle Bourdial

C’est le 8 juin prochain à la MéMO
2 place des Impressionnistes
01 30 30 86 73

 Retrouvez les avis de Florence et de Ge ci dessous

Chasseurs d’esprit (éditions Lajouanie)

Sale temps pour les grenouilles (Editions du Loir)

 

De bonnes raisons de mourir de Morgan Audic


Le livre : De bonnes raisons de mourir de Morgan Audic. Paru le 2 mai 2019 aux Editions Albien Michel dans la collection Thrillers. 21€90 ; (420 p.) ; 23 x 16 cm

4e de couv :

De bonnes raisons de mourir

Un cadavre atrocement mutilé suspendu à la façade d’un bâtiment.

Une ancienne ville soviétique envoûtante et terrifiante.

Deux enquêteurs, aux motivations divergentes, face à un tueur fou qui signe ses crimes d’une hirondelle empaillée.

Et l’ombre d’un double meurtre perpétré en 1986, la nuit où la centrale de Tchernobyl a explosé…

Morgan Audic signe un thriller époustouflant dans une Ukraine disloquée où se mêlent conflits armés, effondrement économique et revendications écologiques.

 

L’auteur : Morgan Audic est né à Saint-Malo le 30 janvier 1980 et a grandi à Cancale. Il vit depuis plus de dix ans à Rennes, où il enseigne l’histoire et la géographie en lycée.
Il est l’auteur de « Trop de morts au pays des merveilles« , un thriller publié en 2016.

 

 

 

 

Extrait :
Grincements métalliques, respirations sifflantes.
Il s’éveilla dans une pénombre inquiétante, traversée de flashs vert et bleu chaque fois qu’il clignait les paupières. L’air était lourd, saturé d’une puanteur âcre de corps mal lavés mêlée à des d’odeurs d’antiseptique et d’alcool fort.
Où je suis ?
Ses yeux s’habituèrent à la faible luminosité de la pièce et il aperçut une rangée de lits plaqués contre le mur en face de lui. Ils étaient occupés par des êtres informes et gémissants qui remuaient lentement leurs membres comme des scarabées à demi écrasés agitent leurs pattes avant de s’éteindre.
Bouge !
Une pulsion au fond de son crâne lui criait de fuir. Il essaya de se redresser, mais ses poignets et ses chevilles refusèrent de se décoller du matelas. Avec horreur, il réalisa qu’ils étaient attachés au cadre du lit par des sangles. Il tira de toutes ses forces pour arracher ses liens, mais l’effort lui fit tourner la tête au point qu’il crut s’évanouir. Désorienté, le corps baigné d’une sueur froide et grasse, il tenta de se rappeler comment il était arrivé ici.

 

Le post-it de Ge

De bonnes raisons de mourir – Morgan Audic

Un cadavre mutilé est découvert à Pripiat, ville près de Tchernobyl. Le commandant Melnyk, policier ukrainien animé par le sens du devoir, est chargé d’enquêter tandis qu’Alexandre Rybalko, policier russe a été engagé par le père de la victime pour retrouver l’assassin et le tuer. Leurs investigations se croisent et les conduisent sur la trace d’un double homicide commis la nuit du 26 avril 1986.

J’ai adoré ce bouquin, j’avais déjà beaucoup aimé le premier roman de Morgan Audic Trop de morts au pays des merveilles, qui avait été un de mes coup de coeur 2016.
Mais là quel coup de maître, Morgan Audic nous offre un roman policier parfait. A la fois roman noir, roman d’espionnage, cold case est un formidable thriller. De bonnes raisons de mourir, est la révélation de ce premier semestre 2019.

Je vous le disais, tout y est.
L’intensité de l’intrigue, le charisme des personnages, la véracité des thèmes exploités.
C’est parfait et parfaitement dosé. C’est formidablement maîtrisé. L’écologie, géopolitique, les enjeux économiques rien ne manque. Sans oublier cette guerre larvée au cœur de notre bonne vieille Europe.
Bien mieux qu’un bon documentaire sur ses sujets, ce titres se lit avec un tel plaisir, une telle intensité qu’on ne peut le lâcher
L’écriture et le style de notre auteur en font un magnifique thriller qu’on lit d’une traite malgré ces 420 pages.

C’est très cinématographie, ça s’imprime sur votre rétine et ça reste gravé dans votre cerveau.
Un putain de bouquin, un page turner certes mais qui restera longtemps dans nos esprits.

Surtout ne passez pas à coté.

Vous ne le regrettez pas, foi de porte flingue.

Rencontre Jean-Christophe Portes


Rencontre Jean-Christophe Portes

Le 6 Avril à la MéMO D’Osny

Par Maud, aidée de Florence et d’Isabelle

Florence Labbe recevait Jean-Christophe Portes, l’occasion d’échanger avec l’auteur et des lecteurs sur l’ensemble de ses œuvres.

   

J’ai demandé à Florence, pourquoi avait-elle choisit cet auteur ?

A toi Florence :  Pour faire connaître un auteur local, permettre à des lecteurs qui ne connaissent pas, de découvrir le genre policier historique, promouvoir son dernier roman.

Nos lecteurs n’ont pas trop la pratique des salons, et organiser ces rencontres, c’est aussi inciter , préparer les usagers à rejoindre Polar’osny.

Et puis j’ai beaucoup aimé son documentaire, et son dernier roman. C’est aussi un auteur adorable, assez timide au départ mais très disponible.

Sur 5 rencontres, deux auteurs de romans policiers Didier Fossey, Eric Dupuis, ensuite Jean-Christophe Portes, après un univers plus féminin, avec Frédérique-Sophie Braize, qui fait beaucoup de recherche en amont de ses romans (le radium et ses dégâts dans sœurs de lait, une fille mère sans le sous fin du 19e avec des siamoises, pour lily sans logis. Et Isa et ses grenouilles le 8 juin.

(Ndlr : Isa, c’est Isabelle Bourdial avec son livre Sale temps pour les grenouilles)

Pour ma part, je suis venue car j’ai découvert l’auteur à travers son personnage de Victor dans sa série historique et je souhaitais en savoir plus sur ses autres livres. Et j’en appris beaucoup, je me suis laissée tenter et j’ai craqué en prenant tous ceux qui me manquait. Il parle de son écriture avec passion, nous explique ses choix et forcément on se laisse happer par ses récits.

Sur place, ravie d’avoir croisé Lolo Brodeuse, lectrice passionnée avec qui j’ai beaucoup échangé. Mais aussi une auteur, flingueuse Isabelle Bourdial, à qui je me suis permise également de demander pourquoi elle était venue et son ressenti sur cet moment de partage.

Isabelle c’est à toi : voilà ce que je peux te dire à propos de la rencontre-dédicace de Jean-Christophe Portes à la MéMO.

Jean-Christophe est un des auteurs les plus prolifiques que je connais. Son oeuvre est particulièrement diversifiée. On le doit à son insatiable curiosité et à son envie de partager, des qualités mises à profit et développées par ses activités de journaliste.

En janvier 2018, lors de l’inauguration de Polar’Osny, il rencontre le colonel Touron, qui dirige l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale. D’une discussion impromptue nait l’idée d’un livre sur les scientifiques qui y travaillent. Les experts du crime verra le jour à peine quelques mois plus tard.

La série historique autour des aventures de Victor Dauterive, gendarme sous la Révolution française, s’enrichit d’année en année, et compte pas moins de 4 titres.

Jean-Christophe a également signé un livre témoignage du Dr Colette Brull-Ulmann, publié comme les autres aux éditions City.

Et voilà que sort un nouveau roman, Minuit dans le jardin du manoir, présenté comme un polar classique.

Autre nouveauté, il est publié cette fois aux célèbres éditions du Masque.

Forcément, j’ai voulu en savoir plus sur ce titre, sa genèse, les circonstances de sa sortie. J’étais poussée à la fois par mon envie de lectrice de découvrir ce roman au titre évocateur (l’histoire commence avant même d’ouvrir le livre !) et ma curiosité d’auteure.

Qu’est-ce qui avait bien pu pousser Jean-Christophe Portes à délaisser pour un temps le roman historique ?

Pourquoi ce changement d’éditeur ?

Et voilà comment j’ai atterri à la MéMO ce samedi 6 avril. Comme à son habitude, Jean-Christophe était serein, prenait le temps de répondre à chaque personne. Lorsque mon tour est venu, j’ai enfin eu les réponses à mes questions.

Minuit a été écrit après le premier tome de Victor Dauterive.

Le romancier ne pensait pas que son gendarme remporterait un tel succès et s’était essayé au polar contemporain.

Ce n’est que récemment qu’il a envoyé le manuscrit aux éditions du Masque qui a immédiatement voulu le publier.

Il me reste à pousser la barrière et à pénétrer, au beau milieu de la nuit, dans ce mystérieux jardin.

Voilà de nouveau un excellent moment, le temps a filé à une vitesse vertigineuse !!! Je remercie Florence pour son accueil et les dragibus !!! Je reviendrai c’est sûre !!!

Le livre : Sale temps pour les grenouilles, Attention, Burn-out ! d’Isabelle Bourdial.


Le livre : Sale temps pour les grenouilles, Attention, Burn-out ! d’Isabelle Bourdial. Paru le 25 mars 2019 aux Editions du Loir, 16 €90. (264 p.), 21 x 14cm

4e couv :

Je m’appelle Hadrien Lapousterle et je dirige le département Histoire et Civilisations aux éditions Galvani. De l’avis général, je suis un type posé et pacifique.

Pourtant il n’a fallu que quatre mois pour faire de moi un tueur.

Ma cible, c’est mon chef, Grégoire Delahousse. Il vient d’être nommé à la tête du pôle Arts et Savoirs. un harceleur, un costkiller, …

Cerise sur le gâteau, c‘est le parfait sosie du Dr. House, et il est aussi toxique pour son entourage que son modèle cathodique. Au bout de quelques mois, le service entier est en burn-out. Pas le choix ! Je dois me débarrasser de ce boss machiavélique. Souhaitez-lui bonne chance …

Une comédie noire contre le harcèlement au travail et le burn-out, un hommage aux séries télévisées et à la culture populaire.

L’auteure : Isabelle Bourdial a été chef des informations au Magazine science et Vie, puis rédactrice en chef des Cahiers de Science et Vie jusqu’en 2017. Elle a également publié une vingtaine  de documentaires (éditions Nathan, Atlas, Gallimard, Flammarion, Larousse, et.). En 2016, elle signe Chasseurs d’Esprit aux Editions Lajouanie, un roman policier qui s’appuie sur les dernières recherches en neurosciences. En 2018, avec la Mémo, Médiathèque municipale de la Ville d’Osny, elle lance Polar’Osny, festival de la littérature policière de la ville d’Osny, dans le Val d’Oise. Elle poursuit en parallèle ses activités de journaliste en free-lance et anime des ateliers d’écriture. Isabelle Bourdial fait également partie du Blog Collectif Polar : Chronique de Nuit où elle officie en tant que légiste 🙂 .
Extrait :
Durant cette période, il m’arrivait de croiser Raphaëlle dans l’open space. Elle portait toujours des tas de catalogues d’ameublement sous le bras. Cette fille se ternissait de jour en jour, je n’aurais pas été  surpris qu’elle se dissolve un beau matin dans l’air ambiant. Ce fut pire lorsque Delahousse vint la voir dans l’open space, jeta une liasse de feuillets biffés sur son bureau et lui lâcha devant tout le monde :
– Raphaëlle, on va essayer autre chose. Qu’est-ce que tu penses de l’aromathérapie ?
– ???
– C’est un domaine en plein essor. La médecine s’y intéresse de près, tu sais ? L’aromathérapie, c’est à la fois de la botanique et de la chimie. On obtient, grâce à elle, des résultats étonnants. Elle peut transformer nos émotions, modifier notre humeur, nous toucher de l’intérieur … comme l’art, en somme !
Cette fois, la comparaison hasardeuse ne fit pas rire Raphaëlle. Son sens de l‘humour avait du plomb dans l’aile. De toute façon, l’autre ne plaisantait pas. Elle hocha la tête et attendit la suite.
– Donc tu laisses tomber la décoration d’intérieur et à la place, tu m’écris 100 pages sur l’aromathérapie. Allez, ACTION ! dit-il d’une voix forte en insistant sur le dernier mot.
Il tourna les talons, repartit aussi brusquement qu’il était apparu. Elle se mit au travail sans piper mot. Et s’étiola un peu plus au fil des jours.
Dans notre pôle, une autre personne était en souffrance, pour des raisons différentes. Magali nous avait appris que son mari était atteint d’une leucémie. Son état avait nécessité une greffe de moelle. Il devait passer plusieurs mois en chambre stérile à La Pitié-Salpêtrière. Magali ne s’était pas arrêtée de travailler mais passait le voir à l’hôpital matin et soir. Cette nouvelle nous avait bouleversés. Notre collègue faisait preuve d’un grand courage. Elle nous avait demandé de ne pas aborder le sujet. Et nous la soutenions d’un sourire, d’une attention, en respectant sa pudeur.
Un soir j’étais allé récupérer une impression dans le local de l’imprimante et étalai mes épreuves sur un meuble bas, juste à côté du bureau de Grégoire. La porte en était restée ouverte. J’entendis distinctement sa voix, pleine de sollicitude, et celle, presque étouffée, de Magali.
– Je t’avais bien demandé d’archiver les contrats auteurs de plus de cinq ans, n’est-ce pas ? Pourquoi tu ne l’as pas fait ? Ce n’est pas une critique, hein ? C’est juste pour savoir. -voix bienveillante-
– Tu m’avais dit que ce n’était pas urgent. Grégoire. Qu’il fallait d’abord revoir tout le classement des CDD venus en renfort, ce que j’ai fait.
– Certes, mais pourquoi n’as-tu pas archivé ces contrats après ? -voix “je veux juste comprendre, rassure-toi”-
– Je n’en ai pas encore eu le temps, bredouilla Magali.
– Explique-moi pourquoi, si tu veux bien -voix “aie confiansss, je sssuis là”-
– Parce que dans la journée, j’ai trop de tâches à gérer. Je n’aurais pu le faire qu’en dehors de mes heures de bureau. Et tu sais bien que je ne peux pas rester trop tard. Je dois passer voir Louis à l’hôpital.
– Aaaahh, fit le monstre. On tient le coupable ! -Voix triomphante et cinglante-

Chronique d’une flingueuse : les petits mots de Flo

Le livre : Sale temps pour les grenouilles, Attention, Burn-out ! d’Isabelle Bourdial.

Il est souvent difficile d’être objectif lorsque l’on doit prononcer son avis, rédiger une chronique à propos d’un roman écrit par quelqu’un que l’on connaît, que l’on considère comme un ou une ami(e). Mais là, pour le coup, je me sens très à l’aise pour exprimer l’attachement que j’ai pour ce roman d’Isabelle Bourdial, autant pour les sujets (le harcèlement et l’épuisement professionnels, la manipulation, la déstabilisation).

J’ai eu la chance, le privilège de lire ce roman il y a plus d’un an maintenant et il avait été d’emblée un coup de coeur pour moi. Je l’ai redécouvert dernièrement dans sa version définitive et éditée et je l’ai à nouveau savouré !

Sale temps pour les grenouilles nous emmène à la découverte du milieu de l’édition, de ses différents métiers et divisions. Les éditions Galvani ont récemment nommé un nouveau directeur, Grégoire Delahousse pour leur pôle Arts et Savoirs où travaille Hadrien Lapousterle, Responsable du département Histoire et Civilisations. Parce que les résultats financiers du Pôle ne sont pas satisfaisants, une réorganisation avec des changements radicaux de cap éditorial est imposée à Hadrien et ses collègues : Pierre-Louis, Slim, Raphaëlle, Marc et Kumi. Tous vont être contraints à quitter leurs domaines de compétences, devoir se transformer en auteurs de documentaires tournés non plus vers des savoirs mais des savoirs-faire.

Leur environnement de travail va lui aussi connaître de sérieux bouleversements : réduction de la superficie des bureaux, mise en place d’open spaces concentrant en un lieu ouvert tous les employés d’un même pôle, etc.

Très rapidement, l’ambiance de travail va se détériorer, la pression augmenter, le surmenage et les premiers arrêts maladie survenir.

Pour ne pas gâcher l’intérêt de la lecture, je n’en dirai pas plus sur l’histoire concoctée par Isabelle Bourdial et les tourments que vont vivre nos 6 éditeurs.

Sachez toutefois que d’une plume alerte, affûtée, oscillant entre sérieux et humour, dans un équilibre littéraire parfait et jubilatoire, l’auteure nous parle de la maltraitance au travail, de la facilité avec laquelle un individu, une direction peut détruire, broyer un individu au travail. Il est en effet bien plus facile de provoquer l’échec que d’accompagner à la réussite professionnelle.

Grâce à l’humour, j’ai pu lire jusqu’au bout ce roman incroyable et courageux, car vous l’aurez compris, Isabelle Bourdial témoigne de ce qu’elle a connu, mais sans aigreur, sans haine car on ne gagne jamais en utilisant les armes de ses bourreaux.

Si comme moi, vous avez ou êtes une grenouille que l’on a placée dans une casserole, vous trouverez dans ce livre un panel de recettes pour vous en échapper ! Et si par bonheur, le burn-out et le harcèlement au travail vous sont inconnus, vous apprendrez à les identifier pour mieux vous en prémunir.

En conclusion, osez ce roman, offrez-le autour de vous car sous sa couverture colorée se trouve une comédie noire, caustique et une vraie pépite !

Kawa Littéraire # 8


 

KAWA littéraire du 17/05/18

17 lecteurs présents

Sophie Maurer (l’auteure en résidence à la bibliothèque Parmentier), a ponctué notre « club littéraire » par des lectures d’extraits de textes choisis en amont par les lecteurs.

 

BIBLIOGRAPHIE

Monique :

Marie Richeux/ Climat de France

Climats de France

Richeux, Marie

Wespieser éditeur

En 2009, sur les hauteurs de Bab el-Oued, Marie est subjuguée par la cité construite par l’architecte Fernand Pouillon entre 1954 et 1957. Saisie par la nécessité de comprendre l’émotion qui l’étreint, elle se replonge dans son passé. Une succession de récits qui s’entrelacent comme autant de fragments d’une même histoire dont l’auteure traque le motif entre l’Algérie et la France. Premier roman.

Jean-Baptiste Andrea/ Ma reine

 

Lioudmila Oulitskaia/ Médeé et ses enfants

Médée, calme et lumineuse, un centre mystérieux autour duquel gravite une immense famille, des gens ballottés de-ci de-là, aux destins parfois tragiques. Contrairement à sa célèbre homonyme, Médée Mendès est une porteuse de vie, qui soutient, réconforte et pardonne.

 

 

 

 

 

 

 

 

Lioudmila Oulitskaia/ De joyeuses funérailles

«Il faisait une chaleur torride, cent pour cent d’humidité. On aurait dit que l’énorme ville tout entière, avec ses immeubles inhumains, ses parcs magnifiques, ses gens et ses chiens multicolores, était parvenue à la limite de la phase solide – encore un peu, et les êtres à demi liquéfiés allaient se mettre à flotter dans l’air transformé en bouillon.»

C’est dans son loft d’artiste à Manhattan, dans une ville écrasée de chaleur, qu’Alik, peintre juif russe émigré, va mourir. Et il n’est pas de mort annoncée qui ne soit aussi drôle et, paradoxalement, un tel hymne à la vie que celle d’Alik. Entouré de sa femme Nina et de ses anciennes maîtresses, l’agonisant souhaite que la fête continue, alors que Nina ne pense qu’à sauver son âme. Un prêtre orthodoxe et un rabbin vont ainsi se succéder au chevet du mourant, et leur rencontre est le point d’orgue, d’une drôlerie irrésistible, de ces funérailles pas tout à fait ordinaires. Dans un vrai tour de force romanesque, Oulitskaïa nous prouve ainsi que les interrogations métaphysiques sur la mort et l’appartenance religieuse ne sont pas, en littérature, incompatibles avec l’humour.

Quatrième ouvrage de Ludmila Oulitskaïa traduit en français, De joyeuses funérailles renoue avec la veine de Sonietchka (Prix Médicis Etranger 1996). De Ludmila Oulitskaïa, les Editions Gallimard ont également publié un recueil de nouvelles, Les pauvres parents (1993), et le roman Médée et ses enfants (1998). L’auteur vit à Moscou.

 

Jean-Michel Guenassia/ Le club des incorrigibles optimistes

Michel Marini avait douze ans en 1959. C’était l’époque du rock’n’roll et de la guerre d’Algérie. Lui, il était photographe amateur, lecteur compulsif et joueur de baby-foot au Balto de Denfert-Rochereau. Dans l’arrière-salle du bistrot, il a rencontré Igor, Léonid, Sacha, Imré et les autres. Ces hommes avaient passé le Rideau de Fer pour sauver leur peau. Ils avaient abandonné leurs amours, leur famille, trahi leurs idéaux et tout ce qu’ils étaient. Ils s’étaient retrouvés à Paris dans ce club d’échecs d’arrière-salle que fréquentaient aussi Kessel et Sartre. Et ils étaient liés par un terrible secret que Michel finirait par découvrir. Cette rencontre bouleversa définitivement la vie du jeune garçon. Parce qu’ils étaient tous d’incorrigibles optimistes.

 

 

 

 

Anne-Marie :

Tanguy Viel/ Article 353 du code pénal

Pour avoir jeté à la mer le promoteur immobilier Antoine Lazenec, Martial Kermeur vient d’être arrêté par la police. Au juge devant lequel il a été déféré, il retrace le cours des événements qui l’ont mené là : son divorce, la garde de son fils Erwan, son licenciement et puis surtout, les miroitants projets de Lazenec.

Article 353 du code pénal, septième roman de Tanguy Viel, est porté par la très belle voix de cet homme floué, quinquagénaire comme vieilli avant l’heure par le poids des infortunes et des échecs. Un homme las dont les mots s’emploient à construire la pensée, à tenter de comprendre l’agencement fatal des circonstances qui l’ont mené au meurtre. Des mots, des phrases par lesquels il cherche désespérément à tracer, dans l’espace sonore du bureau du juge, pour lui-même autant que pour le magistrat, « la ligne droite des faits ». […]

De multiples passerelles relient Article 353 du code pénal aux précédents opus de Tanguy Viel. Ce n’est pas dire que l’écrivain se répète. Au contraire, il bouge, il change, il se déploie. Dans un même mouvement, il approfondit sa méditation sur le choix moral, la responsabilité individuelle, le destin, et précise son geste romanesque en prenant ses distances avec les codes des littératures (et du cinéma) de genre dont il a naguère beaucoup usé. Délaissant quelque peu l’ironie au profit d’un réalisme virtuose et d’un humanisme pleinement assumé, il s’appuie sur ses personnages pour irriguer son roman d’une réflexion toute métaphysique sur le mal en l’homme.

-Lecture d’un extrait par Sophie Maurer
Extrait :
Toute cette histoire, a repris le juge, c’est d’abord la vôtre. 
Oui. Bien sûr. La mienne. Mais alors laissez-moi la raconter comme je veux, qu’elle soit comme une rivière sauvage qui sort quelquefois de son lit, parce que je n’ai pas comme vous l’attirail du savoir ni des lois, et parce qu’en la racontant à ma manière, je ne sais pas, ça me fait quelque chose de doux au cœur, comme si je flottais ou quelque chose comme ça, peut-être comme si rien n’était jamais arrivé ou même, ou surtout, comme si là, tant que je parle, tant que je n’ai pas fini de parler, alors oui, voilà, ici même devant vous il ne peut rien m’arriver, comme si pour la première fois je suspendais la cascade de catastrophes qui a l’air de m’être tombée dessus sans relâche, comme des dominos que j’aurais installés moi-même patiemment pendant des années, et qui s’affaisseraient les uns sur les autres sans crier gare.

Camille :

Depardieu/ Lettres volées

Depardieu/ Lettres volées

«J’ai eu la chance de ne pas avoir de « famille », d’avoir seulement une Lilette sauvage et un Dédé apache. Ils n’ont pas phantasmé sur moi. Je n’ai pas été programmé, déterminé. Julie et Guillaume, mes enfants, j’essaie, Dieu sait que parfois c’est dur, de ne jamais toucher à leurs rêves, j’essaie seulement de les aimer… »

Lettres volées de Gérard Depardieu, vingt-cinq textes pour autant de visages aimés, d’aventures fracassées, ou d’amitiés indestructibles.

Lettres volées, des confessions, des aveux, des secrets. Des mots tendres et des mots durs, des mots qui comptent double. Un livre qui va droit au coeur.

 

 

-Lecture d’une lettre adressée à François Truffaut, et une autre adressée à Barbara, par Sophie Maurer
Extraits : lettre à Barbara
Tu te rends compte  » si c’est pas sûr , c’est quand même peut être » Avec un truc pareil on peut continuer à marcher longtemps . C’est ta voix qui rythmait mes fugues, je marchais comme un forcené avec tes chansons dans ma tête. (…)
Tout à l’heure, au téléphone, j’ai deviné
ta voix trembler. 
Tu as souvent peur qu’elles s’évanouisse comme dans ces contes. 
où une fée capricieuse vous prête un don provisoire et fragile. 
Et parfois, c’est vrai qu’elle fout le camp, que tu ne peux plus chanter. 
Tu cesses d’être en harmonie.  (…)
Toi que j’ai souvent cherché
A travers d’autres regards
Et si l’on s’était trouvé 
Et qu’il ne soit pas trop tard
Pour le temps qu’il me reste à vivre
Stopperais-tu ta vie ivre
Pour venir vivre avec moi
Sur ton île aux mimosas.

Emma Healey/ L’oubli

Un thriller inoubliable.
Elizabeth a disparu. Maud ne cesse de retrouver des bouts de papier dans ses poches, avec ce simple message. Elizabeth a disparu. Le plus troublant : c’est sa propre écriture. Mais elle ne se souvient pas avoir écrit ces mots. Maud ne se souvient d’ailleurs plus de grand-chose ces derniers temps. Elle ne se souvient plus de l’heure, ni si elle a mangé ni si sa fille est venue la voir. Ce qu’elle sait, en revanche, c’est qu’elle n’a pas vu sa vieille amie Elizabeth depuis longtemps. Trop longtemps. Lorsqu’elle tente d’alerter ses proches, elle a droit à des sourires indulgents, personne ne la prend au sérieux, elle est septuagénaire et on la traite comme une enfant de 4 ans. Malgré tout, Maud est de plus en plus persuadée que quelque chose est arrivé à Elizabeth. De la même façon que quelque chose est arrivé, cinquante ans plus tôt, à sa propre sœur aînée, Sakey, dont la disparition ne fut jamais élucidée. Maud ferait-elle un transfert inconscient ? Confondrait-elle le passé et le présent ? Mais n’y a-t-il pas tout autant de mystères autour d’elle aujourd’hui qu’à l’époque ? Maud va bientôt devoir remettre en question ses rares certitudes afin de faire la vérité sur son passé… et sur son présent.

Avec ce roman phénomène faisant preuve d’un incroyable suspense psychologique, Emma Healey nous transporte littéralement dans l’esprit de Maud, atteinte de la maladie d’Alzheimer, avec une empathie et une justesse peu communes. Tout comme son inoubliable héroïne, le lecteur sera confronté, dans ce thriller irrésistible, à une perte totale de repères pour tenter de reconstituer un puzzle aussi captivant que complexe.

Edgar Hilsenrath/ Le nazi et le barbier

1933. Max, le fils bâtard de la pute Minna Schulz, s’enrôle dans les SS à l’arrivée d’Hitler au pouvoir.

Affecté dans un camp d’extermination, où disparaissent son meilleur ami (juif) et toute sa famille, il décide à la fin de la guerre de se faire passer pour juif… et endosse l’identité de son ami assassiné. Max Schulz, devenu Itzig Finkelstein, épouse la cause juive, traverse l’Europe et rejoint la Palestine, où il devient barbier et sioniste fanatique.

Le Nazi et le Barbier fut, trente ans avant Les Bienveillantes, le premier roman sur l’Holocauste écrit du point de vue du bourreau. L’humour (noir) en plus.

 

Edgar Hilsenrath/ Nuit

 

1941. C’est la nuit permanente sur le ghetto de Prokov. Au fil des jours, égaré dans un décor apocalyptique, Ranek lutte pour sa survie.

Réduits à des ombres, comme s’ils n’avaient plus ni âme ni corps, les personnages baignent dans le brouillard. Pourtant, les scènes d’amour hâtives, de solidarité ou de naissances au milieu du ghetto montrent que, même plongée dans l’horreur, l’humanité s’accroche.

Grande fresque de la cruauté et du grotesque, Nuit est le point de départ de l’oeuvre d’Hilsenrath. Resté occulté en Allemagne près de vingt ans, il est aujourd’hui considéré comme son chef d’oeuvre.

 

 

Patrick Deville/ Taba-Taba

Taba-Taba

Le roman commence à Mindin, en face de Saint-Nazaire, au début des années 1960, dans un lazaret devenu hôpital psychiatrique : un enfant boiteux, dont le père est administrateur du lieu, se lie d’amitié avec un des internés, un ancien de la marine qui, se balançant d’arrière en avant, répète sans cesse la même formule énigmatique : Taba-Taba. À partir de là, Patrick Deville déroule le long ruban de l’Histoire, en variant le microscope et le macroscope. Car la France, ce n’est pas seulement l’Hexagone : le narrateur se promène autour de la planète pour rappeler l’épopée coloniale avec ses désastres mais aussi ses entreprises audacieuses (canal de Suez, de Panamá).

Cette grande fresque romanesque va de Napoléon III aux attentats qui ont ensanglanté récemment le pays, en passant par la Grande Guerre et ses tranchées, puis par le Front populaire, la Débâcle, l’Occupation, la Résistance, le Vercors, la Libération.

Patrick Deville/ Peste et choléra

Peste & choléra

Parmi les jeunes chercheurs qui ont constitué la première équipe de l’Institut Pasteur créé en 1887, Alexandre Yersin aura mené l’existence la plus mouvementée. « Ce n’est pas une vie que de ne pas bouger », écrit-il. Très vite il part en Asie, se fait marin, puis explorateur. Découvreur à Hong Kong, en 1894, du bacille de la peste, il s’installe en Indochine, à Nha Trang, loin du brouhaha des guerres, et multiplie les observations scientifiques, développe la culture de l’hévéa et de l’arbre à quinquina. Il meurt en 1943 pendant l’occupation japonaise.

Pour raconter cette formidable aventure scientifique et humaine, Patrick Deville a suivi les traces de Yersin autour du monde, et s’est nourri des correspondances et documents déposés aux archives des Instituts Pasteur.

 

Michèle :

Camille Laurens/ La petite danseuse de 14 ans

La petite danseuse de quatorze ans

« Elle est célèbre dans le monde entier mais combien connaissent son nom ? On peut admirer sa silhouette à Washington, Paris, Londres, New York, Dresde ou Copenhague, mais où est sa tombe ? On ne sait que son âge, quatorze ans, et le travail qu’elle faisait, car c’était déjà un travail, à cet âge où nos enfants vont à l’école. Dans les années 1880, elle dansait comme petit rat à l’Opéra de Paris, et ce qui fait souvent rêver nos petites filles n’était pas un rêve pour elle, pas l’âge heureux de notre jeunesse. Elle a été renvoyée après quelques années de labeur, le directeur en a eu assez de ses absences à répétition. C’est quelle avait un autre métier, et même deux, parce que les quelques sous gagnés à l’Opéra ne suffisaient pas à la nourrir, elle ni sa famille. Elle était modèle, elle posait pour des peintres ou des sculpteurs. Parmi eux il y avait Edgar Degas. »
Camille Laurens

A 14 ans, Marie Geneviève Van Goethem, danseuse de l’Opéra, fut le modèle de la célèbre sculpture d’E. Degas, une oeuvre décriée lors de sa présentation au Salon des Indépendants car le public la jugea laide et repoussante. L’auteure revient sur la vie difficile de l’adolescente contrainte de travailler, ce qui lui coûta sa place, ainsi que sur la réception de la statue et ses diverses fortunes.

Sarah :

Karen Blixen/ Les voies de la vengeance

Lucan Bellenden et Zozine Tabbernor, deux jeunes Anglaises, se retrouvent toutes deux dans la misère et sont adoptées par le pasteur Pennhallow et sa femme, qui les emmènent dans leur propriété de Sainte-Barbe, dans le Languedoc, et s’emploient – à merveille – à parfaire leur éducation. Sur la maison, plane un certain mystère. Sur le vieux couple, courent d’inquiétantes rumeurs. Ni Lucan ni Zozine ne songent à approfondir ces questions : elles sont occupées à aimer, l’une le marin anglais Noël Hartranft, la seconde, Thésée de Valfonds. Jusqu’au jour où Pennhallow est interrogé par un juge sur la disparition de jeunes filles qu’il aurait recueillies, et qu’il aurait vendues en Amérique latine. Le pasteur demande à ses dernières filles adoptives de témoigner en sa faveur.

 

 

 

Marguerite Audoux/ Marie-Claire

Cette autobiographie romancée d’une fille du peuple reflète, selon Charles-Louis Philippe, « tout ce que peut contenir de malheur matériel et de douleurs morales la vie des pauvres ». Petit chef-d’œuvre remarquable par la pureté d’expression et le ton direct, « Marie-Claire » émeut par le simple récit de la vie de l’auteur. La mort de sa mère, l’abandon par son père alcoolique à l’âge de trois ans, son enfance triste et terne dans un orphelinat de Bourges, son placement à treize ans comme bergère dans une ferme, une idylle contrariée, la fuite à Paris à dix-huit ans puis le travail à la journée comme couturière, luttant contre la misère et la faim. Malgré ce destin peu banal relaté avec une grande finesse, une poésie qui annonce celle du « Grand Meaulnes » fait le charme de « Marie-Claire ». Le livre, couronné par le Prix Femina, a été loué par Alain-Fournier, Octave Mirbeau, Léon-Paul Fargue, André Gide et Anna de Noailles. 

L’enfance d’une bergère orpheline en Sologne au début de la IIIe République. Marie-Claire n’a que 3 ans lorsque sa mère meurt de tuberculose. Après la fuite de son père, accablé par le chagrin et l’alcool, Marie-Claire et sa soeur aînée, Madeleine, sont placées dans un orphelinat religieux. Elles y apprennent que la méchanceté des enfants vaut bien celle des adultes. Prix Femina 1910.

-Lecture d’un extrait par Sophie Maurer
Extrait :
– Vous savez pourquoi je vous ai fait appeler ?
Nous avons décidé de vous placer dans une ferme de la Sologne. Vous serez bergère, mademoiselle !
La mère supérieure ajouta, en appuyant sur les mots :
– Vous garderez les moutons.
Je dis simplement :
– Bien, ma Mère.
(…)
Pendant que je cherchais à reconnaître de quel côté se trouvait la ferme, les moutons contournèrent le bois, et ils se trouvèrent bientôt sur un chemin bordé de haies. Le brouillard s’épaississait encore, et il me sembla que je marchais entre deux hautes murailles. Je suivais les moutons sans savoir où ils me menaient. Ils quittèrent brusquement le chemin pour tourner à droite, mais je les arrêtai aussitôt : je venais d’apercevoir l’entrée d’une église. Les portes en étaient grandes ouvertes, et de chaque côté on voyait deux lumières rouges qui éclairaient la voûte grise. D’énormes piliers se rangeaient en lignes droites, et tout au fond on devinait les fenêtres à petits carreaux qu’une lumière éclairait faiblement. J’avais beaucoup de mal à empêcher les moutons d’aller vers cette église, et tout en les repoussant, je m’aperçus qu’ils étaient couverts de petites perles blanches. Ils se secouaient à tout instant, et cela faisait comme un léger bruit de cliquetis.

Priscilla :

Lilian Jackson Braun/ Le chat qui lisait à l’envers

Pour Jim Qwilleran, ancien chroniqueur criminel, un poste de rédacteur artistique est une véritable gageure étant donné qu’il ne connaît rien à la question. Très rapidement, il se rend compte que son véritable travail consiste à contre-balancer celui d’un féroce critique d’art, attaché au même journal et détesté de tout le monde. Pourtant la maison de celui-ci est un véritable musée, sa table celle d’un fin gourmet et l’homme lui-même est brillant et satirique. Il possède aussi un chat siamois aristocratique, Kao K’o Kung – Koko pour Qwilleran – qui apprécie les vieux maîtres et sait lire à l’envers les manchettes de journaux. Dans le monde apparemment paisible des beaux-arts, trois morts brutales se produisent et c’est grâce au flair de Koko que Qwilleran découvrira la vérité.

 

 

 

 

Voilà encore un beau café littéraire.

Des envies de lectures plein la tête.

Vivement le prochain Kawa

 

Les Anges de Babylone de Ghislain Gilberti


Les Anges de Babylone de Ghislain GilbertiLe livre : Les Anges de Babylone, la trilogie des ombres, Tome 2 de Ghislain Gilberti. Paru le 18 avril aux Editions Metropolis.  22 € ; 624 pages ; 15 x 23 cm .

 4ème de couverture :

Débarquée de l’enquête sur Borderline, Cécile Sanchez revient sur le terrain lorsqu’une guerre des ombres éclate entre de nouveaux caïds et le Réseau Fantôme. Prêt à tout détruire, l’un des leaders de la corporation de tueurs, bien plus dangereux et instable que ses coreligionnaires, vient de sortir de prison après une décennie passée à l’isolement.

Au centre de cette guerre pour le contrôle global, les Anges de Babylone, une nouvelle unité qui a grandi dans l’ombre de Borderline, s’apprête à prendre le ciel et s’étendre aux périphéries du territoire. Avec toujours la mystérieuse Voix pour guider leurs actions, leurs pensées et leurs bras armés.
C’est dans cette zone que la nature est à nouveau sauvage. Les Anges feront la guerre pour l’Homme. Même les anges déchus auront leur croisade et celle qui ouvre la porte au grand chaos balaiera tout sur son passage : il n’y aura pas le moindre quartier.

Suite virtuose de Sa Majesté des Ombres, révélation polar de l’année 2018, Prix des Géants du Polar 2018 et salué unanimement par les lecteurs, Les Anges de Babylone est le second volume apocalyptique de La trilogie des Ombres.

 

 

anoghislain-gilberti
L’auteur : Ghislain Gilberti a 41 ans. Ancien tireur de précision pour l’armée de terre, père de trois enfants, il se consacre à l’écriture.

 

 

 

Extrait :
« La tension est à son maximum, les index sont crispés. Le reste du monde a disparu. Il n’y a plus qu’elles, ainsi que la faucheuse qui tourne dans les ombres et arbitre ce duel, attendant avec impatience d’emporter avec elle l’un des deux âmes en Enfer.
Les deux si possibles. »

 

 

L’accroche de Miss Aline :

Les Anges de Babylone de Ghislain Gilberti 1

Les Anges de BabyloneLa trilogie des ombres – tome 2, Ghislain Gilberti

Prologue : Surtensions. Epilogue : Disjonction. Entre les deux, 600 et quelques pages où pas un instant ton attention se relâche. Immersion immédiate et totale dans le monde des narcotrafiquants. Une guerre sans merci pour récupérer un territoire. C’est sanglant, violant, sans fioritures. On passe a tabac, on torture, on tue. Le tout dans une chorégraphie parfaitement maitrisée. Tout est planifié, orchestré de manière  méthodique. Pas de place pour le hasard. Si ton dernier souffle s’échappe c’est que les Borderline l’ont décidé ainsi. Les Ombres semblent toujours aussi insaisissables.

 La commissaire Sandrine Torterotot de la DCRI va tout faire pour réintégrer Sanchez à l’enquête. Une autre guerre sans merci commence : force de l’ordre contre trafiquants. Sans oublier les guerres intestines de chaque côté. Les égos sont exacerbés, chauffé à blanc, ne supportant pas le moindre obstacle.

Sanchez aura une fois de plus fort à faire pour avancer dans son enquête.  Quel sera le prix  à payer pour voir justice rendue ? Peu-on s’en sortir indemne face à une bande de psychopathes ne reculant devant rien pour faire aboutir leur plan ?

Avec Les Anges de Babylone, Ghislain Gilberti nous livre un roman dense. Certes, c’est un pavé de 624 pages mais pas que. Les personnages y sont nombreux, complexes aussi bien chez les Borderline ou du côté flic. Rien n’est tout noir ou tout blanc.

Les Anges de Babylone c’est une encyclopédie du mal. Ghislain Gilberti dissèque le monde de la drogue pour nous en donner une description au plus juste. Il va décortiquer pour nous les rouages d’une organisation borderline dirigée par des psychopathes. L’être humain y est décrit dans toute sa splendide noirceur.

Sa plume est aiguisée et trempée dans un acide corrosif. Chaque mot est à sa juste place. Il hypnotise. Tu ne lis pas, tu es au centre d’une scène en 4D. Immersion totale. Tu assistes, impuissante, au carnage. Une touche émotionnelle vient te cueillir au fond du gouffre dans lequel l’auteur te fait descendre un peu plus à chaque page. Tu restes sur le carreau. Il t’embarque et te montre le monde côté pile. Va-t-il te laisser une lueur d’espoir ? Ou l’espoir n’est-il qu’une illusion de l’esprit pour mieux supporter une réalité morbide ?

Ghislain Gilberti est un magicien des mots. Encore une fois, j’ai été happé par ma lecture. Encore une fois je salue la force d’écriture, le travail colossal de l’auteur pour nous livrer son Œuvre.

Un très grand merci aux Editions Metropolis pour ce SP et ce moment livresque grandiose.

Attention, Concours Morgan Audic, mon coup de coeur du moment.


Concours Morgan Audicaudic-collectif-polar-concours

En partenariat avec Les Éditions Albin Michel,

le collectif Polar, Chronique de nuit vous propose de gagner 3 exemplaires

du dernier roman de Morgan Audic,

De bonnes raisons de mourir.

 

Pour cela il vous faudra :

  • Être abonné au blog et à sa newsletter.  ( m’envoyer le mail ou le nom de votre blog avec lequel vous vous êtes abonné)

  • Habiter en France métropolitaine, Suisse ou Belgique.

  • Mentionner quelqu’un de leur entourage qui aime aussi les thrillers. Soit en commentaire ci-dessous, soit en le taguant sous cette article posté sur la page facebook du Collectif Polar

  • Taguer les pages facebook des éditions Albin Michel et du Collectif Polar

  • Répondre à notre question avant le 10 mai en envoyant vos réponses à collectif.polar@gmail.com

La question justement :

« Dites-nous pourquoi vous auriez envie de (re)découvrir cet auteur très prometteur ! »

 

De bonnes raisons de mourir Morgan AudicUn cadavre atrocement mutilé
suspendu à la façade d’un bâtiment.
Une ancienne ville soviétique envoûtante et terrifiante.
Deux enquêteurs, aux motivations divergentes,
face à un tueur fou qui signe ses crimes
d’une hirondelle empaillée.
Et l’ombre d’un double meurtre perpétré en 1986, la nuit où la centrale de Tchernobyl a explosé…

Morgan Audic signe un thriller époustouflant dans une Ukraine disloquée où se mêlent conflits armés, effondrement économique et revendications écologiques.

 

A vos claviers

Vous ne le regrettez pas

Ce second roman de Morgan Audic est un mon énorme coup de cœur du moment.

Et promis je vous reparle bientôt de ce livre, De bonnes raisons de mourir.

concours morgan

En mai fait ce qu’il te plait


En mai fait ce qu’il te plait

Aussi moi il me plais de vous envoyer du bonheur avec ses quelques brins de Muguet.

Du muguet et une grenouille couronnée pour faire aussi un petit clin d’oeil à mes Flingueuses.

Alors chez vous tous et vous toutes qui nous suivez sur Collectif Polar, nous vous souhaitons plein de bonnes choses à venir.

Et nous on vous promet énormément de bonnes lectures et des rencontres à tout va.

Belle soirée mes polardeux

Avis d’Expert : Mémoire sur l’affaire Joseph Vacher. Episode 10


Avis d’Expert : Mémoire sur l’affaire Joseph Vacher. Episode 10

 

Avis d’Expert : Mémoire sur l’affaire Joseph Vacher. Episode 10

Souvenez-vous il y a deux mois et demi  Sylvie nous présentait son mémoire en Criminologie appliquée à l’expertise mentale.

Et puis on plongeait dans la folie.

Il y un 7 semaine nous abordions l’histoire de la psychiatrie

Il y a 6 semaines nous faisons connaissance avec Joseph Vacher

 il y a 5 semaines, nous nous attachions à découvrir la personnalité de Vacher

,

Il y a 4 semaines les médecins se prononçaient sur le cas Vacher

 Il y a 3 semaines nous abordions, l’affaire Joseph Vacher du point de vue du droit et  l’apparition et évolution de la notion de responsabilité pénale.

Il y a 2 semeine nous restions sur l’affaire Vacher du point de vue du droit. 

Nous ferons connaissance avec ses juges, nous déterminerons la responsabilité pénale de Joseph Vacher  et nous parlerons du procès.

Enfin la semaine dernière, nous abordions la 4e et dernière partie de ce mémoire et Sylvie nous disait: Comment JOSEPH VACHER aurai-t été jugé de nos jours ?

Aujourd’hui Sylvie conclut son mémoire et nous apporte quelques notes bibliographiques

Allez c’est parti pour le dernier épisode


Avis d’Expert

Mémoire sur l’affaire Joseph Vacher.

Par Sylvie Buttard

L’AFFAIRE JOSEPH VACHER
JUSTICE ET PSYCHIATRIE DE LA FIN DU 19e
SIECLE
SERAIT-IL JUGE RESPONSABLE DE SES
ACTES AUJOURD’HUI ?

 

CONCLUSION

Le cas de l’affaire Joseph Vacher est, à mon sens, un sujet très complet pour illustrer cette année d’étude sur la criminologie appliquée à l’expertise mentale.
Ce cas révèle une grande richesse d’informations et de réflexions tant au niveau judiciaire que clinique.
Du point de vue judiciaire, car la responsabilité pénale est très largement évoquée et discutée.
Les expertises mentales démontrent aussi une avancée importante dans l’étude du comportement des criminels en série, même à la fin du 19e siècle. L’affaire Jack l’éventreur ayant fait grands remous quelques années avant, juges et experts s’emploient à donner un souffle nouveau à la recherche de ces criminels d’un nouveau genre. Enfin, quand je dis d’un nouveau genre, je veux dire aussi parce que médiatisés par les journaux de l’époque. Car des criminels en série très anciens comme Gil de Ray ou la comtesse Elisabeth Bathory faisaient partie du même cercle mais c’est la vindicte populaire, vu qu’il n’y avait pas de journaux, qui braquait les projecteurs sur eux.
Cette étude est également très intéressante du point de vue clinique du fait des différents diagnostics émis par tous les médecins mis à contribution dans cette affaire, et à des époques différentes de la vie de Joseph Vacher.

Le fait que les crimes soient réfléchis, pensés, prémédités, le choix des victimes et l’expertise psychiatrique des trois médecins LACASSAGNE, PIERRET et REBATEL, ont mené les juges à déclarer Joseph Vacher coupable des faits qui lui étaient reprochés, et responsable pénalement.
De nombreux éléments pourraient toutefois, non pas justifier, mais expliquer ces passages à l’acte extrêmement violents :

– décès de son frère jumeau
– opération conduisant à l’ablation d’une testicule
– rejet de la seule femme qu’il convoitait

Car précisons que toutes les personnes ayant vécu le même genre de traumatisme, ne sont pas devenus des criminels en série pour autant. Heureusement !
Alors qu’est-ce-qui fait qu’ un individu comme Joseph Vacher passe un jour la
frontière de l’horreur ? Et cette frontière, quelle est-elle ? Que représente-t-elle ?
Est-ce la barrière morale que tout un chacun possède en lui depuis la naissance mais qui peut être abîmée ou non par des événements de la vie.
Ce sont les limites qui sont censées nous être inculquées depuis l’enfance. Ces limites qui nous indiquent la frontière entre le bien ou le mal.
Nous l’avons en chacun de nous cette barrière morale, mais peut être que certains n’auront pas la volonté de combattre pour la conserver intacte.
Au fur et à mesure d’événements traumatisants, la barrière risque de se fendiller, se fissurer, jusqu’à exploser pour finalement laisser jaillir le mal. Mais ceci n’est qu’une hypothèse.
Les pensées les plus noires ou les plus sordides émergeront de l’être humain. Cet humain qui sera plus présent que jamais et qui agira de manière à rester au sommet de la chaîne alimentaire. Mais ne trouve-t-on pas cela aussi chez les prédateurs ? Y a t-il une part de prédateur en chaque être humain ? Probablement. Et la frontière est tellement fine que si nous ne sommes pas vigilants, le « côté obscur » peut nous engloutir et nous submerger.
La toute-puissance sur son prochain, c’est aussi ce que recherche le prédateur. Et n’est-ce-pas ce que l’être humain peut faire de pire à ses congénères ?
Mais cela est un autre sujet.

 

BIBLIOGRAPHIE

Articles de journaux dans Histoire des sciences et justice pénale par Marc Renneville.
Jean Frollo, journaliste pour le « Le petit journal ». Article intitulé « Les fous
criminels » du 27/12/1897.
Thomas Grimm, journaliste pour « Le petit Parisien ». Article intitulé « Crimes
et criminels » du 26/12/1897.
Criminologie et Psychiatrie à propos de la Responsabilité pénale sous l’Empire
romain.
Droit et Culture : articles de Marc Renneville à propos de Joseph Vacher.
La folie entre Moyen Age et Renaissance, article par Isabelle Majorelle,
conférencière des musées nationaux, dans « La revue des enseignants », reseaucanope.fr.
Histoire des sciences et justice pénale par Marc Renneville, à propos de la biographie, mode opératoire, rapport médico-légaux sur Joseph Vacher. m.renneville.free.fr.
Overblog Philippe Poisson : Article à propos d’Emile Fourquet.
Textes de loi :
Abolition de la peine de mort en France. Assemblée Nationale.fr
Circulaire chaumié du 12/12/1905 sur l’atténuation de la responsabilité pénale :
Sénat.fr
Loi du 30 juin 1838 sur le aliénés : Légifrance.gouv.fr
Tueurs en série.org : à propos de Joseph Vacher.
Wikipédia : Joseph Vacher

Voilà j’espère que vous avez comme moi appris énormément avec « cet avis d’expert »  présenté par Sylvie Buttard notre Flingueuse plus connu sous son nom de plume, Sacha Erbel.

Perso, je me suis régalée à lire et  mettre en page et illustrer son diplôme universitaire que Sylvie m’a gentiment confié.

A très vite j’espère pour d’autre avis d’expert. Ou pas !