L’appétit de la destruction de Yvan Robin


Il y a quelques jours je vous présentée une nouvelle flingueuse : Florence.

Aujourd’hui notre apprentie Flingueuse vous propose sa première chronique sur Collectif Polar?

Allez c’est parti


Le livre : L’appétit de la destruction de Yvan Robin. Paru le 25 janvier 2019 aux éditions Lajouanie dans la collection Roman policier mais pas que…18€ ; (206 p.) ; 13 x 19 cm.
4 ème de couverture :
L’Appétit de la destruction relate les dernières heures d’un groupe de rock (Âme  less), les
frasques de son leader, les coulisses d’un milieu qui suscite bien des fantasmes.
On pense évidemment à Bertrand  Cantat (Noir  Désir), à Nicolas  Sirkis (Indochine) mais
aussi aux Rolling  Stones, aux Clash, aux Sex  Pistols, à Nirvana… à toutes ces formations
géniales menées tambour battant par des rockstars déjantées, s’autorisant tous les abus.
Une fiction parfois trash, passionnante, qui mêle tragique, transgression, disparition…
Du rock donc, des excès, du sexe… Bref de la littérature. Pas un polar mais presque…
Des libraires conquis :
“ On a envie de lire ce genre de roman, qui bouscule, qui dérange même, qui explore des
procédés narratifs sans tomber dans l’outrance, et qui malgré tout raconte quelque chose.
J’ai adoré. Dès les premières lignes, j’étais dedans et j’ai eu du mal à le lâcher. J’ai terminé
le livre un peu sonnée, un peu K-O. ” Anne – Librairie le Gang de la clef à molette.
“ Au-delà de la plume, toujours aussi maîtrisée et juste, la narration est très réussie. On est
happé de bout en bout. ” Martin – Librairie Le Passeur.
“ La démesure des personnages aux appétits destructeurs s’entremêle à la beauté des mots.
Yvan Robin explore et ose. Repousse les limites. Bouscule les émotions. Dans un souffle
alcoolisé, il nous murmure de la poésie. ” Karine – Maison de la presse Mondésir.
L’auteur : Yvan Robin est né le 10 novembre 1983. Il vit à Bordeaux. Il a grandi en Saintonge, fréquenté le collège de Jonzac et poursuivi ses études au lycée dePons. Avec des copains d’enfance, il crée un groupe “Les gens“. Cet ensemble rencontre lesuccès et se produit un peu partout en France. Avec sa nouvelle formation, « L’œil du Maître« , il a sorti un CD “Histoire d’île et d’ailes“ enregistré avec Norbert Labrousse. La disgrâce des noyés, son premier roman, a été publié aux éditions Baleine en 2011.Travailler Tue aux éditions Lajouanie en 2015. L’Appétit de la destruction aux éditions Lajouanie en 2019.
Extrait :
– Déjà la rouille de l’oubli ronge le groupe. L’effervescence du début de carrière se mue en lointain souvenir. L’antre bordelais n’est plus réservé qu’aux deuxfrères.
– Sage décision.
– Des soirées orgiaques organisées par le passé, il ne reste qu’un vague relentglaireux …
Pierre s’est mis en tête de rénover lui-même le vaste bâtiment, quifut naguère un hôtel particulier. Adrien n’aperçoit plus Alissa Von Rathqu’entre les pages Internet de sites peu fréquentables. Leur histoire n’a pas survécu à l’épisode du Fentanyl, dont la presse s’est courageusementemparée. Peu lui importe. Il garde intact en mémoire le souvenir indéfectible de Marie Delaunay. Qui vivote avec son musicien sans gloire et sans talent, une idylle qui n’a rien à envier aux platitudes des steppes mongoles … Alorsque les matériaux s’entassent au bas de l’escalier, Adrien prend le large et le train en direction de Montpellier. Il éprouve le besoin d’ajuster les distances.
Le recul aidant, les deux frères prennent conscience du versant fusionnel de leur relation. Adrien entre dans le premier hôtel qu’il trouve en sortant de la gare Saint-Roch, et paye d’avance une semaine. Il passe le plus clair de son temps à errer dans la ville, à faire la sortie des écoles à dévisager les passagers des transports en commun … A force d’opiniâtreté, il parvient à identifier la silhouette de l’homme qui lui a pris sa place dans les bras de Marie. Qui lui a volé son costume d’époux et de père.
– Matthieu Larnaudie.
– En personne …
Il sort d’une séance d’enregistrement au studio Vox, l’étui de ses cymbales sous le bras. Il déambule élégamment, chemise blanche rentrée dans un pantalon de serge bleu.
– Une dégaine de premier de la classe.
– A peu près, oui.
Adrien le suit dans les rues piétonnes du centre-ville, jusqu’au domicile familial, rue Campan. Il regarde le jour s’éteindre, et les lumières s’allumer derrière les vitres. Le lendemain, il quitte Les Alizés, pour emménager à l’hôtel Rhénan, situé dans la même rue que l’appartement. De sa fenêtre, il peut suivre à loisir les allées et venues de sa femme et de ses fils. Louis et Ferdinand sont méconnaissables. Ils ont perdu leurs joues, et leur allure bonhomme de culbuto. Fins comme des cierges, ils lui semblent poussés trop vite.

Chronique d’une flingueuse

Les mots de Flo

Il m’a fallu un peu de temps pour accrocher à cette lecture. J’avais l’impression de lire quelque chose de facile, ce que nous imaginons tous des groupes délurés, immatures, ne parvenant pas à gérer leur succès. Certes il y a de cela mais mieux encore. Ma persévérance a été récompensée dans ce roman très noir.

Côté narration, un dialogue incluant un proche du groupe nous permet d’en découvrir l’histoire, de la naissance au lycée jusqu’au présent. Nous saurons tout : la rencontre des membres, les premiers morceaux, l’arrivée du succès, la vie sentimentale des membres du groupe, les processus créatifs, la scène, le quotidien des tournées, les cures de désintoxication, la séparation puis la reformation du groupe.

A coups de chapitres très courts, Robin nous propulse dans la tête du leader charismatique, qui carbure à l’alcool, aux psychotropes, et nous fait vivre de l’intérieur la chute de cet homme, chanteur, musicien mais aussi comédien chargé de jouer son rôle de rock star sur scène lors de chaque concert. Chute, déchéance aussi car c’est bien de cela dont il s’agit, nous en prendrons conscience très rapidement.

Qu’est-ce qui fait que ce roman a fini par me plaire autant ? Deux raisons à cela : la construction du roman est particulièrement réussie. Moi qui ne le fais jamais, arrivée au terme de ma lecture, je suis retournée au début du livre, pour retracer le chemin des différents narrateurs du récit. Et cette relecture a été magique ! Yvan Robin parvient à faire coexister le réalisme de certaines scènes où drogues, alcool, sexe, dégradations des lieux, errance dans les rues avec des tournures poétiques, des extraits de chansons qui forment au final un tout parfaitement homogène et hypnotique. L’écriture d’Yvan Robin est tout simplement magnifique, une poésie crue.

 Les tous derniers chapitres sont particulièrement puissants et émouvants. Je ne suis pas prête d’oublier cette lecture !

Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (20)


Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (20)

Bonjour, vous êtes le doyen de ceux que j’ai reçu ici. À votre âge, on se présente encore ?

Salut bande de tarés, niaaaaaa (ouais, c’est mon rire, et alors?). Moi c’est Mollard, Renaud Mollard. Je suis ce qu’on appelle un sale vieillard, rapport à mon grand âge et à quelques traits de caractère que nous allons voir plus loin. Je suis probablement l’homme le plus vieux sur cette terre, et l’explication s’en trouve dans l’un des romans de l’autre con de Cetro. Je vis la majorité du temps enfermé dans une chambre d’hôpital, d’où il me fait parfois sortir.

Après tout ce temps sur notre planète, vous devez avoir un caractère bien affirmé…

Les mauvaises langues diront volontiers que je suis un emmerdeur, un fléau sur pattes (bien que je ne tienne plus sur mes vieilles guibolles). Je suis irascible, intolérant, raciste, colérique, j’ai l’insulte facile et le verbe haut. Je suis plus vif d’esprit que de corps, toujours prompt à dégainer mes saillies verbales, rarement flatteuses. Je ne suis pas avare de mes excréments, non plus, dont je gratifie le personnel soignant avec une régularité de métronome. Je crois pouvoir dire qu’entre moi et la Berthe, le colonel infirmière, le panzer à blouse blanche, c’est une histoire d’amour vache.

Le tableau est charmant… Et pour Cetro alors, combien de temps il vous a tenu enfermé dans sa tête ?

Tu sais, pas facile de savoir ce qu’il a au juste dans la tête, ce malade, niaaaaaa. Je crois que j’y suis né le jour où il a dû s’occuper d’un vieillard présentant à peu près les mêmes défauts que moi.Et depuis, mon gars, j’en suis jamais ressorti, de sa foutue tronche.

Mais vous n’êtes pas dupe, il doit bien y avoir des parts de lui dans votre personnalité.

Non ! Des parts de moi en lui, ça oui. Tu sais que sans moi, il n’est pas grand chose.

Je dirais que mes pires travers sont les siens aussi. Cette grossièreté, cette manie de faire chier son monde sans autre but… ouais, je crois que c’est ça. Ce mec est un vicelard, une pourriture, tout ce qui pourrait vous faire penser l’inverse ne serait que pure connerie.

Vous avez une relation compliquée avec lui, il me semble. C’est pour cela qu’il ne vous épargne pas dans les romans ?

Ca, je te le fais pas dire. J’apparais dans 3 de ses bouquins, un 4ème devrait suivre. Eveil, l’élue 1 et 2, reste à venir le 3. Il me fait faire les pires saloperies, cet abruti, notamment dans Eveil. Si je lui en veux ? Il faudrait déjà que j’en ai quelque chose à cirer de cet olibrius, niaaaaaa.

 

Ce mec est un vicelard, une pourriture, tout ce qui pourrait vous faire penser l’inverse ne serait que pure connerie.

 

Ça doit quand même vous reposer quand il passe à autre chose non ? Vous occupez comment votre temps libre alors ?

Tu sais, quand il ne m’entraîne pas dans des aventures rocambolesques, j’ai tout loisir pour faire chier ma Berthe. Si tu voyais l’engin, c’est un docker sous stéroïdes avec une paire de mamelles, quoi. Je sais pas trop pour combien de temps j’en ai, avec ce fils de bichon maltais de Cetro, alors je profite comme je peux de cette vie qu’il m’a créée. Mais quand t’es enfermé dans un putain d’hosto, t’imagines bien que les activités sont limitées. Alors je fais chier mon monde, quoi.

Cetro lira sans doute cette interview… Une question à lui poser ?

Huuum, voyons, une question à cette empeigne ? Cetro, crois-tu qu’un jour tu écriras une série dont je serais le personnage principal ? Putain ouais, ça aurait de la gueule, ça !

M’est avis qu’il pourrait se laisser convaincre… Un mot pour conclure ?

Voyons… Je leur dirais probablement que je suis né dans le premier thriller de Cetro, Eveil. Ce malade a écrit ce bouquin en 15 jours, pas étonnant que je sois aussi déjanté. Si vous voulez me découvrir plus en profondeur, vous savez donc ce qu’il vous reste à faire, hein ? Allez, salut les dégénérés niaaaaaa.

Je te hais de Gilles Caillot


Le livre : Je te hais de Gilles Caillot. Paru le 14 novembre chez Terra Nova 2018. 19€ ; (348 p.) ; 23 x 15 cm.

4e de couv :

Flic tourmenté, le capitaine Marc Kasowski aimerait pouvoir tirer un trait sur les horreurs de son passé. Mais comment oublier son père, ce bourreau qui a assassiné sa mère et sa soeur ? Surtout au moment où celui-ci va sortir de prison…

Alors que le policier lutte contre ses terribles souvenirs d’enfance, un petit garçon et une fillette disparaissent. Et le kidnappeur envoie aux parents une lettre glaçante dans laquelle il détaille la manière dont il les a tués.

Cette affaire, qui rappelle étrangement à Marc ce qu’il a lui-même vécu, risque de faire vaciller son fragile équilibre psychologique. Pour parvenir à démasquer le meurtrier, il va devoir plonger dans les abîmes de son histoire familiale. Et le prix à payer pour sa rédemption risque d’être terrible…

Une enquête aux confins de la folie.
Un thriller glaçant.

L’auteur : Gilles Caillot est l’auteur de six autres thrillers ayant rencontre un grand succès critique et public, notamment L’apparence de la chair et Lignes de sang. Il fait partie de cette nouvelle génération d’auteurs français de polars sombres, aux côtés de Franck Thilliez, Patrick Bauwen ou Karine Giebel.

 

Extrait : 
Ce que je sais aussi, c’est que, même avec des aveux, rien ne sera gagné pour autant. Je connais la justice et ses lourdeurs. Ses incohérences, aussi. Un mec comme la raclure de tout à l’heure peut très bien s’en sortir à bon compte. Surtout s’il est bien conseillé. Et les baveux qui conseillent bien, y en a quelques-uns sur la place publique.

 

Le OFF de Oph

« Je te hais » de Gilles Caillot chez Editions Terra Nova

Chronique d’une apnée au cœur de la folie!

Je l’attendais avec impatience ce dernier roman de Gilles Caillot ! J’ai découvert cet auteur avec la quadrilogie du mal, puis j’ai enchaîné avec « La couleur des âmes mortes » et en fermant ces romans, je me suis dit qu’on tenait un génie du genre !
Gilles Caillot c’est de la psychologie, de la folie, du noir du très très noir, du visuel… Et « Je te hais » n’y déroge pas.

Attention, en ouvrant ce roman, vous ne pourrez pas le lâcher avant de l’avoir terminé. Gilles, une fois encore, arrive à créer une ambiance et une tension qui nous entraîne dans une lecture frénétique. Il nous fait flirter avec la folie. La folie de ses personnages, mais la notre aussi. Combien de fois me suis je dis : ai-je bien compris où il veut m’emmener ? Non cette hypothèse ne tient pas.. et pourtant… J’ai tourné les pages en me délectant de ce style incisif, piquant qui est sa marque de fabrique. Ma propre folie de lectrice m’a rattrapée et c’est en une poignée d’heures que j’ai achevé cet excellent thriller.

Je te hais s’ouvre sur un horrible drame familial. Un drame qui resurgira des souvenirs de Marc Kasowski, Capitaine de Police, lorsque deux enfants seront enlevés.

Dans une première partie, Gilles Caillot nous donne une narration sur deux plans temporels : sa jeunesse, ce traumatisme qu’il a vécu, et en parallèle le début de l’enquête de police qui fait suite à l’enlèvement de deux enfants. Une partie dans laquelle Gilles construit ses personnages centraux. Il leur donne vie à la manière d’un Geppetto mais au fil d’une plume plus aiguisée que le traditionnel ciseau à bois. En fil rouge il traite de la pédophilie, de l’anthropophagie et du traumatisme chez l’enfant.

Dans la seconde partie, exit l’enfance de Marc. Nous restons sur l’enquête et plongeons dans la folie, en apnée, sans que l’auteur nous laisse reprendre notre souffle. La tension narrative est constante, nos hypothèses se font et se défont au fil des pages, jusqu’à un final… (soupir)

« Assis sur le canapé du salon, je ferme les yeux pour tenter de m’affranchir de cette sensation, mais les phrases, monstrueuses, reviennent par flux de plus en plus violents.Je le sais, c’est inéluctable. J’ai beau lutter, mon esprit a beau les rejeter, les ressacs d’une cruauté invraisemblable m’attirent vers un océan carmin de tourmente. Vicié. Empoisonné. Avec l’impression épouvantable de m’y noyer. De perdre corps. De sombrer…corps et âme. De douleur. D’horreur… »

Avec Je te hais, Gilles Caillot signe un thriller psychologique qui flirte avec mon idée de la perfection dans le domaine. La folie est omniprésente et les aspects psychologiques des personnages sont traités avec maestria. Certaines scènes sont si visuelles que l’horreur et le dégoût ont flirté avec mon plaisir coupable de lectrice avide de ce genre littéraire.
Un excellent roman donc que je vous conseille de découvrir sans tarder !

#Jenaipasportéplainte de Marie-Hélène Branciard : Papote de Flingueuse


Le livre : #Jenaipasportéplainte de Marie-Hélène Branciard. Préface de Marie Van Moere. Paru le 7 Septembre 2016 aux Editions Du Poutan. Collection : Romans. 17.50 euros. 266 pages. 21 x 15 cm

4ème de couverture :
Paris, place de la Nation… Après une manif pro « Mariage Pour Tous? », Solün, photographe de presse, découvre le corps inanimé d’une jeune femme. A l’hôpital où elle l’accompagne, elle fait connaissance avec ses potes – une bande d’artistes un poil allumés – et se lance avec eux à la poursuite des agresseurs. Le commandant Jourdan, officiellement chargé de l’enquête va moyennement apprécier leur aide… Les oiseaux noirs de Twitter® et l’ombre de quelques monstres planent sur ce récit tandis qu’une mystérieuse DJ nous parle de vengeance et de création…

L’auteur : Née au siècle dernier au Sahara, Marie-Hélène Branciard a vécu à Lyon, Paris et Dijon. Après des études de sociologie, elle a été successivement pigiste pour des magazines de mode, chargée d’études sociologiques, rédactrice en chef de Planète Spook (magazine du Centre Info jeunesse de Bourgogne). Actuellement webmaster pour le site du salon Des Livres en Beaujolais, elle écrit son troisième roman et tient un blog dédié au design et à l’écriture.

 

Extrait :
Mafalda ignore superbement la bande de morveux qui ricane sur son passage. Avec ses cent kilos, elle a appris à gérer les moqueries au quotidien. Quoi qu’il arrive, où qu’elle se trouve, on la remarque… Son perfecto rose et sa perruque peroxydée n’arrangent rien à l’affaire mais la font se sentir bien, calée dans son armure délirante. Elle ne résiste pourtant pas longtemps à coller une trouille bleu à ces merdeux qui la suivent en la sifflant. Elle se retourne d’un bloc en imitant le Haka des All Blacks :
— Ka mate ! Ka mate ! Ka ora ! Ka ora ! Tenei te tangata puhuruhuru !
Plus un mot. Maf enchaîne ses postures menaçantes du haut de son mètre quatre-vingt. Calmés les mômes !
Elle s’arrête aussi vite qu’elle a commencé. Pas que ça à foutre non plus. Elle s’engouffre dans sa Smart en lançant aux gosses tétanisés :
— Eh ouais, j’ai une Smart ! Ça vous fait marrer aussi les p’tits cons ?
Alors que sa bagnole renâcle à démarrer, elle lance un regard vers l’armée de lutins, prête à en découdre. Plus un chat : son Haka a encore fait ses preuves.
— Non mais ! lance-t-elle en démarrant.

Papote de Flingueuses 

#Jenaipasportéplainte de Marie-Hélène Branciard 

Maud et moi, bibliothèque parmentier polar

Maud et Ge ont la parole

et vous parle d’une même lecture

Geneviève : Hello petite sœur, je suis contente que toi aussi tu es lu le 2eme roman de Marie Hélène

Maud : Bonjour, oui je l’ai lu et apprécié. Très contente qu’on en papote ensemble

Geneviève : Dis-moi est ce que tu savais où tu mettais les pieds en acceptant de lire ce livre à l’aveugle presque.

Maud : Même si 4ème de couverture est très bien faite, il reste une part de mystère qui fait que j’ai été aussi très surprise de son contenu. Et toi ?

Geneviève : Moi j’avais compris que l’on serait dans le milieu LGBT c’est pour cela que j’ai été curieuse.

Maud : On y est quand même, mais peut-être pas comme tu t’y attendais ?

Geneviève : Et puis j’avoue que le débat qu’a suscité le mariage pour tous m’a fait flipper. Toutes ses « manif pour tous » où on a pu entendre des monstruosités obscènes à l’égard des homosexuel (le)s. Non cette mobilisation des extrêmes a été un choc. Je pensais à tort sans doute que la société française avait évolué et évolué plus vite que les mœurs.

Non j’ai comme l’impression qu’au 21e siècle nous sommes moins tolérants qu’à la fin du 20e

Maud : Je te comprends tout à fait. Et donc tu t’attendais à ce que « la manif pour tous » soit plus développée dans le livre ?

Pour moi c’est le point de départ

Les choses changent évoluent mais peut-être pas aussi vite que l’on souhaiterait…

Geneviève : Non, non j’avais bien compris que nous étions là dans un milieu interlope, avec un groupe d’amis plutôt aisés. La 4e de couv’ est assez explicite tu l’as dit toi-même.

Couv_Jenaipasporteplainte_verso

Maud : D’accord. Je trouve bien et même très bien que l’on trouve des auteurs courageux qui se lancent dans des faits de société qui nous concernent tous, la justice, la tolérance

Geneviève : Non juste la problématique est juste évoquée mais assez subtilement pour nous faire réagir.

Maud : oui oui la réaction est immédiate chez le lecteur

Geneviève : Tout comme d’autres problématiques d’ailleurs très actuelles.

Maud : Oui tout à fait d’accord

Geneviève : Cette histoire est bien ancrée dans son temps

Maud : oui elle a sa place afin de contribuer à faire évoluer les gens, les mentalités et la prise de conscience

Geneviève : Difficile d’en parler sans trop en dévoiler

Et oui on peut le dire elle est partisane mais dans le bon sens.

Comme dans un roman noir elle nous montre les dérives de notre société.

Maud : Oui… Ce qui m’ retournée dans ce livre c’est également l’injustice. Elle est très bien amenée et malheureusement un fait universel. Partisane oui mais sans trop être engagée !! Le tout est fait avec pudeur et bienséance

Geneviève : Oui c’est ça, et en même temps, il y a ici quelque chose de plus, il y a une force de conviction. Nos héroïnes sont des combattantes, tu ne trouves pas ?

beautiful sexy girl holding gun . smoke background

Maud : Oui très combattantes. Elles ont soif de justice!!

Et aussi on voit la puissance des réseaux d’amis et réseaux sociaux

Geneviève : Ce qui est bien c’est même si victimes, elles se relèvent et font front !

Alors tu vois le coté réseaux sociaux m’a moins marquée.

Maud : Oui elles ont choisi de revêtir le manteau de battante plutôt que celui de victime. Se relever et avancer même si…

Geneviève : Oui le coté communauté, le coté militant oui là j’étais à fonds dedans

Maud : C’est surtout que toutes les infos trouvées se font hors enquêtes de police, les indices sont trouvés grâce à des hackeurs qui ont épluchés les réseaux

Le côté communautaire est très présent sans tomber dans l’excès

Geneviève : Mais des geeks, il y en a du côté de la police 

Maud : les infos sont d’abord trouvées par la communauté avant les flics. Il y a vraiment eu une mobilisation très importante de ce groupe d’amis

Sans eux l’enquête est au point mort. Le commandant Jourdan le reconnaît et donc d’une certaine manière accepte cette enquête parallèle

Geneviève : Mais c’est vrai qu’ici il y a quelques beaux spécimens de lanceurs d’alertes, mais je n’en dirais pas plus de peur d’en dévoiler trop.

Maud : J’échange avec toi en ayant la 4ème de couverture sous les yeux pour éviter les spoils. Mais oui une vraie démonstration de force

Geneviève : J’ai un autre aveu à te faire.

Maud  Une amitié sincère et une confiance entière les lient. Vas-y

Geneviève : J’ai eu un peu de mal à entrer dans ce livre. Au début je me perdais un peu dans les différents personnages. Surtout dans le groupe d’amis. J’avais du mal à les différencier. 

Maud : suis rentrée totalement dedans dès les premières pages, quant à l’identification : ils ont un rôle bien particulier chacun (c’est mon avis)

Et après ? une fois que tu es rentrée dedans ?

beautiful sexy girl holding gun . smoke background

Geneviève : En fait j’ai fini par avoir un déclic avec l’apparition de la flic.

Maud : La fameuse Commandant Jourdan, flic très atypique j’ai trouvé

Geneviève : Oui notre commandant de police. Carole Jourdan ça ne s’invente pas !

Maud : ha ah

Atypique, je m’explique elle laisse le groupe d’amis enquêter de leur côté car elle sait qu’ils sont accès à des infos qu’elle ne peut pas avoir par la voie normale

Geneviève : Ben oui si tu es  fan de Val McDermid, notre commandant n’est pas sans nous rappeler Carol Jordan une des héroïnes récurrentes de l’auteure britannique.

Maud : Mince je ne connais pas, j’en ai quelques-uns dans ma PAL mais pas encore lus

Geneviève : Et oui quelque part l’enquête de notre groupe d’ami(e)s l’arrange bien même si quelque part, il entrave l’enquête légale. D’ailleurs elle est plutôt sympa avec nos jeunes apprentis détectives.

Maud : Oui elle est sympa avec eux et elle a conscience de ce qu’ils apportent !!! Elle le reconnaît ce qui est rare 

Ils ont des motivations personnelles pour agir et n’ont aucune limite !!

Geneviève : Oui contrairement à la police qui est soumise à des tas de codes et de procédures.

Maud : oui au final ils sont complémentaires !! Le commandant fait en sorte que ce qu’ils trouvent soit recevable !!

Geneviève : Oui en effet, elle n’a pas le choix si elle veut que son enquête avance.

Dis-moi sœurette, comme tu es arrivée à t’identifier dans cette histoire.

Maud : Elle aurait pu les bloquer où les accuser de délit d’entraves et elle a l’intelligence de jouer la carte de la coopération

L’identification, si on peut parler comme ça, j’ai surtout eu le sentiment que même quand les tribunaux n’ont pas la possibilité de rendre justice. La roue tourne et à un moment donné chacun paie son addition et c’est aussi l’Espoir que j’ai ressenti en lisant ce livre qui m’a beaucoup plu

Geneviève : Ah tu voulais que le bien triomphe. Je vois

Moi le sujet qui m’a touché et qui est très présent je trouve dans ce livre c’est la place des femmes dans la société.

Maud : Emue et chamboulée à la fin. Il donne l’Espoir que le bien triomphe d’une manière ou d’une autre à un moment ou à un autre…

Geneviève : Et la place des femmes aujourd’hui !

Maud : Oui aussi, la place des femmes est très importante dans ce livre

Geneviève : Et comme toi j’aime bien le final pas très moral quoique. Mais n’en disant pas plus on risquerait de spoiler

Maud : La morale… oui tu as sans doute raison… moi j’ai aimé cette fin… mais chut chut pas de spoile

Geneviève : Je te reconnais bien là, la justicière que tu es à du kiffer en effet !

Maud : Oui oui 

Globalement j’ai été entraîné par cette lecture du début à la fin…

Geneviève : Moi mais je me répète sans doute, ce que j’ai aimé c’est le côté très actuel du livre. Le coté très contemporain. Les thèmes abordés très dans l’actualité. Mais aussi l’écriture de Marie Hélène est elle aussi très dynamique, très actuelle, j’allais dire très branchée.

Maud : Oui l’écriture est dynamique, ponctuée de dialogues, des phrases courtes qui donnent un rythme à la lecture

Geneviève : Oui et puis le narrateur qui change régulièrement. Parfois ce sont les personnages eux même qui mènent la narration.

Maud : Cette variante permet d’avoir une vision globale de leurs pensées

Geneviève : Oui notre auteur à un style punchy qui colle parfaitement à l’histoire.

Maud : Oui j’ai trouvé aussi!! Je le recommande et toi?

Geneviève : Et visiblement elle connait bien son sujet, ses sujets j’ai envie de dire. Perso moi j’ai bien envie de lire son premier roman. Car j’ai trouvé qu’elle maîtrisait parfaitement la psychologie de ses personnages, elle n’en a pas fait des caricatures, ils sont plus vrais que nature, et elle a un style bien à elle, reconnaissable et j’avoue que celui-ci m’a séduite.

Oui comme toi je recommande ce livre.

Maud : Oui comme dit plus haut, tout est savamment dosé pour éviter lourdeur et caricature! C’est parfait

Ça été un plaisir d’échanger avec toi sur cette lecture! Merci

Geneviève : Une belle découverte pour nous deux, c’est top !

Et on remet ça quand tu veux pour une petite papote matinale !

Maud : Oui, on redécouvrira quand tu veux de nouveaux livres

Geneviève : Chouette, mais en attendant cher Polardeux allez à la rencontre de Marie-Hélène Branciard. Vous ne devriez pas être déçus. Et puis pour les plus averti(e)s vous devriez retrouver quelques références à des personnages de femmes de série de ces dernières années. Si je vous dis, The L World ou encore Dexter, ça vous parle…

shane-alice-katherine-moennig-834484_285_350

#Jenaipasportéplainte de Marie-Hélène Branciard


Le livre : #Jenaipasportéplainte de Marie-Hélène Branciard. Préface de Marie Van Moere. Paru le 7 Septembre 2016 aux Editions Du Poutan. Collection : Romans. 17.50 euros. 266 pages. 21 x 15 cm

4ème de couverture :
Paris, place de la Nation… Après une manif pro « Mariage Pour Tous? », Solün, photographe de presse, découvre le corps inanimé d’une jeune femme. A l’hôpital où elle l’accompagne, elle fait connaissance avec ses potes – une bande d’artistes un poil allumés – et se lance avec eux à la poursuite des agresseurs. Le commandant Jourdan, officiellement chargé de l’enquête va moyennement apprécier leur aide… Les oiseaux noirs de Twitter® et l’ombre de quelques monstres planent sur ce récit tandis qu’une mystérieuse DJ nous parle de vengeance et de création…

L’auteur : Née au siècle dernier au Sahara, Marie-Hélène Branciard a vécu à Lyon, Paris et Dijon. Après des études de sociologie, elle a été successivement pigiste pour des magazines de mode, chargée d’études sociologiques, rédactrice en chef de Planète Spook (magazine du Centre Info jeunesse de Bourgogne). Actuellement webmaster pour le site du salon Des Livres en Beaujolais, elle écrit son troisième roman et tient un blog dédié au design et à l’écriture.

 

 

 

 

Extraits :
« Ils sont cinq, alignés devant l’immense mur. Ils ont préparé les panneaux numérotés qu’ils encollent avant de les passer à Fifi. Daria est impressionnée par l’organisation. Excepté le froissement du papier et les seaux de colle qui heurtent parfois le sol ou le mur, les street-artistes œuvrent dans un silence parfait. Derrière elle, Zabou enregistre la scène. Elle se déplace avec agilité le regard bloqué sur son écran de contrôle. Sous leurs yeux, la fresque prend forme à toute allure. La journaliste la découvre pour la première fois. Elle sait que d’autres équipes d’artistes sévissent au même moment dans plusieurs quartiers de Paris et dans toutes les grandes villes d’Europe. A Porto, Berlin, Édimbourg… des artistes de tous horizons dénoncent le silence et l’hypocrisie de l’Église face à la pédophilie de ses prêtres.»

 

Les Lectures de Maud :

 

Une histoire très touchante, abordant des thèmes comme l’homosexualité et l’injustice.

Un groupe d’amis va se mobilier afin de percer le mystère de cette agression. Est-ce lié à la manifestions, son thème ou n’a-t-elle strictement rien à voir ? Ils vont user de tous les moyens à leur disposition, réseaux sociaux, hacking, ils vont mener leur enquête.

Le Commandant Jourdan ne voit pas d’un très bon œil que des civiles mènent leur enquête, mais elle doit reconnaître qu’ils ont des moyens efficaces.

Cette lecture m’a éprouvée, touchée et émue car le sujet de l’injustice me tient particulièrement à cœur ; en même temps je me suis régalée de voir qu’un jour d’une manière ou d’une autre la roue tourne.

L’auteur, signe ici un très bon deuxième livre, très original dans sa construction car les flics sont rangés au second plan. Le groupe d’amis m’a littéralement me subjuguée, surprise, étonnée et peut redonner l’espoir à tous ceux qui n’y croient plus. De nombreux dialogues rendent très vivante cette histoire, une belle leçon de vie sur l’amour, l’amitié et l’espoir.

Je remercie l’auteur pour sa confiance !!!

Version lue : Broché

 

 J’irai tuer pour vous de Henri Lœvenbruck


La double chronique

Quand deux Flingueuses vous donnent leur avis sur un même livre.

Ce matin c’est Mamie Danièle qui a dégainée la première et maintenant  c’est au tour de Jean Paul notre Mister Flingueuse.


Le livre : J’irai tuer pour vous de Henri Lœvenbruck. Paru le 24 octobre 2018 aux Éditions Flammarion. 22,00 € ; 640 p. ; 15,3 x 24,1 cm.

4ème de couverture :

1985, Paris est frappé par des attentats comme le pays en a rarement connu. Dans ce contexte, Marc Masson, un déserteur parti à l’aventure en Amérique du Sud, est soudain rattrapé par la France. Recruté par la DGSE, il est officiellement agent externe mais, officieusement, il va devenir assassin pour le compte de l’État. Alors que tous les Services sont mobilisés sur le dossier libanais, les avancées les plus sensibles sont parfois entre les mains d’une seule personne… Jusqu’à quel point ces serviteurs, qui endossent seuls la face obscure de la raison d’État, sont-ils prêts à se dévouer ? Et jusqu’à quel point la République est-elle prête à les défendre ? Des terrains d opérations jusqu’à l’Élysée, des cellules terroristes jusqu’aux bureaux de la DGSE, Henry Loevenbruck raconte un moment de l’histoire de France qui résonne particulièrement aujourd’hui dans un roman d’une tension à couper le souffle. Pour écrire ce livre, il a conduit de longs entretiens avec « Marc Masson » et recueilli le récit de sa vie hors norme.

L’auteur : Henri Loevenbruck est né en 1972 à Paris. Fils d’enseignants, il grandit dans le quartier de la Nation et hérite de ses parents d’une passion pour la culture anglo-saxonne. A 25 ans, après des études littéraires, il épouse d’ailleurs une Anglaise et part vivre avec elle en Angleterre puis ils reviennent en banlieue parisienne. Après quelques pas dans le journalisme et la musique, au milieu des années 90, amoureux des littératures de l’imaginaire, il fonde Science-Fiction Magazine avec Alain Névant, un ami d’enfance. Après avoir tenu le poste de rédacteur en chef de ce magazine pendant plusieurs années, il décide ensuite de se consacrer pleinement à l’écriture. Il partage aujourd’hui son temps entre les romans et les scénarios, avouant son penchant pour le thriller investigatif, la Fantasy et le roman d’aventure en général. Il est l’auteur de nombreux polars qui ont rencontré un vif succès, dont Le Syndrome Copernic, L’Apothicaire et Le Mystère Fulcanelli (Flammarion, 2007, 2011, 2013). En juillet 2011, il a été nommé Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres
Extrait :
« Très jeune, j’ai été déçu par le sens que le monde moderne a donné à la politique. Et par ceux qui la font. J’ai le sentiment que, comme va le monde, les gens s’intéressent trop à la politique et pas assez à la philosophie. La norme semble non plus d’avoir une pensée, mais un avis. Un avis politique. Au lieu de se forger chaque jour une philosophie de vie propre, on se sent obligé de choisir un camp, on devient un partisan, dès lors on cesse de penser.
…/…
Les gens qui font de la politique et ceux qui les élisent ne le font plus pour des raisons philosophiques, mais partisanes. Ils ne pensent plus à l’humanité, à leur portefeuille.
J’ai toujours pensé que l’homme ne devrait se battre que pour protéger les faibles, jamais pour les assouvir. L’homme ne devrait pas être dirigé par l’homme, mais pas ses idées, ou ses idéaux, il faut s’instruire, apprendre, écouter, chercher questionner, remettre tout en question à chaque instant, y compris ses propres convictions.» 

 

Le ressenti de Jean-Paul

Bonjour à toutes et à tous…

 

Roman “coup de poing“ !!!

 

La 4e de couverture, n’était que la partie visible de cet iceberg percutant. Je sais d’ores et déjà que « J’irai tuer pour vous » va continuer a résonner encore longtemps dans mon esprit.

 Henri Loevenbruck nous livre un magnifique pavé, au sens propre comme au sens figuré, basé sur des faits réels. Il nous plonge au cœur des services de renseignements dans la France du milieu des années 80. Les attentats à Paris, les journalistes français kidnappés, un monde politique en pleine effervescence à la veille de nouvelles élections présidentielles, des secrets d’état et autres magouilles politiques.

Récit choc, très intense, plein de suspense et de rebondissements dont l’écriture hypnotisante alterne entre phrases courtes, dialogues très denses, entrecoupés d’extraits du carnet du héros.

Et malgré tout, en parallèle, Henri Loevenbruck arrive à nous offrir aussi une très belle histoire d’amour, dans ce récit qui malgré tout, comme à son habitude reste un condensé d’émotions assez incroyable.

Le parcours tortueux de celui qui va devenir “Hadès” ne vous laissera insensible…

 Ce roman est un véritable hommage pour ces hommes de l’ombre, qui au delà de leur vie, font passer leurs devoirs avant tout, n’hésitant pas à se mettre en danger au quotidien !

Henri n’a pas fini de m’étonner… Excellent moment de lecture.

 Je remercie Masse critique et Babelio pour m’avoir transmis ce roman quelques jours avant sa sortie et aussi pour leur confiance !

 

 J’irai tuer pour vous – Henri Lœvenbruck


La double chronique

Quand deux Flingueuses vous donnent leur avis sur un même livre.

Aujourd’hui c’est Mamie Danièle et  Jean Paul notre Mister Flingueuse.


Le livre : J’irai tuer pour vous de Henri Lœvenbruck. Paru le 24 octobre 2018 aux Éditions Flammarion. 22,00 € ; 640 p. ; 15,3 x 24,1 cm.

4ème de couverture :

1985, Paris est frappé par des attentats comme le pays en a rarement connu. Dans ce contexte, Marc Masson, un déserteur parti à l’aventure en Amérique du Sud, est soudain rattrapé par la France. Recruté par la DGSE, il est officiellement agent externe mais, officieusement, il va devenir assassin pour le compte de l’État. Alors que tous les Services sont mobilisés sur le dossier libanais, les avancées les plus sensibles sont parfois entre les mains d’une seule personne… Jusqu’à quel point ces serviteurs, qui endossent seuls la face obscure de la raison d’État, sont-ils prêts à se dévouer ? Et jusqu’à quel point la République est-elle prête à les défendre ? Des terrains d opérations jusqu’à l’Élysée, des cellules terroristes jusqu’aux bureaux de la DGSE, Henry Loevenbruck raconte un moment de l’histoire de France qui résonne particulièrement aujourd’hui dans un roman d’une tension à couper le souffle. Pour écrire ce livre, il a conduit de longs entretiens avec « Marc Masson » et recueilli le récit de sa vie hors norme.

L’auteur : Henri Lœvenbruck est né en 1972 à Paris, écrivain, parolier et scénariste. Auteur de thrillers et de romans d’aventures, il est traduit dans plus de quinze langues.
Après le bac, hésitant entre la musique et la littérature, il tente d’allier ses deux passions : la semaine, il étudie en khâgne au lycée Chaptal et le week-end il se défoule en concert ou en studio avec de nombreux musiciens. Après avoir étudié la littérature américaine et anglaise à la Sorbonne, l’heure du service national venue, il fait une objection de conscience et passe 17 mois comme maquettiste aux Éditions Francophones d’Amnesty International, il épouse d’ailleurs une Anglaise, puis il part vivre en Angleterre, près de Canterbury, où il enseigne le français dans un collège.
De retour en France, il exerce divers métiers, de barman à web-designer en passant par professeur d’anglais, avant de se diriger vers le journalisme littéraire. Après quelques pas dans le journalisme et la musique (il chantait et jouait de l’orgue Hammond dans divers groupes de rock parisiens), au milieu des années 90, il fonde Science-Fiction Magazine avec Alain Névant, un ami d’enfance.
Après être resté rédacteur-en-chef de ce titre de 1996 à 2000, il publie son premier roman en 1998 aux éditions Baleine, sous le pseudonyme de Philippe Machine. Il décide ensuite de se consacrer pleinement à l’écriture.
Il publie alors deux trilogies de Fantasy, La Moïra (2001-2002) et Gallica (2004), lesquelles rencontrent un succès inédit pour un auteur français (La Moïra dépasse en France les 300 000 exemplaires, toutes éditions confondues, et les droits sont vendus dans 11 pays).
Suivront de nombreux thrillers aux éditions Flammarion (Le Syndrome Copernic, 2007, Le Rasoir d’Ockham, 2008…) qui lui vaudront d’être qualifié par le Nouvel Observateur de « nouveau maître du thriller français ».
Auteur-compositeur-interprète, il écrit des chansons pour lui-même et pour d’autres artistes français. De 2013 à 2015, il rejoint le groupe de rock Freelers.
Membre fondateur du collectif d’artistes La Ligue de l’Imaginaire, en juillet 2011, il est nommé Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres.
En 2015, son roman Nous rêvions juste de Liberté, salué par la critique, est en cours d’adaptation pour le cinéma.

son site 

 

 Extrait :

« Mon père connaît le nom des arbres. Parfois, il les nomme, comme ça, devant moi, et je me contente de hocher la tête. Pin du Paraná, flamboyant rouge, palo borracho… Je ne dis rien, de peur de sortir une bêtise et que le padre, irrité, ne mette un terme à notre expédition. Ces moments de bonheur me paraissent si fragiles ! Je retiens mon souffle et je le regarde religieusement poser des pièges, construire des arcs, tailler des flèches, ramasser les baies comestibles, allumer un feu… Ici, mon père, ce n’est plus un modeste ouvrier, ce n’est plus une bête de somme. Ici, c’est un savant, un aventurier. Un guerrier. »
 

La chronique jubilatoire de Dany

Après Nous rêvions juste de liberté, les lecteurs attendaient le nouveau Loevenbruck. Certes, il a fallu patienter trois ans et demi, mais il est excusé car quand on voit la masse de travail de documentation qu’a dû demander ce thriller, on comprend que la gestation a été longue et semée d’embuches. La relation des sentiments et doutes de Marc, le personnage central inspiré d’un homme que l’auteur a côtoyé pour faire de sa vie un roman, est en soi un pari réussi. Il n’est sans doute pas aisé d’approcher les secrets d’Etat, mes méandres du renseignement et d’être fidèle à l’histoire, la petite et la grande. Nous en découvrons des choses qu’il est parfois plus confortable d’ignorer.  Tout ça n’en rend que plus précieux le résultat par ces 640 pages.

Soit un triangle, une pyramide si vous voulez, … au somment les politiques,  cyniques, qui ne pensent qu’à leur élection présidentielle, voire leur réélection, ils vont mener le jeu, la diplomatie qu’ils disent … Une sphère publique, dont on connaît les noms, soucieuse de l’image et de son avenir, dépendante de la haute finance qui tire les ficelles de la vente d’armes à l’international…

Entre le sommet et la base, les services secrets qui ont pour objectifs de démanteler les réseaux et commanditaires des attentats et des prises d’otages, parce que c’est leur job. Ils observent, analysent, préparent, choisissent les cibles, déploient la logistique nécessaire mais pas toujours suffisante…

Et enfin la base, niveau de l’exécution, qui ne doit pas se poser de questions sur le bien fondé des commandes à honorer, sans état d’âme ou presque.

La base, c’est bien le centre de ce thriller, l’auteur nous fait approcher le cheminement d’un obscur, la construction de sa personnalité, par son carnet qui ponctue le récit actuel. Les lecteurs comprennent alors pourquoi un petit aventurier devient barbouze sans scrupule, capable de mener de front ses deux identités.

L’action principale se situe au milieu des années 80, pendant une période d’attentats perpétrés à Paris, que les moins de 40 ans ne peuvent pas connaître … : les événements ont cependant une résonance particulière au vu de notre actualité récente. Nous allons assister au recrutement, à l’entrainement et aux actions de ce héros de l’ombre, attachant par ses questionnements et sa quête de bonheur. Au-delà des aventures qui, si elles n’étaient pas adaptées du réel, pourraient sembler improbables, la vie de Marc est donc tumultueuse et clandestine …

Il est peu aisé d’en dire d’avantage si ce n’est qu’il faut lire absolument ce dernier Loevenbruck, bien loin de l’ésotérisme et la fantasy auxquels il nous avait habitués dans ses premiers romans, plus proche de Nous rêvions juste de liberté par sa sensibilité et ses questionnements.

Rythmé et réaliste, précis et haletant, un style efficace, ce « témoignage » sera sans conteste un coup de cœur 2019 …

Lu en version numérique.

epub 13.99 € (640 pages)

 

Extraits :
« — Il y en a qui disent que nous, les musulmans, on ne dénonce pas assez les attentats, qu’on devrait les condamner publiquement, et que si on dit rien, c’est qu’on les cautionne. Mais le reste du temps, on nous demande de nous intégrer, de faire comme tout le monde, de pas faire de bruit, de pas nous faire remarquer. Du coup, moi, je me sens complètement paumée, au milieu de tout ça. J’ai l’impression qu’on m’enlève le droit d’être simplement triste et terrifiée, comme tout le monde. Comme n’importe quelle Française. Dans la rue, j’ai l’impression qu’on me regarde de plus en plus de travers, comme si j’étais complice. Comme si je devais me justifier.
— Ça fait partie du plan des terroristes, Samia. Ils veulent faire monter le racisme et le sentiment anti-islam en Europe, pour que les musulmans s’y sentent de plus en plus rejetés, incompris, détestés, et que du coup, par réaction, ils se radicalisent, qu’ils rejoignent le camp des fondamentalistes. C’est vicieusement parfait, comme stratégie. »
« — C’est une histoire de fric, comme toujours. Derrière tout ça, il y a juste des pays qui, pour des raisons d’argent, essaient de mettre la main sur la communauté musulmane qui s’est installée en Europe, en espérant peser à travers elle dans les choix économiques de nos pays.
— Et pourquoi les a-t-on laissés faire ?
— C’était une stratégie occidentale pendant la Guerre froide, Samia. Les Américains ont favorisé l’expansion d’un islam radical en espérant que cela empêcherait l’avancée du communisme et de l’influence soviétique dans le monde arabe. On a appelé ça la stratégie du « vert contre le rouge ». Une immense connerie…
— Et qu’est-ce qu’on peut faire, alors ?
— Toi et moi, pas grand-chose. Il faudrait que les gouvernements européens aient les couilles d’empêcher que l’islam en Europe ne soit financé depuis l’étranger. »
 
« Les sens aiguisés par la montée d’adrénaline, Marc enfila sa cagoule et se faufila entre les deux pans du mur éventré. Il avait tellement bien mémorisé le trajet planifié par la Boîte qu’il aurait pu le faire les yeux fermés.
À cet instant, dans ce moment de vérité, le jeune homme était entré, d’instinct, dans un état second. Un état d’ultraconscience, de concentration ultime, aiguisée, où chaque seconde comptait comme la dernière et où ses sens et son esprit n’étaient voués qu’à la seule réussite de sa mission. La condition d’un guerrier en chasse, une sagesse martiale. »
 
« On dit que la lecture est un plaisir solitaire, mais celui qui ne lit pas est bien plus seul encore. Il lui manque le monde entier. »
 
«… Vous préféreriez vivre sous un régime où la presse est bâillonnée ?
— Non, bien sûr. Mais parfois, j’aimerais juste vivre sur une île déserte, Hadès. Écouter le chant des oiseaux sur mon hamac en regardant le ressac…
— Damned ! Vous allez changer mon nom de code en Vendredi ?
— Ne m’en voulez pas, je vous aime bien, mais trente ans en tête à tête avec vous, non, je n’aurais pas la patience d’un Robinson Crusoé… Il suffit d’un indigène sur une île déserte, et ce n’est déjà plus une île déserte.
— « Le pluriel ne vaut rien à l’homme, et sitôt qu’on est plus de deux, on est une bande de cons », cita Masson.
— Pardon, mais Brassens disait « sitôt qu’on est plus de quatre », il me semble…
— Il était plus tolérant que moi, avoua Marc.
— Bon sang, ce qu’il me manque ! lâcha Dartan d’un air authentiquement mélancolique.
— À moi aussi, mais vous n’êtes tout de même pas venu à Lyon pour me parler de Brassens, Olivier ?
— Si seulement…, répondit l’officier en souriant. Mais commençons par demander au serveur de nous apporter à boire et à manger… »
 
«Je suis libre. Je suis libre et je veux boire ma liberté jusqu’à la dernière goutte, à présent que j’en connais le prix et la fragilité. Nul ne devrait jamais ignorer le prix de sa précieuse liberté, ni les combats qu’elle nécessite pour être préservée. »
 

Assigné à résidence : L’interview bracelet électronique 4, Cyril Carrère


Nouvelle innovation au collectif Polar :

l’interview « bracelet électronique ».

C’est une mesure d’aménagement de peine permettant de réaliser une interview de longue haleine sans obliger l’auteur à être incarcéré. Juste  » Assigné à résidence »

Contrairement à la GAV qui est bien délimitée dans le temps, l’interview bracelet électronique est plus « libre ». Elle peut se dérouler sur plusieurs jours.

Le quatrième auteur ayant dû vivre son quotidien avec le bracelet électronique est…

Cyril Carrère


Aline : Bonsoir à tous, C’est ici que se déroulera l’interview bracelet électronique Grand Froid. Merci Cyril d’accepter cet échange. Peux-tu te présenter aux lecteurs / lectrices qui ne te connaissent pas encore ?

Maud et Jean Paul : 😍

Jean-Paul : Bonsoir Cyril, merci à toi de te prêter au « jeu » !

Maud : 😍

Geneviève : Ok je vous suis de loin mais je garde un oeil sur vous les Flingueuses

Maud : Ah OK ! 

Cyril : Bonjour Aline Jean-Paul et Maud, merci à vous de me proposer cette interview !
Pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis un jeune auteur de thriller de 35 ans, français expatrié au Japon depuis début 2018.
Bien que Messin de naissance, j’ai grandi à Nîmes où j’ai encore de solides attaches.
J’ai publié deux thriller cette année :
Le Glas de l’innocence, dont l’intrigue se déroule au Japon sur deux époques différentes ;
Grand Froid, dont l’intrigue prend racine dans l’ouest de la France. Ce roman a été finaliste du concours VSD-Michel Bussi, qualifié avec le plus grand nombre de votes du public.
Hormis l’écriture, j’aime faire du sport, voyager, découvrir de nouvelles cultures et… lire  🙂 . Avant d’être un auteur je suis un lecteur passionné.

Maud 😍et Jean Paul👍

Maud : Bonjour. Comment t’es venu le thème de Grand froid? Les personnages ?

Cyril : J’avais le thème en tête depuis un certain moment déjà, bien avant le concours. J’ai fait énormément de recherches, beaucoup lu sur le sujet… je laisserai le soin aux lecteurs de découvrir de quoi il en retourne 🙂
Quant aux personnages, au départ je n’avais que Lucas et Gaëlle (sa mère) en tête.
Très vite Jean-Philippe s’est ajouté à l’équation.
Loïc Mandé est un personnage que j’avais aussi prévu de faire apparaître. Pour les autres, ils sont nés au fur et à mesure, même si ma trame était prête (dans les grandes lignes)

Jean-Paul : Combien de romans as-tu écrit à ce jour ? Mais surtout à quel moment et pourquoi as-tu eu l’envie de partager tes textes et d’être publié ?

Maud : Tu veux bien nous parler de ton aventure dans le concours Fyctia?

Cyril : J’ai écrit 3 romans. Avant Le Glas de l’innocence et Grand Froid, j’ai écrit une dystopie, Greyworld (avec laquelle j’ai fait mes armes sur le site Fyctia il y a un peu plus de 2 ans).
Sinon, j’ai toujours écrit dans mon coin. C’est en découvrant le site Fyctia que j’ai essayé de partager mes écrits – sans grande conviction au début. Mais les retours ont été bons, et je me suis pris au jeu. J’ai participé à deux concours :
Un concours thriller parrainé par B.A. Paris, où j’ai été finaliste (classé second) avec la première version du Glas ;
Puis le concours VSD-RTL Michel Bussi avec la première version de Grand Froid, qui a recueilli un grand nombre de votes du public (autant que Vincent Hauuy l’année précédente avec Le Tricycle Rouge).
L’aventure Fyctia a été riche sur le plan humain, je m’y suis fait des amis parmi les auteurs, j’y ai aussi gagné un lectorat – Grand Froid a été très suivi, très commenté, et certains « Fyctionnautes » lisent encore les chapitres que j’ai écrits dans le cadre du concours… 🙂
Une très belle expérience.

Maud 😍et Jean Paul👍

Aline : Qu’est ce qui a fait qu’un jour tu as eu envie de partager tes textes ? Une sorte de test pour savoir si tu devais continuer ou pas d’écrire ?

Jean Paul : 👍

Cyril : Une sorte de test pour voir comment ce serait reçu… mais même si ça n’avait pas été concluant, j’aurais continué à écrire dans mon coin  🙂

Aline :  👍 Dans Le Glas de l’innocence, nous avons un enfant malmené. Dans Grand froid, encore une enfance particulière. Pourquoi ce thème récurrent de l’enfance ?

Jean-Paul : Ton écriture est-elle influencée par d’autres auteurs ? Des auteurs que tu aimes forcément. Si oui, lesquels ?

Cyril : C’est un sujet qui me tient à cœur – l’enfance que l’on vit conditionne en grande partie l’adulte que l’on devient. Au départ c’est plus une réflexion d’ordre général, pas forcément reliée aux événements violents ou tragiques que l’on peut subir. Violence physique et/ou morale, mensonges, abandon… Peuvent radicalement une vie et c’est ce que j’ai voulu mettre en avant dans mes écrits.

Jean-Paul oui, j’aime beaucoup Maxime Chattam (notamment la trilogie du mal), Linwood Barclay et Stephen King.
Ça influence mon écriture, que je veux directe, précise et toujours du point de vue des personnages – l’auteur reste en retrait.🙂

Jean Paul👍

Maud : Alors justement tu abordes le sujet… quel lecteur es-tu ?

Cyril : Je suis gros consommateur de thriller, j’aime me poser des questions, échafauder des théories, être baladé et surpris  🙂

Maud : Des auteurs au-delà de ceux déjà cités ? Un endroit de prédilection pour lire?

Cyril : Pour l’écriture ? Non 🙂

Maud :  Non en tant que lecteurs 🤗

Cyril : En tant que lecteur je suis assez bon public, j’aime découvrir de nouveaux auteurs. Cette année j’ai découvert Denis Zott avec Maudite et la chute du cafard, mon ami Jacques Pons avec Organigramme

Je m’apprête à lire Mattias Koping (les démoniaques, le manufacturier) et Armelle Carbonnel (Sinestra). La liste est encore très longue (et le temps manque)  🙂

Jean Paul👍

Maud : Nous te comprenons tout à fait, c est pareil pour nous 😂

Cyril et Jean Paul😆

Cyril : Toujours côté lecture, j’aime être au calme, chez moi. Je ne lis pas dans les transports par exemple. J’ai besoin d’être dans ma bulle, comme quand j’écris.

Maud : 👍

Maud : Tu as déclaré faire des recherches pour ton prochain livre. Peux-tu nous en dire un peu plus?

Cyril : Il y a plusieurs axes de recherches, mais pour en citer un, je dirai les montages financiers et leurs dérives. C’est un exemple très spécifique qui sert le pan initial de l’intrigue, et en particulier le savoir d’un des personnages…
Dur d’en dire plus à ce stade, mais on ne sera pas du tout dans du thriller « financier » .🙂
Je passe souvent beaucoup de temps sur le background des personnages, leurs spécificités afin de « maîtriser » leurs connaissances du mieux possible, puisqu’elles vont conditionner leurs actions, leurs décisions, ainsi que leurs interactions avec les autres protagonistes.
J’ai utilisé la même méthode pour Grand Froid, par exemple avec la médecine légale.

Maud : 👍

Aline : Dans vos deux romans c’est « dis-moi ou tu veux aller et on ira ailleurs ». C’est une technique d’écriture ? Une façon de capter l’attention du lecteur ?

Cyril :  (hors interview: mince, je pensais avoir répondu!!! 😮 … pardon…) Une technique, je ne sais pas, mais en tant que lecteur, j’aime être baladé, manipulé… donc j’essaie de penser à cet aspect. Est-ce que j’ai ce qu’il faut pour surprendre le lecteur? Est-ce que c’est cohérent? Ce questionnement m’accompagne à chaque étape de l’écriture.

Aline : Parle-nous du lieutenant Loïc Mandé. Un auteur mettant souvent une par le lui dans ses romans, quelle part de vous empreinte-y-il ?

Cyril : Loïc est un personnage fort, c’est vrai. Bourru au grand cœur, je pense que c’est sa générosité et sa spontanéité qui sont un reflet de moi-même… toujours « à fond », réactif, brut de décoffrage, qui ne remet pas à demain ce qu’il pourrait faire tout de suite.  🙂
Un personnage que j’affectionne tout particulièrement.

Aline : Sauf erreur de la part, Grand froid a une fin ouverte. Pourrait-on être amené à retrouver Loïc dans d’autres aventures ?

Cyril : Exact… pour être honnête j’aimerais beaucoup revoir Loïc Mandé. Est-ce que ce sera une suite directe ou pas? Au vu de la fin de Grand Froid, ça n’est pas obligatoire (j’aime l’idée de laisser le lecteur se faire sa propre idée de la suite) C’est donc à voir… Mais j’y pense.

Jean Paul : 👍

Aline : Pourquoi cet attachement à ce personnage ?

Cyril : Pour les valeurs qu’il véhicule, et qui sont proches des miennes. Il est intègre, humble, un peu impulsif parfois, mais toujours dans l’humain et l’affectif. Je me reconnais fortement en lui et je veux le voir évoluer devant les lecteurs au-delà de Grand Froid.

Jean Paul : 👍

Aline : En lisant ce roman, Grand froid représente également la Mort. Elle est très présente, elle est même (pour moi) ombre de Lucas. Pourquoi cette place importante ?

Cyril : Parce qu’elle se prête bien à l’intrigue, à l’ambiance que je voulais instaurer pour cette histoire. Elle est toujours là, non loin, menaçante et contribue à l’atmosphère oppressante du livre. Le rythme s’en ressent également. Mais hormis cela, pas d’autre raison sous-jacente.

Aline : Originaire de Nîmes, expatrié au Japon. Grand froid se passe à Nantes. Pourquoi ce choix géographique ?

Cyril : C’est vrai que c’est le grand écart 😂. J’ai aussi passé 5 ans en Angleterre (Canterbury et Londres).
Nantes est une ville que je connais, qui me parle, et j’avais déjà en tête l’ouverture du récit et notamment l’île de Nantes.

Même hors écriture, je reste attentif aux lieux, aux évènements, l’inspiration n’est jamais très loin et j’ai toujours un cahier noir (mon « thriller book » 😂 – moi qui suis fan de death note) dans lequel je gribouille dès qu’un thème, un lieu, ou un personnage me vient à l’esprit.

C’est comme ça que « Nantes » s’est retrouvée couchée sur papier il y a un sacré moment déjà.

Aline : Le prochain roman se trouve dans le « thriller Book »?

Cyril : Le thème principal en fait partie ainsi que certains personnages forts que je voulais utiliser.
Pour le reste, tout évolue au fil de l’écriture – surtout sur la forme.
Pour Grand Froid, l’intrigue a énormément évolué en cours de route, j’avais notamment un « découpage » de l’intrigue assez différent (mais je ne peux pas en dire plus sans spoiler les potentiels lecteurs).

Aline : Est-il prévu des salons en France, Cyril ?

Cyril : Oui, pour l’instant seulement les Géants du Polar à Douai au mois de juin, pour lequel une seconde nouvelle devrait venir se greffer en début d’année au sujet de Grand Froid
Sinon, pas d’autres dates à ce jour, même si je ne désespère pas. Le roman a moins d’un mois, c’est déjà génial de recevoir de l’intérêt (et puis je découvre un peu tout ça 🙂 )

Aline : As-tu quelque chose à ajouter pour tes lecteurs ou futurs lecteurs ?

Cyril :Je souhaite vous remercier, sans vous, les livres ne vivraient pas bien longtemps… 🙂
C’est grâce à vous si Grand Froid prend un si bon départ…
J’espère que ce roman fera son petit bout de chemin, auprès de vous, dans les mois à venir 🙂.

Je vous souhaite à tous de bonnes fêtes de fin d’année ❄☃️🎄🎁 , surtout profitez de vos proches 😊 !

Jean Paul : 👍

Jean-Paul : Merci Cyril, désolé d’avoir été peu présent sur les échanges, mais j’ai vu que tu étais entre de bonnes mains !
À bientôt

Cyril : @Jean-Paul pas de problème 🙂 , merci à toi ainsi qu’@Aline et @Maud 😊🤗🤗

Maud 😍et Jean Paul👍

Aline : Merci Cyril de nous avoir consacré du temps. On te souhaite de bonnes fêtes de fin d’année. On se retrouve pour le prochain roman ! En attendant on souhaite à Grand froid tout le succès qu’il mérite. À tantôt.

Jean Paul : 👍

Cyril : Merci à tous, j’ai adoré ce format ! 🙂 bonnes fêtes de fin d’année, j’espère à très vite 😊😊

Geneviève : Merci à vous 4 pour cette interview bracelet électronique. Et à très bientôt. Nous vous promettons d’autres auteurs assignés à résidence ou même en GAV.

 Grand Froid de Cyril Carrère.


Le livre : Grand Froid de Cyril Carrère. Paru le 22 Novembre 2018 aux Editions Nouvelle Bibliothèque. 18.00 euros. 366 pages. 14 x 2,1 x 21,6 cm


4ème de couverture :
Le jour où sa mère est retrouvée morte, la vie de Lucas bascule. Délaissé par la police qui conclut à un suicide, ses doutes l’incitent à surmonter sa douleur pour mener sa propre enquête. La lettre anonyme qu’il reçoit confirme ses soupçons : quelque chose ne tourne pas rond. Et lorsqu’un mystérieux individu s’attaque à ses proches, il n’a plus qu’une solution : lui échapper et tout faire pour établir la vérité…

 

 

 

L’auteur : Originaire de Nîmes et vivant aujourd’hui à Tokyo, Cyril Carrere est féru d’innovation, de sport, de culture et de voyages. L’écriture le passionne depuis son plus jeune âge.
Le Glas de l’Innocence, son premier thriller, a été finaliste d’un concours organisé sur la plateforme Fyctia et parrainé par B.A. Paris.
Son second thriller, Grand Froid, a quant à lui été finaliste du concours VSD-RTL Michel Bussi 2018 (classé premier au nombre de votes du public) et a été publié en novembre de la même année.
Page et actualité ici :

 

 

Extraits :
« Gaëlle fit volte-face et se retrouva nez à nez avec un homme qui ne lui disait rien. Grand, athlétique, il devait passer des heures sur les bancs de musculation. Le visage poupin, elle estima son âge à une trentaine d’années environ. Ses yeux étaient aussi verts que les siens. Ils tiraient même vers le gris. Son regard inexpressif comme figé, la mit mal à l’aise. Elle baissa les yeux et remarqua ses mains gantées de cuir et ses vêtements sombres. Vu la météo, impossible de le blâmer, pensa-t-elle. Mais quelque chose clochait chez ce personnage. Pourquoi l’appelait-il ? Ses trais se tirèrent, sa mâchoire se contracta. Les sautes d’humeur intempestives qui avaient pris leurs aises depuis le début de son traitement renforçaient la tension qui est montait en elle. Elle pensa à son fils, en bénissant le ciel qu’il ne l’ait jamais vu dans cet état.»

Les Lectures de Maud :

 Nous voici plongés dans une affaire qui débute par le suicide d’une avocate, motif de décès que son fils Lucas, médecin urgentiste, ne croit pas du tout. Dès lors, il va mettre tout en œuvre pour découvrir la vérité sur la mort de sa mère. Pour cela, il va braver les dangers, ne sachant plus à qui faire confiance. Aidé de Loïc, ils vont à eux deux, démêler ce mystère, qui au fil de leur enquête n’aura de fait que de s’épaissir. De nombreux retournements de situation vont mettre à mal ce duo… Des ombres planent au-dessus de leur tête. Que vont-ils trouver au bout de ce tunnel ?

Lucas, personnage attachant, qui vient de perdre sa mère dans des conditions douteuses. Il va devoir mettre sa peine et son chagrin de côté afin de faire éclater la vérité. Mais jusqu’où cette quête va-t-il le mener ?

Loïc, lieutenant de police, va aller contre les ordres afin de soutenir Lucas dans ses recherches, mettant en péril sa relation avec son père Commissaire et sa carrière. Un personnage qui est l’armure de Lucas mais pas que…

L’auteur, avec une écriture directe et efficace, nous emporte dans cette quête dans un rythme effréné. Le lecteur ressent le stress, les angoisses, les peurs et la douleur des protagonistes. Pareil il ne sait plus à qui faire confiance. Totalement absorbé par ce livre, le lecteur court aussi après les réponses, s’attendrit également. Les émotions sont très présentes dans ce livre. Jusqu’où ce duo va-t-il nous emmener ? Une fin surprenante, sur les chapeaux de roues, très bien ficelée.

Je remercie les Editions Nouvelle bibliothèque et l’auteur pour leur confiance

Version lue : Numérique

 

Savoir sur quelles flingueuses compter


Saint Valentin Spéciale Flingueuse.

Cécile crie son amour au reste des Flingueuses


Savoir sur quelles flingueuses compter

par Cécile Pellault

 

Quatre heures du matin, quelque part en banlieue, une colonne d’intervention d’une vingtaine d’hommes investit un quartier paisible. Seuls la lune, le réverbère et le chat du voisin sont les témoins de cette scène fort inhabituelle dans ces rues proprettes. Quatre hommes se détachent du groupe pour s’approcher de la porte, un bélier en main. Une autre partie du groupe fait le tour du pavillon slalomant entre les géraniums et les rosiers pour couvrir toutes les issues. Le signal est donné, la porte tombe. Une dizaine d’hommes rentre dans la maison. Bien renseignés, ils grimpent les escaliers et s’approchent du lit conjugal. Les  canons de quelques carabines d’assaut accueillent le réveil en sursaut d’une auteure ébouriffée.

« Cécile P ?

-Oui ?

-Je vais vous demander de vous lever doucement les mains sur la tête et de bien vouloir nous suivre sans opposer de résistance.

– D’accord, d’accord mais vous êtes sûrs que c’est moi que vous recherchez ? C’est mon mari, le barbu aux origines exotiques !

-Putain, Cécile, arrête tes conneries!

-Madame, veuillez me suivre !

Un flash jaillit derrière l’une des épaules en noir des policiers.

« Maman, Maman, je peux poster sur Insta !!

-Môman, je pourrai quand même aller chez Gaëtan cet après-midi ?

-Veuillez reculer les enfants ! Allez, Madame, suivez-nous maintenant !

-Mais je ne peux pas sortir en pyjama Hello Kitty, j’essaie de percer dans le Thriller, moi !

-Redoine a bien été photographié hagard en burqa, on est pas à un chaton rose près !

– Qu’est-ce que tu as encore foutu, Cécile ? Avec tes histoires de cadavre toute la journée aussi !

******

Frigorifiée quelque part dans les locaux de la DGSI, Cécile avance dans un couloir bordé de cellules. Par les meurtrières des deux premières, elle aperçoit le dos d’une chemise fleurie très colorée puis le profil d’une amie. Les policiers la font entrer dans une pièce nue avec seulement un lit en fer et une couverture. La porte de la cellule se referme.

-Psst, Michael, Nathalie ? Vous savez ce qu’on fait là ?

-Hier, je me suis fait choper par un réparateur avec sur mon portable des pages sur les différents calibres d’armes et sur Sumatra et, apparemment, je suis fiché jusqu’au cou chez eux depuis un bout.

– Moi, ils me soupçonnent de vous fournir en logos avec des messages subliminaux d’appel aux meurtres. Notre dernière conversation sur FB les aurait mis en émoi. Et ils auraient été tuyautés anonymement sur notre action imminente.

-Putain, hier, j’ai passé mon temps à surfer sur des sites russes ! Vous avez déjà été interrogés par la DGSI ?

-Oui, souvent, entre deux patients ! Non, à ton avis !

-Oh putain, j’ai une résistance ridicule à la douleur, je vais avouer n’importe quoi.

-Déconne pas Cécile. Y a bien quelqu’un qui va nous sortir de là.

-Ce n’est pas Lou qui arrive ?

******

Geneviève suivie d’Ophélie pénètre dans le QG des flingueuses.

« C’est joli aussi la bibliothèque la nuit ! souligne Ophélie»

Fanny et Eppy, des casques de moto à la main arrivent à leur tour.

« Désolée, j’ai eu un peu du mal à convaincre Eppy que ma Ducati serait plus rapide pour traverser trois départements franciliens.

-Vous êtes mignonnes, je suis en convalescence, moi !

-Alors, Geneviève, l’urgence vitale ?

Sylvie pousse les portes de la bibliothèque. Quelques instants plus tard, Maud et Jean-Paul débarquent essoufflés.

« Désolée, je sors des soirées d’Albin Sud, de Fleuve Rivage,  d’Acte Noir et j’ai attrapé Jean-Paul à sa soirée Rock and Roll & Crochets au passage. Nous avons fait aussi vite qu’on a pu.

– J’appelle Mamie Danièle et Isabelle et on peut commencer notre réunion, les informe Geneviève en activant l’appel vidéo de son ordinateur via Messenger.

– Je suis là et prête, répondit Danièle dès que son visage apparaît sur l’écran.

– En direct de Corée, présente ! réplique Isabelle

– Bon tous, voilà l’histoire ; Cécile, Michael, Nathalie et Lou se sont faits arrêter par la BRI. Leurs dernières activités sur le net semblent les incriminer dans un projet d’attentat

– Ils sont mal, ils sont mal. Faut qu’on les sorte de là.

– Je vous ai réunis pour ça. Il nous faut un plan sans accroc, confirme Geneviève.

– Ok, moi, je peux faire marcher mes contacts pour voir où ils sont retenus. Voir appeler Sacha pour confirmer ! propose Ophélie

– Il nous faudrait un plan des locaux pour les faire évader, renchérit Sylvie.

– Sur le dark web, il doit y avoir ça. Je contacte le petit Nikos, une bière et il nous fait ça, ajoute Eppy.

– J’ai ce qu’il faut en motards pour organiser la fuite, offre Fanny.

– Moi, j’ai ce qu’il faut en planque dans des communautés peu enclines à fraterniser avec les autorités ! Je faisais ça que vous n’étiez pas nés, clame Danièle.

– Avec ma palette graphique, je peux peut-être tenter des faux papiers ! s’enthousiasme Jean-Paul

– Sinon, les flingueuses,  je peux aussi juste interpeller mes contacts dans la presse pour alerter sur cette situation ridicule, les stoppe Isabelle. Je peux vous préparer un communiqué de presse à la virgule près.

-Oui, on s’emballe peut-être un peu vite. J’aurai bien envie d’un Mojito, pas vous ?! temporise également Maud.

-Oui, les collègues ne sont pas des abrutis. Ils vont vite se rendre compte. On parle tout de même de Cécile, de Michaël, de Lou  et de Nathalie. Tu gardes où ton rhum, Geneviève ?  acquiesce Ophélie.

– Oui au pire, ils auront de la matière pour créer. Rien de tel qu’un petit passage à la BRI dans la vie. Dans le tiroir de droite, Ophélie ! indique Geneviève.

-Vous avez de la chance,  j’ai pensé à amener des petits produits du Périgord ! salive Eppy.

-Je propose un toast ! A nos auteurs, et à notre graphiste sans qui nous ne serions pas là aujourd’hui en train de trinquer ! Santé et pleins de bébés littéraires !

******

– Tu es sure Nathalie que quelqu’un va venir nous aider ? Michaël, tu me prêtes ta chemise, j’ai froid ! S’il vous plait, j’avoue tout, je dénoncerai qui vous voulez ! Pour commencer, tout est de la faute de Jean-Marc ! S’il vous plait, je veux rentrer chez moi ! J’écrirai plus que des Tchoupi, je vous promets !

 

La Saint Valentin des flingueuses 2019


La Saint Valentin des flingueuses 2019

L’année 2018 fut riche en rencontres, et aventures polardeuses au Collectif Polar.  Les Flingueuses sont ravies de vous présenter leurs amoureux(ses) littéraires de l’année : auteur(e)s, flingueuses, livres, partenaires de crime, porte-flingue, polymorphes… Nous ne sommes pas sectaires dans nos amours au Collectif et vous, quels ont été en 2018 ou seront vos amoureux en 2019?

51530741_360864038089392_6197309870195081216_n

Je laisse la parole aux Flingueuses pour vous dévoiler leur Valetin(e) :

 


Ophélie : Elsa, ma Dark Swan de la littérature noire, un coup de foudre!

 

Elsa Roch et Ophélie

 

Marc : L’amour c’est aussi « Ça ».

 

(NDLR : Il fallait bien que chez les flingueuses il y ait un fan du Maître, stephen King)

Sacha : Alors voilà mon coup de coeur littéraire, de l’année mais pas que…

 

Sacha Erbel et sire Cédric Sire

 

Geneviève: Une des plus belles rencontres de l’année. Cela a d’accord été un coup de foudre pour son écriture de laquelle je suis ressortie en mode « Cabossé » Ensuite j’ai rencontré le jeune homme, il m’a tout de suite présentée à sa Mamie, centenaire, féministe et serial Killeuse. Vous pensez, je les ai tout de suite adoptés lui et sa Mamie Luger.

Ge et Benoit Philippon

So Fiou : Un valentin ? SAUF m’a emmenée au 7ème ciel.

 

Hervé Commère et Sofia

Aline :  Une Flingueuse, ça ne rigole pas ! Non, Flingueuse ce n’est pas une partie de rigolade !

Miss Aline et Ge son porte Flingue en goguette !

Sylvie : Mon coup de cœur littéraire de l’année !

 

Lou Vernet avec notre Sylvie K

Eppy Fanny : Avec le Flamboyant Nicolas Lebel, créateur d’une grenouille faisandée dont je suis fan.

 

Eppy Fanny et Nicolas Lebel

Isabelle : En 2018, Sandrine Collette m’a bluffée par sa plume sobre et percutante, par sa finesse et sa gentillesse. J’en suis toute éblouie !

 

Isabelle Bourdial notre légiste en chef interviewant Sandrine Collette lors du 1er Festival Polar’Osny

Danièle : Deux flingueuses en accord parfait pour feu de tout bord ! Le collectif … une merveilleuse occasion de rencontre.

Miss Aline et Mamie Danièle lors de leur première rencontre.

Jean-Paul : Deux bonnes têtes de vivant, deux loups, un pouce et trois têtes de mort…

Jean Paul et Jacques Saussey

 

Maud : Anniversaire et intronisation inoubliables entre flingueuses et une auteure flingueuse, légiste et Reine des gommettes.

de gauche à droite, Ge porte Flingue, Cécile Pellault, auteur et légiste, Maud intronisée Flingueuse le jour de son anniv. et Ophélie sa Jumelle

Nick : Je refuse de faire partie d’un club qui m’accepterait comme membre.

Nick Gardel notre Nervi avec Henri Loevenbruck, Ian Manook et Jean Luc Bizien, 3 auteurs de la ligue de l’imaginaire

Florence : Un coup de coeur pour un roman noir magnifique. Il y est aussi question d’amour, alors pour la Saint-Valentin, il me va bien.

Florence notre nouvelle flingueuse stagiaire a un coup de cœur pour Hervé Commère, elle aussi !

Isabelle : Coup de foudre littéraire 2019 ! Angoissant, troublant, intense, puissant. Entrée fracassante d’Antoine Renand’.

Isabelle Cerruti

La petite dernière des Flingueuses, Isabelle du coup nous présente un coup de cœur 2019.

Ge², le double maléfique  : Ni dieu ni maitre ! Quelques maîtresses… Et un Pouy.

Jean Bernard Pouy et Ge notre porte Flingue

Cécile : A fleur de cadavre ; mon aventure polyamoureuse exquise de 2018 !

Les légistes, Cécile Pellault, Isabelle Bourdial et Ge la porte Flingue et notre exquis macchabée

BONNE ST VALENTIN  de POLARDEUX(SES) A VOUS !!!

Apéro Polar le 16 mars prochain


APERO POLAR : rencontre avec Mark Zellweger

le 16 mars 2019

Je vous invite une nouvelle fois à La bibliothèque Parmentier pour un de nos fameux Apéros- Polar.
Cette fois nous parlerons polar et espionnage avec l’auteur Suisse Mark Zellweger.

 

NOTRE AUTEUR  INVITÉ

Mark Zellweger

 

Mark Zellweger est un auteur Suisse, originaire du Canton de Fribourg, né le 3 janvier 1959, marié et père de deux enfants. Il est diplômé en Histoire Romaine de la Sorbonne et en Marketing stratégique de deux Business Schools. Il a été directeur du marketing et des ventes dans l’industrie pharmaceutique en Suisse et à l’Étranger une trentaine d’années. En parallèle, il fut conseiller particulier de directeurs de services de renseignement internationaux de tout premier plan. Aujourd’hui, il se consacre totalement à l’écriture et est considéré comme « le nouveau maître du roman d’espionnage » par de nombreux critiques spécialisés. Certains vont jusqu’à l’inclure dans le club fermé des grands auteurs du genre que sont : Follett, Ludlum, Clancy, Higgins.

Mark Zellweger a commencé son travail d’écrivain avec la publication en septembre 2014 du premier opus de la Série « Réseau Ambassador », L’Envol des Faucons. Il en est aujourd’hui, à l’automne 2017, à son cinquième opus de publié.

Xtrême préjudice est sélectionné pour le Prix du Polar Suisse Romand 2017 7. Festival Lausan’noir 27-29 octobre 2017.

 

Aussi…

Ce 16 mars 2019 entre 11h et 13h,

à la Bibliothèque Parmentier

20bis avenue Parmentier

75011 Paris

 avec Ophélie ma Complice nous essaierons de percer le mystère Zellweger.

 Nous tacherons aussi  de comprendre pourquoi le roman d’espionnage a le vent en poupe ces dernières années.

Aussi tenterons-nous de comprendre pourquoi ce genre tombé dans les oubliettes revient sur le devant de la scène.

Et comment un auteur Suisse, pays de la neutralité par excellence, excelle dans ce genre de littératures policières.

Quelques-uns des livresde Mark

Xtrême préjudice

On retrouve la BMW du président du CIO toutes portes ouvertes au bord du lac à Lausanne. Où est passé le président ?

Pendant ce temps, le professeur Ayer, grand ponte de Virologie et d’épidémiologie à l’OMS, n’a plus donné de signes de vie alors qu’il était en Afrique de l’Ouest afin de comprendre l’épidémie d’Ebola qui l’intriguait au plus près.

La situation internationale se tend considérablement avec des tentatives de lancement de missiles de moyenne portée et des essais nucléaires par la Corée du nord.

Mark Walpen est alerté par son père : lui et les enfants de Mark, Zoé et Elliott, ont été victimes d’un acte terroriste barbare et innommable. Mark vit un nouveau drame dans sa vie !

Un rapport confidentiel américain dénonce l’Arabie Saoudite comme commanditaire des attentats du 11 septembre. Quel rapport avec nos protagonistes ?

Une fois de plus les stratèges du Sword vont devoir dénouer les intrigues et trier le vrai du faux. Les Faucons partiront en quête des différents responsables. La sanction risque d’être terrible.

Un suspens incroyable par un maître du roman d’espionnage classique d’aujourd’hui.

 

 

En 2018 il publie une nouvelle série, Les Espionnes du Salève. Les 2 premiers tomes de cette surprenante et passionnante série sont sortis.

L’histoire en quelques mots : Genève nid d’espions et d’espionnes entre 1940 et 1945. Action, suspense en pleine guerre mondiale.

 

 Les espionnes du Salève : l’envers du miroir

Le 14 juin 1940, l’armée allemande rentre dans Paris et les années sombres recouvrent la France. Aussitôt, le service de renseignement suisse, le SR, s’active aux frontières. En même temps, la communauté internationale du renseignement basée à Genève depuis 1936 se mobilise sous la férule du vice-consul anglais Victor Farrell. Peu à peu des filières de passage entre la France et la Suisse romande se mettent en place, la résistance s’organise entre Genève et Lyon en concertation avec les espions installés à Genève.

Hannah Leibowitz, échappée de justesse du ghetto de Lodz, arrive à Genève en juin 1940 avec son fils Avram. Elle prend la tête d’un groupe de femmes de toutes nationalités et résolument décidées à lutter contre la barbarie nazie. On les dénomme : Les Espionnes du Salève.

Le 1er juin 1941, Armand jeune lycéen de Gex en zone interdite, est capturé par la Gestapo alors qu’il entre en Suisse au nord de Genève. Une certitude s’impose : on l’a dénoncé. Qui est le traître ? Les espionnes et leurs contacts mènent leur enquête.

Elles seront confrontées à des collaborateurs sournois prêts à les dénoncer, à des agents allemands déterminés et agissant en Suisse sous couverture et à des trafiquants en tout genre.

Une série d’intrigues toutes aussi palpitantes nous mènent entre 1940 et 1942 dans Genève, « nid d’espions ».

 

Bletchley Park : les espionnes du Salève

Ce second volume de la série à succès Les Espionnes du Salève qui se déroule entre août 1941 et novembre 1942 nous réserve bien du suspense. Un pur régal !

Le réseau des Espionnes du Salève se restructure après la trahison d’une des leurs. Elles s’activent sur tous les fronts tant à Genève, Berne, qu’à Lyon, Londres, Varsovie et Oran. La Gestapo, l’Abwehr et les traîtres en tout genre se rapprochent d’elles. Le danger est omniprésent. Combien de nos Espionnes seront encore en vie ?

Hannah Leibowitz apprend, le jour de Noël 41, d’une source top secrète, que les nazis construisent des camps d’extermination dans sa Pologne natale, alors qu’elle n’a plus de nouvelle de son mari resté au ghetto de Lòdz. Avram Leibowitz sénior est-il encore vivant ?

De l’eau lourde a disparu en Norvège ! Une Espionne part à la recherche d’un centre de recherche atomique nazi ultra secret. Reviendra-t-elle ? Les nazis auront-ils l’arme de destruction massive ?

Le Royaume-Uni subit une attaque sans précédent de l’Abwehr. Celle-ci va-t-elle percer les secrets de Bletchley Park ?

À Lyon où la Résistance et le SOE britannique en lien avec les Espionnes du Salève sont devenus très efficaces et organisés, la répression nazie s’intensifie. Qui s’en sortira indemne ?

A vos agendas

 

ITW Sériale Lectrices spéciale flingueuse, Ge est avec Florence Labbé


ITW Sériale Lectrices spéciale flingueuse

 Ge est avec Florence Labbé.

Salut mes polardeux,

Si vous avez suivi l’affaire, lors de notre bilan 2018, je vous prévenais que j’allais recruter de nouvelles Flingueuses.

Et bien voilà c’est chose faite. 2 nouvelles têtes dans la team.

Et la première à se présenter à vous c’est Florence.

Mais je ne vous en dis pas plus, je vous laisse découvrir notre première stagiaire Flingueuses

Allez hop c’est parti


GVL : Bonjour Florence, es-tu prêt(e) à être soumise à la question ?

 Flo : Euh, non, mais je vais faire de mon mieux J .

GVL : Alors, peux-tu te présenter ? je veux tout savoir, ta scolarité, ton parcours pro, ton âge, ta vie

 Flo : Petite fille qui a bien aimé l’école. Scolarité dans l’école de quartier, bonne élève.

Scolarité dans un collège-lycée plus éloigné mais qui permettait d’avoir un enseignement sérieux, de l’avis de mes parents. Donc cursus allemand renforcé en 1ère langue, puis anglais, latin.

Pas très douée en maths et encore moins en physique-chimie. Orientation vers un bac littéraire avec des maths quand même et option bio. J’aurais voulu faire médecine mais pas possible avec mes résultats. Bac A1 mention bien. Puis DUT compta-gestion avec orientation gestion des ressources humaines. Chouette formation. 19 ans à la sortie de l’IUT, envie de partir, donc direction la banlieue de Glasgow comme assistante de français pendant 1 année scolaire. Très beau pays, souvenirs mitigés toutefois car j’ai souffert du mal du pays enfin c’est surtout parce que j’étais éloignée de mon petit ami rencontré juste avant mon départ.

De retour en France chez mes parents, l’envie de quitter le nid familial et de privilégier ma vie amoureuse m’a amenée à partir à Grenoble où je me suis inscrite en 1ère année de Deug de Psychologie (pas d’équivalence). J’ai enchainé mes cinq années et en suis sortie avec un DESS de Psychologie du travail (Master 2 aujourd’hui). Après, j’ai galéré pour trouver un emploi (les années 90 étaient dures) et j’ai démarré comme formatrice en insertion professionnelle dans une asso grenobloise. Puis j’ai fait un remplacement de congé mat de ma responsable de stage de DESS, comme coordinatrice de formation dans un Greta. Puis toujours au GRETA, j’ai occupé différents postes : conseillère en bilan orientation (jeunes de – 26 ans, publics illettrés ou FLE,  formatrice en insertion auprès de toutes sortes de publics plutôt précaires y compris en maison d’arrêt. Ensuite j’ai été promue, coordinatrice puis responsable d’un site de formation. J’ai fait ça pendant 7/8 ans environ. C’était passionnant mais aussi épuisant. Et puis j’ai eu un souci avec une collègue au moment de mes congés maternité. J’ai failli y laisser ma santé, j’ai préféré tout mettre en œuvre pour partir plutôt qu’intenter quelque chose. Progressivement j’ai pu partir à mi-temps puis démissionner complètement pour rejoindre une association d’accompagnement à l’insertion dans le secteur de l’aide à domicile puis après 3 années, j’ai démissionné pour retourner vers la formation continue (coordinatrice de formation). J’avais des groupes de formation en Isère mais partout en Isère donc souvent à 70 bornes de Grenoble). Epuisant, beaucoup d’inégalités dans l’équipe, usée par le secteur de l’économie sociale et solidaire qui est tout sauf sociale et solidaire. Alors j’ai candidaté comme conseillère en bilan de compétences au CIBC de l’Isère, mon premier CDI de ma vie, payée des miettes mais avec une super directrice et des collègues géniales.

Et j’ai démissionné après 4 ans … en 2013 car mon mari a eu une super opportunité professionnelle mais à Paris. Hors de question de passer à côté, j’étais prête de mon côté à changer de voie. On a vendu la maison achetée 3 ans plus tôt, recherché et trouvé un endroit en RP qui nous plaisait (mon mari habitait à Pontoise quand on s’est connus) et je me suis inscrite au chômage  recherches d’offres, de structures auprès desquelles postuler (missions locales, organismes de Bilan, structures d’accompagnement à l’insertion professionnelle, etc.). Je prends très vite conscience que le bassin d’emploi est différent de Grenoble, je n’ai pas de réseau professionnel ici, il y a très peu d’offres. En parallèle, mon plus jeune fils entre en CM2, le groupe scolaire cherche des parents pour s’investir dans la bibliothèque de l’école. Lectrice depuis toujours, je me dis que cela me permettra de sortir de la maison, je ne connais personne ici, …

Je démarre en sept 2013 avec 4/5 autres parents. Il faut réorganiser la bibliothèque, les collections, etc. C’est un grand chantier. Il y a aussi les prêts aux élèves qui viennent avec leur instit pour emprunter, rendre les livres, etc. L’école héberge 3 bibliothécaires qui travaillent  dans des locaux au 1er étage. Ils constituent les collections de la future médiathèque d’Osny. La bibliothécaire qui s’occupe de la section jeunesse nous explique comment réorganiser la BCD (bib de l’école) en s’alignant sur le classement de la future MéMO. Je me suis régalée dans ces activités (couvrir les livres, refaire les cotes, faire les modifs sur le logiciel de prêt de la BCD, le relationnel avec les enfants et les instits. J’ai posé des questions, proposé ma dispo pour des animations. Bref, j’ai commencé à me renseigner sur le métier, j’ai demandé une EMT (évaluation en milieu de travail à Pôle Emploi), avec l’idée de me réorienter. Une formation m’ayant été conseillée, je me renseigne et j’opte pour le MASTER 2 Littérature de Jeunesse parcours bibliothèque, à distance en 1 an (pour rester dispo / aux enfants) et je demande un financement dans le cadre du DIF. Mon dossier VAP est accepté pour une entrée en MASTER 2 en septembre 2014.  Mon stage se fera avec la Médiathèque de Saint-Ouen l’Aumône et mon mémoire sur les livres animés, leur histoire, etc. J’obtiens le Master 2 à la session de sept, à l’issue d’une année bien remplie ! (cours à distance, devoirs à rendre, stage, mémoire,  et en // bénévolat à la BCD).

La MéMO va recruter seulement 3 agents et 1 directeur au 1er sept. 2015 et le recrutement va se faire en interne. Par chance, les candidatures pour la section jeunesse et multimédia ne conviennent pas, je peux alors postuler et suis recrutée comme agent contractuel suite à un entretien en mai 2015.

Je débute donc le 1/09/2015 et je suis à ce jour toujours contractuelle. Depuis janvier 2018, je m’occupe des fonds polars, Sf, romans jeunesse et romans ados sous l’autorité de la responsable des collections. Je fais partie de l’équipe organisatrice de polar’Osny, avec une complice de choc, Isabelle Bourdial.

 

GVL :  Isabelle Bourdial, tiens ce nom me dis quelque chose…. Mais bon reprenons. Dis-moi : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial ?

Mon père avait quelques bouquins, plutôt en lien avec la résistance, la déportation, la 2ème guerre mondiale, je les ai lus aussi ceux-là.

J’ai toujours aimé lire, d’aussi loin que je m’en souvienne même si mes parents lisaient pu de livres finalement (plutôt le journal pour mon père et des revues pour ma mère).

GVL : Comment abordait-on le livre chez toi ?

 Mes parents en achetaient peu et m’en achetaient un peu. J’en ai eu en cadeaux par des oncles, tantes. Parfois avec ma mère, en rentrant de son travail, nous passions devant le bureau de tabac maison de la presse de notre quartier, et c’est là que j’ai eu je pense toutes mes bibliothèques roses et vertes et que j’ai acheté mes Agatha Christie.

Sinon, j’ai lu des Mickey, Picsou, des BD classiques (Tintin, Astérix, …). Je lisais tout le temps dans la voiture le week-end, ou pour les départs en vacances.

L’un de mes meilleurs souvenirs de lecture, c’est un emprunt à l’école primaire d’un roman illustré. C’était Robinson Crusoë, un grand et gros livre et un souvenir à vie pour moi !

 

GVL : Veux-tu bien me montrer ta/tes bibliothéque (s) :

 Ci-dessous, quelques cases de ma bib perso. Elle est dans ma chambre, de mon côté du lit. J’ai une autre bib familiale, au salon mais il y a surtout les BD, les guides de voyages, livres de cuisine, de loisirs créatifs, les classiques, les DVD.

 

 

 

Ma bib pro, le rayon polar de la MéMO, c’est là que je puise la grande majorité de mes lectures !

 

GVL : Et m’expliquer comment elles fonctionnent, comment elles sont rangées ?

 J’ai récemment fait du vide J’avais bcp de poches. J’ai viré (donné) tous ceux d’auteurs étrangers que je ne relirai jamais. Les français qui m’avaient moyennement plu. Et j’ai gardé le reste. Dans les cases de gauche, il y a les auteurs étrangers, Connelly, Denis Lehane, etc. A droite les cases pour les auteurs français, et en bas à droite les livres que j’ai récemment achetés ou qui m’ont été offerts et que je n’ai pas lus (ma CAL).

GVL : Et le livre et la lecture pour toi c’est quoi ?

 Un moyen de s’évader, il me faut du suspense, une jolie plume. Lire, c’est la cerise sur mon gâteau quotidien. C’est rare que je me couche sans avoir lu ne serait-ce qu’une page.

GVL : Es-tu papier ou numérique ?

Plutôt papier, j’ai essayé la lecture sur ma tablette (je me suis inscrite sur netgalley) mais je ne ressens pas le même plaisir qu’avec un livre papier dans les mains.

 

GVL ; En parlant de bibliothèque, vas-tu ou es-tu allée en bibliothèque ?

J’ai des souvenirs de livres en école élémentaire que je ramenais à la maison mais pas si c’était une bibliothèque dans l’école. Au collège/lycée, j’y allais régulièrement pour travailler, pour emprunter un peu aussi. Mes parents ne fréquentaient pas les bibliothèques. Après mon retour d’Ecosse, j’avais 20 ans, j’ai fréquenté assidûment l’une des bib de Grenoble où j’ai lu toute la collection Spécial Suspense d’Albin Michel ainsi que de la SF. Ensuite j’ai arrêté pendant les études de psycho puis repris le chemin des bib avec mes enfants.

 

GVL : Si oui qui as-tu trouvé, que t’ont-elles apportée ?

Dans l’une des bibs de la commune où nous habitions (à Villard-Bonnot en Isère), il y avait en fait 3 annexes, et certains mercredis après-midis, nous en faisions 2 avec les enfants. Une des bibliothécaires était super chouette, on discutait polar !!

 

GVL : As-tu une librairie attitrée ? Une ou plusieurs d’abord. Une ou tu achètes tes bouquins ?

J’ai beaucoup été cliente des Fnac, depuis longtemps car j’ai acheté une grande majorité de ce que j’ai lu, et c’était surtout des poches. Depuis que j’habite à Osny, c’est plutôt la libraire du Grand cercle, grande librairie à Eragny où j’aime m’approvisionner. C’est surtout chez eux aussi que je commande pour mes lecteurs.

 

GVL : Où achètes-tu principalement tes bouquins. (ça peut-être dans différent lieu, par exemple, moi c’est dans ma librairie de quartier, dans les librairie où je vais voir des auteurs, des librairie que je visite en vacances. Et aussi énormément sur les festivals et les salons où je vais. Parfois même c’est dans ma bibliothèque quand je reçois des auteurs…mais là c’est une libraire qui vient vendre les bouquins à la biblio pour l’occasion).

En librairie (voir plus haut)  et en salon (du livre pour la jeunesse de Montreuil, SMEP, Polar’Osny J, Nemours). J’achète les livres que je veux pour ma petite bibliothèque perso, avec des dédicaces, parce que j’ai rencontré l’auteur, que l’on a discuté.

Parfois en grande surface, dans ces cas-là, c’est un achat non prémédité.

 

GVL ; Bon passons aux choses sérieux, tu es toujours prêt(e) ?

Flo : Oui, ça y est.

 

GVL : Combien de livre lis-tu par semaine, par mois, par ans ?

Ça dépend (de la grosseur du livre, si je suis fatiguée, si j’adhère au livre). 1 livre par semaine en moyenne, voire un peu plus.

 

GVL : Tiens-tu décompte précis de tes lectures ?

 Oui, j’enregistre mes livres sur Babelio. Ça me permet de garder une trace mais je ne le fais que depuis 2 ans.

 

GVL : As-tu une PAL ?

Oui, une case dans ma bibliothèque contient tous les livres que je voudrais lire. C’est donc une CAL. J’ai une petite PAL sur ma table de chevet. Ceux qui vont-être lus dès que le livre en cours est fini.

 

GVL : Combien de livre dans ta PAL ?

 Une vingtaine, peut-être plus.

 

GVL : Pour toi c’est quoi ta PAL, quelles relations entretiens-tu avec elle ? Comment la vis-tu ?

C’est ambivalent, mon rapport à ma PAL. Un trésor et en même temps un sentiment de culpabilité, une pression car elle monte plus qu’elle ne descend.

GVL : Alors…..Et le polar dans tout ça ? Pourquoi tu en lis ? as-tu un rapport particulier avec le genre. (J’entends par polar tout ce qui a attrait aux littératures policières, du roman de procédure, au roman noir en passant par tous les types de thrillers…)

C’est le seul genre dont je ne me suis jamais lassée ! Romans noirs, polars, thrillers …

Toute petite, j’ai lu le club des cinq, les compagnons de la Croix-Rousse (forcément en étant à côté de Lyon), Alice. J’ai adoré regardé les brigades du tigre les vendredis soirs avec ma mère.  Ma mère écoutait Pierre Bellemare à la radio en début d’après-midi, j’ai écouté ses histoires extraordinaires pendant des années, j’adorais ce suspense. J’ai beaucoup regardé les policiers classiques français avec Delon, Gabin, tout ce qui passait le soir pendant les années 80. Ma mère aimait ces films et m’autorisait à les regarder avec elle mais quand il y avait des scènes difficiles, je me bouchais les yeux et les oreilles. J’ai lu aussi tous les Agatha Christie, certains romans d’Arthur Conan Doyle. Puis j’ai laissé un peu les romans policiers pour aller vers la Fantasy (quelques Tolkien sans enthousiasme, Barbara Hambly, Marion Zimmer Bradley), la SF (Philip K Dick, Van Vogt, Herbert, Dan Simmons, puis l’épouvante, le fantastique (Stephen King, Graham Masterton, Anne Rice et sa sage des sorcières, extraordinaire !). Puis retour au polar, d’abord américain (Mary Higins clark, Patricia MacDonald, Kellerman, Connellt, Coben, etc.). J’ai parfois fait des pauses, occupée à d’autres choses (ma vie de patachon dans les années 90). Je suis revenue à la lecture noire à la fin des années 90 et depuis je n’ai rien lâché.

 

GVL :, dis-nous, quels sont tes auteurs favoris ?

 J’ai longtemps aimé les auteurs classiques du polar, thriller américain : Coben, Clark, Kellerman, Connelly, Connolly, Gardner, Slaughter,

Puis les auteurs français ont pris le pas : Minier, Japp, Giebel, Thilliez, Lemaître dans un premier temps.

Depuis que je découvre la richesse de la littérature noire, avec mon travail mais surtout Polar’Osny, la liste de mes auteurs favoris s’est allongée et s’allongera encore à mon avis. En citer veut dire en oublier, mais c’est le jeu : Jacques Saussey, Hervé Le Corre, Marin Ledun, Mattias Köping, Sandrine Collette. J’ai adoré lire Fabrice Pichon, Sandra Martineau, David Coulon, Armelle Carbonel, Isabelle Villain, Mattias Köping, Hervé Commère, Niko Tackian, Lou Vernet, Danielle Thiery, etc. La liste est longue.

 

GVL : Peux-tu nous parler de 5 livres qui t’auraient marqué ces dernières années

Des nœuds d’acier, de Sandrine Collette. Un roman terrible, une longue descente aux enfers.

Partir de Tina Seskis. Un roman qui m’a bluffée. Ecriture très fluide, une héroïne que j’ai suivie avec plaisir et que j’ai eu du mal à lâcher.

Je serai le dernier homme de David Coulon. Un style d’écriture qui m’a plu immédiatement, un anti-héros, et des décisions malheureuses qui s’enchaînent.

Maudite, de Denis Zott. Un rythme d’enfer, une héroïne qu’on a envie de secouer, c’est graveleux mais jubilatoire aussi. Un auteur qui a osé ne pas appuyer sur le frein. Je n’irai jamais dans les quartiers de Marseille …

Le manufacturier de Mattias Köping. Une lecture incroyable. Plus de 500 pages lues très rapidement, c’est noir, violent, monstrueux même mais en même temps, ça ne semble pas si fictionnel !  Une plongée dans ce que l’homme a de plus vil. Drogue, prostitution, conflits ethniques, magouille des politiques. Et l’écriture est juste magnifique.  Un grand grand roman.

Un 6ème pour le sujet qu’il aborde, c’est Enfermé.e de Jacques Saussey Pour des raisons personnelles mais aussi parce que l’écriture est magistrale. Et qu’il a su clore son livre par une scène inoubliable.

GVL : Fréquentes-tu les festivals et autres salons…Si oui depuis quand ?

Les salons du polar, festivals, depuis 1 an seulement.

GVL : Que t’apportent ces salons, ces rencontres ?

 Quand j’aime un livre, j’avoue que rencontrer l’auteur permet de le lui dire, mais aussi de chercher à savoir comment il écrit, depuis quand. Et puis il y a des auteurs qui sont de vraies perles, que j’adore en tant que personne, pour leur gentillesse, leur simplicité, leur jovialité. Là, je peux ne pas forcément être super fan, avoir tout lu, c’est plutôt l’individu que j’ai plaisir à rencontrer et à retrouver dans des salons.

GVL : Peux-tu partager une anecdote avec nous, un truc rien qu’à toi !

Oui, ma rencontre à SMEP avec Jacques Saussey que je voulais féliciter pour « principes mortels » que j’avais lu récemment et que j’avais beaucoup aimé. Il avait un signet sur son roman à venir, c’était pour Enfermé.e et il me sort un couplet sur la transidentité, le pourcentage de personnes qui seraient concernées et là, je n’ai pas pu m’empêcher de parler de ma situation de maman d’un ado trans. C’était une scène étrange, je me dis parfois que la vie organise des rencontres qui ne sont pas si fortuites. Jacques Saussey m’a gentiment proposé de recevoir son livre. Je l’ai lu  et je l’ai chroniqué bien sûr.

GVL : Sinon…rien à ajouter ?

 J’ai dit beaucoup de choses …

 

GVL : Tu es certaine que c’est ton dernier mot ?

 Oui cheffe !

GVL : Allez un petit coup de gueule. ET Un gros coup de cœur… ?

 Je n’ai pas aimé Meurtre pour rédemption de Karine Giebel, un jour peut-être je réessayerai. De la violence carcérale qui m’a semblée « surjouée », une héroine qui m’a laissée de marbre, un roman trop long, une histoire d’amour peu crédible comme le personnage de Marianne, une fin bof. Bref tout ça pour quoi, le message il est où ? Enfin c’est mon avis (lecture il y a 7/8 ans je dirais).

Gros coup de cœur : c’est dur ! Allez 2 coups de coeur : Enfermé.e de Jacques Saussey, pour des raisons personnelles et pour Jacques Saussey, car j’adore son écriture ! Dernier coup de cœur en date « Le manufacturier » de Mattias Köping. Violent, hyper violent même, mais il y a un message et une écriture extraordinaire. J’ai dévoré les 500 et quelques dizaines de pages. J’ai pu discuter avec Mattias Köping à Nemours, c’est un homme génial, une vraie belle personne.

GVL :  Merci pour ces petites confidences, et à très vite sur collectif Polar

Voilà cher Polardeux, vous en savez autant que moi sur notre petit nouvelle.

Maintenant ne lui reste plus qu’à faire ces preuves pour devenir une Flingueuse à part entière.

Allez à très vite

Dieu n’habite pas La Havane de Yasmina Khadra


Le livre : Dieu n’habite pas La Havane de Yasmina Khadra. Paru le 18 août 2016 chez Julliard. 19€50 ; (312 p.) ; 21 x 14 cm
Rééditer en poche chez Pocket le  7 septembre 2017. 6€95 ; (257 p.) ; 18 x 11 cm
4e de couv :

À l’heure où le régime castriste s’essouffle, « Don Fuego » chante toujours dans les cabarets de La Havane. Jadis, sa voix magnifique électrisait les foules. Aujourd’hui les temps ont changé et le roi de la rumba doit céder la place. Livré à lui-même, il rencontre Mayensi, une jeune fille « rousse et belle comme une flamme », dont il tombe éperdument amoureux. Mais le mystère qui entoure cette beauté fascinante menace leur improbable idylle.

Chant dédié aux fabuleuses destinées contrariées par le sort, Dieu n’habite pas La Havane est aussi un voyage au pays de tous les paradoxes et de tous les rêves. Alliant la maîtrise et le souffle d’un Steinbeck contemporain, Yasmina Khadra mène une réflexion nostalgique sur la jeunesse perdue, sans cesse contrebalancée par la jubilation de chanter, de danser et de croire en des lendemains heureux.

La plupart des romans de Yasmina Khadra sont traduits dans une quarantaine de langues. Certains ont aussi été adaptés en bandes dessinées, à la scène et au cinéma (Morituri ; Ce que le jour doit à la nuit ; L’Attentat). Les Hirondelles de Kaboul est en cours de réalisation par Zabou Breitman.

 

Yasmina Khadra avec la patronne

L’auteur : Yasmina Khadra est né est l’auteur de la trilogie Les Hirondelles de Kaboul, L’Attentat et Les Sirènes de Bagdad. La plupart de ses romans sont traduits dans une cinquantaine de pays. L’Attentat (prix des Libraires 2006) et Ce que le jour doit à la nuit (meilleur livre 2008 pour le magazine Lire) ont déjà été portés à l’écran et une adaptation des Hirondelles de Kaboul  en film d’animation. 

Extrait : 
« Qui rêve trop oublie de vivre », disait Panchito.
J’incarne mon propre rêve, pourtant je croque la vie à pleines dents sans en perdre une miette.
Je cherche toujours le bon côté des choses car elles en ont forcément un. Je vois le verre à moitié plein, une forme de sourire par-dessus la grimace, et la colère comme un enthousiasme dénaturé.
Le monde n’est pas obligé d’être parfait, mais il nous appartient de lui trouver un sens qui nous aidera à accéder à une part de bonheur. Il y a immanquablement une issue à n’importe quelle mauvaise passe. Il suffit d’y croire. Moi, j’y crois. Mon optimisme, je le cultive dans mon jardin potager.
Je me suis éveillé à la joie de vivre dès l’âge de cinq ans ; quant aux années qui précèdent, je ne m’en souviens pas – je suis certain qu’elles furent formidables,puisque mes parents l’étaient.

La Kronik d’Eppy Fanny

DIEU N’HABITE PAS LA HAVANE DE Yasmina KHADRA

J’avais besoin, pour accompagner ma semaine de vacances, de la musique des mots qu’offre la poésie. C’est donc Yasmina Khadra et son talent qui m’ont tenu compagnie.

Ce roman attendait sagement dans ma bibliothèque depuis plus de 4 ans. Comme quoi la patience est toujours récompensée.

L’histoire nous transporte à la Havane, nous dépeint avec talent une époque, un contexte, un pays. Nous découvrons Juan Del Monte Jonava, un chanteur dont la voix extraordinaire lui a valu le surnom de « Don Fuego ». Une gloire vieillissante, tout comme le régime castriste. Le Buena Vista a changé de propriétaire et Juan, à 60 ans, est remercié et cours le cachet.

Il ne vit que pour sa musique, et lui qui a chanté devant les plus grands ne comprend pas que l’on ne veuille plus de lui. Il traîne, déambule dans cette ville de la Havane qui est sienne depuis toujours.

Extrait p.61 : « Sans la musique, je ne suis qu’un écho anonyme lâché dans le vent. Je n’ai plus de veines, et donc plus de sang ; je n’ai plus d’os pour tenir debout ni de face à voiler. »

Il vit chez sa sœur Serena où s’empilent divers membres de la famille (sa sœur, le mari de cette dernière, leurs 3 enfants, la belle-sœur de Serena avec son mari et leur bébé, une cousine). Il y partage d’ailleurs sa chambre avec son fils, Ricardo, cet inconnu. Sa fille, elle vit avec sa mère. A la Havane, il est courant que les familles vivent à plusieurs dans un logement.

Extrait p.50 : « Depuis 1959 et la révolution castriste, la population a centuplé, mais la ville n’a pas bougé d’un poil, comme si une malédiction la retenait captive d’un passé aussi flamboyant que l’enfer. »

Lors de ses déambulations, « Don Fuego » croise une jeune fille, sa cadette de 40 ans.

Mayensi à la chevelure aussi rouge que le soleil se couchant sur l’océan. Mayensi si mystérieuse. Et le feu de Don Fuego se rallume pour cette belle, ce dernier amour, ce dernier tour de piste. Pour elle il veut briller. Encore. Décrocher la lune. Toujours. Mais les apparences peuvent être trompeuses ; voire mortelles. Son ami Panchito l’a pourtant mis en garde …

Extrait P.96 : « Tu vas te gargariser et crier sur tous les toits que tu n’es pas une marionnette, poursuit-il comme s’il lisait dans mes pensées. Pour preuve, tu montres que tu n’as pas de ficelles aux bras ni aux pieds. N’empêche, tu es plus à plaindre que les poupées en chiffon car le marionnettiste qui te manipule, c’est toi, et tu ne le sais pas. »

Mais même flirter avec la mort vaut la peine, lorsque cela permet de vivre et croire encore… Même un instant. Et puis la mort, en le rejetant, lui a rendu sa fille. Et ça c’est un vrai cadeau !

Et ce n’est pas le seul. A 64 ans voilà notre Juan sur les routes, chanteur d’un groupe….

Extrait p.255 : « Il faut faire une croix sur ce qui est fini si l’on veut se réinventer ailleurs. Panchito savait de quoi il parlait. Il m’a fallu du temps pour l’admettre, mais j’y suis parvenu. Après tout, qu’est-ce que la vie sinon une interminable mise à l’épreuve. Celui qui se relève de ses faux pas aura gagné l’estime des dieux. De toutes les couleurs qu’on lui en a fait voir, il construira un arc-en-ciel. »

C’est beau, c’est triste, c’est nostalgique.

L’espoir et l’amitié brillent à travers les mots et leurs échos.

Merci à Yasmina pour ce roman.

Haines de Pierre Pouchairet


Le livre : Les trois Brestoises Volume 1Haines de Pierre Pouchairet. Paru le 25 Mai 2018 aux Editions du Palémon. Collection : Enquêtes en série. 10€ ; (280 pages) ; 11  x 18 cm


4ème de couverture :
Après une longue période professionnelle dans les Stups à Nice (voir Mortels Trafics), Léanne vient d’être nommée à la tête de la Police judiciaire finistérienne, quand le sauvage assassinat d’une vieille dame, Corentine Ledantec, trouble la quiétude de la commune de Combrit en Pays bigouden. Qui pouvait en vouloir autant à cette nonagénaire, certes fielleuse ?
L’enquête est confiée à la commandant qui lance les investigations avec des méthodes déroutant parfois ses collègues, mais pour elle, nécessité fait loi. Épaulée par ses amies de jeunesse – Élodie, devenue médecin légiste, et Vanessa, psychologue dans la police nationale – Léanne devra démêler l’écheveau des haines larvées qui animent les malfrats les plus retors comme les gens sans histoires.

L’auteur : En France et à l’étranger, Pierre Pouchairet a vécu les procédures, les ambiances et les « milieux » qui inspirent ses romans. Dans ses livres éclate une vérité qui dépasse l’imagination, la vérité d’une vie engagée… Pierre POUCHAIRET est né en 1957. Dans une vie précédente, il était commandant de la police nationale, chef d’un groupe luttant contre le trafic de stupéfiant à Nice, Grenoble ou Versailles… Il a également été à plusieurs reprises en poste dans des ambassades, a représenté la police française au Liban, en Turquie, a été attaché de sécurité intérieure en Afghanistan, pays qu’il a parcouru du nord au sud. Il a passé plus de 4 ans à Kaboul, y a été témoin de nombreux attentats et y a travaillé en étroite collaboration avec les Afghans…
Aujourd’hui à la retraite, il vit à Jérusalem. Il a publié en 2013 un livre témoignage Des flics français à Kaboul et Coke d’Azur en 2014. Avec, à chaque fois, cette volonté de mettre au grand jour – et sous la lumière crue du terrain – la réalité brute de notre Histoire contemporaine.

 

Extraits :
« Ce fut encore agacée par la discussion que Léanne enfila la tenue de protection qu’elle compléta d’une charlotte, de gants et de sur chaussures. Spécialisée dans les stups pendant de nombreuses années, elle n’avait pas trop l’habitude de ce déguisement. Là où certains voyaient une tenue de cosmonaute, elle avait l’impression de se cacher dans un préservatif géant. Elle s’énerva sur la fermeture de la combinaison avant que la glissière accepte de se fermer.
Elle s’approcha enfin de la maison. Il s’agissait d’un pavillon à un étage, bordé par un jardinet d’une dizaine de mètres de large. L’accès à l’habitation se faisait soit par une porte centrale, desservie par un escalier en façade, soit sur le côté, en passant par la cave puis un escalier intérieur.
Elle prit par l’entrée principale. Un vestibule desservait sur la gauche une cuisine, sur la droite, une salle à manger avec à l’arrière un coin salon, ce fut là qu’elle trouva le gros de la troupe.
Le corps était étendu sur le sol, face contre terre.
Léanne balança un regard interrogateur en direction de Leroux.
— La maison a été sommairement fouillée, ça laisse tout de même une impression étrange, j’ai plus le sentiment que l’on a tout saccagé que cherché quelque chose.»

Les Lectures de Maud :

 Très heureuse de retrouver Léanne, découverte dans l’opus précédent Mortels Trafics, partie de Nice, la voilà de retour dans la région de son enfance. Nouvelle équipe, nouvelle enquête, elle va devoir prendre ses repères et démêler cette sombre affaire. Femme fraîchement débarquée, tout le monde l’a à l’œil, au moindre faux pas elle va dégringoler. Tenace et toujours équipée de son caractère bien trempé, elle va se faire une place et aller de l’avant et éviter que son affaire se retrouve entre les mains de la gendarmerie.

Une histoire, qui de prima bord, parait simple va au contraire se révéler très complexe. Mettant les nerfs à rude épreuve de toute la brigade, des politiques, des magistrats. Jusqu’où est-elle prête à aller pour que justice soit faite ? La Bretagne n’est pas Nice, la criminelle fonctionne différemment que la brigade des stup’. J’apprécie beaucoup aussi la tentative de rapprochement entre la Gendarmerie et la Police, si souvent opposées.

Elle va retrouver ses amis d’enfance, Vanessa devenue psychologue et Elodie médecin légiste. A elles trois, un trio qui fonctionne bien et qui amène du dynamisme et de la fraîcheur dans ce monde d’hommes.

Une nouvelle fois emportée par la plume de l’auteur, direct, dynamique et qui ne manque pas de rebondissements ni de retournements de situation. Un opus, où Léanne se dévoile un peu plus et qui montre certains aspects de sa personnalité qui, je l’espère ne lui brûleront pas les ailes. Une lecture que je recommande évidemment !!! Je vais très rapidement découvrir La Cage de l’Albatros, et retrouver avec plaisir Leanne !!!!

 

Le festival sans nom 2019, deuxième épisode


Salut mes polardeux,

Il y a quelques jour je vous proposer Le festival sans nom 2019, premier épisode…

Et

Je vous le disais, pour la 3ème année consécutive j’ai le privilège d’être une nouvelle fois jurée du prix littéraire du Festival Sans Nom.

Je suis trop contente et c’est rien de le dire.

Honorée que le comité d’organisation me fasse à nouveau confiance.

Aussi j’aimerai vous présenter ici mes petits camarades.  Ceux avec qui j’aurai la lourde tache de désigner le 3e lauréat de ce grand prix littéraire.

Mais avant pour rappel  revenant sur les premier lauréat de ce grand prix littéraire du Festival Sans Nom.

en 2017 c’est Nicolas Lebel  avec De cauchemar et de feu qui a reçu le tout premier prix FSN

En 2018 c’est Power de Michaël Mention qui a été primé.

Les premiers Jurés

 Le Festival Sans Nom prépare  son amicale compétition 2019 !

 Et…En mars les 8 romans en lice  vous seront dévoiler pour le prix littéraire du Festival Sans Nom 2019. On vous prévient, il va y avoir du lourd.

Il est temps de vous dévoiler la composition du jury de cette année, qui regroupe des membres du comité d’organisation, des libraires, des blogueurs influents, et (voir en fin de message…). 
Une fine équipe pour une belle aventure humaine :


• Président du jury : Yvan Fauth, membre de l’organisation et blogueur : Emotions – Blog littéraire et musical
• Hervé Weill, membre de l’organisation et blogueur : Blog Passion Bouquins
• Luc Widmaier, membre de l’organisation et libraire du Festival Sans Nom : Librairie Bisey
• Caroline Noel, membre de l’organisation et blogueuse : Carobookine
• Sofia Herwédé, membre de l’organisation et blogueuse à Collectif Polar : Chronique de Nuit
• Marc Schaub, membre de l’organisation et blogueur à Collectif Polar : Chronique de Nuit
• Michael Corbat, libraire à l’Espace Culturel E. Leclerc de Belfort
• Aude Lagandré, blogueuse : Aude bouquine
• Anaïs Michelon Vigo, blogueuse : Anaïs Serial Lectrice
• Valérie Dätwyler, blogueuse : Sangpages
• Geneviève Van Landuyt, Coordinatrice du comité de sélection des romans policiers pour l’ensemble du réseau des bibliothèques parisiennes, et blogueuse : Collectif Polar : Chronique de Nuit

Se rajoutera à l’équipe, un étudiant en Licence Professionnelle Librairie et Métiers du Livre (ceux qui sont leurs indispensables bénévoles durant le Festival, depuis ses débuts).

L’équipe 2019 du jury du prix littéraire 2019 du Festival Sans Nom est maintenant complète !

13 jurés, membres de l’organisation, libraires, blogueurs référents dans le domaine.

Et puis deux derniers jurés choisis suite à des appels à candidature.
Nous avons souhaité réserver une place à un étudiant en Licence Professionnelle « Librairie et Métiers du Livre », ceux qui sont nos magnifiques bénévoles depuis les débuts. Bienvenue à Clémence !

Et bienvenue à Laura, qui vit dans le sud de la France, et qui a été choisie parmi les plus de 80 candidatures reçues suite à notre appel sur cette page.
Le choix a été difficile. Merci à tous les candidats pour leur touchant enthousiasme et leurs gentils mots !

Une sacrée belle équipe vous ne trouvez pas !

 

Et…

Nous vous dévoilerons bientôt la liste des 8 romans en lice.

Lectio létalis de Laurent Philipparie


Le livre : Lectio létalis de Laurent Philipparie – Paru le 17/01/2019 aux éditions Belfond – collection Thriller -19.90€ – epub 4.99 € (368 pages) ; format 14 x 22 cm

 4ème de couverture : Oserez-vous tourner les premières pages du LECTIO LETALIS ?
Paris. Un assistant d’édition tout juste embauché se tranche les veines à la lecture du premier manuscrit qui lui est confié. C’est la troisième fois, en quelques semaines, que le même scénario-suicide se produit dans cette maison d’édition.

Bordeaux. Le lieutenant Gabriel Barrias, ancien indic devenu flic, enquête sur l’assassinat atypique d’un psychiatre massacré par un rapace, dans son cabinet, en pleine consultation.

Deux affaires éloignées en tout point, et pourtant. Un nom apparaît des deux côtés. Celui d’Anna Jeanson, qui fut, dix ans plus tôt, l’unique survivante d’un suicide collectif survenu dans une secte dressant des animaux à tuer.

Un livre et des oiseaux qui tuent, personne ne pourrait y croire. Mais sous la plume de Laurent Philipparie, capitaine de police, tout est si vrai que c’en est effrayant.

L’auteur : Français, Laurent Philipparie est capitaine de police.
Entré à 27 ans dans la police, il commande aujourd’hui des unités de terrain dans l’agglomération bordelaise.
Son goût de l’écriture, il le fait partager à des lycéens, dans le cadre de missions interministérielles.
Après quinze ans à la BAC, il publie son premier roman, « Ne regarde pas l’ombre » (2016).
page Facebook :Laurent Philipparie

 

Extrait :
« Des efforts étaient régulièrement consentis pour humaniser les lieux. Les constructeurs avaient cassé les lignes, individualisé les volumes, aéré les cages d’escalier et « suspendu » des espaces verts. Néanmoins, tout ce qui poussait ici prenait inexorablement l’allure d’un clapier à lapins. Les audacieuses couches de peinture viraient tôt ou tard au gris des jours maussades. Les inscriptions taguées à la bombe ressemblaient à des scarifications infligées à un corps malade. Imposant leur business, les bandes faisaient régner la terreur. Le reste des habitants tâchait de vivre normalement, au prix d’une attitude fuyante. Ne pas lever les yeux. Ne pas parler à la police. Ne pas réussir. Ne pas afficher sa féminité… La population s’organisait autour d’un axe vieux comme le monde : la loi du plus fort. Les policiers, pour ramener un semblant d’ordre, déployaient des stratégies de guérilla.

 

La chronique jubilatoire de Dany

Le lecteur de Ne regarde pas l’ombre retrouvera avec plaisir Gabriel qui a maintenant intégré un placard au sein de la police, dans la proche banlieue de Bordeaux. Ses vieux démons le hantent et le voici rattrapé par son passé alors qu’il va, au hasard d’un flag qui tourne mal, se frotter au monde malfaisant des sectes.

Certes Bordeaux n’est pas Chicago et l’auteur en sait quelque chose, lui qui doit être pote avec son collègue Gabriel … cependant l’approche qu’il nous propose est très documentée sur la manipulation mentale des personnes fragiles … ou pas, car chacune et chacun peut être leurré par des individus experts en PNL (programmation neuro linguistique). Les techniques sont les mêmes que celles utilisées en marketing alors qui peut proclamer : « je n’ai jamais succombé à la tentation ! »

Que l’on trouve l’histoire, selon ses convictions, un peu ésotérique ou carrément réaliste, il reste une intrigue bien menée, au rythme rapide, qui se termine en cataclysme et qui ne faiblit pas au long de ces 368 pages, ancrées dans des paysages de carte postale quand Laurent Philliparie nous emmène sur la côte atlantique, aux abords du bassin d’Arcachon. Elle a en plus le mérite d’aborder des sujets de société actuels dérangeants.

Un deuxième roman prometteur pour une suite avec ou sans Gabriel … un très bon moment de lecture.

Petit précis linguistique : lectio letalis = langage céleste … J’ai conscience que ça ne vous en dit pas assez alors … lisez !

Lu en version numérique.

 

 Extraits: 
« Un étonnant mimétisme opérait entre population et policiers : ces derniers souffraient d’une défaveur similaire à celle ressentie par les habitants. Un même désintérêt de la part des pouvoirs publics, qui se traduisait par une baisse des effectifs, une réduction des moyens, une absence de soutien hiérarchique, le laxisme des juges et l’hostilité des médias… Les policiers portaient sur leurs épaules le poids d’un abandon général. À la longue, ces flics s’étaient marginalisés, retranchés dans leurs tâches quotidiennes. De leur part, on aurait pu craindre les pires dérives, de celles dont raffolent les journaux télévisés : passages à tabac, racket des dealers… Et pourtant ils se tenaient tranquilles. Les constantes suspicions, les accusations régulières et les enquêtes internes ne révélaient aucun manquement au code de déontologie. Ces hommes évoluaient en quasi-autarcie, cultivaient leur propre énergie, développaient des techniques singulières mais demeuraient loyaux. »
 « Tout cela s’inscrivait dans ce que la nature humaine avait de plus hideux à offrir. L’arborescence du Mal était résiliente. Elle se divisait, se répandait partout, et repoussait sans cesse. On pouvait tailler les brindilles, parfois couper des branches, mais jamais s’attaquer au tronc, sous peine d’y perdre son âme… »
« Un commissariat de banlieue, trou du cul du monde, se retrouvait en charge d’un secret d’État. Cette gestion aberrante ne la surprenait guère. Elle n’était pas complètement dupe. Lui confier cette mission revenait à la désigner comme fusible au cas où les choses tourneraient mal. Les carriéristes avaient remplacé les patrons, la frilosité bureaucratique le goût de l’efficacité »
 « Un individu peut analyser consciemment et simultanément un maximum de sept unités d’idées. Les informations supplémentaires sont traitées par l’inconscient, surtout si elles sont furtives et demandent un effort intellectuel. Or, la présentation des infos non-stop est toujours particulièrement chargée : commentateurs, film ou image en arrière-plan, logos mobiles de la chaîne, date et heure, titres, apparition d’annonces diverses, indicateur de la météo et bandeau défilant en bas de l’écran… Certaines données surabondantes vont directement dans ton inconscient sans passer par le crible de ton esprit critique. Bien maîtrisé, ce système permet de faire avaler n’importe quoi… »
 
mots clefs : secte, banlieues, bassin d’Arcachon, Saint-Emilion, Hauts-de-Garonne, fauconnerie, hypnose, thriller

Kawa Littéraire # 7


kawa littéraire printemps ecran

 

Petit compte rendu du KAWA littéraire du 07/04/2018

Encore un Kawa littéraire qui s’est déroulé dans une ambiance cordiale et conviviale.

Nous étions 19 pour accueillir Marc, notre nouveau responsable de la section adulte. Marc qui a trouvé notre petit cercle chaleureux et qui est sorti du Kawa avec de nombreuses envies de lectures.

Comme à leur habitude les lecteurs et lectrices du Kawa avait de nombreux livre à nous présenter, notamment quelques premiers romans.

 

Voici aussi quelques suggestions et propositions de pistes pour valoriser notre rendez-vous mensuel.

  • Il a été évoqué d’organiser un Kawa autour de la poésie

  • Lecture possible d’un extrait(s), ou d’une citation(s) du document présenté, accentuant davantage un plaisir mutuel

  • Donner une occasion supplémentaire à chaque lecteur, de repartir avec un livre de la bibliothèque (en lien avec les documents exposés), de façon à favoriser un

  • échange critique collectif, un partage des sensibilités, lors des KAWA à venir.

  • Afin de promouvoir plus largement le KAWA littéraire, proposer au sous-sol de la bibliothèque, une table thématique valorisant les documents présentés lors des KAWA qui ont eu lieu durant l’année : « Coups de cœur des lecteurs du KAWA littéraire ! »

 

Les documents présentés lors de notre  6e Kawa Littéraire

 

 

1.144 livres

Berthier, Jean

 Laffont

Bibliothécaire né sous X, le narrateur ignore tout de sa mère biologique lorsqu’il reçoit un héritage constitué d’exactement 1.144 livres. Après un refus suivi d’une longue hésitation, il décide d’aller chercher ce legs et de le parcourir à la recherche d’indices sur l’identité de sa mère. Premier roman.

 présenté par Frédérique

 

 

Climats de France

Richeux, Marie

Wespieser éditeur

En 2009, sur les hauteurs de Bab el-Oued, Marie est subjuguée par la cité construite par l’architecte Fernand Pouillon entre 1954 et 1957. Saisie par la nécessité de comprendre l’émotion qui l’étreint, elle se replonge dans son passé. Une succession de récits qui s’entrelacent comme autant de fragments d’une même histoire dont l’auteure traque le motif entre l’Algérie et la France. Premier roman.

présenté par Camille

 

Comment devenir un parfait fayot au bureau

Fabre, Benjamin 

Le Livre de poche

Cinquante leçons pour survivre dans le monde de l’entreprise et apprendre à devenir le meilleur des fayots avec tact et psychologie.

présenté par Priscilla

 

 

Demain j’aurai vingt ans

Mabanckou, Alain

Gallimard

Michel, 10 ans, vit à Pointe-Noire, la capitale économique du Congo dans les années 1970. A travers son regard, ce roman relate la vie mouvementée d’une famille africaine : le père adoptif de Michel, réceptionniste au Victory Palace, maman Pauline qui a du mal à éduquer son fils unique, l’oncle René, riche communiste, l’ami Lounès et sa soeur Caroline. Prix Georges-Brassens 2010.

présenté par Michel

 

Bourgeois, Louise

Galerie Lelong

Ouvrage essentiel pour entrer plus profondément dans l’oeuvre de la grande artiste franco-américaine dont tout le travail s’est sans cesse nourri de l’histoire de sa famille. Cet ouvrage paraît à l’occasion d’une exposition d’estampes de L. Bourgeois des années 90 à la Galerie Lelong.

présenté par Anne- Marie

 

L’homme qui mit fin à l’histoire : un documentaire

Liu, Ken

le Bélial

En 1936 et 1945, sous mandat impérial japonais, l’Unité 731, une équipe militaire de recherche bactériologique, s’est livrée à une expérimentation humaine à grande échelle dans la province chinoise du Mandchoukouo. L’invention d’un procédé scientifique permettant de retourner dans le passé offre enfin la possibilité de connaître la vérité sur ces événements longtemps couverts par le secret.

présenté par Monique

 

L’indolente : le mystère Marthe Bonnard

Cloarec, Françoise

Stock

Marthe Bonnard, épouse de Pierre Bonnard, partagea sa vie de 1893 à 1942. Le couple voyagea, noua des amitiés et fit naître une oeuvre, au rythme des tourments intérieurs de l’un et de la santé fragile de l’autre. A la mort de Pierre, la véritable identité de sa compagne est découverte. S’ensuivent un procès sur l’héritage et la naissance d’une jurisprudence sur le droit moral des artistes.

présenté par Michèle

 

 

Dongala, Emmanuel

Actes Sud

Au Congo, en pleine guerre civile. Johnny, enfant soldat hyperviolent, tue, pille et viole. Laokolé, une adolescente de 16 ans, est du côté des victimes et tente de survivre en pensant à l’avenir radieux que sa scolarité brillante lui promettait. Cette fiction évoque la survie des réfugiés, les manques de moyens humanitaires, l’indifférence des organisations internationales politiques.

présenté par Geneviève

 

Lettre à Jimmy : récit

Mabanckou, Alain

Points

Une lettre que l’auteur veut complice, rend hommage à l’écrivain noir américain James Baldwin, disparu il y a vingt ans et qui consacra sa vie à proclamer l’amour du prochain et la liberté de l’individu.

présenté par Yannick

 

Lumières de Pointe-Noire

Mabanckou, Alain

Points

Après 23 ans d’absence, l’écrivain revient au Congo et entreprend le tour des lieux et des personnages de son enfance et de son adolescence. Il décrit son impression de revenir chez lui comme un étranger, et renoue avec la mémoire de ses parents adoptifs, tous deux morts, et dont il n’a pu assister aux funérailles.

présenté par Michel

 

Ma reine

Andrea, Jean-Baptiste

l’Iconoclaste

Eté 1965, vallée d’Asse en Provence. Un jeune garçon, Shell, ne va plus à l’école. Un jour, il part dans l’armée pour devenir un homme. Puis il rencontre Viviane et tout est nouveau. Shell est en constant balancement entre l’envie de se réfugier dans l’enfance et de se confronter à l’âge adulte. Prix Envoyé par la Poste 2017, prix du Premier roman 2017, prix Femina des lycéens 2017.

présenté par Frédérique

 

Mémoires d’une fleur : vie d’une courtisane chinoise

Pimpaneau, Jacques

  1. Picquier

Les mémoires de Saxifrage durant l’âge d’or de la civilisation chinoise rend hommage aux courtisanes de la dynastie Tang et à leurs descendantes, les geishas.

présenté par Gisèle

 

 

 

Mémoires de porc-épic

Mabanckou, Alain

Points

Deuxième volet d’une trilogie inaugurée par le roman Verre cassé, l’histoire d’un porc-épic chargé par son alter ego humain, un certain Kibandi, d’accomplir à l’aide de ses piquants toute une série de meurtres. Le duo sillonne l’Afrique jusqu’à ce que Kibandi rencontre plus fort que lui. Prix Renaudot 2006.

présenté par Yannick

 

 

Petites reines

Levy, Jimmy

le Cherche Midi

Deux femmes, que rien ne semble lier, témoignent sur un épisode de leur vie. En 1952, au milieu du désert, Anoua, presque adolescente, tente de trouver un moyen d’échapper au cruel et traditionnel traitement que lui réserve la tribu dans laquelle elle est née. En 2001, dans une villa californienne, une vieille femme riche et aigrie rêve d’oublier les souvenirs d’une vie bien remplie.

présenté par Monique

 

Photo de groupe au bord du fleuve

Dongala, Emmanuel

Actes Sud

Confrontées à une terrible injustice familiale, des femmes congolaises se mobilisent pour faire valoir leurs droits. Commencent alors une lutte politique et sociale, une quête du bonheur et un regain d’espoir au sein de leur famille et de leur couple.

présenté par Geneviève

 

Rosa Bonheur : une artiste à l’aube du féminisme

Borin, Marie

Pygmalion

Composée à partir de journaux, de correspondances, de témoignages, cette biographie retrace le parcours de Rosa Bonheur, artiste peintre (1822-1899), spécialisée dans les représentations animalières, qui fut la première artiste à recevoir la croix de la Légion d’honneur grâce à l’impératrice Eugénie.

présenté par Michèle

 

Vivre en existant : une nouvelle éthique

Jullien, François

Gallimard

Le philosophe propose un renouvellement de l’éthique par l’existence, définie comme une manière d’être au monde qui refuse l’immobilisme et une identification figée.

présenté par Gabrielle

 

 

 

Vous retrouver ici en ligne  la liste de tous ces bouquins et leur couverture

ICI

 

Par ailleurs, Monique nous a proposé un coup cœur cinématographique :

 Hong Sangsoo : « Le jour d’après ».

Le Jour d’après est un film réalisé par Hong SangSoo avec Min-Hee Kim, Hae-hyo Kwon

Areum s’apprête à vivre son premier jour de travail dans une petite maison d’édition. Bongwan, son patron, a eu une relation amoureuse avec la femme qu’Areum remplace. Leur liaison vient de se terminer.
Ce jour-là, comme tous les jours, Bongwan quitte le domicile conjugal bien avant l’aube pour partir au travail. Il n’arrête pas de penser à la femme qui est partie. Ce même jour, la femme de Bongwan trouve une lettre d’amour. Elle arrive au bureau sans prévenir et prend Areum pour la femme qui est partie…

 

 Nous avons aussi parlé de la visite de

L’exposition Mary Cassat au musée Jacquemart André,

 

 

Grande rétrospective consacrée à Mary Cassatt (1844 – 1926). Considérée de son vivant comme la plus grande artiste américaine, Cassatt a vécu près de soixante ans en France. C’est la seule peintre américaine à avoir exposé avec le groupe des impressionnistes à Paris.

Figure féminine de l’impressionnisme

L’exposition met à l’honneur l’unique figure féminine américaine du mouvement impressionniste, qui, repérée par Degas au Salon de 1874, exposera par la suite régulièrement aux côtés du groupe. Cette monographie permettra aux visiteurs de redécouvrir Mary Cassatt à travers une cinquantaine d’oeuvres majeures, huiles, pastels, dessins et gravures, qui, accompagnés de divers supports documentaires, raconteront toute la modernité de son histoire, celle d’une Américaine à Paris.

Une approche franco-américaine de la peinture

Issue d’une riche famille de banquiers américains d’origine française, Mary Cassatt a séjourné quelques années en France durant son enfance, puis poursuivi ses études à l’Académie des Beaux-Arts à Pennsylvanie, avant de s’intaller définitivement à Paris. Ainsi, elle n’a cessé de naviguer entre deux continents. Cette dualité culturelle se répercute sur le style singulier de l’artiste qui a su se frayer un chemin dans le monde masculin de l’art français et réconcilier ces deux univers.

L’originalité du regard

Tout comme Berthe Morisot, Mary Cassatt excelle dans l’art du portrait, qu’elle approche de manière expérimentale. Influencée par le mouvement impressionniste et ses peintres aimant à dépeindre la vie quotidienne, Mary Cassatt a pour sujet de prédilection les membres de sa famille qu’elle représente dans leur environnement intime. Son regard unique et son interprétation moderniste du sujet traditionnel de la mère à l’enfant lui vaudront, par ailleurs, une reconnaissance internationale. À travers cette thématique, le public reconnaîtra de nombreuses facettes familières de l’impressionnisme et du postimpressionnisme français et découvrira de nouveaux éléments qui relèvent de l’identité farouchement américaine de Mary Cassatt.

Une sélection prestigieuse

L’exposition réunit une sélection de prêts exceptionnels provenant des plus grands musées américains, comme la National Gallery of Art de Washington, le Metropolitan Museum of Art de New York, le Museum of Fine Arts de Boston, le Philadelphia Museum of Art, ou la Terra Foundation à Chicago, mais aussi d’institutions prestigieuses en France – Musée d’Orsay, Petit Palais, INHA, BnF… – et en Europe – Musée des beaux-arts de Bilbao, Fondation Calouste Gulbenkian à Lisbonne, Fondation Bührle à Zurich… De nombreuses oeuvres proviennent également de collections privées. Rarement exposés, ces chefs-d’oeuvre sont réunis ici pour la première fois.

Et l’exposition de Picasso « Guernica », a également été évoquées.

 

Exposition Guernica

Du 27 mars au 29 juillet 2018

 

A la suite du 80ème anniversaire de la création de l’œuvre, le Musée national Picasso-Paris, en partenariat avec le Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía, consacre une exposition à l’histoire de Guernica, tableau exceptionnel de Pablo Picasso qui compte parmi les plus connus au monde. Le chef-d’œuvre est conservé de manière permanente à Madrid depuis 1992.
Peinte en 1937, cette œuvre au format monumental est à la fois une synthèse des recherches plastiques menées par Picasso depuis plus de quarante années, et une icône populaire. Exposée, reproduite partout dans le monde, elle fut à la fois un symbole anti-franquiste, anti-fasciste et pacifiste. C’est aussi une œuvre abondamment citée, commentée, reprise, théorisée par les historiens de l’art et les artistes.

Grâce au prêt exceptionnel du Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía de nombreuses esquisses et « post-scriptums » de Guernica, la genèse de l’œuvre est présentée depuis la chute de la Monarchie espagnole en 1930 et la proclamation de la République, les corridas et Minotauromachies du début des années 1930. Le parcours vient rappeler le contexte de création du chef-d’œuvre en mettant l’accent sur le choc du bombardement de la ville basque de Gernika le 26 avril 1937. Un partenariat privilégié avec les Archives Nationales de France permet de présenter un ensemble d’affiches issues du fonds des Brigades internationales et des photographies de la Guerre civile.

 

 La seconde partie de l’exposition s’attache à montrer l’histoire et la postérité de Guernica dont la puissance aujourd’hui tient aussi aux contextes visuels, politiques et littéraires dans lesquels elle a été exposée : le Pavillon de l’Exposition internationale des arts et techniques de 1937, l’importance auprès de Picasso d’hommes relais tels Christian Zervos et sa revue Cahiers d’art ou encore Paul Éluard. L’exposition témoigne également du rôle d’image fédératrice pour les milieux artistiques espagnols anti-franquistes qu’a joué le chef-d’œuvre, et de son devenir d’icône pacifiste après-guerre, et aborde ainsi l’histoire de sa restitution à l’Espagne en 1981. Elle interroge enfin l’influence de Guernica sur l’art du XXe siècle jusqu’à nos jours. Des réécritures de grand format réalisées par plusieurs artistes contemporains, tels Robert Longo, Art & Language et Damien Deroubaix, rythmeront le parcours.

 

Voilà chers lecteurs et chère lectrice, j’espère que la diversité de nos lectures vous trouverez de quoi épancher votre curiosité.

Le sommeil des nymphes de Philip D. Langhe


Le livre : Le sommeil des nymphes de Philip D. Langhe. Paru le 23 septembre 2016 chez Ravet-Anceau dans la collection Polars en Nord, n° 216. 14€ ; ( 328 pages) ; 13,5 x 21,5 cm – 
Quatrième de couverture

Au coeur de la forêt de Chantilly se niche un hôtel singulier. Son symbole : une abeille. Appelé le Château, son dernier étage n’accueille que des hôtes d’exception. De riches clients qui, selon la rumeur, bénéficient de services très particuliers. Mais le secret autour de ce lieu reste entier et peu savent ce qu’il s’y passe réellement.

Clara, jeune femme de chambre, vient d’être affectée au Château. Depuis, elle ne donne plus signe de vie à son amie Selena. Celle-ci s’inquiète. Aidée de Torn, un veilleur de nuit taciturne, elle entame une enquête périlleuse. Derrière les portes de l’hôtel se cache l’inimaginable. Une ruche grouillante où un présent glaçant rejoint un passé effrayant.

 

L’auteur : Né dans le Nord dans les années 1970, Philip D. Langhe vit aujourd’hui en Picardie. Cet ingénieur de formation a toujours aimé écrire. Après s’être essayé à la poésie et aux livres pour enfants, il publie avec Le sommeil des nymphes son premier polar. Il y convoque passé et présent pour illustrer les dérives de la société contemporaine.

 

 

Extrait :
Difficile d’imaginer, derrière cette rassurante stabilité, combien de petites mains s’affairent à vérifier le moindre détail, pour que rien ne vienne perturber une séquence bien huilée. Un personnel en effervescence au service d’une excellence invariable.

Le post-it de la bibliothécaire

 

Le sommeil des nymphes – Philip D. Langhe

Au coeur de la forêt de Chantilly, de mystérieuses activités se passent au dernier étage d’un hôtel. De riches clients s’y rendent pour obtenir des services particuliers. Clara, jeune femme de chambre affectée à l’établissement, ne donne plus signe de vie. Son amie Selena s’inquiète. Premier roman.

Une agréable surprise que ce premier roman policier, des personnages avec une psychologie bien bâtie, une intrigue machiavélique mêlant eugénisme, traite d’êtres humains le tout dans un endroit cossu en pleine forêt de Chantilly.

Un auteur à suivre.

4 ans du blog : le concours duo


4 ans du blog : le concours duo.

Aujourd’hui c’est officiellement nos 4 ans.

Et pour fêter nos 4 ans j’ai voulu associer une flingueuse à la fête. 

En effet Maud vient juste de créer son blog, Les lectures de Maud,

Aussi  allons nous organiser un  jeu-concours en commun.


Le concours duo

 

Alors pour jouer ça va être simple

Il vous faudra être abonner à nos deux blogs

Les lectures de Maud et Collectif Polar, chronique de nuit

et allez liker les pages facebook respectives de nos deux blog

Collectif Polar

Les lectures de Maud

Ensuite il vous faut répondre aux questions posées sur chaque blog.

 

3 questions sur Les lectures de Maud

et

3 questions sur Collectif Polar

Répondez au 6 questions et donner les bonnes réponses et vous pourrez gagner un de nos exquis cadavres exquis.

6 questions, 6 exemplaires à gagner, 6 lauréats.

Oui je sais ça fait peur ces trois 6 alignés !

 

C’est vrai qu’au départ j’avais pensé 4 ans du blog, 4 questions et 4 exemplaires à gagner.

Mais c’est sympa aussi qu’il y ait 4 + 2 gagnants en plus, non  ?

 

A fleur de cadavre exquis 5 ex

Les lauréats seront tirés au sort !

 

Les questions maintenant.

Quel surnom à Maud chez les flingueuses ?

Qui accompagne Maud dans ses lectures fantastiques ?

Qui a fait le bandeau du blog Les lectures de Maud  ?

 

Pour continuer à jouer, retrouvez les 3 dernières questions Ici sur le blog de Maud

Bonne chance à vous tous

Collectif Polar à 4 ans, ça se fête !


Collectif Polar à 4 ans, ça se fête !

Et oui ça devait arriver mes polardeux,

Le 8 février a été déclaré jour anniversaire officiel de notre blog.

Du coup…

Collectif Polar prend une année supplémentaire.

Mais pas grave puisque nous vieillissons ensemble.

Alors c’est pas tout ça, mais maintenant il faudrait peut-être fêter cela dignement.


Alors

Comme chez Collectif polar nous ne faisons pas les choses comme les autres, nous avons déjà lancer un concours pour les 4 ans :

Concours de nouvelles, 4 ans du blog

Un anniversaire très spécial…

Vous trouvez ici le règlement de ce concours

Et vous avez jusqu’au 31 mai pour jouer

Mais ne tardez cependant pas trop, pensez déjà à votre idée de nouvelle autour du thème :

Un anniversaire très spécial…

 

 Et puis comme à l’orée de nos 4 ans nous avions 2000e articles sur notre blog, forcément on vous a concocté un autre concours

Le 2000e : le deux millième article ! Le jeu

C’était il y a moins d’une semaine, mais si vous l’avez loupé…

Je vous explique tout ici

Et normalement il y aura un lot pour tous participants

Mais aujourd’hui c’est officiellement nos 4 ans. Et pour fêter nos 4 ans j’ai voulu associer une flingueuse à la fête. 

En effet Maud vient juste de créer son blog, Les lectures de Maud,

nous allons organiser un concours en commun

Mais ça je vous en reparle ce soir

 Bon sinon 4 ans ça se fête , non ?

Alors on compte sur vous pour participer à tous cela et au reste aussi.

Car ….

Comme nous sommes un peu dingue, il y aura encore pas mal d’autre jeu-concours à venir dans les semaines et les mois qui viennent.

 

Rencontre- Dédicace avec Eric Dupuis à la MeMO


Salut mes polardeux

Dernières Minutes

Nouveauté 2019, des écrivains viennent à la rencontre des lecteurs à la MéMO  ( Médiathèque Municipale d’Osny) présenter leurs ouvrages.

Dans la perspective du festival Polar’Osny, qui aura lieu en novembre, priorité aux auteurs de polars.

Si vous êtes franciliens et même d’ailleurs et si vous êtes libre samedi après midi, alors allez à la rencontre d’Eric Dupuis.

C’est Florence Labbe qui a la gentillesse de mettre en place des rencontre polar dans sa belle bibliothèque du Val D’Oise.

Et moi quand on parle polar en bibliothèque j’adore !

 

Éric Dupuis

Auteur valdoisien, Éric-Yann Dupuis a publié six romans policiers. Son expertise dans la Police nationale comme major-instructeur le fait repérer par le milieu du cinéma où il devient conseiller technique et comédien sur les plateaux de tournage
(Julie LescautProfilage ou Polisse de Maïwenn). Il finit par écrire ses propres romans dans lesquels les héros ne sont ni commissaires ni lieutenants, mais des hommes de terrains, des gardiens de la paix dans leurs uniformes bleus.

 

 + d’info :

Le 9 fév. 2019 A partir de 15:00 
MéMO
2, place des Impressionnistes
01 30 30 86 73

La faim et la soif de Mickaël Koudero


Le livre La faim et la soif, Mickaël Koudero. Paru le 7 février 2019 aux Editions Hugo Thriller.  19,95 € ; 512 pages ; 14 x 21

 4ème de couverture :

Paris, juin 2015. Dans un appartement aux allures de chapelle, une jeune femme s’est tailladé les veines. Avant de commettre l’irréparable, elle a cherché à s’arracher les yeux. Plus étrange encore, ces liasses de feuilles froissées sur lesquelles elle a griffonné le même nom : Nosferatu. Un mot roumain qui renvoie aux non-morts, aux vampires et au Diable.

Ancien journaliste d’investigation, Raphaël Bertignac fait le lien avec la découverte dans un parking en construction, quelques moins plut tôt, du corps d’un jeune Roumain sans papiers. Vidé de son sang. À moitié dévoré. Les organes arrachés. Deux affaires en apparences distinctes. Et pourtant…

Cannibale, Diable, organes… des mots aux sonorités animales qui poussent Raphaël à mener l’enquête à Paris, à Prague et jusqu’au tréfonds de la Roumanie. Dans ces territoires interdits où il comprendra que sous les cendres de la révolution de 1989 et de la chute de Ceausescu, une menace est née. Intime. Cannibale. Sauvage. La faim et la soif.

L’auteur : Né en 1982, diplômé d’une école de cinéma, Mickaël Koudero est un romancier et scénariste français. Son premier thriller Des visages et des morts s’est vendu à plusieurs milliers d’exemplaires en auto-édition puis aux Editions de Mortagne. Il a également collaboré au recueil de nouvelles Phobia aux côtés d’auteurs de polar comme Olivier Norek et Ian Manook.

 

 

Extraits :
« De toi à moi. Ce n’est pas tant le visage de l’ennemi qui m’intéresse mais ses motivations profondes à agir. Je veux comprendre sa faim et sa soif. »
« Un peu de recul sur l’histoire suffisait à comprendre que la barbarie demeurait la principale constante de ce monde. Haine, dégénérescence, destruction totale, déviance, et bien d’autres hantises… »

 

L’accroche de Miss Aline :

La faim et la soif, Mickaël Koudero

 Un mot griffonné sur une feuille  trouvé dans une poubelle et te voilà rattrapé par ton passé. Journaliste d’investigation d’un jour, journaliste d’investigation toujours. Un mot : Nosferatu. Un mot qui renvoie aux  non-morts, aux vampires, à l’innommable. Ce mot va te conduire à Prague. Prague au passé douloureux.  Prague qui ne sera que le début du voyage. Un voyage vers la noirceur, l’impensable.

La mort te cerne de toute part Raphaël. Tu fais la sourde oreille aux avertissements. Tu ne veux rien lâcher. Pourquoi tu t’obstines ? Tu prends des risques. Ton appétit semble insatiable. Que  cherches-tu ?  Que veux-tu prouver ? Il semble ne pas y avoir de doute sur ta qualité de journaliste sinon ni la rédactrice de BFM TV, ni le commandant Toussaint ne t’auraient suivi, épaulé.

Mickaël Koudero a une force d’écriture captivante. Dès les premières pages, je suis charmée par Raphaël. Il a un côté fort et fragile à la fois. Il est tenace, opiniâtre. Il est surtout très charismatique. Je vais le suivre dans ce page turner, que je dévore sur la journée.

Au cours des premiers chapitres, j’ai une sensation d’oppression. Les meurtres sont particulièrement violents. Ce qu’ils induisent (vampire, Diable…) renvoient à des peurs primaires. Raphaël court après la vérité et moi je cours après Raphaël de page en page. Comme lui je veux la vérité pour me rassurer car l’homme ne peut avoir l’âme aussi noire.

L’auteur réussi à ancrer La faim et la soif dans la réalité. Tout au long du roman, il fait référence à l’Histoire (sans lourdeur) : Prague au temps  de Ceausescu, un peuple meurtri jusque dans sa chair. Il énonce des  faits divers que l’on a pu suivre (l’affaire Gregory…). Ces repères temporels, par ricocher, placent Raphaël dans notre réalité.

Tout ceci fait de La faim et la soif un livre marquant, un livre vivant. Il va rester imprégné en moi pour un bon moment.

J’ai hâte de lire votre prochain thriller Monsieur Koudero. En attendant je vais lire Des visages et des morts !

Un très grand merci aux Editions Hugo thriller pour ce SP marquant.

Le festival sans nom 2019, premier épisode


Salut les polardeux,

Vous le savez je suis très attachée au Festival Sans Nom, le salon du polar de Mulhouse.

Pour la troisième année consécutive je serai jurée du prix de ce fabuleux salon.

Aussi régulièrement, ici, je viendrai vous donner des nouvelles de notre Festival sans nom (FSN pour les intimes)

Aujourd’hui je vous donne les premières nouvelles


Festival Sans Nom 2019, le salon du polar de Mulhouse. Episode 1

 Vous venez de le lire, cette année, le salon de polar de Mulhouse aura lieu les 19 et 20 octobre 

Aujourd’hui on vous dévoile le parrain de l’édition 2019. Et celui-ci n’est autre que Bernard Minier

Bernard Minier a glacé nombre de lecteurs, rassemblés en cercle autour de son immense talent. Des lecteurs passant la nuit plongés dans ses livres, sans éteindre la lumière, connectés par ses histoires tels des âmes sœurs. Le succès de Bernard Minier est une putain d’histoire !

Comme quoi, on peut commencer dans l’administration des douanes et se jouer des frontières, avec des livres traduits dans le monde entier.

2011, le début de l’histoire. « Glacé » sort et rencontre un formidable succès, rare pour un premier roman. Des mots qui portent et qui parlent au plus grand nombre, au point d’être mis en image pour la télévision en 2017.

2011, la découverte de Martin Servaz, un flic de caractère, qui entre immédiatement dans le cœur des lecteurs. Et son affrontement contre le personnage de Julian Hirtmann restera dans les annales du polar.

Bernard Minier, un écrivain parmi les plus vendus en France, et qui surprend à chaque roman. Avec sa série « Servaz », tout comme avec son époustouflant one-shot qu’est « Une putain d’histoire ».

Nous avons deux bonnes nouvelles à vous annoncer :
– 2019 sera l’année où il surprendra encore davantage les lecteurs (mais chut, cette histoire vous sera contée un peu plus tard).
– 2019 verra aussi Bernard Minier enfiler le costume de parrain du Festival Sans Nom de Mulhouse. Un costume qui lui va à ravir, sans aucun doute ! L’affiche aura fière allure avec un tel maître de cérémonie.

Rendez-vous les 19 et 20 octobre 2019 à Mulhouse pour une 7ème édition d’anthologie du Festival Sans Nom. Prenez date.

Bernard Minier XO Éditions

 Voilà pour la toute première info

Mais promis, je reviens très mais très très vite pour vous dévoiler quelques autres infos et aussi les premiers invités de ce Festival Sans Nom mais pas sans âme.

 

Ah j’allais oublier

Et, comme l’an dernier, le Festival Sans Nom lance un appel à candidature pour intégrer un lecteur au jury 2019 !
Ils  vous lancent le défi de les convaincre de vous prendre dans la troupe de cette année, avec la joie de recevoir les 8 livres concernés.

APPEL A CANDIDATURE
Devenez juré du prix littéraire du Festival Sans Nom 2019 – 1 place à allouer
Date limite des candidatures : 9 février 2019 à 18h

La 7ème édition du Festival Sans Nom 2019, le salon du polar de Mulhouse, se déroulera les 19-20 octobre 2019.
Cette édition s’accompagnera, comme l’an dernier, de l’attribution d’un prix littéraire. Et nous avons décidé de vous faire participer !

Le formulaire ci-dessous va vous permettre de motiver votre candidature pour participer au jury du prix littéraire du Festival Sans Nom 2019.

Le jury est composé de membres du comité d’organisation, de blogueurs référents dans le monde du polar, de libraire, d’un étudiant dans les métiers du livre. Et peut-être de vous 

Un exemplaire des 8 romans en lice vous sera envoyé ( tous sortis au cours du 1er semestre 2019), les envois s’étalant entre février et avril. Les lectures devront être terminées pour fin août 2019.

En plus des livres envoyés, les jurés du prix du Festival sans nom seront conviés à participer à la soirée VIP du vendredi 18 octobre, en présence de l’ensemble des auteurs (cocktail dînatoire à l’hôtel Mercure de Mulhouse).
Pour nous permettre de mieux vous connaître et de juger de vos motivations, merci de répondre aux questions du formulaire ci-dessous.

En postulant, vous vous engagerez à respecter strictement les règles imposées en matière de confidentialité, de gestion des lectures, de tenir les délais (et de sympathiser avec les autres jurés).

On est curieux de vous lire, faites preuve de passion et de créativité !
https://docs.google.com/…/1FAIpQLSccfccyK4LlrYyUfl…/viewform

Vous avez maintenant votre destin en main, à vous de tenter votre chance pour venir nous rejoindre dans cette belle aventure.

 

Résultat concours IRRESPIRABLE avec Hugo Thriller


Salut mes polardeux

Il y a quelques semaines sur Collectif Polar nous vous proposions de gagner :

IRRESPIRABLE de Olivia Kiernan

Un partenariat Collectif Polar avec Hugo Thriller.

Le livre à gagner :

Irréversible :

Dublin. Le docteur Eleanor Costello, scientifique respectée, est retrouvée morte chez elle. Suicide ?

Implacable :

A peine remise des coups reçus lors de sa précédente affaire, la commissaire Frankie Sheehan se voit confier l’enquête. La disparition du mari d’Eleanor puis la découverte d’une deuxième et bientôt troisième victime lui prouvent qu’elle est en présence d’un tueur en série. Et que ce tueur aime jouer avec la mort.

Irrespirable :

Victimes consentantes, sites BDSM, « near death expériences », chambres de torture, meurtres filmés et ritualisés : jusqu’à sa confrontation finale avec le tueur, Frankie va s’immerger dans ce que l’âme humaine a de plus noir et de plus pervers.

Un noir absolu, malgré les tâches de bleu de Prusse, ce pigment utilisé par Chagall et que l’on retrouve sur les victimes comme une signature.

Les questions posées.

 

Quel pigment est retrouvé sur les victimes ?

En plus du Dark Net dans quel milieu l’équipe de Sheehan doit-elle enquêter ?

 

Plusieurs bonnes réponses on été données

1 : Du bleu de Prusse, pigment utilisé par Chagall.

2 : Le milieu SM et plus exactement  le BDSM  Le BDSM est un acronyme imbriqué faisant référence aux pratiques de bondage et de discipline, de domination et de soumission, de sadisme et de masochisme.

Après tirage au sort c’est LiLou qui remporte ce livre. 

Maintenant  Lilou, il faut me faire parvenir ton adresse à collectif.polar@gmail.com.  

Bravo à Lilou notre gagnante.

Et merci aux participantes.

 

Mortels Trafics de Pierre Pouchairet


Le livre : Mortels Trafics de Pierre Pouchairet. Paru le 16 Novembre 2016 aux Editions Fayard. Collection : Prix du quai des Orfèvres. 8€90 ; (416 pages) ; 11 x 18  cm

4ème de couverture :
À croire qu’il est plus important d’intercepter des « go fast » de cannabis que d’arrêter des tueurs…
Si la marchandise est perdue, rien ne vous protégera plus, même pas les barreaux d’une prison…
Une rumeur assassine s’en prend à l’innocence d’une famille.
La violence des trafics mobilise Stups et Crim’ au-delà des frontières, dans le secret d’enquêtes mettant à l’honneur des tempéraments policiers percutants, parfois rebelles, toujours passionnés.

Mention : Prix du quai des Orfèvres 2017

L’auteur : En France et à l’étranger, Pierre Pouchairet a vécu les procédures, les ambiances et les « milieux » qui inspirent ses romans. Dans ses livres éclate une vérité qui dépasse l’imagination, la vérité d’une vie engagée… Pierre POUCHAIRET est né en 1957. Dans une vie précédente, il était commandant de la police nationale, chef d’un groupe luttant contre le trafic de stupéfiant à Nice, Grenoble ou Versailles… Il a également été à plusieurs reprises en poste dans des ambassades, a représenté la police française au Liban, en Turquie, a été attaché de sécurité intérieure en Afghanistan, pays qu’il a parcouru du nord au sud. Il a passé plus de 4 ans à Kaboul, y a été témoin de nombreux attentats et y a travaillé en étroite collaboration avec les Afghans…
Aujourd’hui à la retraite, il vit à Jérusalem. Il a publié en 2013 un livre témoignage Des flics français à Kaboul et Coke d’Azur en 2014. Avec, à chaque fois, cette volonté de mettre au grand jour – et sous la lumière crue du terrain – la réalité brute de notre Histoire contemporaine.

 

Extrait :
« Pour la majorité d’entre eux, dans cet univers morne et triste, la police était clairement l’ennemie. Avec le chômage, les jeunes désœuvrés plongeaient dans la drogue, les plus malins comme dealers. Ici, la réussite sociale passait par s’imposer dans la bande, et régner par la violence…»

Les Lectures de Maud :

 De suite entraînée dans cette enquête qui va mettre les nerfs de toute l’équipe de la Crim’ du 36 à rudes épreuves, deux enfants assassinés à l’hôpital Necker. La question du « pourquoi ? » va mener hanter les premières heures des recherches. Ils sont loin de s’imaginer l’objectif des tueurs et encore moins leurs motivations premières.

Dans ce premier opus, le lecteur découvre Léanne, brigade des stup’ de Nice, et Patrick du 36 de Paris. Deux profils opposés, deux enquêtes, deux objectifs. Ils vont devoir, malgré leurs différences, faire équipe et ce n’est pas sans étincelles qu’ils vont faire connaissance et évoluer !!!

Un premier volet sur les chapeaux de roue, du rythme, du suspense, de l’intensité, une enquête bien ficelée, des rouages mis à nu ; le tout pour le plus grand plaisir du lecteur !!! Une écriture efficace, sans fioriture qui livre les indices peu à peu. Le lecteur ne voit rien venir !! De surprises en déconvenues, le lecteur est happé par cette aventure qui se déroule sous ses yeux. Une pluie de cadavre qui s’en suivra ; une fin glaçante sur fond de …. Aller je ne vous en dis pas plus et vous laisse le découvrir par vous-même. Mon premier livre de l’auteur mais sûrement pas le dernier !!!!!

Version lue : Numérique

 

Papote d’auteur, Cathie était avec Lionel Olivier


Les Interviews exclusives de Cathie notre Expert en chef.

Après nous avoir donné son avis sur un bouquin Cathie nous proposera « les interviews d’une experte » où elle interrogera l’auteur sur le titre qu’elle aura chroniqué.

Aujourd’hui c’est Interview de Lionel Olivier, auteur du roman Le crime était signé.


« Les interviews d’une experte »

Papote d’auteur, Cathie était avec Lionel Olivier

Interview exclusive réalisée Cathie : un grand merci à Lionel Olivier, lauréat du Prix du Quai des Orfèvres pour son roman Le Crime était Signé.

Lionel Olivier a écrit: « Je viens de lire votre critique de mon livre et je m’y retrouve complètement, je suis donc pleinement satisfait de voir que votre interprétation correspond à ce que j’avais envie de délivrer dans ce roman. Je réponds donc à vos questions avec le plus grand plaisir. »

  1. Vous avez commencé à écrire en 2011 après une carrière dans la police. Qu’est-ce qui vous a incité à vous lancer dans une carrière d’écrivain de romans policiers ?

Le mot écrivain me parait trop fort, s’agissant de ma personne, je lui préfère le terme plus soft d’auteur. J’ai toujours eu une imagination fertile : à l’enfance (comme tout le monde, je pense) où l’on échafaude des scénarii en jouant avec des figurines – cow-boys – indiens, puis des jeux de rôles, en grandissant et enfin en écrivant une histoire, en sortie d’adolescence. A l’âge de 20 ans, je m’étais essayé à l’écriture d’un roman (autre que policier), une tentative menée à son terme, cette fois une vingtaine d’années plus tard sous la forme d’un polar et qui ne sortira jamais, volontairement, du tiroir. Le goût de l’écriture ne m’ayant jamais lâché, je me suis finalement décidé à aller au bout de mes envies. Il faut savoir que la majeure partie du travail d’un enquêteur consiste dans la rédaction d’actes de procédures : description d’une scène de crime, de lieux, d’une perquisition, transcription d’auditions, élaboration de rapports de synthèses. Bref ni plus ni moins que le contenu d’un polar.

  1. Qu’est-ce que l’écriture vous apporte par rapport à votre travail dans la police ? Satisfaction ? Frustration ?

Ce que m’apporte l’écriture par rapport à mon travail dans la police ? Certainement pas la marque d’une frustration, d’un manque qui m’obligerait à prolonger un état, une situation perdue, en raison d’une fin d’activité professionnelle. Quand on a tout consacré à une profession, son temps, son énergie, sa disponibilité en lui accordant une priorité non discutable et en rognant sur les heures dévolues à la cellule familiale, on peut sans regret, sans état d’âme, tourner la page. De la satisfaction ? Uniquement celle de partager avec un lectorat, des histoires, des émotions, du rêve.

  1. Cinq romans en 6 ans, c’est un rythme soutenu. Trouvez-vous l’inspiration dans les faits divers, dans des affaires auxquelles vous avez participé dans votre carrière ou tout simplement dans votre imagination ?

Je ne puise pas mon inspiration dans des affaires auxquelles j’ai participé, mes premiers lecteurs ayant en fait été les procureurs et juges d’instruction à qui je transmettais mes procédures. Pourquoi recopier l’existant. Par contre, mes fictions s’appuient effectivement toujours sur une multiplicité de détails, de petits faits que j’ai eus à connaître, apportant ainsi une touche de crédibilité.

  1. Comment procédez-vous pour écrire un nouveau roman : construisez-vous le canevas autour d’un personnage, d’un événement ou d’un lieu ?

J’avais lu une interview de John Irving. Il affirmait qu’au moment de commencer à écrire un roman, il en connaissait le début, la fin, le titre et pratiquement le nombre de chapitres. Il se trouve que j’ai toujours adopté, pour l’instant, la même démarche, avant même d’avoir eu connaissance de cette pratique. Il m’est impossible d’affronter une page blanche et de me laisser aller au gré de l’écriture, espérant une trouée, un éclair, une orientation. J’ai besoin que tout soit structuré en amont, dans ma tête, avant de m’asseoir devant l’ordinateur. Les lieux sont importants pour moi, car ils conditionnent généralement des individus dans leur démarche, leurs gestes, leurs actions. Ainsi, le choix du port de Dieppe dans mon roman “ Passé boomerang”, la forêt guyanaise dans “La petite-fille du forçat”, le lieu symbolique et mondialement connu du 36 Quai des Orfèvres dans “Le crime était signé”. Je pense ensuite à une intrigue, un crime, un auteur puis au flic qui le mettra hors circuit et parallèlement à tous les petits indices que je devrai semer pour aider le lecteur à tenter de trouver la solution avec l’espoir de l’induire en erreur au tout dernier moment. Le lecteur est en droit d’obtenir ce genre de petits détails. Jusqu’à un certain point, bien sûr.

 

  1. Je n’ai malheureusement pas lu les romans précédents ( lacune que je compte combler dans les prochains mois), je découvre donc votre univers avec « Le Crime était signé ». Le fait qu’il ait obtenu le Prix du quai des Orfèvres est-il pour vous une reconnaissance de votre talent par votre ancien milieu professionnel ?

Je n’emploierais pas le mot talent dans votre phrase “reconnaissance de mon talent par mon ancien milieu professionnel”. Je n’ai pas cette prétention d’avoir du talent. Par contre, je suis très heureux que ce jury composé d’anciens grands patrons du 36, de journalistes éminents, de juristes, d’avocats, de légistes, bref de personnes touchant au milieu policier et judiciaire se soit reconnu dans cette ambiance qui est si particulière, car générée par des hommes ordinaires, mais qui font un métier sortant de l’ordinaire, en faisant de ce fait des êtres “extraordinaires”.

  1. Le roman est extrêmement bien documenté, notamment en ce qui concerne les lieux. Effectuez-vous une reconnaissance préalable des endroits sur place ou vous documentez-vous autrement ( internet, manuels, etc…) ?

La crédibilité étant ma marque de fabrique, j’aime situer mes romans dans des lieux que je connais parfaitement. Ainsi, le port de Dieppe, ville où j’ai exercé quinze années, la Guyane que j’ai parcourue de long en large, le 36 où je m’étais rendu pour deux affaires et dont je connaissais les structures, grâce également à la gentillesse d’un collègue y travaillant et qui m’y avait piloté. Pour le reste, internet est aussi un formidable outil d’information.

  1. Lorsque vous étiez policier, avez-vous connu un endroit jouant le même rôle que « La Tour de Montlhéry » dans « Le Crime était signé » ?

Chaque commissariat a son “annexe”en ville, un bar, un restaurant où les policiers aiment se retrouver pour “vider le disque dur”, se ressourcer, décompresser. Certains appellent cela “une cantine”. Les tenanciers font généralement tout pour que leurs petits protégés se sentent comme dans un cocon. Inutile de vous donner le nom de ces points de chute qui ont été les miens à Dieppe et à Auxerre où j’ai exercé, mais sachez que j’y ai passé de nombreuses heures, des moments de convivialité indispensables pour mon bon équilibre et que mon épouse en connaissait l’existence.

  1. Quand vous écrivez un roman, par exemple « Le Crime était signé », vous y consacrez-vous uniquement ou avez-vous déjà en tête des bribes du roman suivant ?

Dans l’écriture, je suis comme en amour, c’est-à-dire fidèle et lorsque je suis plongé dans la rédaction d’un roman, j’y suis pleinement et entièrement jusqu’au mot “fin”.

  1. Pour finir, avez-vous en prévision d’autres histoires mettant en scène le groupe de Quentin Fergeac ?

Bizarrement, lorsque je crée des personnages, je les abandonne ensuite à la fin du roman, considérant qu’ils ont fait leur temps. C’est pour répondre toutefois à des demandes récurrentes de lecteurs rencontrés lors de salons que j’ai opté pour les faire revivre et continuer leur existence. Il en est ainsi pour Thomas Vilars, dans “Passé” Boomerang” et “La petite-fille du forçat”. La demande m’est également parvenue pour Quentin Fergeac. Pourquoi pas ! Mais cette fois, dans les locaux aseptisés du quartier des Batignolles, nouvelle future implantation du 36. A suivre donc. De quoi de donner d’autres perspectives pour les années à venir.

Le crime était signé de Lionel Olivier.


Le livre : Le crime était signé de Lionel Olivier. Paru le 18 novembre 2015 chez Fayard dans la collection Policier. 8€90 ; (353 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

À peine seize ans, cette gamine retrouvée nue, étranglée près du cimetière… Et ces pervers qui s’exhibent entre les tombes… Et ce fumier qui croit séquestrer l’innocence qu’il a perdue…

Morte d’avoir trop ou mal aimé ?

Des halls de banlieue, zones de non-droit, à la propriété somptueuse d’aristocrates au-dessus des lois, la Crim’ est malmenée, impuissante à répondre au drame des parents ! Alors que l’ADN reste muet, un témoin «signe» une vérité singulièrement humaine…

 

L’auteur : Né en 19 décembre 1949 Lionel Olivier est commandant fonctionnel de police à la retraite..
Il a choisi en 1974 d’être inspecteur de police (officier aujourd’hui). De 1975 à 1989, il a été en poste à Dieppe (Seine-Maritime) comme chef d’unité de police de Sécurité publique.
Puis nommé en 1990 à Auxerre (Yonne) où il a occupé différentes responsabilités, au grade de commandant, avant de prendre sa retraite.
Son roman, « Le Crime était signé », a reçu mardi 17 novembre 2015 le prix Quai des Orfèvres 2016 . Admirateur de Simenon et de Kafka, loin des stéréotypes des séries américaines, Lionel Olivier plonge ses lecteurs dans l’univers clos du polar à la française. Proches d’un milieu qu’il a côtoyé, ses héros de coeur – flics et voyous – se rencontrent menés par un destin implacable.
Extrait: 
« Un lieu et des murs où le groupe Fergeac se retrouvait après avoir affronté la tempête. Des copains parmi les journalistes qui essayaient de vous tirer les vers du nez. Et tout continuait en chamailleries distrayantes. On en repartait requinqué pour de nouvelles aventures, de celles qui attendent les flics dans leur chasse aux malfrats et aux criminels. Ressourcé pour un boulot qui n’en finirait donc jamais… » (Page 352).

 

L’expertise de Cathie

Le crime était signé est extrêmement bien documenté, ça sent le vécu, comme qui dirait. Normal, puisque son auteur a fait carrière dans la police. Il n’empêche que ce roman s’apparente beaucoup à un documentaire tant le texte est émaillé de nombreuses précisions concernant la procédure à suivre : interrogatoires, enquêtes de voisinage, visionnage des videos enregistrées par les caméras de surveillance, épluchage des appels téléphoniques passés par les suspects, les perquisitions, les planques, etc…

Le style est simple, le langage accessible à tous, avec de nombreux dialogues et des répliques savoureuses à « la Audiard » dans sa meilleure période, celle des « Tontons flingueurs ». Avec une touche d’humour propre à l’auteur.

Le +: un vrai témoignage sur la police d’aujourd’hui vue de l’intérieur, particulièrement pertinent dans le contexte actuel du malaise d’une police qui doit faire face à des événements auxquels elle n’est pas forcément préparée ( le terrorisme, la cyber-criminalité), dans une société meurtrie, à la dérive.

Regard « professionnel » qui nous permet de mieux comprendre le quotidien de ces hommes et femmes qui ont choisi de protéger leurs concitoyens malgré un système inadapté :

« A trop vouloir copier le système américain, la justice française nous fait perdre un temps fou. -Tu n’as pas digéré cette réforme? -Tu peux me dire pour quel bénéfice? Les frais de justice atteignent maintenant une croissance dingue, alors qu’on manque de tout ici. »(Page 62) 
«Ce ne sont pas les locaux qui ont fait notre force, notre renommée, c’est notre capacité à nous serrer les coudes, à faire face à l’adversité. A rebondir. A gagner. » (Page 350)

=> Loin de moi l’idée d’excuser tous débordements et leurs conséquences, mais c’est très intéressant de voir l’envers du décor.

Pourtant aucune amertume dans la plume de Lionel Olivier: il raconte les faits, le quotidien avec les moyens souvent insuffisants, les tâches à accomplir pour résoudre l’affaire en cours…les questionnements, les doutes, les frustrations face aux échecs; mais aussi la satisfaction de voir une affaire se conclure avec l’arrestation du ou des meurtriers…Avec beaucoup d’humour et d’humanité. Tout n’est pas noir ou blanc: ceux qui vivent dans les immeubles en banlieue ne sont pas tous des délinquants; et ceux qui vivent dans des hôtels particuliers ne sont pas tous des parangons de vertu.

Le crime était signé est un roman bien ficelé, qui se lit tout seul, avec de l’action sans rien de spectaculaire, des personnages humains et bien campés. Un très bon divertissement.

Le 2000e : le deux millième article ! Le jeu


Le 2000e

Je n’en reviens pas, alors que l’on s’apprête à fêter les 4 ans de Collectif Polar, voilà que se profile le 2000 articles.

Si au commencement on m’avait dit cela je n’y aurais jamais cru.

2000 articles publiés, des tas de livres présentés, une kyrielle d’auteurs rencontrés, mais aussi pas mal d’autres choses… une sacrée aventure, une drôle et passionnante aventure et tout cela avec vous !

2000e collectif polar

Le 2000e : le deux millième article !

 2000e article, ça se fête non ?

 Aussi j’organiserai bien un petit jeu concours, histoire

de fêter cela avec vous,

 et de vous faire gagner quelques bouquins.

Et pourquoi pas aussi notre Exquis Cadavres Exquis.

Alors mes polardeux prêts et prêtes à me suivre ?


 

Le 2000e : le deux millième article, le jeu concours

Pour ce concours 2000e j’ai demandé à mes flingueuses de vous poser quelques questions.

Voici celles que j’ai retenues pour ce jeu concours.

1) les questions sur le blog

Comment s’appellent les rubriques qui vous présente des passionnées du polar ?

Donner deux noms d’interview ?

2) les questions sur les Flingueuses

Combien y a-t- il de flingueuses ?

Combien y a-t-il de misters flingueuses ?

Citer les noms des légistes

Comment s’appellent les rencontres polars et autres salons qu’organisent les flingueuses

3)Questions subsidiaire :

Sur quel salon a-t-on pu rencontrer la plus grande concentration de flingueuses ?

Maintenant c’est à vous de jouer

Comme d’habitude afin de participer il faut  :
être abonné au blog
répondre au 8 questions si dessus
Envoyer vos réponses à collectif.polar@gmail.com avant le 24 février au soir
Seules les meilleurs réponses pourront prétendre à remporter un lot sauf si le chef de meute en décide autrement.
En revanche tous les participants ayant répondu à l’ensemble des questions recevra un prix de consolation.

Les lots

Des badges du blog

 Des polars de toutes sortes dédicacés par leur auteurs.

 

Livres mars &&2017

photo non contractuelle

Voici quelques exemples, mais il y en a pleins d’autres encore.

Julie livres gagnés

photos non contractuelle

Les trois premiers auront droit chacun à au moins…

3 polars et un badge.

Alors bonne change à vous tous zé toutes.

Et 100% des gagnants sont des participants

☺👍😱😛😃😍🙏🤞😁😂😉

Geneviève : Porte Flingue de Collectif Polar

 

 

 

 

Le chien arabe de Benoît Séverac


Le livre : Le chien arabe de Benoît Séverac. Paru le 17 mars 2016 à la Manufacture de Livre dans la collection Roman Noir. 18€90 ; (283 p.) ; 20 x 14 cm

Quatrième de couverture

« Vous devriez faire attention à vous, docteur Ollard. Vous pensez avoir tout compris à la condition des Maghrébines en France parce que vous avez rencontré une gamine et sympathisé avec elle ; mais nous, ça fait des années qu’on est au courant de ce qui se passe dans les cités, c’est notre métier. Nous savons qui fait quoi, et qui représente un réel danger. »

Sergine Ollard est vétérinaire à Toulouse. Une adolescente désemparée, Samia, lui demande d’examiner un chien souffrant d’un mal mystérieux que son frère aîné, Nourredine Ben Arfa, cache dans une cave. Dans ce quartier gangrené par le trafic de drogue et travaillé par l’islamisme radical, la jeune vétérinaire va se trouver embarquée malgré elle dans un combat entre deux camps qui partagent la même culture de violence.

4589748916L’auteur : Benoît Séverac Benoît Séverac, né le 19 août 1966, est un romancier et nouvelliste français. Il est auteur de littératures noire et policière, adulte et jeunesse. Il enseigne l’anglais à l’Ecole vétérinaire de Toulouse. Il est également musicien dans une fanfare jazz-latino rock, membre du conseil d’administration de Toulouse Polars du Sud et membre de 813(l’association des
amateurs de littérature policière).

 

Le post it de Ge

1745875_3_fa15_des-policiers-a-l-entree-du-quartier-du-mirail_699f0d0d73914cfe19c4486777b6cc45

Sergine Ollard est vétérinaire à une clinique des Izards, à Toulouse. Un jour, Samia, une adolescente, lui demande d’examiner un chien que son frère Nourredine Ben Arfa a caché dans une cave d’immeuble. Le docteur découvre que l’animal a le ventre rempli de drogue. La clinique est braquée par deux frères islamistes radicaux qui ont décidé de prendre le pouvoir sur le quartier. Mais ça Sergine ne le sait pas, elle pense que se sont les propriétaires du chien qui sont venu le récupérer.

Les Izards, quartier difficile, quartier Nord de Toulouse. Plaque tournante du trafic de drogue mais aussi base avant de l’islamisme radical. Voici le décor que nous propose Benoit Séverac pour son dernier roman. Il nous immerge au cœur des cités là où le chômage fait des ravages , la déscolarisation et le trafic de drogue font le reste ou presque. Puisque l’islam radical a aussi décidé d’y mettre son grain de sel.

Et pour compléter ce décor, l’auteur situe aussi son action en été, un été caniculaire. La chaleur est étouffante,la pelouse du seul terrain de foot est grillée par le soleil. On respire mal.

C’est dans cet environnement que nous découvrons ce roman noir de la France d’aujourd’hui. Un roman noir urbain où l’auteur montre sans porter aucun jugement la France d’en bas, les laissés pour compte qui décident de s’en sortir seul. Pour cela il y a l’économie souterraine. Celle des trafiquants qui font vivre presque toutes les famille de la cité. Mais il y a aussi la rédemption, celle que propose les frères musulmans, celle qui passe par la radicalisation. Celle qui nie le savoir vivre ensemble dans cette France multiculturelle.

Benoit Séverac tape juste. Il montre simplement les dérèglements de notre société contemporaine. Il met le doigt sur la pauvreté, la précarité des zones devenues de non droit que l’état a abandonné, reléguant ainsi nos quartiers en territoire de seconde zone. Et laissant s’installer toutes les dérives possibles.

Et si notre auteurs parlent de sujets sensibles, il n’y met aucun sensationnalisme, aucun jugement de valeur, il ne stigmatise aucune communauté. Il ne prononce aucun anathème !

J’ai lu ce livre dans le métro parisien lors de sa sortie. Et j’ai été très surprise par la réaction de certaines personnes lorsqu’elle découvraient la couverture de ce livre.

J’ai eu des petits regards de complaisance, des hochements de tête, des pincements de lèvres. Certains je devinais malheureusement ce qu’ils sous-entendaient. Un titre pris au pied de la lettre. Exprimant un racisme quotidien et ordinaire. J’ai eu aussi des regards noirs, des regards haineux, des regards menaçants même. Là aussi ce titre me valait d’être fustigée, j’étais assimilée à cette idéologie nauséabonde. J’avoue parfois avoir été mal à l’aise. C’est vrai que ce livre arrivait après les horribles et monstrueux attentats parisiens et que l’ambiance était à la défiance. Mais toute cette hostilité exprimée, juste autour de deux mots, m’en disait long sur la virulence que portaient ces sujets.

Aussi quand le livre est paru en poche, j’ai ressenti comme un soulagement en découvrant son nouveau titre.

En effet Le chien arabe était devenu Trafics ce  9 mars 2017.

Alors surtout n’hésitez pas à découvrir Trafics, c’est vraiment un excellent bouquins.

Un vrai coup de cœur pour moi !

 

Le gamin des ordures de Julie Ewa


Le livre: Le gamin des ordures de Julie Ewa, paru le 30 janvier 2019 aux éditions Albin Michel, collection spécial suspens; 416 pages;19,90 euros; format 14,5 x 3 x 22,5 cm
4eme de couverture :
Recroquevillés au fond d’une impasse où sont entreposées des bennes à ordures, deux enfants et un adulte tentent de s’abriter de la pluie. Lorsqu’elle les aperçoit, la jeune Lina leur apporte aussitôt de l’aide en leur procurant une tente.
Les Stanescu viennent de Roumanie. Le père a atterri ici, dans le nord de la France, avec ses enfants, Darius, neuf ans, et Cybèle, seize ans, espérant récupérer un peu d’argent pour rembourser sa dette au passeur.
Un destin tristement banal pour une famille Rom, à la merci des trafiquants en tout genre, qui bascule lorsque Darius et son père sont portés disparus. Alertée par Cybèle, Lina part à leur recherche avec l’aide de Thomas, un ami, remontant la piste périlleuse d’un réseau criminel aux ramifications puissantes.
Un suspense implacable et remarquablement documenté qui retrace le dangereux périple d’une famille Rom à travers l’Europe. Après Les Petites filles, Julie Ewa confirme sa singularité et se place parmi les jeunes voix du thriller français.

L’auteur Julie Ewa est née à Altkirch , le 16/06/1991.Auteure alsacienne, Julie Ewa est diplômée en philosophie à la faculté de Strasbourg. Elle oeuvre dans le domaine de la protection de l’enfance.
« Les petites filles » (2016) est son premier roman publié et reçoit le Prix des Lycéens Sang d’encre au Festival du Polar de Vienne. Elle publie aujourd’hui son second roman, Le gamin des ordures.

 

Extrait:
 » D’un pas volontairement lancinant, la Rmni se fondit à nouveau parmi les gadjé pour lui montrer l’exemple.Au lieu d’attendre que les passants viennent à elle, elle les interpellait ouvertement en brandissant son gobelet sous leur nez, sans se soucier des réactions virulentes qu’elle suscitait parfois.
« On finit par s’y faire… »
Non, Cybèle ne s’y ferait pas. Elle n’aurait pas la force de l’imiter! Depuis qu’elle avait commencé à mendier, chaque refus lui renvoyait l’image de sa propre médiocrité: le rien, le vide. […]
En les regardant, Cybèle éprouva le désagréable sentiment d’être complètement transparente: un mirage, un spectre, du vent… Pourquoi la fuyait-il comme la peste? Pensaient-ils qu’elle ne méritait par leur attention? »

Le OFF de OPH

Le gamin des ordures de Julie Ewa

Avec Le gamin des ordures , Julie Ewa nous emmène à la rencontre des Roms devant lesquels nous fermons si souvent les yeux… Qui sont-ils? Pourquoi viennent-ils en France? Que vivent-ils réellement? Au delà des clichés, des idées pré-conçues et au travers d’une intrigue criante de réalisme, la jeune auteur nous entraîne dans un roman écrit avec le cœur et l’âme.

Dans ce second roman de Julie Ewa, je retrouve sa plume caractéristique: des images chocs, des pointes d’humour, de la nervosité enrobée de douceur. Les chapitres sont courts et les 416 pages se lisent sans même que l’on s’en rende compte.

Les lieux et les références temporelles s’imbriquent les uns dans les autres sans pour autant nous faire perdre la chronologie des événements, contribuant à maintenir la tension narrative tout au long du roman.

Une fois encore, elle nous livre des personnages attachants qui nous font sourire, pleurer, qui nous touchent…

Mais ce qui marque le plus dans ce second roman, ce n’est pas l’intrigue, aussi bien menée soit-elle, ce n’est pas la forme, mais bien le travail de fond qu’a fait l’auteur et la passion qu’elle a mit dans l’écriture pour nous livrer cette histoire. Comme pour son précédent, Les petites filles, Julie se sert d’un roman pour nous faire entendre son cri.

Comme beaucoup, je détourne les yeux quand je vois des Roms. J’en ai une image négative, les a priori liés à mon métier, l’agressivité de certains, mais aussi et surtout cette capacité que nous avons tous à nous méfier de ce que nous ne connaissons pas.

Grâce à la plume de Julie, à l’histoire de Darius et de sa famille, mon regard a changé, je n’ai plus peur…

Bien que s’agissant d’un roman à suspens, Julie raconte les Roms, leur histoire, leurs us et coutumes, leur attachement à la famille, leur vision d’une France que les passeurs leur présentent comme un Eldorado pour s’engraisser sur le dos de leurs congénères. Elle revient sur leur arrivée plus massive en France depuis 2007 avec l’intégration de la Roumanie et de la Bulgarie à l’Union Européenne.

Roms, Tziganes, Manouches ou Gitans, plusieurs mots qui définissent une minorité ethnique sans pays, qui partage une origine commune et qui a évolué différemment selon les pays dans lesquels ils se sont installés.

Elle nous raconte la vie des Roms de Roumanie avant et après Ceausescu, le rejet des populations des pays dans lesquels ils vivent. Mal aimés, mis au banc des sociétés, l’Europe entière leur fait comprendre qu’ils sont des parias à nos yeux d’ « Hommes civilisés ».

Julie nous parle aussi de la mafia Roms, de ces individus qui par goût de l’argent et de la richesse, n’hésitent pas à exploiter les leurs, les enfants: réseau d’enfants voleurs ou encore de prostitution, partout l’argent corrompt l’humanité.

Enfin, l’intrigue se déroule en partie dans une ville du Nord, ne cherchez pas cette ville sur une carte, elle n’existe pas. Bugrassot pourrait être n’importe quelle ville de France…

Le gamin des ordures, une lecture qui marque et qui fait évoluer notre regard sur le monde…

Jean Luc Bizien à la Coop’s, interview à bout portant.


Jean Luc Bizien à la Coop’s, interview à bout portant.

 Janvier a été synonyme de littératures policières à la COOP’

Jeudi 10 janvier dernier, Jean-Luc Bizien était l’ invité de Cendrine, notre flingueuse mais avant tout responsable de la médiathèque de Lorrez-le-Bocage en Seine et Marne.

 

Notre auteur, présent en métropole pour le le salon autour du polar de Nemours, a fait un détour par la Coop’s.

Cendrine en bonne flingueuse lui avait concocté une interview a bout portant

Nos deux amis ont longuement papoté sur la place du polar dans la littérature de l’imaginaire,  sur ses croisements de genre, et bien sûr de la vie d’écrivain en général mais aussi sur celle de Jean Luc.

L’interview a été diffusée en direct sur la page FB de la médiathèque.

 

Mais avant de se soumettre à cet interrogatoire, Jean Luc  été aussi à la Coop’s pour rencontrer les collégiens du coin.

Une rencontre que nos adolescents ont particulièrement apprécier. Ils ont écouter avec attention Jean Luc leur parlé de littérature.

Et puis… Ils ont assaillis eux aussi notre auteur de leurs questions pertinentes.  Ce fut pour eux un beau moment de découverte!

 

 

 

Allez place à l’ITW à Bout Portant

Car…Pour vous cher polardeux et chère lectrices

La Coop’s, Cendrine et moi même  vous proposons de suivre cette soirée passionnante

Première partie de l’interview de Jean-Luc Bizien à La Coop’

 

 

 

Partie 2 de l’interview exclusive de Jean Luc Bizien à La Coop’!

 

 

Interview à bout portant de Jean Luc Bizien

Suite et fin!

 

 

J’espère que comme moi vous vous êtes régalé(e)s

Et si vous êtes curieux et voulez en savoir encore plus sur Jean Luc, vous pouvez auss lire les retranscriptions de l’apéro polar de notre auteur à la bibliothèque Parmentier

 

Apéro polar Jean Luc Bizien 1

Apéro Polar Jean Luc Bizien 2

Apéro Polar Jean Luc Bizien 3

 

Voilà vous en savez plus sur Jean Luc que vous retrouverz un jour dans nos « Auteurs à l’honneur. »

Assigner à résidence 3, l’interview bracelet électonique de Sonja Delzongle


L’interview « bracelet électronique ». Vous connaissez maintenant.

Contrairement à la GAV qui est bien délimitée dans le temps, l’interview bracelet électronique est plus « libre ». Elle peut se dérouler sur plusieurs jours.

C’est une mesure d’aménagement de peine permettant de réaliser une interview de longue haleine sans obliger l’auteur à être incarcéré. Juste  » Assigné à résidence »

Nous avions au départ prévu une Garde à Vue avec notre auteure mais les obligations des unes et des autres à fait que celle-ci c’est transformée en assignation à résidence.

Le quatrième auteur ayant dû vivre son quotidien avec le bracelet électronique est…

Sonja Delzongle


SAMEDI 13h16

Aline : Bonjour @Sonja ; @Geneviève ; @Danièle et  @Eppy.

S’ouvre maintenant et ici notre bracelet électronique.

 Sonja : 

Aline : Pour rappel, nous n’avons pas besoin de se bloquer derrière nos écrans, nous n’avons pas de timing. Chacune allant quand elle peut sur cette MP.

Sonja et Geneviève :

Aline : Tout ce qui se dit ici sera forcément retranscrit.

Sonja et Geneviève  : 

Aline : Je laisse la parole à notre cheffe en la personne de  @Geneviève.

Sonja :

Eppy Fanny et Danièle : O

SAMEDI 18:10

Geneviève : @Sonja ne sera en résidence assignée qu’à partir de demain. Aussi je laisserai ici les premières questions. Dès que notre prévenue aura son bracelet électronique, elle viendra me répondre. Voilà pour la procédure.

Sonja, tu valides ?

Sonja : 

 Aline et Danièle : ok on valide aussi.

Eppy Fanny : Bien chef. Du coup… maintenant tu as le droit d’aller prendre l’apéro tranquille lol.

Geneviève  vous pouvez toutes allez prendre l’apéro et trinquer à ma santé et à celle de notre auteure

  Sonja : hahaha

DIMANCHE 06:31

Geneviève : Bonjour @Sonja, Bonjour les Flingueuses.

Sonja :

Geneviève : Ce matin débute une interview un peu spéciale. Pas tout à fait une GAV mais un peu plus qu’une simple assignation à résidence puisque nous allons être 4 à te passer à la question@Sonja Delzongle

Sonja  : 

Geneviève : Aussi j’ai insigne honneur de débuter celle-ci

Sonja : 

Aline : Bonjour @Sonja, bonjour Geneviève , Daniele, Eppy.

Geneviève : Bonjour @Aline

Aline : 

Geneviève : Alors pour démarrer en douceur cette interrogatoire, je vais, @Sonja, te demander quel est chez toi la place du livre et de la lecture. Voici donc une série de questions auxquelles tu devras répondre une à une.

Sonja : 

Geneviève : Mais avant cela j’aimerai que tu te présentes à nos lecteurs et lectrices. Je veux tout savoir, ta scolarité, ton parcours pro, ton âge, ta vie…?

 

DIMANCHE 09h26

Eppy Fanny : Bonjour à vous toutes, Bonjour Sonja

Aline et Sonja : 

Danièle : suis là les filles, bonjour  @Sonja !

Aline et Eppy : 

Sonja : Bonjour à toutes .
Merci pour vos questions actuelles et à venir auxquelles je prendrai bien sûr le temps de répondre avec plaisir.

@Geneviève , m’étant couchée un peu tard ou très tôt, selon (5h30),  je répondrai aux tiennes un peu plus avant dans la journée.
Merci

Eppy Fanny, Aline, Danièle : 

Geneviève :  Pas de soucis @Sonja , à toute à l’heure 😉@Sonja

DIMANCHE 23:11

Sonja : Réponse pour  @Geneviève.

Je me présente…

Après un bac littéraire philo langues, j’ai fait un DEUG LEA (Langues Étrangères Appliquées) et six ans de Beaux-arts à l’École Nationale de Dijon.
Ensuite quinze ans d’exposition de peintures avec des jobs à côté avant de faire six ans de journalisme PQR et mag, puis de me consacrer complètement à l’écriture.
Mon âge : 51
Ma vie : l’écriture de romans et plus précisément de thrillers.

Sonja : Bonnes nuit et belle éclipse de lune !

 

Eppy Fanny et Aline : 

 

LUNDI 05:34

Geneviève : Merci : @Sonja

Mais cette fois c’est moi qui dormais lorsque tu m’as répondu. Et oui hier j’était déjà debout à 4h du mat. Après 23h, ça devient compliqué pour moi.

Alors ce matin j’aimerai savoir qu’elle était la place du livre dans ta famille. ?

Petite étais tu entourée de bouquin ?

 

LUNDI  : 12:33

Sonja : Bonjour aux Flingueuses. Geneviève… Le livre tient une grande place dans le noyau familial. Si grande que chez mes parents il doit y avoir environ cinq mille livres… J’ai toujours été entourée de bouquins, étagères, piles, tas… Et la télévision n’est arrivée que pour les onze ans, je lisais, à la place.

Eppy Fanny : Bonjour @Sonja. Merci pour ta réponse aux questions de la patronne mais ce midi c’est moi qui t’interroge

Voici mes questions listées ci-après pour que tu puisse y répondre au mieux suivant ton planning :

1) Pourrais-tu nous parler de tes 2 premiers romans (ceux parus avant Dust), genèse, genre ?

2) Comment t’es venue l’idée du personnage complexe d’Hanah ? t’a t’il été inspiré par des proches, par toi ?

3) Et en dernier lieu, qui est donc cette Dana qui vit dans ton esprit ? quel est son univers et d’autres histoires de la veine de Sybéria sont-elles prévues ?

Je te laisse à toutes mes interrogations. Le travail m’appelle.

MARDI 20:58

Sonja : Bonsoir Eppy

1) Avant Dust il y a La Journée d’un sniper, le premier, sur fond de guerre des Balkans, un roman court de 50 pages, À Titre posthume, premier thriller dont l’intrigue se déroule dans le milieu (impitoyable) de l’édition et le Hameau des Purs dans lequel je confirme mon goût et mon choix pour ce genre.
Donc genèse en quelque sorte, oui.

2) L’idée d’Hanah m’est apparue dans une sorte de vision provoquée par une musique d’un album dé Buddha Bar.
Une héroïne qui ne m’a pas été inspirée par des proches du tout. Il y a forcément un peu de moi mais pas pour l’essentiel. En fait, je crois que ce personnage était prémonitoire et que je viens de la rencontrer.

Eppy Fanny :  et consernant Dana Skoll

Sonja : 3) Dana Skoll est un pseudo à l’occasion d’une commande d’éditeur. Elle ne vit pas vraiment en moi et pour le moment n’a aucun autre projet que Syberia.

Belle soirée à toutes

Eppy Fanny : Merci Bonne soirée à toi

Aline : Merci et bonne soirée Sonja .

Sonja : 

MERCREDI 05:44

Geneviève : @Sonja tu nous parlais des nombreux livres qui t’entouraient, Pourrais-tu me dire si tu as été tenté de piocher dans la bibliothèque familliale ?

Sonja : 

Geneviève : As tu des auteurs phares ?

 

MERCERDI 14:27

Sonja : Bonjour @Geneviève

Bonjour aux tatas Flingueuses
Bien sûr j’ai été tentée de picorer dans les livres de mes parents, de mon père surtout, qui était professeur agrégé de philo à l’IUFM, des ouvrages de psychologie, philo, mais aussi des romans de Kundera, Moravia, Yourcenar, quelques Agatha Christie, San Antonio pour le fun.
Ma mère m’a fait découvrir les grands classiques russes, Tchékov, Tourguéniev, Dostoïevski, Gogol, également Dickens, Twain, Hemingway, Poe, Carver et des auteurs serbes comme le prix Nobel Ivo Andrić, Milos Tchernianski, Stepanović.

Geneviève : Et quels ont été les bouquins fondateurs pour toi ?

Sonja : Justement tous ces bouquins que je cite, dont les écrivains anglo-saxons pour leur vision de la société américaine ou anglaise et leur efficacité, la littérature française du 19e avec Balzac, Zola, Maupassant, Chateaubriand, Sand.

Geneviève : Quelles types de bouquins affectionnes-tu ?

Sonja : Mes goûts en littérature sont comme en musique, très éclectiques, mais j’avoue que j’ai attrapé le virus du thriller… Sinon j’aime l’aventure et le romanesque.

Geneviève : Et enfin plus globalement que t’a apporté la lecture ?

Sonja : La lecture m’a apporté évasion, émotion, bonheur, réflexion, ouverture et inspiration. Tous les ingrédients de l’écriture. Et de la vie.

Merci encore à vous toutes pour votre intérêt et vos questions. Je retire le bracelet et vous envoie plein de bises.

Danièle : Attention, pas tout de suite …

Sonja : D’accord pour les dernières questions aujourd’hui mais après j’arrête Je n’ai plus le temps, me préparant à partir sur le salon de la mairie du 7 à Paris.

Ah oui et aujourd’hui je ne peux répondre que jusqu’à 15h15 

Danièle et Geneviève : 

Danièle : Ça fait beaucoup de références dans la tête tout ça Sonja, alors au niveau de l’inspiration, de l’envie de passer à l’écriture, qu’est-ce qui arrive en premier … la situation, l’histoire, le message ?

Sonja : Rien n’arrive en premier à part l’inspiration. Tout vient en même temps, indissociable.

Danièle : Quand tu commences à raconter … tu connais la fin de ton histoire ou a-t-elle sa propre vie ?

Sonja : Pour tous mes romans oui, sauf pour le Hameau des Purs et Dust.
Ce qui n’empêche pas les personnages d’avoir leur propre vie ou leur vie propre. Enfin…presque 

Danièle : Pour Boréal par exemple … est-ce que le message écolo était préexistant à l’intrigue ?

Sonja : D’une certaine façon oui. Puisque faisant partie de ma vision de la planète.

Danièle : Est-ce qu’en plus du « divertissement » pour toi l’auteur a un devoir de mémoire, de conscience ?

Sonja : Complètement. De conscience en tout cas. Le reste en découle.

Danièle : Donc les personnages se trouvent au service de l’histoire …

Sonja : D’une certaine façon mais l’inverse est également vrai.

Danièle : Un exemple ?

Sonja : Le personnage d’Hanah Baxter dans la trilogie Dust, Quand la neige danse et Récidive. L’histoire est à son service aussi pour mieux la faire découvrir au lecteur dans toute sa dimension. Ses réactions dans certaines situations, sa personnalité qui se révèle au fil de l’intrigue.

Danièle : C’est l’avantage d’un héro récurrent ! C’est aussi les limites , même si tu peux la faire souffrir le lecteur sait qu’elle s’en sortira en fin de compte.

Sonja : Ah non, pas forcément…

Beaucoup de lecteurs ont douté de son sort dans Récidive.

Danièle : Tu irais jusqu’à la tuer ?

L’auteur s’attache comme le lecteur …

Ta vision pour la planète est bien sombre, tes prochains romans en parleront-ils à nouveau ?

Sonja : Peut-être…j’ai déjà essayé…

Elle est réaliste je crois, mais toujours avec une note d’espoir. Mon prochain roman en parle, oui, sur le thème de l’eau, la folie et la guerre. Désolée mais je dois y aller. Merci pour cet échange. Bel après-midi et attention aux glissades !

Danièle et Aline :

Danièle : Merci Sonja au fait moi c’est Danièle … la doyenne ! A bientôt

Sonja : 

Sonja : Merci @Danièle ! Au plaisir !

Danièle :  On se retrouve quand ?

MER 16:21

Sonja : @Danièle@Aline dans ses instructions m’a dit que ça s’étalait sur 3 jours, 5 grand maximum.
Je suis soumise à l’interrogatoire depuis dimanche, on est mercredi. J’ai donc rempli ma mission de trois jours

Je n’ai que peu de temps et également d’autres ITW et un roman à écrire☺

Pour d’autres questions, je profiterai d’un salon pour y répondre de vive voix avec plaisir

Belle semaine à toutes.

Aline : Merci Sonja pour le temps que vous nous avez consacré. Au plaisir de vous croiser sur un salon prochainement.

Sonja : 

Geneviève : Bon salon parisien@Sonja. Et comme le dis @Aline merci pour cet assignation à résidence. Je te retire ton bracelet électronique que tu puisses voyager tranquille.

Sonja : 

MER 20:08

Eppy Fanny : Pour ma part je te dis à samedi.

Sonja : 

Geneviève : allez laissons Sonja rejoindre la Capitale pour le salon Lire c’est libre où elle retrouveras Eppy et aussi quelques autres flingueuses.

Et je voulais aussi remercier les flingueuses Eppy, Danièle et aussi Aline qui a mis en place cette interview

Un bon écrivain est un écrivain mort de Guillaume Chérel.


Le livre : Un bon écrivain est un écrivain mort de Guillaume Chérel. Paru le 16 septembre 2016 chez Mirobole éditions dans la collection Horizons Noirs. 19€50 ; (241 p.) ; 20 x 15 cm
4e de couv : 

« La voix poursuivit, haute et claire :
– Je vous accuse des crimes suivants… »

Augustin Traquenard doit animer un débat littéraire dans un ancien monastère des Alpes-Maritimes.

Seront présents dix écrivains très médiatiques, les poids lourds de l’édition : Frédéric Belvédère, Michel Ouzbek, Amélie Latombe, Delphine Végane, David Mikonos, Kathy Podcol, Tatiana de Roseray, Christine Légo, Jean de Moisson et Yann Moite. Chacun a reçu un courrier anonyme le conviant pour le week-end dans l’austère bâtisse reconvertie en résidence d’auteurs.

Tout est fin prêt pour l’événement : l’entrée du train en gare de Saorge, la rencontre devant un public ravi de voir les stars de Saint-Germain-des-Prés, les questions sur le thème « Littérature et modernité », le cocktail dînatoire puis la séance de dédicaces.

Mais rien ne se passe selon le programme.

Dès l’arrivée au couvent, l’histoire dérape.

C’est bien connu, un bon écrivain est un écrivain mort.

 

L’auteur : Guillaume Chérel  est né en 1964.  Électron libre de l’édition et du journalisme, il a publié de nombreux romans mais aussi des portraits d écrivains, des livres pour la jeunesse et un récit de voyage sur les pas de Jack Kerouac.

 

Extrait :
Yann Moite venait de publier 1 000 pages sur sa propre mort. Mille pages de pas grand chose sur pas grand chose, donc, mais mille pages tout de même, quel exploit ! Mille pages publiées chez un éditeur qui avait pignon sur rue. Mille pages qui lui avaient servi à régler ses comptes avec son père. Des histoires de mort qu’on a devant soi, tandis qu’on aurait sa naissance derrière soi. Ça n’avait pas beaucoup de sens mais qui s’en souciait ?
Comme Christine Légo avec son père et Michel Ouzbek avec sa mère, écrire lui coûtait moins cher que d’aller chez le psy. Et ça avait marché ! La chance avait joué en sa faveur. Elle ne suffisait pas à assurer le succès, mais il fallait en avoir. Aller la chercher, la provoquer. Et être opportuniste.
Yann Moite regrettait parfois ses jeunes années, quand il écrivait des histoires d’amour d’inspiration romantique. Il se revoyait marcher fiévreusement, manuscrit sous le bras, depuis la porte de Clignancourt, où il habitait, jusqu’à Saint-Germain des Prés, pour présenter son oeuvre aux éditions Grassouillet. Il vibrait, à cette époque. Il y croyait. Mais il fallait se montrer raisonnable, ce n’était pas avec deux mille exemplaires vendus qu’il allait passer à la télé.

La Kronik D’Eppy Fanny

UN BON ECRIVAIN EST UN ECRIVAIN MORT – DE GUILLAUME CHEREL
CHEZ MIROBOLE EDITIONS
LU EN POCHE CHEZ J’AI LU – ISBN 978-2-290-15452-6 – 
Paru le 7 mars 2018. 8 € ; (253 p.) ; 18 x 11 cm

Ce livre est comme ces sucreries acidulées voire très acides, qui agacent les dents mais que l’on ne peut pas lâcher. J’ai en mémoire des soucoupes multicolores emplies de poudre acide. Et puisque je vous parle de soucoupes… volantes, en toute logique je vais vous parler de l’auteur, un vrai extraterrestre comme j’aime. E.T n’a qu’à bien se tenir !

Guillaume Cherel, né à Paris en 1964 (j’avais raison tu me dois le respect !), est un écrivain et journaliste français, auteur de romans, de polars, d’essais, de récits de voyage et de livres jeunesse. Indépendant en tant que journaliste, il conserve cette autonomie d’esprit pour affirmer, au fil de ses romans, un ton à part et des idées décalées. Des banlieues de son enfance jusqu’aux États-Unis période Obama, il livre son regard personnel sur un monde en profonde mutation. Guillaume a passé son enfance en Seine-Saint-Denis, au sein d’une famille de culture communiste, tendance Pif Gadget. Après des études rapidement achevées, il se lance dans une vie active tumultueuse et marquée par l’éclectisme. Journaliste – d’abord dans le sport puis la critique littéraire – il a été assistant-réalisateur à New-York. L’écriture lui apparaît alors comme le meilleur moyen de s’offrir une vie libre et aventureuse. Il parcourt le monde, des Comores en Chine, en passant par le Maghreb et l’Afrique francophone. En 1986, Guillaume abandonne ses études de Lettres à la Sorbonne puis fait ses premiers pas en tant que journaliste dans les pages « sports » de l’Humanité. Il travaillera ensuite pour divers magazines et deviendra critique littéraire pour Le Point et l’Humanité. Lancé grâce à la série du Poulpe, dont il écrit le n° 71, Tropique du Grand Cerf, en 1996, Guillaume Cherel obtient à deux reprises la bourse Stendhal-Cultures France. En 2004 pour Les Pères de famille ne portent pas de robe, paru chez Julliard, et en 2008 pour Sur la route again, paru chez Transboréal en 2013. Ses nombreux ouvrages publiés ne suffisant pas à assurer l’ordinaire, Guillaume Cherel continue son job de journaliste. Il sévit actuellement à Marseille.

« Un bon écrivain est un écrivain mort », c’est une version revisitée des 10 petits nègres de l’incroyable Agatha, qui comme les soucoupes piquantes, fait partie de mes souvenirs d’enfance. J’ai d’ailleurs pris plus de plaisir à savourer ses livres que les bombecs.

Ce roman est un délice irrévérencieux envers les grands noms actuels de la littérature (légèrement revisités par notre trublion). Les prix de… ceux que l’on retrouve partout, toujours accompagnés de leur meilleur ami, leur égo.

« Un journaliste, Augustin Traquenard, doit animer un débat littéraire à Saorge, un ancien monastère franciscain transformé en résidence d’auteurs. Seront là Michel Ouzbek, Christine Légo, Amélie Latombe, Delphine Végane, David Mikonos, Kathy Podcol, Tatiana de Roseray, Frédéric Belvédère, Jean de Moisson et Yann Moite. Une dizaine d’écrivains connus, plus quelques auteurs régionaux. Le tortillard est arrivé à l’heure. Tout était prévu, en fait : la rencontre devant un public ravi de voir des écrivains de best-sellers, le déroulé du débat sur la « véracité dans l’art d’écrire », le cocktail dînatoire puis la séance de dédicaces. Le programme était beau mais une fois au monastère, l’histoire a dérapé.

Les écrivains connus ont disparu, les uns après les autres. C’est bien connu, un bon écrivain est un écrivain mort. »

Cette lecture est jouissive un max et le cadre de l’intrigue est un lieu d’exception où Guillaume a eu la chance de séjourner. On aimerait tous profiter d’un séjour dans cet ancien monastère, mais sans les bébêtes qui piquent et les fantômes aigris.

Où lorsque l’égo poursuit son œuvre dans l’au-delà.

Guillaume, en fin de roman, précise qu’il s’agit ici d’une sorte d’hommage pour ceux qui en douteraient et que « qui aime bien charrie bien ».

Certaines de « ses victimes » sont dans ma bibliothèque ce qui ne m’a pas empêché de me régaler et de rire aux larmes.

Vous avez un coup de mou, un ras le bol de X ou Y : Foncez vous détendre au monastère !

Et puisque vous aurez attrapé le virus « Chérel » découvrez son petit dernier paru en février 2018 « Cadavre, vautours et poulet au citron » et qui arrive en poche.

Juste pour vous mettre l’eau à la bouche voici la 4ème de couverture :

« Jérôme Beauregard, « détective public » dilettante, passe son temps dans son appartement parisien à rêver de voyages, jusqu’au jour où il reçoit un coup de fil de Pat, un ami parti s’installer en Mongolie. Englué dans une sordide affaire de gros sous, celui-ci lui propose d’enquêter dans la capitale mongole, où plane encore le fantôme de Gengis Khan. Jérôme découvre la vie d’expat’, mais derrière les apparences baignées d’alcool et d’humour potache, il comprend que ce qui se trame est bien plus dangereux qu’il n’y paraît. Le voilà piégé dans une aventure où se côtoient « ninjas », chamans, bikers nazis et une mystérieuse « milliardaire rouge »… Il lui faudra non seulement éviter les balles dans un désert de Gobi resté sauvage, mais aussi résister aux tentations cachées sous les yourtes. »

Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (16)


Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (16)

Bonjour, enchanté de vous recevoir ici. Vous connaissez le principe de cette rencontre ? Dans le cadre de cette interview de personnage, je vous demande d’abord de vous présenter. Cela vous convient ?

Bonjour, en effet, c’est même un exercice qui m’est inconnu. Merci pour cette première ! Je suis donc Hanah Baxter, née Kardec, originaire de Saint-Malo, profileuse de mon état et vivant dans celui de New-York. Je suis brune, pas très grande, plutôt mince, yeux d’un marron châtaigne, cheveux courts parfois en pétard comme moi si on me cherche et comme mon Glock,

Une bretonne à New-York ! Ça doit forger un sacré caractère. À ce propos, le vôtre, il est comment ?

Je pense être professionnelle et compétente, car rigoureuse, à l’esprit scientifique mais ouvert à l’irrationnel dans les limites du raisonnable. Curieuse, aussi coriace qu’un fox terrier, combative, jalouse dans mes relations sentimentales, parce que séductrice invétérée, indépendante et rebelle. Il paraît que je suis assez rock. Ah oui en plus d’être lesbienne et cocaïnowoman, je me sers d’un pendule infaillible nommé Invictus et j’emmerde ceux qui trouveront à redire.

« je me sers d’un pendule infaillible nommé Invictus et j’emmerde ceux qui trouveront à redire »

Vous êtes un personnage très riche, cela doit prendre du temps à concevoir. Vous êtes restée combien de temps dans la tête de votre créateur ?

À peine quelques mînutes. En fait je lui suis apparue comme une sorte de flash, d’évidence. Peut-être d’une certaine façon suis-je une part d’elle-même, dans ce cas je suis dans sa tête depuis un moment. Mais elle m’a expulsée presque tout de suite dans la poussière kenyane après un bref passage dans mon loft à Brooklyn.

À votre avis, il y a des parts d’elle dans votre personnalité ?

Je viens d’y répondre sans avoir encore pris connaissance de cette question. Je vous vois venir…c’est la question qu’on lui pose souvent et qu’elle esquive…alors par respect pour ma créatrice je vais faire de même.

On ne peut que respecter une telle attitude. Mais de son côté, en ce qui concerne les actions, elle vous fait faire des trucs pas jojo. Lui en voulez-vous ?

Comment lui en vouloir de m’avoir donné le premier rôle ? Un rôle qui me vaut une certaine célébrité. Maintenant il me faut être à la hauteur des attentes de ses lecteurs et des siennes. Et j’adore faire des trucs pas jojo…c’est ma came.

Entre deux aventures, dès qu’elle pose la plume, vous occupez comment votre temps libre ?

Hahaha ! Il y a bien longtemps qu’elle n’utilise plus la plume ! D’où sortez-vous ? J’utilise mon temps libre comme je l’entends. Sport, yoga, télé, cinéma, voyages et lectures, mais avant tout des conférences entre deux missions. Je m’envoie en l’air avec mon ex aussi, à l’occasion.

À votre tour de poser une question. Mais vous devez le faire à votre créateur.

Quand tout cela va-t-il s’´arrêter ?

Selon notre habitude, nous concluons comme nous avons commencé, c’est le personnage qui a le mot de la fin.

Surtout que ce que vous découvrirez reste entre nous.

Le top lectures des flingueuse 2018, Cathie


Le top des flingueuse 2018

Le top 12 de Cathie

2018 s’est achevé pour laisser place à une nouvelle année que je souhaite aussi riche en découvertes et heureuses surprises littéraires qu’en 2018. Je peux vous assurer que le choix s’est avéré plus que cornélien dans cette année a été fructueuse en belles lectures. Finalement, j’ai opté pour un top 12 avec un codicille de 3 livres supplémentaires qui méritent amplement de figurer ici. Je tiens néanmoins à préciser que l’ordre choisi ne reflète aucunement une appréciation dégressive des mérites de chaque auteur.

Top 12 de l’année 2018.

1-Une danse avec le diable de Christophe Sémont

: une remarquable maîtrise de la langue pour une efficacité optimale. lire

« Krung Thep, la cité des anges.
Sauf que les anges avaient méchamment morflé. »

Après l’accident de sa fille, Mai se prostitue dans les rues de Bangkok pour le compte de Petchai, un boxeur raté qui croule sous les dettes de jeu de son père. Quand un tueur implacable s’en prend à eux, Petchai s’arrange pour faire entrer dans la danse Prachya Srimonju, un lieutenant de police corrompu jusqu’à l’os.

Il est loin de se douter que ses actes ont enclenché une mécanique implacable, dont nul ne sortira indemne. On ne danse pas impunément avec le diable…

Sac au dos, Christophe Sémont a parcouru le monde en long, en large et en travers. Il en a tiré un goût immodéré pour les histoires, orales ou écrites, réalistes ou fantastiques. 
Depuis, il s’est marié, a posé ses valises en Bretagne et eu deux enfants. 
Une Danse avec le diable, son deuxième roman, explore les bas-fonds d’une ville aussi complexe que dangereuse. Entre policiers corrompus, trafiquants de drogue et prostitution organisée, Bangkok est le théâtre d’une tragédie sanglante qui n’épargnera rien ni personne.

 

2-Où les roses ne meurent jamais de l’auteur norvégien Gunaar Staalesen

: une intrigue classique sous forme de whodunit, un style épuré, un rebondissement final totalement inattendu tant l’auteur excelle à égarer le lecteur dans des impasses.

Où les roses ne meurent jamais

Mette jouait gentiment devant la fenêtre de la cuisine. Soudain, elle ne fut plus là, seul son nounours traînait encore dans le bac à sable. Presque vingt-cinq plus tard, sa mère lance un ultime appel, juste avant la date de prescription pour ce genre de crime. Si crime il y a eu. Et les cas désespérés sont pour Varg Veum. Le privé norvégien lutte pour ne pas succomber à la bouteille d’aquavit qui le nargue. Il se lance dans une enquête où raviver les souvenirs de chacun n’est pas une mince affaire.

Dans ce polar de haut vol, Varg Veum revisite les communautés hippies de la fin des années 1970, icônes de partage et d’ouverture d’esprit. Ou de secrets et mensonges ?

 

 

3-Les blessures du silence de Natacha Calestrémé

: j’ai découvert la plume de Natacha avec ce roman bouleversant que je vous invite vivement à découvrir ici

Les blessures du silence

Une femme a disparu. Son mari évoque un possible suicide, ses parents affirment qu’elle a été tuée, ses collègues pensent qu’elle s’est enfuie avec un amant, et autant de témoignages contradictoires qui ne correspondent pas avec la description qui est faite de cette mère de trois petites filles.

Qui croire ?

Qui manipule qui ?

Connaît-on vraiment la personne qui vit à nos côtés ?

Au fil d’une intrigue aussi poignante que déroutante, Natacha Calestrémé dépeint les effets de l’emprise et de la perversion, les silences qui accompagnent cette violence invisible, les pièges dans lesquels tombe l’entourage… et donne peut-être les clefs pour s’en libérer.

 

4-Chine retiens ton souffle de Qiu Xiaolong

: première incursion dans l’univers du polar chinois, une véritable révélation pour un roman que je qualifie de socio-politique intéressant lire

Chine, retiens ton souffle

L’inspecteur Chen a du mal à reconnaître sa ville dans le brouillard persistant qui l’enveloppe. Shanghai, la perle de l’Orient, n’a pas été préservée du mal insidieux qui gagne tout le pays : la pollution atmosphérique. Si les autorités – à l’abri derrière leurs purificateurs d’air – continuent de fermer les yeux sur le fléau, la population, elle, souffre. Mais pas forcément en silence. Des milliers d’internautes protestent et suivent avec attention les articles postés sur le Net par une activiste que l’inspecteur Chen a bien connue du temps où il avait été envoyé en mission sur le lac Tai. Cette fois-ci, le Parti voudrait qu’il enquête sur elle. Quant au fidèle inspecteur Yu, il aimerait que Chen lui prête main-forte pour identifier l’auteur d’une série de meurtres, perpétrés au petit matin avec une régularité alarmante…

 

5-Le cercle des derniers libraires de Sylvie Baron

: comme toujours avec Sylvie, une intrigue bien ficelée des personnages et des lieux évoluant auteur d’un thème d’actualité qui pose question. lire

Le Cercle des derniers libraires

Cycliste de haut niveau, Adrien Darcy est aussi journaliste sportif. Le vélo, c’est sa passion. Mais depuis son accident, ses blessures le font terriblement souffrir et le laissent affaibli et amer. Pourtant, quand le rédacteur en chef de La Montagne lui propose de mener l’enquête sur trois meurtres de libraires, le jeune homme relève le défi. Malgré ses réticences à pénétrer dans cet univers du livre gui lui semble si éloigné du monde sportif, Adrien se lance à la recherche du meurtrier. Premier indice : les trois victimes appartenaient au Cercle des derniers libraires. Qui se cache derrière cette association ? Qui lui en veut au point d’en supprimer les membres ? C’est bien ce qu’il compte découvrir !

« Notre métier de libraire a une vraie raison d’être. Je crois en sa pérennité, sinon je ne me battrais pas. Ce n’est pas seulement la survie de notre espèce qui est en cause, mais bien celle d’une société à visage humain, une société où on prend le temps d’échanger entre nous plutôt que de se replier derrière son écran. Tout l’enjeu est là, il est énorme, il ne faut pas s’y tromper. »

Sans publicité, cette histoire ne servait pas ses intérêts. Il voyait déjà les grands titres accrocheurs comme « Le Cercle qui tue », « À qui le tour ? », « Vendre des livres est dangereux », ainsi que tout un tas d’articles fielleux qui mettraient Emma en cause.

 

6-Le chevalier du Soleil de Jean-Luc Aubarbier

: un des belles découvertes de cette année que ce roman ambitieux et très réussi mettant en scène le célèbre philosophe Michel de Montaigne. lire

Une aventure de Monsieur de Montaigne

En cette seconde moitié du XVIe siècle, malgré plusieurs tentatives d’apaisement, catholiques et protestants s’entre-déchirent. Le massacre de la Saint-Barthélemy, ravivant les passions religieuses, relance une guerre civile toujours plus cruelle.

Alors que le duc de Guise, dit le Balafré, manigance pour accroître son pouvoir en attisant les haines, les chevaliers du Soleil oeuvrent dans le plus grand secret pour rétablir la tolérance. Michel de Montaigne est l’un d’eux. Élève et ami d’Étienne de La Boétie, il a promis à ce dernier de contribuer à faire vivre ce cercle d’hommes au service de la raison.

Conseiller d’Henri de Navarre qu’il pousse vers le trône, auteur des Éssais, un livre révolutionnaire, il entreprend un long voyage vers Rome pour obtenir une audience auprès de Grégoire XIII et le convaincre d’accepter la liberté de religion.

Bien sûr, les chevaliers du Soleil vont lui prêter main-forte, et Henri de Navarre lui-même ainsi que Guillaume d’Orange se sont engagés à rejoindre le philosophe sur le chemin vers la paix. Un chemin long et périlleux…

 

7-Le retour d’Arsène Lupin de Frédéric Lenormand

: un savoureux petit bijou au rythme haletant écrit avec l’humour inclassable dont use Frédéric Lenormand avec beaucoup de bonheur. lire

1908. Arsène Lupin a entamé une thérapie pour soigner son addiction au vol. Un comble pour notre gentleman cambrioleur, qui se voit contraint de trouver un moyen honnête de gagner sa vie. Pour cela, il ouvre une agence de détectives, l’agence Barnett. Sa première cliente, la très riche Mme Bovaroff, se plaint qu’on lui a dérobé un inestimable autoportrait de Delacroix, L’Homme au gilet vert. Mais voilà que l’oeuvre réapparaît comme par magie, tandis que ceux qui l’ont eue entre les mains disparaissent… Si l’affaire est épineuse, c’est le charme d’une ensorcelante danseuse orientale nommée Mata Hari qui sera l’un des obstacles les plus dangereux que Lupin-Barnett aura à surmonter.

Dans les fastes de la Belle Époque, à travers une intrigue riche en rebondissements, Frédéric Lenormand nous offre une nouvelle série qui ressuscite magistralement Arsène Lupin, son astuce et sa rouerie légendaires.

Fin connaisseur de la figure d’Arsène Lupin et grand admirateur de l’oeuvre de Maurice Leblanc, Frédéric Lenormand est l’auteur à succès de romans historiques et de séries policières – dont les mythiques aventures de l’écrivain philosophe Voltaire et du juge Ti (JC Lattès).

 

 

8-La disparue de Saint-Maur de Jean-Christophe Portes

: troisième volet des aventures de Victor Dauterive que nous retrouvons avec toujours autant de plaisir pour une lecture divertissante et instructive.

Une enquête de Victor Dauterive dans la France révolutionnaire.

En cet hiver 1791, la France est au bord du chaos. Depuis sa fuite à Varennes, Louis XVI est totalement discrédité. Royalistes et nouveaux députés se menacent, armes à la main et la tension est extrême.

C’est dans ce contexte explosif qu’Anne-Louise Ferrières disparaît. La belle et mystérieuse fille d’aristocrates désargentés, encore célibataire à trente ans, n’a pas été vue depuis une semaine. Et une semaine, avec ce froid polaire… Plus personne ne s’attend à la retrouver en vie.

Enlèvement ? Suicide ? Fuite ? Étrangement, la question semble laisser sa famille de glace. Loin de dissuader le gendarme Victore Dauterive, cette indifférence hostile excite sa curiosité. Et il flaire chez les Ferrières des manigances qui débordent largement le cadre familial…

9-Les jumeaux de Piolenc de Sandrine Destombes

: du très bon polar écrit par une romancière très sympathique que vous découvrirez ici; une passionnante intrigue. lire

Août 1989. Solène et Raphaël, des jumeaux de onze ans originaires du village de Piolenc, dans le Vaucluse, disparaissent lors de la fête de l’ail. Trois mois plus tard, seul l’un d’eux est retrouvé. Mort.

Juin 2018. De nouveaux enfants sont portés disparus à Piolenc. L’histoire recommence, comme en macabre écho aux événements survenus presque trente ans plus tôt, et la psychose s’installe. Le seul espoir de les retrouver vivants, c’est de comprendre enfin ce qui est arrivé à Solène et Raphaël. Au risque de réveiller de terribles souvenirs. 

 

 

 

 

 

10-Mystères et diableries sous Louis XI, tome 1: Les loups du Pontet de Alain Bosc

: une très belle découverte pour ce premier tome d’une trilogie policière et historique qui nous fait découvrir une période peu ou mal connue. découvrir

Premier opus d’une saga historique mettant en scène un couple d’enquêteurs.
Louis XI règne depuis deux ans et déjà des troubles agitent le royaume. Trois paysannes disparaissent dans une forêt enneigée. Deux jours plus tard, c’est une famille entière qui est sauvagement massacrée…
Mais qui est donc ce Thomas Russ ?
A la fin de la guerre de cent ans, défaits par Charles VII, les anglais établis à Bordeaux durent s’exiler. Le père anglais et la mère française de Thomas quittèrent Bordeaux pour Bristol. Thomas, lui, choisit de rester à Bordeaux, au service de son oncle marchand lui aussi. Mi commis, mi homme de confiance, mi bras armé (hum, ça fait trois demis ça !), il risque sa vie en compagnie d’une jeune flamande enfuie de Bruges qui se fait passer pour un homme afin d’échapper aux contraintes que l’époque impose aux femmes.
Si un petit séjour à l’époque de Louis XI vous tente, accompagnez Paula et Thomas dans leurs aventures, à Bordeaux pour le premier roman, à Bristol pour le second. Mais attention, ça risque de ne pas être de tout repos!

 

11-Silencieux tumultes d’ Edmée de Xhavée

: seul roman à ne pas appartenir au genre policier; une très jolie histoire avec pour personnage principal une maison et ses secrets. Une plume délicate et efficace à découvrir ici

Une maison, c’est un écrin de rêves d’amour et d’avenir…c’est aussi le témoin discret de ce qui explose ou couve entre ses murs, le seul qui connaisse le labyrinthe émotionnel de ses habitants. C’est le temple de l’âme de la famille…
Car elle sait tout, la maison, mais ne dira rien du poids sur les épaules de Maine, la primesautière jeune fille d’autrefois, ou de ce qui laboure le cœur de Marco et devient douleur et chagrin pour son épouse Anne. De ce qui transforme Christine, anime Mireille ou interpelle Pavlina…
Et elle se réjouit de chaque amour qu’elle abrite et protège, chaque amour qui bénira ses murs vêtus de riantes tapisseries, et dont elle mesurera les douceurs du cœur tout comme l’amertume des pleurs. Les silencieux tumultes…

 

12-Le Tigre et les pilleurs de Dieu de Philippe Grandcoing

: une des belles révélations de l’année pour ce polar historique bien ficelé, bien documenté et passionnant. lire

La première enquête de l’antiquaire Hippolyte Salvignac

Paris, automne 1906 : la France se remet à peine de l’ouragan de l’affaire Dreyfus. La séparation de l’Église et de l’État est dans tous les esprits… Hippolyte Salvignac, modeste antiquaire parisien d’une quarantaine d’années, est recruté par Georges Clemenceau pour aider la police à pourchasser des trafiquants d’oeuvres d’art. Ces derniers pillent les trésors qui sommeillent dans les églises de campagne… Flanqué de l’inspecteur Jules Lerouet, bâtard au grand coeur, Salvignac découvre les méandres d’une situation explosive : luttes politiques, tensions diplomatiques, conflits religieux et trafics internationaux. Au fil de son enquête, il sillonnera l’Europe de la Belle Époque, de son Quercy natal à Londres en passant par les stations thermales d’Auvergne et la banlieue parisienne.

Une galerie de personnages attachants, romanesques ou réels, fait de ce polar historique un livre passionnant, alors que va naître la police moderne des Brigades du Tigre. Fréquentant aussi bien les allées du pouvoir que le monde interlope des marchands d’art ou les soupentes du Quai des Orfèvres, Salvignac entraîne le lecteur dans le tourbillon des années 1900. À travers mille, rebondissements se dévoile tout un monde révolu où se côtoient premières automobiles et voitures à chevaux, lampes à pétrole et ampoules électriques, une société où s’invente chaque jour la modernité du XXe siècle.

CODICILLE: parce que je ne peux me résoudre à interrompre ma liste d’une manière aussi abrupte, j’ajoute ces trois romans mais j’aurai pu également parler de celui de Eric Bony, de Thomas Clearlake, d’Olivia Kiernan, de Jean-François Régnier et d’Alain Fabre…Peut-être que l’année prochaine je ferai un top 20….

 

13-L’or de Malte de Jacques Sudre

: du très lourd en matière de polar historique: une documentation et une reconstitution très soignées, une intrigue passionnante pour ce second opus des aventures du colonel de Sallanches. lire

 

L’or de Malte

« Le corps gisait au centre de la pièce. Le crâne était défoncé mais, moins que la blessure, ia tenue du défunt retenait surtout l’attention : Lestoile était vêtu d’une espèce de combinaison qui recouvrait l’ensemble de son corps. Seules sa tête et ses extrémités en dépassaient. La matière du vêtement, de couleur ventre de biche, ne semblait ni tissu ni acier et paraissait lui coller à la peau. »

Mars 1807, alors que Napoléon se bat en Pologne, le colonel de Sallanches, ingénieur-géographe et aide de camp de l’Empereur, devra enquêter cette fois dans le monde de la finance. Qui en effet a assassiné Perrégaux, le gouverneur de la Banque de France, mais aussi tué le baron Lestoile, le plus riche banquier de Genève ? Qui des Anglais, des Russes ou du Pape mettra la main sur l’or de Malte, l’immense trésor des chevaliers si longtemps recherché et dominera ainsi l’Europe ?

La seconde aventure du colonel de Sallanches conduira le lecteur des sommets de Chamouny jusqu’aux égouts de Rome en passant par les rives du lac Léman. Un vrai thriller où les protagonistes s’appellent Napoléon, Germaine de Staël ou encore Élisabeth Vigée Le Brun.

14-L’enfant ultime de Yang Yong-Min

: auteur coréen que je découvre avec ce roman bouleversant sur la disparition d’un être cher. découvrir

Alice Rosa qui élève seule sa fille Michelle reçoit un jour la visite de l’agent du FBI Ken Simon. Une lettre de Shin Gaya, qui s’est suicidé dix ans plus tôt, annonce et provoque depuis sa réception, la veille, une vague de meurtres. La petite Michelle qui a une mémoire prodigieuse est aussi capable, comme Gaya, son père, de prédire l’avenir.

 

 

 

 

 

 

 

15-Tuez-les toutes de Sophie Mancel

: véritable coup de coeur avec ce roman bien construit à l’intrigue passionnante, au rythme soutenu comme je les aime. lire

Février 2015,

Il pleut sans discontinuer depuis plusieurs jours sur Périgueux. Deux corps suppliciés d’adolescentes sont retrouvés à quelques jours d’intervalle dans une grotte touristique et flottant sur la Vézère en furie.

Eve Milano et Philippe Tavel, officiers de police judiciaire, sont saisis – avec la gendarmerie -, pour enquêter, au grand dam du major Blainville, misogyne jusqu’au bout des ongles. Cette enquête sur les crimes de tueurs en série va prendre une autre tournure lors de l’assassinat d’une troisième jeune fille. Les trois victimes ne partagent qu’un élément commun, une grossesse précoce ; pas assez concordants, selon le psychologue engagé par la gendarmerie, pour parler de l’oeuvre d’un seul psychopathe. L’abandon d’un message sur le corps de chaque victime interpelle Milano. Il pourrait s’agir d’un rendez-vous morbide pour le crime suivant. Les intempéries vont compliquer le travail des enquêteurs, rendant les routes impraticables et provoquant le déraillement d’un train et une surcharge de travail pour des médecins légistes très investis.

Plusieurs suspects vont chambouler leurs investigations. Milano finit par identifier un tableau peint au Moyen-âge qui inspirerait les meurtriers. Un tableau auparavant accroché aux murs d’une école fermée depuis longtemps.

Une quatrième adolescente disparaît.

Un compte à rebours diabolique s’est enclenché pour tenter de la sauver.