Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (24)


Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (24)

Bonjour. Comment doit-on dire ? Mon adjudant ? Monsieur ? Je vous laisse vous présenter…

Bonjour, je m’appelle Walter Brewski, mais c’est très rare qu’on dise Walter, le plus souvent c’est par le diminutif de Walt que l’on me hèle. Je suis en effet adjudant de gendarmerie, j’ai pas mal bourlingué, je commence à être un vieux de la vieille dans la boutique. J’aime le son des moulins des Alfa Roméo, le sport, Bruce Springsteen, le sexe, la nature, le café, et je suis fasciné par le philosophe Marc-Aurèle.

Voilà qui est assez éclectique et finalement cohérent. Cela représente aussi votre caractère ?

Je suis fidèle en amitié et en amour et je ne pardonne pas la trahison. On me dit très pugnace et je reconnais une rancune tenace. Mais je me soigne (enfin j’essaie). J’avoue que j’ai parfois du mal à contenir une certaine violence qui sommeille en moi.

Ce qui n’exclue pas une certaine complexité, en fait. Une telle psyché doit prendre du temps à concevoir, vous êtes restés combien de temps dans la tête de votre créateur ?

Je crois qu’il me portait depuis longtemps en lui, mais je dirais qu’il n’en a eu conscience que quelque chose comme quatre mois avant que les premiers mots jaillissent sur le clavier. Je pense qu’il ne m’a lâché dans la nature que lorsqu’il m’a senti prêt.

Il avait peut-être peur de se révéler lui-même… Il y a des parts de lui en vous ?

Ça c’est sûr, le salaud, il n’a pas pu s’en empêcher. Je suis son premier personnage de polar, alors il s’est inquiété, c’est normal, je peux comprendre ça. Du coup il m’a donné des choses qu’il considère comme des atouts ; la ténacité, le plaisir de lire, sa dévotion pour « Le Boss », sa sale manie d’aller courir et de faire des pompes, des trucs comme ça. Et sa rancune séculaire aussi, mais pour cette dernière, je n’arrive pas à me dire que c’est mal. Heureusement qu’il ne m’a pas refilé sa sensibilité et sa putain d’empathie qui lui font piquer les yeux assez régulièrement. Vous imaginez si je me mettais à chialer pendant un interrogatoire ?

Vous en êtes quand même assez loin… D’ailleurs, il vous met dans des situations peu recommandables. Lui en voulez-vous ?

Non, enfin…sur le coup oui, mais après réflexion je comprends qu’il n’avait pas le choix parce que c’est à cause de moi. D’une certaine manière, souvent, je lui force la main, c’est un peu moi qui lui souffle ce qu’il doit me faire faire, j’en fais un peu rien qu’à ma tête.

Il m’a donné des choses qu’il considère comme des atouts ; la ténacité, le plaisir de lire, sa rancune séculaire aussi…

Il vous a conçu un avenir ou cette aventure n’a été qu’une distraction dans votre quotidien ? Comment on occupe son temps libre dans cette situation ?

Au début de WOORARA j’ai cru que j’étais enrôlé pour une aventure, mais maintenant je sais qu’il compte me faire rempiler dès le mois de novembre prochain, et comme si ça ne suffisait pas, il est en train de cogiter sur une troisième histoire. Ce type est dingue, dommage que je sois gendarme sinon je me serais syndiqué. Donc sachant ça, je prends du bon temps tant que je peux. Je glande pas mal, je me laisse pousser les cheveux, j’astique mon Alfa Roméo, je conchie le temps qui passe, je bois des bières avec des potes pas fréquentables, je vais voir des matchs de rugby et aussi du volley-ball féminin, ces gonzesses me foutent une trique d’enfer ! Mais surtout, quand il me fout la paix, je ne fais pas de sport.

Vous dialoguez avez lui ? Je vous en donne l’occasion : posez-lui une question !

Sébastien, pourquoi tu ne m’as pas fait shérif dans un coin perdu des Etats-Unis, le Wyoming, le Montana ou même le Dakota, nord ou sud je m’en fous. J’aurais adoré ça.

A défaut de déménagement, je vous offre le mot de la fin.

Chères lectrices (ouais parce que j’suis pas fou, je sais que le plus souvent le lecteur est une lectrice) chers lecteurs, vous êtes les bienvenus dans mon univers, vous pouvez me suivre partout si vous le souhaitez, mais ne me chiez pas dans les bottes, ça me fout en rogne et je vous rappelle que je suis rancunier et spécialiste des armes et de self-défense. La région où je bosse, la Corrèze, est magnifique et calme la plupart du temps. Mais parfois, alors que je ne m’y attends pas, il se passe des trucs de fou. Alors à bientôt hein ?!

Rencontre d’auteur avec 3 flics auteurs de polar


Rencontre d’auteur.

A l’invitation de Stéphanie Combrisson, la responsable de la médiathèque de la Canopé à Chevry-Cossigny, Ophélie  et moi même animeront cette rencontre d’auteurs sur le thème « Flic le jour, écrivain la nuit ».

 Sacha Erbel, Danielle Thiéry et Didier Fossey seront sous le feu de nos questions.


Vendredi 22 mars à 20h00, la médiathèque La Canopée reçoit 3 auteurs qui travaillent ou ont travaillé dans le milieu de la police.
Sacha ErbelDanielle Thiery Auteur et Didier Fossey répondront à toutes vos questions lors de cette rencontre animée par Geneviève Van Landuyt et Ophélie Cohen, chroniqueuses du blog Collectif Polar : Chronique de Nuit


Pour préparer cette soirée, vous pouvez emprunter leurs livres dans votre bibliothèque ou médiathèque.
En fin de soirée, la librairie Le Livre d’Oz proposera à la vente les ouvrages des auteurs pour une séance de dédicaces.

Alors rendez vous vendredi à la médiathèque  La Canopée

9 rue Jean Delsol,

77173 Chevry-Cossigny

La chance du perdant de Christophe Guillaumot


Le livre : La chance du perdant de Christophe Guillaumot – Paru le 05 octobre 2017  aux éditions Liana Levi dans la collection collection Policiers –  19 € ; (336 pages) ;   14x 21 cm

4ème de couverture :

Renato Donatelli, dit le Kanak, a quitté la Nouvelle Calédonie il y a des années pour le SRPJ de Toulouse. Un mètre quatre-vingt-dix-neuf, tout en muscles et gentillesse, ce gardien de la paix donne du « gros chameau » à ceux qu’il aime et des « gifles amicales » à ceux qui lui barrent le chemin. Il vient d’être mis au placard à la section des courses et jeux en compagnie du jeune lieutenant Cussac, mais tous deux prennent très à cœur leurs nouvelles missions. La mort d’un homme dans un compacteur à déchets inaugure une série de disparitions frappant des accros aux jeux d’argent. Tous les cadavres sont retrouvés porteurs d’une énigmatique dame de pique. Alors que le Kanak plonge dans l’univers des cercles clandestins et des paris truqués, il aimerait bien éclaircir une autre énigme : pourquoi sa vieille amie et compatriote, Diamant Noir, s’est-elle autrefois éloignée de son grand-père, le roi de l’île de Pins ? Hélas, il est plus facile de se retrouver dans les méandres des tripots que dans ceux de l’âme humaine.

L’auteur : Christophe Guillaumot, né à Annecy en 1970, est capitaine de police au SRPJ de Toulouse, responsable de la section « courses et jeux. Il passe à 20 ans, après une année de droit, le concours d’entrée dans la police. Ses dix-neuf années d’ancienneté l’ont conduit de Paris à Grenoble, puis Châteauroux et Toulouse où il est capitaine de police depuis septembre 2009.
En 2008 il prend six mois de congés sans soldes pour se lancer dans l’écriture d’un roman policier. Il décroche le Prix du Quai des Orfèvres 2009 avec son premier polar, Chasses à l’homme (Fayard, 2008). Conjuguant cet investissement avec sa vie de policier, il revient naturellement à l’écriture et publie en 2015 son second roman. Avec Abattez les grands arbres (éditions Cairn, 2015) et La Chance du perdant (en 2017), il impose une série mettant en scène le personnage de Renato Donatelli, dit le Kanak, librement inspiré d’un collègue aujourd’hui décédé.
Depuis son arrivée dans le Sud-Ouest, il a rejoint l’équipe de sélection du Prix de l’Embouchure, attribué chaque année à un roman policier écrit par un auteur du Sud-Ouest de la France. La désignation du lauréat est faite par les policiers toulousains. Depuis 2010, Christophe Guillaumot est membre de l’organisation du festival Toulouse Polars du Sud.

Extraits :

 « La France est victime du terrorisme, les attentats se multiplient, les règlements de comptes foisonnent entre les caïds des cités, pour des histoires de stupéfiants, de territoires à défendre, de prostituées. Alors je vais vous dire le fond de ma pensée, que des paysans parient trois francs six sous sur la bouse d’une vache, tout le monde s’en contrefiche. »
« Vingt-trois années passées à la Criminelle, à respirer du cadavre fourré aux asticots, ça vous blinde l’odorat. Alors les déchets de la benne à ordures, c’est presque du parfum pour un type comme lui. »

 

 

La chronique jubilatoire de Dany

La chance du perdant de Christophe Guillaumot

Les jeux d’argent sont interdits en France donc on peut parier sur tout mais ça se passe en Chine même si les mafieux européens sont aux manettes. Quand un Calédonien s’y colle avec comme chef un dépressif, victime d’une maladie rare, affublés tous deux d’un magicien et d’un retraité borderline, c’est une immersion au sein de la brigade « courses et jeux » que nous propose l’auteur. L’action se déroule à Toulouse et vous ne regarderez jamais plus votre poubelle comme hier …

« la Saccharomyces cerevisiae, comme l’appellent les médecins, capable de transformer l’amidon contenu dans les pommes de terre, les pâtes ou bien le riz en alcool » nous dit l’auteur fait que Jérôme peut s’alcooliser aux lasagnes ! Il ne s’en prive pas quand la dépression l’envahit à cause du terrorisme.

Kanak se débat entre soucis professionnels et domestiques, attentionné envers son Diamant Noir, idole déchue du Music Hall et qui l’a élevé.

Roman très riche au ton cependant léger. Les situations cocasses côtoient la rigueur de la vie quotidienne, où la mort d’une vache peut être une bavure parce qu’elle était la reine du loto bouse !  Bref j’ai beaucoup aimé cette découverte

J’ai une la chance de faire la connaissance de Christophe Guillaumot alors qu’il venait d’être primé au salon « Lire en Poche » pour Abattez les grands arbres, avec le même personnage de Calédonien intègre.  Il m’a dit « profiter » de son rôle d’auteur pour dénoncer quelques faits scandaleux dans les pratiques hiérarchiques policières. Ainsi le passage sur les indicatifs radio en dit long sur le respect interne à cette profession

Enfin je vous souhaite à tous de lire ce roman et d’avoir la chance du perdant, celle qui consiste à perdre lors de votre première mise et qui vous guérit de l’envie de remettre le couvert !

Lu en version numérique.  – epub 14.99 €

Extraits :
« Il reste médusé par les indicatifs radio. Il a toujours refusé de communiquer par ce système. Pourquoi les hautes autorités portent-elles des noms de dieux ou de philosophes grecs tandis que le reste de la troupe – les flics de terrain – doit accepter d’être affublé de noms de pièces de moteur, de prénoms ridicules ou d’espèces de poissons ? Le Kanak aimerait tenir entre ses mains le type qui est à l’origine de ce répertoire. Pourquoi ce mépris des sans-grade ? Quelle est leur faute ? Préférer patrouiller plutôt que passer des concours ? Renato se sait plus utile que tous ces ronds-de-cuir qui s’emploient à réglementer sa vie professionnelle. Alors, jamais il ne répondra à l’indicatif de « Sardine », « Frein », ou « Clef à molette ». »
« Détenu ou visiteur, c’est toujours avec plaisir que l’on retrouve sa liberté : poser un pied dehors et entendre la porte blindée se refermer derrière soi, sentir le vent frapper son visage, respirer l’air vivifiant et oublier cette sensation d’enfermement. Quiconque n’a pas connu cette ambiance oppressante est incapable de comprendre ce que représente une journée de prison et encore moins d’évaluer une peine juste et adéquate en punition d’une infraction. »
« Lui, le jeune policier qui se voulait respectueux des règlements, obéissant au doigt et à l’œil à la hiérarchie, est en train de devenir un flic, un vrai, tourmenté par ses démons, obsédé par la résolution d’enquêtes, prêt à tout pour atteindre son but. »

SMEP 2019, Saint Maur en poche c’est dans 3 mois


SMEP 2019

 Saint Maur en poche c’est dans 3 mois

Aujourd’hui j-90 Saint-Maur-en Poche

#SMEP2019

 Save the date
Les 15 & 16 juin 2019

Le Festival International du Livre de Poche se tiendra à nouveau pour sa onzième édition place des Marronniers – à Saint-Maur-des-Fossés les 15 et 16 juin.

Bon je vous l’avoue pour l’instant je n’ai pas vraiment d’infos sur ce prochain Saint Maur en Poche

sauf peut-être que….

La onzième édition du salon du livre fera la part belle aux« héroïnes »

Quelques auteurs déjà annoncés.

Notamment en jeunesse, Sophie notre libraire spécialisé est au taquet.

RETROUVEZ MINI LOUP – SUPER HEROS ET SON AUTEUR PHILIPPE MATTER

CASSANDRA O’DONNELL avec sa série « Malenfer »

Quelques auteurs étrangers

DANIEL COLE – JAKE HINKSON

En polar et en histoire

JEAN-CHRISTOPHE PORTES

ERIC MARCHAL

Frédéric Rapilly

Niko Tackian

En détente et Catégorie romans :

 Florent Oiseau

Laurence Peyrin

Jérôme Attal

Julien Sandrel

En polar et en blanche on espère la team Calmann-Lévy qui sera à la griffe noire en dédicace le 26 mars

    Mais aussi plein d’autres teams d’exception

Cette année encore SMEP à besoin de vous 

Un appel à bénévole a été lancé

Lectrices, lecteurs, chers(ères) amis(es), cette année encore, nous avons besoin de vous !
Rejoignez l’équipe du Salon Saint-Maur en Poche, pour prêter vos bras, vos jambes, votre cerveau et votre sourire et bonne humeur à l’organisation.

Des livres à ranger, des décorations à accrocher, des auteurs à nourrir, des visiteurs à véhiculer, des ateliers à animer….

Vous aimez les livres et vous n’avez pas peur de porter les 1000 kilos d’histoires de nos héroïnes et héros sur vos épaules. Alors cette aventure est faite pour vous !

Contactez-nous vite à l’adresse suivante pour vivre avec nous intensément ces deux journées exceptionnelles !
perrine.therond@saint-maurenpoche.com

On compte sur vous.

Voilà vous savez tout enfin pour l’instant

 

Et pour vous faire patienter je vous propose une petite table ronde, celle qui a fini les deux super journées des 10 ans de Saint Maur en poche 2018.

Ne m’en voulez pas si en cette fin de week-end je suis en peu sur les rotules et plus du tout dans le coup. Et, si je suis plus spectatrice que médiatrice sur ce plateau, ces 4 là m’éclatent c’est aussi pour cela que je les voulais ensemble réunis.

Et j’espère qu’on les retrouvera en 2019

 

RENCONTRE AVEC CLAIRE FAVAN – JACQUES SAUSSEY – NICOLAS LEBEL – OLIVIER NOREK

 

5000


Whaou 5000 et même un peu plus.

J’ai rien vu venir.

Et puis ce matin en ouvrant Facebook..

Je me suis aperçue que vous étiez un peu plus de 5000 à aimer notre page Collectif Polar.

Plus de 5000 abonnés à nous suivre.

C’est un immense honneur que vous nous faite là.

Mais comment vous remercier ?

Peut-être en vous faisant gagner un bouquins, un badge ou je ne sais quoi encore.

Bon ce qui est certain c’est qu’une surprise arrivera chez un

ou une de vous.

Je ferai un tirage au sort d’un(e) abonné(e) qui aura à la fois commenté ce post et liké celui-ci sur notre page Collectif Polar.

5000

WHAOU

MERCI, MERCI? MERCI…

5000 MERCI

 

 

 

 

 

Toutes taxes comprises de Patrick Nieto


Le livre: Toutes taxes comprises de Patrick Nieto. Paru le 26 septembre 2016 chez Cairn collection du Noir au Sud. 16€ ; 336 pages; 18  x 12 cm

 

4ème de couverture :
Pierre-Henri Sennelier, proche collaborateur du président de la République, est abattu d une balle dans la nuque dans sa résidence secondaire de Bruniquel, paisible village du Tarn-et-Garonne. Une épouse infidèle, un amant joueur de poker, une avocate mal dans sa peau ou un escroc international, sont quelques-uns des personnages qui se succèdent au fil du récit avec, en toile de fond, l’escroquerie la plus lucrative de tous les temps en Europe : la fraude à la taxe carbone. Le commissaire Lemoine du SRPJ de Toulouse mène l enquête. Mais parviendra-t-il à approcher la vérité face à un tueur, maître dans l art de brouiller les pistes ? D autant que les meurtres se suivent et ne se ressemblent pas.
L’auteur : Originaire du sud-ouest de la France, Patrick Nieto, 54 ans, est commandant de police. Ses 30 années passées dans le domaine de l’investigation judiciaire et le traitement d’affaires sensibles lui ont permis d’acquérir une approche très fine des pratiques en vigueur dans son métier ainsi que des hommes et des femmes gravitant dans le milieu policier. Il est passionné de littérature asiatique et de polars. Toutes taxes comprises est son premier roman.
Extrait :
« La difficulté dans mon métier est de bâtir des hypothèses sur la base d’indices dont on dispose pour reconstituer un évènement passé. Depuis le départ, en assemblant des éléments épars, j’apprends petit à petit des choses sur le meurtrier. »

Le OFF de OPH

Chronique d’un roman en « je » !

Pourquoi en « je » ? Parce que ce roman est écrit, du début à la fin, à la première personne du singulier. Jusque là, rien d’original me direz-vous, des narrations de ce type, il en existe pléthore dans la littérature. Certes. Sauf qu’ici, Patrick Nieto prête sa plume au « je » de la quasi totalité des personnages qu’il a créé. A chaque chapitre, c’est un personnage qui s’exprime et ils sont une dizaine. Ils se relaient, narrant tour à tour une partie de l’histoire, l’ensemble aboutissant à un roman noir à l’intrigue particulièrement bien amenée, avec un final qu’on ne voit pas arriver.

Au-delà de cette enquête qui nous emmène de certitudes en fausses pistes, Patrick Nieto évoque des sujets qui peuvent avoir des résonances particulières selon le lecteur.
Il explique les mécanismes d’une enquête de police, mettant en avant le caractère chronophage des recherches et autres investigations. Il use du vocabulaire policier et de ses expressions, peut-être un peu trop parfois ; car si la majorité des lecteurs ne relèveront pas, j’ai eu parfois le sentiment de lire des extraits de procès-verbaux.
Il revient aussi régulièrement sur les pressions hiérarchiques et médiatiques que peuvent subir les enquêteurs selon la nature d’une affaire, mais aussi le difficile sentiment d’échec face à une impasse, la naissance de doutes jusqu’à, parfois, la perte de confiance en soi.
Dans les thèmes brossés en fil rouge, l’auteur décrit également différents types de tueurs en série : le psychopathe, le psychotique, le tueur impulsif ou d’opportunité. Un sujet que j’aurais aimé que Patrick développe davantage.
Il parle aussi de ce ces ragots et des chapes de plomb qui s’abattent sur les villages lorsqu’un fait divers vient bouleverser la tranquillité du « pays ».
Enfin, il est important de souligner les recherches et apports techniques qu’a fait l’auteur quant aux lois sur la taxe carbone et les montages financiers. Un sujet qu’il a su vulgariser pour le rendre compréhensif par tous.

Côté style, j’ai beaucoup aimé les pointes d’humour avec lesquelles l’auteur a ponctué son roman. Les phrases sont plutôt courtes, le vocabulaire soutenu mais sans que ce ne soit trop pompeux. la narration est rythmée de part la technique employée et le suspens distillé par l’auteur, même si on n’est pas dans un page-turner.
Pour finir, la narration multiple en « je » permet de développer les différents traits de caractère des personnages, certains étant toutefois bien plus construit que d’autres, mais pour les besoins de l’intrigue.

Un premier roman réussi donc, avec lequel j’ai passé un agréable moment.

J’ai eu le plaisir d’accompagner Geneviève lors de l’interview de Patrick et de son éditrice le 1er décembre 2018 à la bibliothèque Parmentier (Paris XI). Un excellent moment de partage et de confidences!

 

 

Avis d’Expert : Mémoire sur l’affaire Joseph Vacher. Episode 4


Avis d’Expert : Mémoire sur l’affaire Joseph Vacher. Episode 4

 

Avis d’Expert : Mémoire sur l’affaire Joseph Vacher. Episode 4

Souvenez-vous il y a deux semaines  Sylvie nous présentait son mémoire en Criminologie appliquée à l’expertise mentale.

Et puis on plongeait dans la folie.

Enfin la semaine dernière nous abordions l’histoire de la psychiatrie

 

Aujourd’hui avec Sylvie-Sacha nous faisons connaissance avec Joseph Vacher

Allez c’est parti pour l’épisode 4


Avis d’Expert

Mémoire sur l’affaire Joseph Vacher.

Par Sylvie Buttard

Episode 4 : L’AFFAIRE JOSEPH VACHER DU POINT DE VUE DE LA PSYCHATRIE

L’AFFAIRE JOSEPH VACHER
JUSTICE ET PSYCHIATRIE DE LA FIN DU 19e
SIECLE
SERAIT-IL JUGE RESPONSABLE DE SES
ACTES AUJOURD’HUI ?

II/ L’AFFAIRE JOSEPH VACHER DU POINT DE VUE DE LA
PSYCHATRIE

A/ La biographie de Joseph Vacher.

Joseph Vacher, que la presse de l’époque appelait aussi « l’éventreur du sud-est » en rappel à l’affaire récente de Jack l’éventreur à Londres, ne fut condamné que pour un seul meurtre, et pourtant, c’est bien à un tueur en série que la France a eu à faire en cette fin de 19e siècle.
Sa personnalité hors norme et l’affaire judiciaire qui en découla donna tout son intérêt à l’expertise pratiquée par les trois médecins aliénistes désignés par le Juge Emile Fourquet.
Les Docteurs LACASSAGNE, PIERRET et REBATEL signeront une expertise des
plus modernes pour l’époque, car ils marièrent l’état psychique du sujet et la
responsabilité pénale qui en découla.

Le docteur Alexandre Lacassagne (1843-1924), professeur titulaire de la chaire de médecine légale

Joseph Vacher est né le 16 novembre 1869 à Beaufort et fait partie d’une fratrie de seize enfants. Son frère jumeau décède à l’âge de 8 mois par étouffement, une grosse boule de pain coincée dans la gorge. On peut se poser la question de savoir si, aussi jeune fut-il, n’a-t-il pas pu ressentir ce premier traumatisme comme un élément déclencheur d’un désordre mental ?
Ses parents sont cultivateurs. Sa mère était très croyante et sujette aux visions et apparitions à tendance religieuses. Le jeune Joseph Vacher vit donc ses premières années sous influences mystiques. L’histoire ne dit pas si sa mère souffrait d’une pathologie mentale ou si elle jouait sur ses croyances religieuses, mais c’est ce qui rythmera sa vie d’enfant.

D’après certaines rumeurs, il se montre parfois violent ou emporté durant son enfance, notamment sur ses frères et sœurs même s’ils sont plus âgés et plus forts.

A l’âge de six ans, il se fait mordre par un chien enragé, et à partir de neuf ans, son comportement devient pour le moins étrange. Il fait preuve de cruauté envers les animaux (leur coupe les pattes). Quand on connaît son parcours meurtrier, on ne peut s’empêcher de penser à l’un des trois éléments de la Triade des symptômes qui caractérise vulgairement le tueur en série, en général.
Son comportement apparaît étrange pour ses camarades de classe, qui feront de Vacher un souffre-douleur, autre élément loin d’être anodin aux vues de son parcours futur.
Il commence à travailler à l’âge de quatorze ans, et il est même fort possible que sa carrière criminelle ait débuté elle aussi au même âge, traduite par le meurtre d’un enfant de 10 ans, violé et tué dans une grange d’Eclose, en Isère. Mais la question ne se posera que des années plus tard, ainsi que pour d’autres crimes non élucidés.

Il ne s’entend pas avec ses parents, et les accuse de l’empêcher de faire des études.Il est à noté également, que sa sœur aurait présenté des troubles mentaux.

A 16 ans, il aurait aimé devenir enseignant, avoir de l’autorité au sein de sa
congrégation, parfaire son éducation chez les Frères Maristes de Saint-Genis-Laval.
Mais il n’y parvient pas par manque d’argent. De ce fait, il incrimine encore
davantage ses parents.

En 1888, il travaille dans une brasserie de Grenoble, et sa fréquentation accrue des prostituées lui fera contracter une maladie vénérienne. Celle-ci entraînera le 11 février 1889 une intervention chirurgicale durant laquelle il subira l’ablation d’une partie d’un testicule.
Ce morceau de virilité, une fois enlevé, ne s’ajoute-t-il pas à un sentiment de
frustration déjà bien présent chez Joseph Vacher ?

En 1890, il effectue son service militaire au 60e régiment d’infanterie de Besançon durant lequel son caractère violent et à la fois renfermé s’affirme. Les moqueries s’accumulent, faisant ressortir chez Vacher, aux dires de ses supérieurs, un personnage « psychiquement troublé, atteint d’idées noires et de délires de persécution » Ses compagnons de troupe en vinrent à le craindre, et malgré son bon classement à l’école des élèves caporaux, il est recalé et déclaré « inapte au commandement ».
Vacher est complètement intolérant à la frustration et, pour le montrer, il tente de se trancher la gorge. Ce qui lui vaudra son tout premier examen mental.
C’est le colonel du régiment, qui lui accordera tout de même son galon, car il le pense lui, contrairement aux autres, apte à commander une troupe. Et ce, malgré l’autoritarisme dont il fait preuve.

En juin 1893, après avoir obtenu son grade de sergent, en proie à des délires de persécution, il est envoyé en congé. C’est pendant cette période qu’il tente de convaincre Louise Barant, une jeune domestique, de l’épouser. La jeune femme refuse. Joseph Vacher la blesse alors en lui tirant trois coups de revolver dans la tête, puis retourne l’arme contre lui, tentant de se donner la mort en se tirant deux balles dans la tête.

Il en réchappe, et Louise Barant aussi. Mais il en gardera de lourdes séquelles physiques : une surdité complète de l’oreille droite avec une purulence continue, une paralysie faciale droite. Son œil droit est fixe et souvent injecté de sang. Ce qui entraîne à partir de cette période une asymétrie faciale, et un rictus permanent. Ses liens sociaux déjà difficiles, le deviennent encore davantage.
La mauvaise odeur émanant de sa plaie à l’oreille droite, ainsi que ce rictus perpétuel lui attirait souvent les moqueries des gens.

A l’issue de son séjour à l’hôpital pour soigner ses blessures physiques, il est envoyé à l’asile d’aliénés de Dôle en juillet 1893. Là, il est mis en observation pour « troubles psychiques caractérisés par des idées de persécution ».
Après une tentative d’évasion, il est de nouveau interné et envoyé à l’asile de Saint Robert.
Le 1er avril 1894, il sort de l’institution avec un certificat de complète guérison.
Dans le même temps, la justice le poursuit et ouvre une information judiciaire pour « tentative d’assassinat » sur la personne de Louise Barant.

Il part alors sur les routes et mène une vie de vagabond, effectuant des petits travaux ici et là. Il mendie également, agressant les passants, méthode somme toute banale à cette époque-là. En revanche, concernant Joseph Vacher, cette agressivité n’était que le symptôme d’une réalité beaucoup plus sombre et sanglante.

Le 19 mai 1894, il commet son premier meurtre à Beaurepaire, en Isère. La victime, une femme de 21 ans, est tuée et mutilée.
Puis, il reprend sa route et le 20 novembre 1894, il tue à nouveau. C’est une jeune fille de 18 ans qui fera les frais de cette sauvagerie.

Une nouvelle instruction est ouverte par le Juge Emile Fourquet, dans le cadre de la procédure pour le meurtre de Victor Portalier à Bénonces, en Août 1895. Durant cette nouvelle instruction, le rapprochement est fait entre Vacher et un vagabond recherché dans le cadre de cette procédure.

Fin de l’épisode 4

 

Grand Froid, Cyril Carrere : Trois flingueuses autour d’un livre 


Le livre : Grand Froid de Cyril Carrère. Paru le 22 Novembre 2018 aux Editions Nouvelle Bibliothèque. 18€ ; ( 366 pages.) ;  14 x 22 cm


4ème de couverture :
Le jour où sa mère est retrouvée morte, la vie de Lucas bascule. Délaissé par la police qui conclut à un suicide, ses doutes l’incitent à surmonter sa douleur pour mener sa propre enquête. La lettre anonyme qu’il reçoit confirme ses soupçons : quelque chose ne tourne pas rond. Et lorsqu’un mystérieux individu s’attaque à ses proches, il n’a plus qu’une solution : lui échapper et tout faire pour établir la vérité…

 

 

L’auteur : Originaire de Nîmes et vivant aujourd’hui à Tokyo, Cyril Carrere est féru d’innovation, de sport, de culture et de voyages. L’écriture le passionne depuis son plus jeune âge.
Le Glas de l’Innocence, son premier thriller, a été finaliste d’un concours organisé sur la plateforme Fyctia et parrainé par B.A. Paris.
Son second thriller, Grand Froid, a quant à lui été finaliste du concours VSD-RTL Michel Bussi 2018 (classé premier au nombre de votes du public) et a été publié en novembre de la même année.
Page et actualité ici

 

Papote de Flingueuses

Trois flingueuses autour d’un livre :

Grand Froid, Cyril Carrere avec Sofia, Sylvie et Aline.

 

Miss Aline : Avant de lire Grand Froid, connaissiez vous Cyril Carrere ? Si non, comment êtes vous venues à le lire ?

Sofia : je ne connaissais pas Cyril Carrere, on pourrait dire que c’est une (jolie) découverte hasardeuse.

Sylvie : J’en ai entendu parler sur Fb et  après des échanges, il m’a gentiment fait parvenir son livre (ebook).

Miss Aline : Pour moi également un premier contact via Fb d’abord pour Le glas de l’innocence (que je vous recommande)

De manière générale quel est votre ressenti sur Grand Froid ?

Sylvie : Bon polar.

Sofia : C’est rafraîchissant.

Miss Aline : Que veux-tu dire par « rafraîchissant » Sofia ?

Sofia : J’ai lu le roman sans connaître l’auteur, son style, sans même savoir de quoi parlait le roman. Une belle surprise, une écriture fluide, une intrigue qui t’entraines dès les premières pages.

Rafraichissant de part son ambiance, mais aussi, tu sais, ces bouquins que tu lis qui font du bien, tu te poses, tu bouquines, tu te laisses aller.

Comme une boisson fraîche après une journée fracassante.

Miss Aline : Donc tu t’es laissée happer, porter par le livre !

Sofia : C’est ça.

Miss Aline : Et toi, Sylvie, tu l’as perçu comment ce roman : page turner, moment de « détente » ?

Sylvie : L’intrigue est menée crescendo, chaque personnage est situé. Le pauvre Lucas voit sa vie basée sur le mensonge, s’écrouler comme un château de cartes…

Et je crois que le fait d’avoir écrit ce livre pour le concours Fyctia, où il faut écrire chapitre par chapitre m’a donné ce ressenti du début du livre où je vois les bases se poser une à une.

Sofia : C’est vrai que c’est bien construit. Tout tient la route, il y a une vraie progression dans le roman. Je l’ai vraiment ressenti à la deuxième moitié du bouquin où tu sens que l’écriture est plus affirmée.

Miss Aline : J’ai aussi cette impression de « bien construit ». Dans la première partie on installe les personnages et l’intrigue. Dans la seconde, tout s’accélère.

Sofia : C’est particulièrement frappant chez les personnages. C’est tout à fait ça Aline. Les personnages sont particulièrement bien travaillés.

Miss Aline : Oui comme une présentation avant de les animer.

Sofia : Ils s’étoffent, deviennent attachants.

Miss Aline : Exactement.

Sylvie : Oui, une histoire construite au fil des pages. On imagine, on cherche. La manipulation, le mensonge, le danger sont accentués de chapitre en chapitre. Cyril nous ficelle pour nous tenir en haleine.

Miss Aline : Je trouve que Cyril a l’art et la manière pour nous emmener là où on ne pensait pas aller.

Sofia : En tout cas de capter notre attention et de ne pas décrocher.

Sylvie : Un petit bémol, j’aurai bien aimé que Lucas soit un peu plus énervé. C’est-à-dire plus d’intensité dans le personnage.

Sofia : Alors moi aussi je me suis fait cette réflexion, mais finalement, c’est quelqu’un d’ordinaire à qui il arrive un truc extraordinaire. Dans un contexte assez déstabilisant, du coup, ça colle. Le côté pêchu, hargneux est du coup compensé par le flic.

Miss Aline : Heureusement que Loïc Mande est là parce que, oui, parfois tu voudrais secouer Lucas.

Sofia : Oui, un duo équilibré. Loïc/Lucas ont des tempéraments différents qui s’équilibrent.

Miss Aline : Que pensez-vous du titre par rapport à l’histoire ?

Sofia : C’est là où c’est intéressant, où l’auteur arrive à nous entrainer. Tu t’attaches aux personnages, et c’est comme si tu regardais une série où parfois tu te dis « mais punaise, vas-y ! Bouge !! »

Le titre ma posé problème mais finalement il trouve tout son sens une fois la lecture terminée.

Je m’attendais vraiment à une ambiance glaciaire mais l’auteur a veillé à apporter ce sentiment de froid. Une fois le roman terminé, tu comprends qu’il s’agit de l’origine, le commencement.

Sylvie : Hé bien, je n’ai pas lu la 4ème de couverture vu que c’était sur l’ordi mais je n’avais lu que de bons retours. Je découvre que l’histoire se passe à Nantes, pas de neige. Surprise effectivement par rapport au titre.

Il faut dire qu’il y a eut dernièrement pas mal de polar qui se passe dans le froid.

Miss Aline : Comme Sofia, je pense que le froid c’est une sensation présente dans tout le roman

Sylvie : Personnellement, je l’ai ressenti plus vers la fin.

Miss Aline : Ah oui, dans les lieux ou dans les sentiments ?

Sylvie : Les deux. Bien que courir après la vérité donne chaud parce que l’air de rien ça bouge.

Sofia : C’est vrai qu’il y a quelques coups de chaud.

Sylvie : ah oui, on passe du Grand Froid au chaud !

Miss Aline : Les rebondissements sont chaque fois surprenants !

Sylvie : Connaître ses origines une fois dans l’engrenage, aller au bout de sa quête, savoir à qui faire confiance !

L’écriture est fluide et addictive.

Parfois pour moi, les chutes ne sont pas crédibles. Qu’en pensez-vous ?

Sofia : Crédible oui. Un bémol cependant, la fin aurait pu être poussée un peu plus loin. Mais le contexte dans lequel a été écrit cette histoire explique peut-être cela.

Miss Aline : Pour moi c’est une fin ouverte.

Sofia : Tu as raison. C’est juste que j’aurai aimé plus de détails, aller plus loin sur les origines. Je ne peux en dire plus sans spoiler. En tout cas un très bon moment.

Sylvie : D’accord avec vous les filles.

Miss Aline : Recommanderiez-vous ce livre ?

Sylvie : Oh oui bien sur. C’est un deuxième roman. Je pense suivre Cyril sur le troisième.

Sofia : Oui je recommande cette lecture, on passe un très bon moment, il y a du rythme. Un bon polar entre deux lectures très noires, c’est parfait. Je pense que Cyril Carrere est un auteur à suivre. Il me tarde de voir ce qu’il nous réserve

 

Vous l’aurez compris, trois flingueuses d’accord pour vous dire  que Grand Froid est un bon polar.

Que Cyril Carrere va, très probablement, encore nous surprendre. Auteur à suivre incontestablement.

Papote d’auteur, Maud était avec Cécile Pellault


Papote d’auteur, Maud était avec Cécile Pellault

Papote d’auteur, Maud était avec Cécile Pellault

Bonjour Cécile Pellault, Je vous remercie d’avoir accepté cet entretien qui va nous permettre de mieux vous connaître. Ne vous inquiétez pas, il ne s’agit pas d’un interrogatoire, pas besoin de témoins ou d’avocat. (humour)

Me voilà rassurée par ce préambule, je suis tout de suite plus à l’aise de ne pas avoir à brandir la convention de Genève à tout bout de champ 😉

Maud : Pouvez-vous nous parler un peu de vous : que faîtes-vous dans la vie ? Vos passions ? Vos goûts musicaux ? Vos loisirs ? Comment êtes-vous venue à l’écriture ?

Et oui les lecteurs sont très curieux !

Oh punaise, tout ça !!

Mes passions : les voyages et les préparer ! Le bonus ; je le fais avec mes trois hommes et ils nourrissent mon écriture.

Mes gouts musicaux : assez variés quoique, pas très français, à part mon amour de jeunesse JJG, je suis plutôt anglo-saxonne ; rock, folk, 90’s, jazz, soul et un peu de rap et de RNB. Mes playlists accompagnent mon écriture. Très 90s pour le Brouillard d’une vie, très Folk pour le prochain à paraître, très pop mélancolique pour celui que je suis en train d’écrire.

Mes loisirs ; lecture, musées, expos, ciné, les séries coréennes sur Netflix 😉 enfin tout ce qui nourrit les voyages physiques ou imagniaires !

L’écriture : Après mes études en école de commerce international, j’ai enchainé les jobs dans des PME, start-up, multinationale, j’ai détesté chacune de mes expériences ! Quand nous avons déménagé à Bruxelles, je suis devenue Bénévole pour Oxfam, Maman et Auteure de mon premier roman Sérial belle fille. C’est trois axes sont ce qui me définit encore aujourd’hui même si les lieux et les domaines de bénévolat et d’écriture sont différents.

Maud : Sérial Belle-Fille est votre premier roman. Comment a germé cette histoire ? 

C’est toujours assez dur de dire comment les idées germent. Mais mes premiers écrits étaient des comédies et le rire est une bonne thérapie. Je voulais une histoire d’amitié, des relations qui peuvent parler à tout le monde qu’elles soient bonnes ou mauvaises. Et j’ai certainement fait un mash-up dans un coin de mon esprit entre les réunions des Alcooliques Anonymes et le chaos des relations belle-mère, belle-fille !

Maud : Une anecdote sur cet opus en particulier ? Lors de l’écriture ou retour de lecture ?

Ce livre sera pour moi toujours associé à l’image de mon petit garçon de deux ans qui souffle sur les enveloppes de mes manuscrits envoyés à la poste d’Ixelles pour leur porter chance.

En souvenir moins émotionnel mais qui me fait tout autant sourire à chaque fois, la première chose dont mon frère m’a parlé après sa lecture, c’est d’un bref passage où il est question d’une petite culotte arrachée !! On a tous des niveaux de lectures différents.

 

Maud : Vos plus belles joies en tant qu’auteur ? Vos « pires » moments ?

Pour en avoir discuter avec mes collègues, je crois que l’une de nos plus belles réussites est d’arriver à captiver un lecteur qui lit peu mais en gros tous les lecteurs et lectrices qu’on embarque avec nous dans nos histoires font chaud au cœur. Les rencontres avec d’autres auteurs, les salons où les organisateurs nous accueillent avec chaleur, les simples curieux, les bloggeuses passionnées qui au moins viennent à notre rencontre, tous ces moments sont les moments qui nous font avancer.

Les pires moments sont souvent liés à la promotion, à la recherche d’une maison d’édition qui sont souvent aussi synonymes de piétinement du notre infime confiance en nous 😉 Et les mauvaises critiques qui voudraient qu’on les prenne avec grâce et qui sont souvent persuadés que c’est pour notre bien et bien plus véridiques que les bonnes, majoritaires.

Maud : Quelle lectrice êtes-vous ? Votre genre de prédilection ? Un moment et/ou endroit qui est propice à la lecture ?

Terrible, j’ai l’attention d’un poisson rouge parfois. Si je n’accroche pas, j’abandonne sans un regard pour ma victime enfin si avec un peu de culpabilité pour le travail de l’auteur ! C’est pour moi le seul domaine littéraire où je ne veux aucune obligation ! Par contre, quand je dévore, je ne suis là pour personne et ce depuis l’enfance ! Sinon n’importe quand et n’importe où, pourvu qu’on est l’ivresse !

 

Maud : Successivement vous avez écrit On ne choisit pas sa famille et Le brouillard d’une vie, dont j’espère nous aurons l’occasion de reparler ensemble. Etes-vous déjà sur d’autres projets ? Oui oui, là c’est lectrice impatiente que je suis qui s’exprime.

En matière d’écriture, depuis 2005, même si j’ai fait de longues pauses pour le long entre On ne choisit pas sa famille et Le brouillard d’une vie, il y a ou il y a eu toujours quelque chose, quelques projets ;  des blogs, des nouvelles, des poèmes, des lectures … L’année dernière, j’ai eu par exemple la publication successivement d’un poème « Le grésillement de la radio » dans une revue, d’une nouvelle « Désespoir fraternel » qui revisite Hansel et Grethel et le décorticage d’un cadavre exquis avec le Collectif Polar. Mes différentes activités se nourrissent les unes de autres.

Le Brouillard d’une vie est né d’une courte nouvelle que je n’ai pas pu lâcher et Les voix meurtries dont je vais pourvoir parler bientôt et qui devrait sortir en juin est aussi inspirées de nouvelles et de personnages que j’ai parfois esquissé ici et là. Et j’ai commencé depuis peu l’écriture d’une aventure anglaise…

Merci beaucoup Cécile de nous avoir accordé ces instants, je vous laisse le mot de la Fin :

Merci à vous de m’avoir écoutée, faite parler et de faire vivre mes personnages en les lisant. Ils sont nés avec moi mais ils vivent grâce à leurs lecteurs et lectrices et grâce à ceux qui ont la passion de faire partager leurs lectures avec les autres !!

Les larmes des cigognes, Lawren Schneider


Le livre : Les larmes des cigognes, Lawren Schneider.  Paru le 19 novembre 2017, Editions Black Tailor. 18 € ; 324 pages ; 24 x 15 cm

 

4ème de couverture :

TAMBOV, 1943

Louis n’arrivait pas à trouver le sommeil. Peut-être devenait-il fou. « Je crois que j’ai des visions, un peu comme Bernadette à Lourdes. C’est comme si j’étais rentré dans le corps de ce type ». Il a cogné une femme. De toutes ses forces.

GAMBSTETT, 1986

« Je m’appelle Christophe et j’aimerais vous confier mon secret ; je suis capable de voir des choses que vous ne voyez pas… Tout à démarré il y a quelques mois. Ma mère m’a serré dans ses bras. Un câlin de maman. J’ai posé ma mains sur sa nuque et… c’est comme si j’avais plongé dans son corps, comme si j’avais pu à travers ses yeux ».

Prisonnier dans le camp de Tambov, Louis Waechter est en proie à des visions terriblement réalistes. Quarante-trois ans plus tard, Christophe, son petit-fils confie à ses amis qu’il a le même don. Ce jour-là, il a ouvert une porte qui ne se refermera plus.

 

L’auteur : Musicien multi instrumentiste, étudiant en sciences, père de famille à 20 ans, vendeur de flûtes traversières, manager dans l’industrie du bâtiment, chef de tribu, amoureux investi, voyageur insatiable, entrepreneur, Lawren Schneider vit intensément. 2014, il décide de se poser. L’écriture arrive dans ma vie sans prévenir, comme une évidence, une passion maîtrisée, mais jouissive.
L’héritage de Lizie est son premier roman, un thriller, autoédité en juin 2015.Un an plus tard, sort  Le prix à payer, une nouvelle aventure de son héroïne, Lizie.  Les larmes des cigognes est un roman plus personnel, mais aussi plus dramatique et plus noir. Un thriller dont l’histoire tragique prendra sa source au sein du camp russe où ont été enfermés les « Malgré-Nous » alsaciens et mosellans durant la Deuxième Guerre mondiale.
Extrait :
« Un seul mot et tout était dit. Il n’y avait pas besoin d’en rajouter plus, le substantif suffisait à lui-même.
Incorporé de force, travaux forcés,  malnutrition, froid glacial, chiasse, punaises, poux, punitions, maladies, Kapos à la con, traîtres, macchabées entassés, envie de mourir, envie de vivre, besoin de prier, soupe infâmes, clairon maudit, coup de crosse.
Tambov. »

 

L’accroche de Miss Aline :

Les larmes des cigognes, Lawren Schneider

Que fais-tu Chris ? Pourquoi tu pointes une arme sur ton psy  pour lui   parler du printemps 1986 ? Tu as alors 17 ans et un don. Tu vis seul avec ta mère qui essaie de survivre à qui, à quoi ? Heureusement tu as ta bande de potes. De vrais amis à qui tu décides de révéler ton « secret ». Commence alors un enchaînement d’événements que tu ne parviendras pas à maîtriser.

Ces événements vont t’emmener chez ton grand-père paternel Louis. Un solitaire, un original. Pour toi il va ouvrir la boîte de ses souvenirs. Avec toi on va plonger dans la grande guerre, celle où Louis, alsacien,  va être incorporé de force dans l’armée allemande. Il va te raconter son don et également sa descente aux enfers. Tambov, camp aux confins de la Russie.  Les privations, les brimades, les maladies, la trahison,  la déshumanisation…

Lawren Schneider, auteur inconnu de moi il y a encore quelques mois, vient de me plonger dans l’Histoire.  Je découvre Tampov et un peu plus sur les « malgré eux » dont on ne parle finalement pas souvent.  Le pouvoir d’écrire de l’auteur te transporte dans chaque espace temps : 1986, 1943, aujourd’hui. Que se soit Christ ou Louis, leur histoire est vécut avec force et émotions. Rien n’est sur-joué dans l’écriture. C’est comme si tu voyais le film se dérouler sous tes yeux. Bien sur dans ce thriller-historique il y a une part de paranormale mais qui ne nuit pas au récit. Bien au contraire, elle appuie l’intrigue, elle l’a nourrit. Cette part de paranormal est le fil d’Ariane qui relie Louis à son petit fils.

Les larmes des cigognes c’est des questions qui ne te quittent pas : quel besoin de braquer un psy pour raconter son histoire ?  Qu’aurais-tu fais à la place untel ou untel ?  Tes choix te sont-ils imposés par la force des choses ?  Comment (sur)vivre après un tel vécut  (les camps) ? Etc.

Les larmes des cigognes c’est une grande leçon d’Histoire. On y dépeint également l’amitié, la loyauté, le sacrifie de soi.  Les larmes des cigognes c’est toute la palette des émotions qui te percute parfois de plein fouet : la surprise, l’empathie, l’horreur, l’espoir, les larmes.

Lawren Schneider et « ses » larmes sont pour moi une révélation. C’est une écriture simple et vraie. C’est une toile que tu regardes avec attention, qui te bouleverse par sa puissance. Un très grand merci Monsieur Schneider pour toutes ses émotions. Merci également pour votre disponibilité et votre gentillesse lors de notre rencontre à Mon’s Livre (Belgique).

 

Papote de Flingueuses : Soul of London de Gaëlle Perrin-Guillet


Le livre : Soul of London  de Gaëlle Perrin-Guillet. Paru le 22 septembre 2017 chez Millady Thriller. 7€20 ; (305 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv : 

Une enquête au cœur de Londres, au XIXe siècle

Londres, 1892. Des cadavres de chiens sont retrouvés mutilés, le crâne ouvert, dans les tunnels du métro. L’enquête est confiée à Henry Wilkes, flic accidenté et handicapé, relégué loin du terrain depuis qu’il doit marcher avec une canne. Le dossier ne l’enchante guère, mais quand le corps d’une enfant à est son tour retrouvé, au même endroit et mutilé, il prend une autre dimension.

William Bennet, un gamin des rues qu’il a recueilli un an plus tôt, l’assiste dans sa tâche. Alors qu’ils explorent les tunnels crasseux du métro, Alice Pickman, une jeune femme issue de la haute société, s’adresse à Henry pour qu’il rouvre l’enquête du meurtre de sa sœur dans le quartier malsain de Lisson Grove, qu’elle estime avoir été bâclée.

Au cœur d’une ville en pleine révolution, où se disputent la science et la religion, Henry et Billy, en dignes représentants des Lumières, cherchent à faire éclater la vérité au milieu du fog londonien, mélange de charbon, de mensonge et de perversion…

L’auteur : Née en 1975, Gaëlle PERRIN-GUILLET est secrétaire de mairie le jour et auteur de thriller la nuit. Depuis toujours amatrice de romans noirs, elle s’essaie à l’écriture en 2000. Après deux romans auto-publiés (« Le Sourire du diable » en 2010 et « Au fil des morts »en 2011), elle participe à deux recueils des « Auteurs du noir face à la différence » (en 2012 aux éditions JIGAL puis en 2013 à L’atelier Mosesu). Gaëlle Perrin-Guillet a publié « Haut le chœur » chez Rouge Sang en 2013 mais aussi un polar pour enfant en 2015 chez Rouge Safran, La nuit du chat noir. En 2016 sort Soul of London  qui est repris en poche en 2017 chez Milady. En aout 2018  paraitLes fantômes du passé  la nouvelle enquête de Wilkes et Bennett . Enfin Haut le chœur revient chez Taurmada le 14 mars prochain.

Extrait :
— Le jour où je suis parti, il a eu la main un peu plus lourde que d’habitude. Faut dire aussi qu’il s’en mettait pas mal derrière la cravate. Alors, hein, le poing, c’est lourd quand ça tombe avec l’alcool ! J’ai cru qu’il allait la tuer. Je me suis mis au milieu et… j’ai tapé. Un peu fort, moi aussi. J’ai pas attendu de voir s’il revenait à lui. Je suis parti en courant. Et si vous voulez tout savoir, sa femme qu’il tabassait depuis des mois, quand j’ai frappé son mari, ben, vous savez quoi ? Elle s’est mise à hurler et à m’insulter ! Oui, m’sieur ! Comme si c’était moi le criminel ! Pensez bien que j’allais pas rester dans cette maison de fous…
En racontant son histoire, Billy s’était arrêté au milieu du trottoir et mimait la scène à grand renfort de gestes éloquents. Henry Wilkes ne pipa mot pendant tout le récit.
Une fois qu’il eut terminé, Billy attendit une réaction. Mais rien ne vint du côté du policier. Figé sur sa canne, Wilkes ressemblait à un automate qu’on aurait oublié de remonter. Puis il parut se ranimer et se remit à marcher. Mais, au lieu de prendre la direction du poste de police, il tourna dans une rue adjacente et fit signe à Billy de le suivre.
Le flic ne l’avait jamais emmené au poste. Il avait préféré lui proposer de travailler pour lui, en lui offrant un toit et un lit.
Billy avait accepté sans se poser de questions. Devenu la jambe valide de Henry, il faisait ses courses, lui apportait ses journaux, et l’accompagnait parfois sur une enquête. Car Billy avait un talent : un sacré coup de crayon.
Jour après jour, l’homme et l’enfant s’étaient découverts et appréciés. Depuis, ils partageaient le petit appartement de Beaumont Street, où ils s’apprivoisaient mutuellement

Papote de Flingueuses

Autour de Soul of London de Gaëlle Perrin Guillet.

Maud, Ophélie, Aline et même Ge ont lu ce titre mais pour certaines il y a quelques années, aussi Notre Jumelle infernale tente de nous rafraîchir la mémoire

Maud : Bonjour Ophélie et Aline, nous sommes réunies aujourd’hui pour papoter autour de Soul of London de Gaëlle Perrin Guillet.

Qu’avez-vous pensé de cette histoire ?

Ophélie : Bonjour les filles! Pour moi la lecture remonte un peu. Toutefois, j’ai encore en mémoire, plus d’un an après, l’ambiance très londonienne. La sensation que la ville est un personnage à part entière.

Aline : Pour moi aussi la lecture remonte un peu. c’était il y a 2 ans. J’ai le souvenir d’un roman à la Dickens, un Londres à la Sherlock Holmes.

Maud : Oui c’est ça un plongeon dans les bas-fonds londonien dans une période post Jack L’Éventreur. On ressent bien l’ambiance, la nuit, la peur et le froid. Totalement immergé

Les personnages, Henry et Billy vous les avez trouvés comment?

Ophélie : Très crédibles! Ça paraît bête mais dans certains romans je reste complètement dans l’imaginaire. Je ne me dis pas que untel peu ou à pu exister. Pour Henry et Billy ce n’est pas le cas. J’avais le sentiment qu’ils avaient été « réels ».

Aline : Je suis d’accord Ophélie, on est capté par les lieux, l’époque ET les personnages. Henry est très charismatique, profondément humain et une certaine timidité l’habite . Pour Billy, orphelin, gosse des rue. Plutôt perspicace et reconnaissant vis à vis d’Henry et ce qu’il fait pour lui.

 Ophélie : Oui! Billy m’a fait penser au personnage de Billy Eliot… vif et perspicace. Plein de vie et très solaire.

Aline : Complètement.

Maud : Ils se complètent bien , un sacré duo d’enquêteurs, chacun leur passé, leur rencontre, une vision du monde; mais ils s’entendent sur la quête de justice

Qu’avez-vous pensé de l’intrigue en elle-même?

Ophélie : J’ai le souvenir d’une intrigue complexe et plutôt bien construite. Pas de fin bâclée comme on en retrouve trop souvent mais une enquête qui se clôture vraiment sur les dernière pages sans que je n’ai pu en deviner l’issue.

Aline : Comme Ophélie  je me souviens d’une intrigue complexe mais bien menée. Lors de ma lecture j’ai souvent pensé à Sherlock Holmes.

Maud : Deux intrigues menées de front. En effet d’un côté l’assassinat d’une jeune femme de bonne famille…de l’autre une enfant retrouvée sans vies…

Il est vrai que le déroulé rappelle les enquêtes de Sherlock Holmes.

La réussite de ces 2 énigmes vont les guider car ils n’ont pas envie de replonger les moments sombres de la période de Jack L’Éventreur. L’ambiance s’en ressent

Avez-vous lu le 2ème volet ? Moi pas encore mais je vais bientôt m’y plonger

Ophélie : oui. pas toujours simple de mêler deux intrigues. Mais Gaëlle a réussi à les faire s’imbriquer avec brio.

Aline : Aurait-il pu n’y avoir qu’une intrigue ? Je ne pense pas. C’est le contraste des milieux sociaux, le contraste des victimes : une jeune femme, une fillette qui guident le lecteur et son enquêteur. le fait de passer d’une enquête à une autre donne du rythme et maintient le suspense.

Ophélie : je suis d’accord sur le fait qu’une seule intrigue n’aurait pas permis au roman de brosser un portrait complet de Londres à cet époque. C’est une des forces de ce roman. Avoir fait de Londres un personnage à part entière grâce à l’ambiance mais aussi aux intrigues.

Maud : Entièrement d’accord

Aline : oui l’ambiance est très londonienne post Jack. J’ai le deuxième volet.

Maud : Et tu l’as lu?

Ophélie : Je n’ai pas encore le suivant mais ça ne saurait tarder.

Aline : non pas encore, j’ai bien aimé le personnage d’Henry

Maud : J’ai aimé les 2 personnages pour différentes raisons. Henry pour sa droiture et sa quête de vérité. Billy pour avoir eu le courage à un moment donné d’accepter de changer de vie. Il conseille énormément son mentor dans tous les codes qui concernent les bas-fonds

Ophélie : comme toi j’ai aimé les deux personnages. Un Billy qui m’a rappelé Oliver Twist dans la personnalité. Un Henry qui effectivement a soif de vérité. Ils ont une belle complémentarité, Billy servant de canne à Henry, au sens propre comme dans l’image

Aline :  ils se complètent plutôt bien.

Maud : Un duo totalement complémentaire je suis entièrement d’accord avec toi

Aline : ils se soutiennent mais ils se surtout ils se sauvent mutuellement.

Maud : Et ils s’apprécient et se respectent mutuellement

Aline : que vont-ils devenir dans l’opus suivant ?

Maud : Très bonne question!!! Hâte de savoir

Aline : Sur la 4ème de couv Henry à l’air mal en point et Billy … mystère et boules de gommes.

Ceux sont deux écorchés de la vie qui ne sont pas dans la bonne époque.

Maud : Ah je n’ai pas été la voir la 4eme. Se sera une surprise !!

Ils ont dû compiler tous les 2 avec les différents accidents de la vie qu’ils ont rencontré

En tout cas je recommande vivement cette découverte

Aline : moi aussi je recommande vivement.

Maud : On se retrouvera peut être pour parler du suivant

Aline : surement oui 

Maud : Ce sera avec plaisir!!

Geneviève : Parfait. J’ai moi-même lu le livre il y a un peu presque 3 ans et tout ce que vous dites là c’est exactement ce que j’ai ressenti à sa lecture.

Maud : C’est génial si tu t’es retrouvée dans nos échanges

Aline : Génial Geneviève

Maud : Donc tu recommandes aussi?

Geneviève : Et comment !

D’ailleurs vous pouvez retrouver mon billet sur Soul of London ICI

Maud : As-tu lu le suivant?

Geneviève : Moi pas encore. Mais j’ai pas dit mon dernier mot

Maud : Super alors on va le découvrir

Geneviève : Et peut-être que je serai là pour la papote

Maud : Excellente idée!!!

Aline : Tu peux retirer le « peut-être » de ta phrase DouGe. 

Maud : Je suis d’accord avec Aline !!

Geneviève : Ok les filles, je tacherai d’être des vôtres pour la papote sur Les fantômes du passé

Maud : Merci Aline, Geneviève et Ophélie d’avoir bien voulu papoter sur ce livre

Aline : Merci pour cette papote, rdv aux prochaines aventures d’Henry et Billy.

Ophélie : Merci les filles pour cet échange 

Geneviève : Merci de m’avoir rajouter à votre papote les flingueuses

Maud : Belle soirée et bonne futures lectures

Soul of London  – Gaëlle Perrin-Guillet


Le livre : Soul of London  de Gaëlle Perrin-Guillet. Paru le 22 septembre 2017 chez Millady Thriller. 7€20 ; (305 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv : 

Une enquête au cœur de Londres, au XIXe siècle

Londres, 1892. Des cadavres de chiens sont retrouvés mutilés, le crâne ouvert, dans les tunnels du métro. L’enquête est confiée à Henry Wilkes, flic accidenté et handicapé, relégué loin du terrain depuis qu’il doit marcher avec une canne. Le dossier ne l’enchante guère, mais quand le corps d’une enfant à est son tour retrouvé, au même endroit et mutilé, il prend une autre dimension.

William Bennet, un gamin des rues qu’il a recueilli un an plus tôt, l’assiste dans sa tâche. Alors qu’ils explorent les tunnels crasseux du métro, Alice Pickman, une jeune femme issue de la haute société, s’adresse à Henry pour qu’il rouvre l’enquête du meurtre de sa sœur dans le quartier malsain de Lisson Grove, qu’elle estime avoir été bâclée.

Au cœur d’une ville en pleine révolution, où se disputent la science et la religion, Henry et Billy, en dignes représentants des Lumières, cherchent à faire éclater la vérité au milieu du fog londonien, mélange de charbon, de mensonge et de perversion…

Jouant avec un côté «Sidekick», Soul Of London nous plonge dans une atmosphère londonienne fort bien documentée. Ce nouveau thriller se révèle être aussi distrayant qu’angoissant.

 

gaelle-perrin-guillet-6899L’auteur : Née en 1975, Gaëlle PERRIN-GUILLET est secrétaire de mairie le jour et auteur de thriller la nuit. Depuis toujours amatrice de romans noirs, elle s’essaie à l’écriture en 2000. Après deux romans auto-publiés (« Le Sourire du diable » en 2010 et « Au fil des morts »en 2011), elle participe à deux recueils des « Auteurs du noir face à la différence » (en 2012 aux éditions JIGAL puis en 2013 à L’atelier Mosesu). Gaëlle Perrin-Guillet a publié « Haut le chœur » chez Rouge Sang en 2013 mais aussi un polar pour enfant en 2015 chez Rouge Safran, La nuit du chat noir.

 

Extrait :
Henry se leva, s’empara de sa redingote, de sa canne et du chapeau melon qu’il portait comme un pied de nez à la haute bourgeoisie, avant de refermer la fenêtre.
Sur les marches du poste de police, il eut envie de faire un détour pour rentrer chez lui. Il bifurqua au coin de la rue et partit droit devant.
La pluie l’accompagnait. Il aurait pu héler un fiacre et se faire conduire, mais il n’aimait rien plus que flâner le long du canal ou de la voie ferrée.
Après quelques foulées laborieuses, sa jambe se dégourdit et sa démarche s’en trouva allégée. Henry savait que, un jour, la canne dont il ne pouvait aujourd’hui se passer serait un objet de snobisme plus qu’une jambe de secours. Ce jour-là, il pourrait renaître. En attendant, il s’obligeait à arpenter les trottoirs. Quand la douleur devenait trop forte, il s’asseyait quelques minutes sous un porche, puis claudiquait jusque chez lui, où il s’effondrait sur son lit.
Mais aujourd’hui il se sentait bien, prêt à battre le pavé.
Droit comme un i, il avançait, souriant aux passants qui ne le voyaient même pas : il se fondait dans la masse et il aimait ça.
Il n’était ni beau ni laid, pas très grand sans être petit, de corpulence moyenne. Un homme au visage trop anguleux pour être attrayant, éclairé par des yeux intelligents sous d’épais sourcils noirs. À ceux qui le rencontraient pour la première fois, il ne laissait qu’un souvenir confus.
Henry pouvait voir sans être vu.

L’arrêt sur Image de Marc

Soul of London  de Gaëlle Perrin-Guillet

Venez, vous promener dans les rues de Londres, petite visite guidée que vous offre l’auteure. Je vous accorde que ce n’est pas le Londres touristique dont vous pouviez rêver, mais un Londres dans les quartiers pauvres, où se mélangent la misère, la violence, la crasse. Des quartiers que les gens aisés préfèrent ignorer, ou pire encore, mépriser. Ah oui, c’est peut-être important de le préciser, nous sommes en 1892 !

Gaëlle Perrin-Guillet, nous offre dans cette ambiance une double intrigue, avec deux personnages qui deviendront récurrents dans d’autres romans. L’inspecteur Henry Wilkes et Billy Bennet. Ce que j’ai adoré dans ce roman, ce sont justement les personnages qui l’habitent. Il y a une richesse d’informations qui nous permet de les cerner, de les comprendre, de les connaitre. On s’attache à eux rapidement. Les rôles secondaires ne sont pas négligés et bénéficient aussi d’une attention particulière. Les personnages évoluent autour de deux intrigues, certes assez classiques, mais prenantes. A aucun moment l’auteure a cherché à faire du sensationnel, et c’est peut-être ce qui, pour moi, a fait la force de ce roman. On est loin des romans qu’on trouve par brouette entière aujourd’hui, et qui donnent dans le spectaculaire et le sensationnel, mais qui délaissent l’essentiel : leurs personnages.

Nous avons tous connu l’ambiance de ce Londres de la fin du 19e siècle, avec Sherlock Holmes, ou Jack l’éventreur. L’auteur aurait pu tomber dans le travers de multiplier les allusions à ces références, mais il n’en est rien. Si ces deux personnages sont certes évoqués, c’est à dose très réduite, et uniquement pour alimenter un contexte précis.

On peut faire des livres passionnants autour d’histoires simples, et c’est le ici. Je lirai d’autres livres de l’auteure c’est clair.

 

Je pouvez aussi retrouvez ICI l »avis de Ge sur Soul of London

Papote d’auteur, Mamie Danièle était avec Sylvain Forge


Papote d’auteur, Mamie Danièle était avec Sylvain Forge

Propos recueillis le 4 mars 2019

– attention parution PARASITE le 13 mars –

Dany : Bonjour Sylvain, 
avant de parler de ton actualité, est-ce que tu peux nous parler de ton année de lauréat du fabuleux prix du Quai des Orfèvres … 
Qu’est-ce que ça a changé dans ta vie ?

Sylvain : Le prix du Quai des Orfèvres m’a permis de toucher un nombre très important de lecteurs (près de 150 000 en comptant les ventes numériques) et de faire connaître mes précédentes œuvres (éditions du Toucan) à un public bien plus élargi. Je considère que c’est une étape cruciale dans ma carrière, après des années durant lesquelles rien ne semblait devoir bouger. Je me heurtais à ce plafond de verre que connaissent la plupart des auteurs : petite diffusion, petite publicité, petit lectorat, difficulté de sortir en poche du fait de ventes modestes, pas de traductions ni d’adaptations, anonymat relatif etc. Le cercle vicieux duquel il est très difficile de sortir. Aujourd’hui, j’ai changé d’éditeur et mon nouveau roman bénéficie de l’attention et des capacités d’un éditeur important et historique, puisqu’il s’agit de Fayard / Mazarine.
Évidemment, rien n’est jamais gagné et il faut continuer de travailler dur, je dirais même plus encore après un succès comme le prix du Quai des Orfèvres. C’est la raison pour laquelle j’ai pris mon temps afin d’offrir à mes lecteurs un livre qui m’a demandé beaucoup de travail (et aussi beaucoup de recherches) en amont et en aval. Fayard est un relecteur très exigeant ! Et c’est une chance, je trouve.
Aujourd’hui, je travaille de concert sur l’adaptation en série de Tension extrême  et c’est à mes yeux mon projet le plus important du moment car s’il aboutit, ce sera lui aussi un catalyseur pour la suite. De bonnes nouvelles annoncées aussi du côté des livres audio avec des sorties en avril et juin 2019 pour Pire que le mal et Tension extrême chez Sixtrid.

Dany : Alors ton actu,, tu peux en parler ?
La 4ème de couverture est alléchante ! Un peu plus pour les lecteurs du blog ?

Sylvain : Parasite se situe chronologiquement après Sous la ville (sorti en poche en 2018) , mais je considère qu’il s’inscrit dans une lignée débutée avec Tension extrême et qui s’achèvera avec mon second roman chez Mazarine, à paraître en 2020. J’y explore les interactions  entre le crime, l’humain et le numérique. Une trilogie, en quelque sorte.
Alors que dans Tension extrême, une intelligence artificielle est utilisé pour lancer des cyberattaques et détruire des policiers, dans Parasite elle devient leur allié : un programme qui préfigure l’avenir de la police 2.0 et dont le logiciel ANACRIM (utilisé dans les affaires Grégory et Nordahl LELANDAIS, notamment) est l’amorce.
Le fait est qu’aujourd’hui, devant la complexité des affaires, due en partie à l’explosion des data (téléphonie…) il est pratiquement impossible pour un esprit humain d’englober la totalité d’un dossier, d’où la nécessité de s’appuyer sur des machines, seuls capables d’établir des liens dans le temps et l’espace.
Parasite évoque ce changement de paradigme en mettant en scène un personnage désormais récurrent, la capitaine Marie Lesaux qui intègre une brigade de protection de la famille et qui se voit sélectionnée pour tester un programme révolutionnaire : VALMONT.
Le livre est à mon sens le plus effrayant de tous ceux que j’ai écris car il s’appuie – comme souvent – sur des faits parfaitement avérés mais que le public ignore, le plus souvent.
Dans Tension extrême, les gens ont appris à flipper devant leur téléphone, dans Parasite, ce sera pire encore. Depuis que j’ai écris ce roman, je ne vois plus vraiment les choses de la même façon… En dire plus en viendrai à divulgacher.

 

Dany : Merci beaucoup Sylvain pour cet éclairage. On reparlera de Parasite sur le blog à n’en pas douter. 
Tes prochains salons peut-être ?

Sylvain : Printemps du livre de Montaigu  (85) : 6 et 7/04.
Mauves en noir (Mauves sur Loir) : 27-28/04.
Dédicaces en mars : 23 et 30 à Nantes et ses environs. Tous les détails sur ma page FB et sylvainforge.webnode.fr

Dany : Ben en attendant de flipper dans les jours qui viennent, pour conclure : as-tu un coup de cœur ou un coup de gueule dont tu voudrais nous parler ?

Sylvain : Un scénario de jeu de rôle, lu dans la gamme « Chroniques oubliées » (contemporain) ;  court mais efficace. « Le Terminus (16 pages) est un huit-clos se déroulant à notre époque. Les personnages sont fortuitement regroupés dans un bar alors qu’un tireur isolé abat toute personne qui fait mine d’en sortir. Le quartier est bouclé et les spéculations vont bon train alors que les personnages doivent chercher la vérité derrière cet attentat et monter un plan suffisamment astucieux pour espérer s’échapper vivant… » Retord et efficace : une histoire que j’aurais aimé écrire.
Et sinon en avril : publication de l’audio-livre Pire que le mal chez SIXTRID ; en juin prochain, Tension extrême, aussi en audio-livre, toujours chez SIXTRID. Des nouvelles de l’adaptation de Tension extrême en série, avant l’été j’espère 😉

Dany : Est-ce que l’on peut dire que ton sort d’auteur te convient pour le moment, même si tes vies parallèles doivent souffrir d’accommodements sans doute ?

Sylvain : Écrire est une passion et pouvoir s’y adonner est une chance. Mon seul regret est de n’avoir pas le temps nécessaire pour pouvoir  rencontrer mes lecteurs comme je l’aimerais. Cumuler deux boulots en même temps reste très difficile et demande une forme d’ascèse. C’est la vie ! 😉

 

Dany : Je pense que je vais te laisser à tes occupations en te remerciant de l’attention que tu portes au blog et aux lecteurs en général. Tu nous rappelles la date de sortie de Parasite ?

Sylvain : Parasite sera sorti le jour où Collectif Polar publiera notre entretien, le Mercredi 13 mars. 

A très bientôt. bises.

Dany : Au plaisir de se revoir et bises aussi.

Des poignards dans les sourires de Cécile Cabanac


Le livre : Des poignards dans les sourires  de Cécile Cabanac. Paru le 07 février 2019 aux éditions Fleuve éditions  dans la collection Fleuve Noir  19.90 €   ;  (480 pages) ; 14 x 21  cm. 

 4ème de couverture :

Avec ce huis clos provincial où les faux-semblants ont de beaux jours devant eux, Cécile Cabanac signe un premier polar chabrolien hautement maîtrisé.

Catherine Renon n’a plus vu son mari François depuis des jours et ne semble pas s’en émouvoir. Dans ce coin d’Auvergne où les rumeurs blessent et tuent, pas question de prêter le flanc à la calomnie. Et surtout pas à sa belle-mère, veuve solitaire qui voue à son fils un culte tout en démesure.
Virginie Sevran et Pierre Biolet, du SRPJ de Clermont-Ferrand, ont été appelés pour constater la présence d’un corps démembré et en partie brûlé au Col des Goules.
C’est la première enquête de Virginie depuis qu’elle a quitté le 36, quai des Orfèvres pour la province, à la stupéfaction de ses proches. Quant à Pierre, il observe sa nouvelle coéquipière d’un œil à la fois bienveillant et inquiet. Qu’est-elle venue chercher ?
Quand l’enquête met un nom sur ce corps, celui de François Renon, les questions les plus folles surgissent, avec une seule certitude : tous les meurtriers possibles de ce fils de bonne famille sont autant de facettes d’une victime annoncée.

L’auteur : Native du Pays Basque, Cécile Cabanac née au Pays Basque en 1976, fait ses armes en presse écrite au journal Sud-Ouest.
Après une Maîtrise d’histoire contemporaine à l’Université Montaigne à Bordeaux elle a ensuite intégré l’Ecole de Journalisme de Lille. Elle s’y spécialise dans l’audiovisuel.
Diplômée de la 75 ème promotion, elle rejoint, en 2001, TF1 à Paris comme JRI (journaliste reporter d’images).
Maniant avec dextérité la caméra, elle réalise de nombreux reportages pour journaux télévisés de TF1 et LCI.
En tant que journaliste réalisatrice, Cécile intègre ensuite « Le magazine de la santé » sur France 5. Elle sera également chroniqueuse au « Magazine de la Santé » ainsi qu’aux « Maternelles » sur France 5.
En parallèle elle réalise des documentaires de société pour France 5 et de nombreux numéros de l’émission « Faites entrez l’accusé » sur France 2.
Passionnée par la création, l’art, la musique, la mode et l’image bien sûr, Cécile met aujourd’hui sa solide expérience à profit au sein de Bonne-Graine dans une région chère à son cœur. Elle a quitté Paris il y a quelques années pour repartir au Pays basque avec son mari et son fils.
« Des poignards dans les sourires » est son premier roman. 
 
 Extrait :
« Son corps est aussitôt agité de secousses. Son arme lui échappe des mains, elle est prise d’une subite suée, sa vue se brouille. Elle manque de chavirer.
Biolet découvre à son tour la scène d’horreur et vomit aussitôt, pris de fortes convulsions. La salle de bains grouille d’insectes et de larves. L’odeur est maintenant insoutenable. Dans la baignoire, un cadavre en décomposition. Les jambes flageolantes, Sevran s’approche du corps en tenant plus fermement son pull sur sa bouche et son nez. Le macchabée qui gît à ses pieds n’a plus rien d’humain.
Un hurlement strident se met à déchirer le silence, une créature bondit sur elle et s’enfuit entre ses jambes. Un cri de peur et de nervosité s’échappe de la gorge de la capitaine qui devient blême et méconnaissable. Un chat avait dû se nicher au plus près de son maître. La tête enfoncée dans les épaules, elle a l’air soudain minuscule. Le sol en carrelage est un cimetière de mouches et de larves dont elle écrase les petites carcasses à chaque pas. Ce broiement excite encore davantage les insectes en plein travail. Elle s’approche pour examiner plus en détail le corps allongé devant elle. Il y a du sang noir sur les parois et au fond de la cuve. La tête est sans visage, pourtant une bouche ouverte semble se distinguer encore. Biolet est livide. Il tient à peine debout contre le mur. Elle lui fait signe de quitter les lieux. Ils dévalent les escaliers, terrorisés.
Une fois dehors, elle lâche son pull et gonfle ses poumons d’oxygène, tandis que son équipier tombe à genoux sur le sol. Il leur faut quelques minutes pour reprendre leurs esprits. Jamais Sevran n’a assisté à un aussi terrible spectacle. »

 

La chronique jubilatoire de Dany

« Là où nous sommes, il y a des poignards dans les sourires des hommes, proche du sang, plus proche du sanglant. »

Macbeth, 1623, William Shakespeare. »

Un père de famille détestable à souhait disparaît, sa femme ne déclare pas sa disparition, trop heureuse de cette aubaine. Elle va enfin profiter de la vie, changer de look et c’est ce qui va déranger les bien-pensants locaux …

Un corps sans tête et démembré est retrouvé au milieu de nulle part, l’enquête est confiée à un tout nouveau duo d’enquêteurs de Clermont-Ferrand, qui s’apprivoise en peinant à identifier le corps…

Il n’y a que le lecteur pour y voir des convergences. Mais si le lecteur se trompait …

Des fausses pistes comme s’il en pleuvait, de la malversation politico-économique et l’immersion dans les milieux libertins,  des trahisons à l’usurpation d’héritage, de bons vieux secrets de famille à vous légitimer n’importe quel mobile, bref une profusion de mensonges…

480 pages pour une intrigue dense et une enquête qui piétine … le lecteur peut parfois s’impatienter car pour partie, il sait lui. Mais il sera récompensé par le dénouement assez inattendu quoique …

En même temps c’est une chronique rurale, dans les environs de Clermont-Ferrand, en hiver donc il faut prendre des précautions pour ne pas déraper sur les pistes de l’assassin !

Lu en version numérique. epub 13.99 €

Extraits :
« L’enquêtrice se concentre sur les gestes de la légiste pour éviter de donner le champ libre à ses pensées. Elle note que son visage est marqué ce matin. La professeure pose sa lame à la base du cou et trace une ligne droite le long de l’abdomen. Soudain, une odeur de viande pourrie et d’excrément insoutenable s’échappe des fentes ouvertes du cadavre. Sevran est prise d’un haut-le-cœur. Elle se penche en avant dans un mouvement automatique et tente de retenir une contraction de son estomac. De l’autre côté de la table d’examen, Sophie Brun explose de colère :
— Putain de bordel de métier à la con ! »
 « Le vent froid lui glace les os. L’odeur de crottin et de bois humide s’engouffre dans ses poumons. Elle voudrait s’enfoncer profondément dans la forêt et ne plus jamais revoir un des membres de cette famille vipéreuse.»

La Griffe Noire ma librairie, soirée dédicace le 26 mars prochain


Mes petits tours à la Griffe Noire

Vous le savez maintenant j’ai la chance d’avoir pour librairie un lieu peu commun,

La griffe Noire

 

Au fil des années cette librairie est devenu mon repaire.

J’y vais pour acheter mes bouquins bien sur

Mais pas seulement.

J’y vais aussi pour prendre des conseils de lectures.

J’y vais aussi pour simplement échanger avec mes libraires.

Et oui il y a de nombreux libraires à la Griffe Noires, chacun(e)s ayant leur spécialité mais surtout ils ont tous un domaine de prédilections.

En polar j’ai de la chance, ils sont plusieurs à en lire.

Aussi j’ai les retours de lecture, de miss Agnès, de Magali mes aussi de Jean et partout dans la boutique ceux de Gérard.

 

Je vais aussi à la griffe Noire pour le compte des petits mots de Libraires.

Malheureusement souvent je prends des photos des mots de mes libraires mais je ne trouve pas le temps de retranscrire ceux-ci sur le site.

C’est malheureux, il va falloir que je m’applique à le faire plus souvent et plus régulièrement.

Et puis quelques fois j’y fais de belles rencontres.

Un auteur, des lecteurs, des blogueurs

Ainsi dernièrement j’y ai papoter longuement avec Eric.

Vous connaissez forcément Eric c’est le type des Chouquettes d’Or. Le traqueur de livres. Il parle avec passion de ses lectures.

Et ce jour là Eric avait beaucoup de lecture à me raconter ! lol

Des échanges passionnants même si quelques fois nous n’avons pas été d’accord sur nos ressentis de lectures. C’est ça aussi qui fait la beauté des partages.

Et puis

Dans les allées de la librairie je tombe sur un présentoir

 

Punaise, quel pied la 26 mars prochains, il y a des auteurs de Calmann Levy en dédicace.

Et quel auteurs, des types épatants

Et une auteure nordique.

Et même de la blanche avec 2 auteurs en vogue.

 

Soirée Calmann-Lévy

Mardi 26 mars 2019 de 18:00 à 21:00

Apéro, dédicaces de folie !

Au programme : Camilla Grebe, Jérôme Loubry, Laurence Peyrin, Niko Tackian, René Manzor et Julien Sandrel.
Un petit avant goût du salon, avec des supers auteurs !

 

 

Et puis comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule à la Griffe Noire

Le lendemain

Dédicace Val McDermid

Mercredi 27 mars 2019 de 18:30 à 21:30

Alors ne râtez pas tout cela .

Tous à la Griffe Noire 2, rue de la Varenne, 94100 Saint-Maur-des-Fossés

 

Laisse tomber de Nick Gardel


Le livre : Laisse tomber de Nick Gardel  – Paru le 12 mars 2019 aux éditions Caïman. 12€ ; ( 212 pages) ;  12×19  cm.

 4ème de couverture :

Antoine Spisser est obèse. Ça ne le définit pas, mais ça le décrit assez bien.

Surtout quand il se retrouve en équilibre sur la rambarde d’un balcon à 15 mètres du sol.

Mais ce qui l’a amené dans cette situation est une autre histoire.

Et ce ne sont pas les autres copropriétaires de son petit immeuble qui vous diront le contraire.

Enfin… Ceux qui sont encore en vie…

 

L’auteur : Si Desproges revêtait ses plus beaux atours pour agacer la libido d’un Exbrayat ayant viré sa cuti, le résultat de telles amours coupables aurait sans doute donné une calamité biblique comme l’est Nick Gardel. Ni Rasta ni danseur de Tango, le type s’ingénie à valser avec les mots. Son quadrille lexical n’a aucun sens, mais il lui arrive de lorgner du côté des aînés illustres. Ça tombe bien, Nick Gardel est né dans les années 70, élevé par des tontons, biberonné au Bebel magnifique ou marginal et il balance des mandales comme Lino. Mais, chez lui, point de nostalgie, le verbe se mâchonne avec des pâtes et des potes, entre Brassens et Thiéfaine. Le noir et le polar n’ont qu’à bien se tenir, c’est avec le sourire qu’il les alambique. Le roman de gare y retrouvera au moins ses lettres de noblesse.

 

 Extraits :
« Élever ma masse et gravir les étages n’a jamais été une sinécure pour moi. L’escalier est l’ennemi du gros. Il procure un sentiment erroné de stabilité. Une succession de petits efforts qui donne l’illusion du réalisable. Mais la répétition de ces stations minuscules que sont les marches est pire qu’un chemin de croix. Trop étroites pour décider d’y faire une pause, on les enchaîne témérairement. On surpasse ses propres capacités pour atteindre le palier suivant. Là, le retour en arrière n’est plus envisageable, l’énergie mise en jeu ne peut être gaspillée, il faut monter, encore, coûte que coûte, malgré le corps qui rechigne, le souffle qui manque, le cœur qui s’alarme et le système sudoral qui s’emballe. Le gros ne s’élève pas, il grimpe, avec le cortège de souffrance que cela engendre. »

 

 

La chronique jubilatoire de Dany

C’est de la pure jubilation cotée à 9.5/10 sur l’échelle d’agression des zygomatiques ! Avec sa gouaille habituelle, son sens du calembour et ses personnages hors normes, l’auteur nous présente les tribulations d’un obèse qui a des difficultés à s’assumer.

Pourtant il a eu de la chance Antoine, il vit comme on dit « de ses rentes » mais du fait de son appartement en rez-de-chaussée, on le confond avec le gardien de l’immeuble. Il se voit alors contraint de rendre service … et c’est alors que tout tourne mal !

Coté fiche pratique de bricolage, de volets (cf. Droit dans le mur) il n’est plus question, cette fois nous apprenons à fabriquer nos produits de nettoyage domestiques (désinfection du frigo et joints de salle de bains), écologiques et économiques.

Des copropriétaires encombrants et complètement barrés vont rendre la vie d’Antoine quasi impossible. Et c’est aussi une réflexion grave sur la vieillesse et la dépendance qui s’invite chez le lecteur …

Nous découvrons également l’approche du doute comme philosophie de comportement : la zététique.

L’auteur émaille son récit de références cinématographiques, le jardin secret d’Antoine.

Oui, tout pourrait aller pour le mieux dans la vie d’Antoine, pas aussi vieux que ses voisins, mais cependant handicapé par son embonpoint. Dans cet immeuble, le drame vient des voisins du dessus ! Souvent les voisins du dessus ! Et quand survient un accident mortel, c’est un enquêteur placardisé et incompétent qui va être chargé de l’enquête. Il voit là  l’occasion de redorer son image et va mettre tout en œuvre pour confondre des innocents ! Tous suspects sauf peut-être le véritable auteur de la bavure …

Nick Gardel nous balade dans cette « aventure alsacienne » et son héros n’est pas sans rappeler le « pauvre » Martin de ses débuts (cf. Le cercle d’agréables compagnies) victime des coups du sort incongrus autant qu’improbables. 212 pages, je l’ai dit, de rigolades … mais où va-t-il chercher tout ça ! 212 pages truffées de surprises comme on aimerait en lire d’avantage dans ce monde de brutes, car en fin de compte, c’est bougrement bien écrit !

Trop court Monsieur Gardel, même si certains personnages ne sont pas en état de servir une deuxième fois, on en redemande !

Merci Nick de m’avoir fait confiance pour cette lecture avant-première

 

Extraits : 
« Il faut compter un bon demi-litre de vinaigre pour un litre d’eau tiède. Là-dessus, une grosse cuillère de savon noir et surtout des huiles essentielles. Moi j’aime le citron et le pin. Mais je varie parfois avec de la lavande, de la menthe poivrée, de l’eucalyptus ou de la cannelle. Mais on a tôt fait de se retrouver avec un intérieur qui sent comme les relents d’un vieux moule à gâteaux moisi ou les toilettes publiques d’une gare de province. Alors j’en reste aux basiques : agrumes et pin des landes.
Quand je dois réfléchir, je ne me perds pas dans la contemplation des chiures de mouches sur mon plafond. Je ne bave pas, l’œil vide, face à un soap américain de début d’après-midi. Quand il me faut du temps de cerveau disponible, pas besoin des pubs de la première chaîne, je prépare ma tambouille dans une cuvette, je dose, je dilue, je touille et finalement je transfère à l’entonnoir dans un pulvérisateur qui va devenir mon arme de destruction bactérienne massive.
C’est un préparatif, un préliminaire à la vaste orgie ménagère qui va avoir lieu. »
« Orsini est la caricature du vieillard. Voûté, la peau parcheminée et plissée comme un lit défait, il a dans les yeux une éternelle tristesse qu’aucun sourire ne pourra jamais totalement effacer. Son front a gagné la lutte de terrain sur sa chevelure blanchie qui se retire néanmoins dignement dans l’arrière-pays de son crâne. Ses lobes d’oreilles accusent les ans, dévorés par la broussaille, tandis qu’un nez large s’épate entre rides et poches, ombrant des lèvres fines sans teinte. Orsini n’a pas d’âge, mais le compteur a dû sacrément tourner. C’est le seul représentant mâle de notre copropriété, si on excepte mon auguste personne. Il est la preuve que cacochyme s’accorde surtout au féminin, les hommes lâchant la cordée bien avant le sexe prétendu faible. Il ne vient qu’exceptionnellement aux assemblées générales, on ne le croise que rarement tant il vit dans le confort clos de son appartement du premier étage. Je crois que je ne l’ai jamais vu autrement que dans un impeccable costume qui lui donne cette classe surannée des anciens chanteurs de charme. Pourtant, là, devant moi, il donne l’impression d’avoir rétréci dans une coquille trop grande. Bien sûr, la masse de mon corps en impose, mais il se rajoute un je-ne-sais-quoi de déséquilibré dans notre confrontation sur mon paillasson. Je me sens dans la peau d’un ogre devant l’un des frères de Poucet. »
« …j’enseigne la zététique à l’université.
— L’esthétique ? interrogea Berchtold soupçonneux.
— Non Zé-té-tique, avec un Z. C’est la science du doute.
— Du doute ?
— Oui, le doute, l’esprit critique, la remise en question des croyances paranormales.
— Vous enseignez aux gens à douter ?
— C’est cela. Disons que, plus modestement, j’essaye de leur apprendre à développer des armes de défense contre les raccourcis et les approximations qui permettent aux charlatans de s’installer. Rien de bien extraordinaire, voyez-vous. Du bon sens, je suis sûr que dans votre métier vous pratiquez cela quotidiennement.
— Pas à ma connaissance. Le cursus policier ne comporte aucune formation aux techniques… comment dites-vous déjà… zététiques.
— C’est essentiellement un mot, mais je suis sûr que vous en maîtrisez les fondements de façon intuitive.
— Un bon enquêteur doute, c’est sûr.
— Exactement. Par exemple, dans vos interrogatoires, vous connaissez le principe des moisissures argumentatives de l’esprit ?
— Des quoi ?
— Vous voyez, c’est un des premiers postulats, si vous voulez imposer une idée, commencez par définir un vocabulaire. En fait, derrière cette appellation obscure je faisais référence à une série de processus logiques que l’on met en œuvre pour dissimuler sa mauvaise foi.
« C’est comme cela qu’après avoir fait le tour des merveilles cinématographiques qu’on associe généralement à un plat de pâtes, d’une trilogie des dollars jusqu’aux différents « il était une fois », poussant même aux limites d’un héros cradingue qui s’appellerait personne, je me noyais dans le grand Ouest américain classique en suivant distraitement les péripéties d’un Gregory Peck mené à la baguette par le sémillant égyptien Omar Sharif, plus mexicain que jamais. La scène de l’ombre d’un piton rocheux indiquant l’entrée d’une vallée merveilleuse valait bien les deux heures molles de cet « Or de McKenna ». Parfois le souvenir d’un émerveillement d’enfant suffit. Le cinéma a cette force, il peut vous marquer l’esprit si profondément que même le temps n’arrivera pas à effacer cette sensation. Distordue, délavée, déformée, mais toujours vivace, elle reviendra par surprise des décennies plus tard, essayant de se faire une place dans votre réalité mémorielle. »

Et retrouvez ICI l’ITW de Nick par miss Aline et Mamie Danièle

Avis d’Expert : Mémoire sur l’affaire Joseph Vacher. Episode 3


Avis d’Expert : Mémoire sur l’affaire Joseph Vacher. Episode 3

Souvenez-vous il y a deux semaines  Sylvie nous présentait son mémoire en Criminologie appliquée à l’expertise mentale.

Et puis la semaine dernière on plongeait dans la folie.

Aujourd’hui avec Sylvie-Sacha on explore l’histoire de la psychiatrie

Allez c’est parti pour l’épisode 3


Avis d’Expert

Mémoire sur l’affaire Joseph Vacher.

Par Sylvie Buttard

Episode 3 : Histoire de la psychiatrie

MEMOIRE

L’AFFAIRE JOSEPH VACHER
JUSTICE ET PSYCHIATRIE DE LA FIN DU 19e
SIECLE
SERAIT-IL JUGE RESPONSABLE DE SES
ACTES AUJOURD’HUI ?

I/ HISTOIRE DE LA PSYCHIATRIE ET SON APPARITION DANS
LES AFFAIRES CRIMINELLES, NOTAMMENT DANS L’AFFAIRE JOSEPH VACHER

Pendant longtemps, la médecine était essentiellement compassionnelle, c’est à dire que l’on ne soignait pas. On accompagnait le malade mais il n’existait pas de moyen thérapeutique de soigner les personnes souffrant de pathologie mentale.

A l’époque de l’affaire Joseph Vacher, le mot « psychiatrie » n’existe pas encore. On parle d’aliénés et d’aliénistes. Les asiles sont les précurseurs des hôpitaux psychiatriques dans lesquels on retrouve autant des personnes malades, que des criminels malades ou souffrant de troubles du comportement. En fait, les asiles regroupent tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, ont créé un trouble à l’ordre public et qui paraissent malades.

Victor Hugo, dans la préface du « dernier jour d’un condamné », déclare :

« on regardera le crime comme une maladie, et cette maladie aura ses médecins qui remplaceront vos juges, ces hôpitaux remplaceront vos bagnes. La liberté et la santé se rassembleront. On versera le baume et l’huile là où l’on appliquait le fer et le feu ».

Mais l’un n’est-il pas le complément de l’autre ? L’avancée de la psychiatrie et l’évolution des lois s’appliquent à faire de la société une entité pleine et juste. Du moins, j’aime à le croire !

La loi du 30 juin 1838 établit une mesure d’enfermement pour des raisons d’ordre public et de sécurité. Cette loi donne à l’aliéniste une mission de protection de la société et lui confie l’aliéné pour des soins et une durée de séjour qu’il déterminera.

Les premiers anti-psychotiques n’arrivent sur le marché qu’en 1952 et les premiers neuroleptiques entre 1952 et 1953. Ces médicaments permettent alors de faire sortir certains patients du contexte asilaire, notamment ceux souffrant de schizophrénie. A noter que cette pathologie mentale est reconnue comme telle à partir du 19e siècle.
En 1871, on la nomme « hébéphrénie », processus morbide qui survient à la puberté et qui aboutit rapidement à la démence.

Henri COLIN, neuro-aliéniste du 19e siècle, prend conscience qu’il y a différents types de patients dans les asiles, notamment des sujets complètement ingérables. En 1894, il est nommé médecin à l’asile spécial de Gaillon pour les aliénés criminels.

Pour faire un parallèle avec l’affaire Joseph Vacher, le 1er avril de la même année, celui-ci est libéré de l’asile de Saint Robert, en Isère, et un certificat de complète guérison le prouve.

Internement dont il a fait l’objet une année plus tôt suite à une tentative de meurtre sur une jeune femme qui refusait de l’épouser. Mais nous y reviendrons dans le détail lorsque nous aborderons sa biographie.

Henri Colin acquiert une grande notoriété concernant les aliénés criminels et crée alors une unité à son nom en 1910, correspondant un peu aux SMPR ( Service Médico-Psychologique Régional) ou UCSA (Unité de Consultation et Soins Ambulatoires), pour les soins somatiques des criminels souffrant de « démence », à l’époque. Car il ne faut pas oublier que l’article 64 du Code Pénal de 1810 parlait de « démence », et que ce dernier, malgré la circulaire Chaumié de 1905, était en vigueur jusqu’en 1994, date de l’application du nouveau code pénal

Puis, un mouvement institutionnel crée la Psychiatrie en 1965. Les patients sont même pris en charge par rapport à leur secteur d’habitation.

En 1970, on accepte l’idée que l’on peut être transgresseur et avoir besoin de soins, c’est à dire commettre une infraction et malgré tout nécessiter un traitement psychiatrique. La psychiatrie devient partie intégrante des affaires criminelles.
Pourtant, l’affaire Joseph Vacher démontre encore une fois sa modernité, car, en 1897, des experts psychiatres avaient déjà été désignés par le Juge Emile Fourquet pour déterminer s’il souffrait d’une pathologie mentale, mais aussi pour étudier le comportement de l’individu, apportant ainsi les premières recherches en matière de psychiatrie criminelle. On se mit aussi à rechercher le mobile, les motivations des criminels. Pourquoi et qu’est-ce-qui pouvait déclencher ces accès de sauvagerie.
Sauvagerie qui pouvait être aussi le révélateur d’une maladie mentale latente où déjà déclarée mais pas encore diagnostiquée. En effet, l’opinion allait se rendre compte que tous les crimes n’étaient pas seulement une envie de faire le mal, encore que cela reste à prouver concernant Joseph Vacher.

En 1985, les secteurs psychiatriques sont reconnus, avec des structures intra ou extra hospitalières.

En 1986, par arrêté du 14 octobre 1986, création des UMD (Unités pour Malades Difficiles) dans lesquelles on trouvera aussi bien des patients criminels ou pas.

Fin de l’épisode 3

 

Le prieuré de Crest de Sandrine Destombes


Le livre : Le prieuré de Crest de Sandrine Destombes.  Paru le 7 mars 2019 aux Editions Hugo Roman dans la collection Hugo thriller. 360 pages ; 19,95 € ; 14 x 21 cm

 4ème de couverture :

« Madame, je vais vos demander de sortir du véhicule, s’il vous plait. »

Le sous-lieutenant Benoit se remémorera longtemps cette scène. Aurait-il agi différemment s’il avait su ce que déclencherait ce simple contrôle routier ?

Une enfant tourmentée.

Une mère recherchée.

Une conductrice dans le fossé.

Un cadavre aux yeux énucléés.

Telle une comptine macabre, son rapport sonne le glas es jours heureux pour la ville de Crest et la fin de la tranquillité pour les habitantes du prieuré, où l’intrigante Joséphine règne sur ses protégées.

Et lorsque les Experts du Pôle Judiciaire débarquent dans la Drôme, Benoit comprend que la mort aussi s’est invitée à Crest, et qu’elle semble s’y plaire.

 L’auteur : Sandrine Destombes vit à Paris et travaille dans la production d’événements. Le Prieuré de Crest est son sixième thriller. En 2018 elle a remporté, avec Les Jumeaux de Piolenc, le Prix VSD RTL du meilleur thriller français présidé par Michel Bussi.

Pour en savoir plus sur Sandrine c’est ICI

Extrait :
« Les pieds et les mollets étaient encore recouverts de terre. Les techniciens attendaient que le légiste arrive et fasse son examen préliminaire avant de déterrer le corps méticuleusement  pour prélever d’éventuels indices. Le visage de l’homme était dans un tel état que Benoit préféra commencer par le reste. L’image des larves grouillant autour des incisions ou sortant des oreilles de la victime était encore trop présente pour qu’il veuille s’y attarder. »

 

  L’accroche de Miss Aline :

Le prieuré de Crest, Sandrine Destombes

Du haut de tes huit ans, tu n’as pas mesuré les répercussions que pouvaient avoir  tes paroles Léa. Au cours d’un contrôle routier tu dis au sous lieutenant Benoit que la conductrice n’est pas ta mère. Quelques mots jetés et le drame se produit.

Qui es-tu Léa pour susciter autant de mystère, de convoitises, de violence ?

Qui sont toutes ces femmes qui gravitent autour de toi ?

Les Experts commandé par le capitaine Daloz vont avoir fort à faire pour retrouver cette enfant et l’identité de la conductrice. D’autant qu’un fugitif va refaire surface et pas au mieux de sa forme.

Une course contre la montre débute pour retrouver Léa et comprendre son histoire.

Sandrine Destombes nous place une nouvelle fois au sein d’une enquête complexe. Beaucoup d’interrogations, de pistes, de rebondissements. Chose étrange il y a beaucoup de femmes impliquées dans cette intrigue. Quant aux hommes ou ils enquêtent ou ils tombent comme des mouches. Et des mouches, larves et autres bestioles,  il va y avoir beaucoup !

Une fois n’est pas coutume, les protagonistes sont forts avec des personnalités complexes qui intriguent. L’individu portant en permanence des masques selon le public qui lui fait face.

Des révélations qui viennent compliquées encore l’enquête et notre cerveau de lecteur. Avec Sandrine Destombes à chaque roman, on entre dans un labyrinthe vers la vérité. Attention à prendre le bon virage !

Un très bon moment livresque offert par les Editions Hugo thriller et par Sandrine Destombes que je remercie à nouveau pour sa gentille dédicace.

Bonne lecture.

Papote d’auteur, Miss Aline était avec Lawren Schneider


Papote d’auteur, Miss Aline était avec Lawren Schneider

Le 25 novembre dernier, j’été invitée sur le salon de Mon’s Livre. Flora Dequenne, chargée de projets du salon, m’offrait la possibilité de rencontrer l’auteur de mon choix pour une petite interview en aparté. Pourquoi avoir choisi Lawren Schneider ? Parce que son livre Les larmes des cigognes m’attirait depuis un petit moment. C’était aussi l’occasion de discuter avec un auteur que je n’avais pas encore rencontré.

Papote avec Lawren Schneider.

By Miss Aline

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Miss Aline : Comment êtes-vous venu à l’écriture ?

Lawren : Durant l’adolescence j’ai commencé à écrire des petits textes, des nouvelles ainsi que des textes de chansons. Musicien multi-instrumentiste, je composais parfois également la musique. Puis la vie normale a pris le dessus : faire des études, des enfants, trouver du travail, élever ces enfants, s’investir professionnellement. C’est lorsque ma fille aînée m’a annoncé son départ de la maison, en 2014, que j’ai ressenti un grand vide et me suis remis à écrire, 22 ans plus tard.

 

Miss Aline : C’est comme le vélo ça ne s’oublie pas ! Prometteur ce premier essai ?

Lawren : Oui, enfin presque…. Ne voulant pas faire les choses à moitié, j’ai directement attaqué l’écriture d’un roman, « L’héritage de Lizie » ! Seulement, j’ai dû me rendre à l’évidence, il fallait que apprendre à écrire au-delà de savoir raconter des histoires. J’ai donc jeté les cinquante premières pages écrites à la poubelle. Puis j’ai recommencé encore deux fois avant de présenter le résultat à mes proches. Ce premier roman m’a fait passer par toutes les émotions possibles, de la peur d’être ridicule à la jouissance d’arriver à construire une intrigue qui a dépassé largement mes idées de départ !

Miss Aline : Vous vous laissez guider par vos personnages ou tout est bien structuré dés le départ ?

Lawren : Les deux mon capitaine ! J’écris souvent une trame qui m’emmène sur quelques chapitres, puis me mets à écrire. Je ne pourrais pas écrire l’intégralité du scénario au départ. Le fait d’avoir fixé un petit cadre, sans qu’il soit rigide, me permets d’adapter et, de plus en plus, les personnages prennent le dessus. Souvent surpris, je recommence donc à fixer un petit cadre pour les chapitres suivants et l’histoire se répètent. Je démarre donc l’écriture avec le début, une fin et une atmosphère visée, mais tout peut changer au cours du process d’écriture !

 

Miss Aline : la peur au premier roman est-elle toujours omniprésente lorsque vous sortez un nouveau roman ?

Lawren : Je repense toujours à la fameuse phrase attribuée à Sarah Bernhardt quand une de ses élèves lui explique qu’elle n’a pas peur en rentrant sur scène :  » Ne vous inquiétez pas, cela viendra avec le talent ! » La peur presque bloquante du début a complètement disparue, je l’ai sans doute apprivoisée. La peur liée à la volonté de livrer le meilleur résultat possible au lecteur, elle, est une compagne du quotidien. Elle m’aide à chaque séance d’écriture, à chaque relecture !

Miss Aline : Lors d’une interview, un auteur a dit : « un bon auteur est un auteur qui souffre sinon il n’a rien à dire ». Êtes-vous d’accord avec cette affirmation ?

Lawren : Si l’on veut toucher le lecteur, il faut parler à son âme, à la partie de lui-même qu’il ne connait pas. En ce sens, je pense qu’un auteur doit avoir souffert, avoir expérimenté lui-même les sentiments les plus sombres. Connaître la souffrance, c’est aussi connaître l’apaisement et le bonheur, c’est maitriser les reliefs des émotions.  » Qui n’a connu le froid, ne peut apprécier le chaud » ! Maintenant, savoir s’il faut continuer à souffrir pour écrire… Je n’ai pas la réponse…

Miss Aline : Parlez nous de votre roman Les larmes des cigognes, d’où vous en vient l’idée… ?

Lawren : C’est durant l’écriture de mon deuxième roman  » Le prix à payer » que m’est venue l’idée de ce roman. Ma mère m’avait apporté une enveloppe avec des photos et des papiers militaires d’un grand-oncle qui était un alsacien, incorporé de force dans l’armée allemande, envoyé sur le front russe et prisonnier dans le terrible camp de Tambov. Fin de l’histoire, personne n’a été capable de m’en dire plus. Le pouvoir romanesque de Tambov m’a tout de suite paru évident. Je me suis donc lancé dans des recherches historiques sur le sujet. Mon objectif était clair, ce thriller se passerait à Tambov, ce camp russe dont le nom est très connu dans l’Est de la France, mais dont si peu de gens peuvent en parler.

Miss Aline : Ce roman est donc plus personnel.

Lawren : Oui, sans doute suis-je aller creuser plus loin au fond de moi. L’intrigue démarre en 1986 avec des adolescents qui se confient leurs secrets. Ma propre histoire est donc nécessairement diluée dans mes personnages. L’autre partie se passe en 1943 et j’ai gardé le nom de mon Grand-oncle. Là aussi, forcément, j’ai dû creuser dans l’histoire collective de mes proches. Le sujet se prête au thriller, la peur est évidemment au centre des décisions des personnages : destin ou libre-arbitre, accepter, collaborer ou résister, s’opposer. « Les larmes des cigognes » est une sorte de « premier roman ». Mes deux premiers, « L’héritage de Lizie » et « Le prix à payer » étaient nourris par l’envie folle de raconter une bonne histoire. Celui-ci raconte Notre histoire, celle où nous devons choisir entre l’horreur et la vie, entre le Bien et le Mal et où souvent, nous ne faisons que ce que nous pouvons !

Miss Aline : Merci pour cette confidence.

Vous ayant rencontré sur un salon, j’en viens à vous demander quel est votre rapport avec vos lecteurs ? Tenez-vous compte de leur remarque par exemple ?

 Lawren : Bien sûr. L’écriture est un don de soi, on se livre aux autres. J’écris UNE histoire, mais elle se transforme en une MULTITUDE d’histoires, chaque lecteur s’appropriant le roman et le faisant « sien ». Je suis toujours à l’écoute des retours des lecteurs et si les compliments sont excellents pour l’ego, j’ai toujours l’envie de leur répondre :  » Merci, mais qu’est-ce que vous avez moins aimé ? Qu’est ce que vous auriez aimé que je rajoute ou que j’enlève ? ». Chaque phrase écrite doit l’être pour le lecteur, pour le surprendre, lui faire peur, le faire rire ou pleurer. J’ai donc besoin de « mesurer » par l’échange avec eux si l’effet est réussi. Ce sont les lecteurs qui font de nous des auteurs !

Miss Aline : Je crois savoir que ce n’est pas votre premier Mon’s Livre. Une attache particulière à ce salon ?

Lawren : Ah, bonne question… Je dois avouer apprécier l’ambiance bon enfant de ce salon où les échanges sont riches et sans polémique. A Mons, il n’y a pas de place pour les polémiques autour de l’auto-édition et du circuit traditionnel du livre. On y parle seulement du plaisir de lire et d’écrire. J’aimerais que nous puissions nous inspirer de cet état d’esprit en France. Soyons tous un peu belge !

Miss Aline : Quels sont vos projets d’écriture ?

 Lawren : Je travaille actuellement sur deux projets en parallèle. Le premier est un roman noir, sociétal, probablement moins rythmé, mais plus introspectif. Ecrit à la première personne, je vais rentrer dans la peau d’un monstre en devenir. Évidemment je n’en dirai pas plus. Le second projet est un thriller scientifique, qui se passera le dernier jour de l’humanité. Tiens, que feriez-vous s’il ne vous restait plus qu’un jour à vivre ? Rendez-vous dans quelques mois !

Miss Aline : Une dernière question et je vous libère. Votre chapeau a-t-il une histoire ?

 Lawren : Un chapeau a toujours une histoire, ma chère Aline . C’est un « Panama » que j’ai acheté à Ronda. Si je suis alsacien « sur le papier », je suis de plus en plus amoureux de l’Espagne, de Barcelone et de l’Andalousie. Moi qui ai toujours détesté tout chapeau, casquette ou autre couvre-chef, je suis rentré instinctivement dans une boutique et j’ai choisi ce chapeau. Peut-être est-ce lui qui m’a choisi ? Il a donc une histoire, ce chapeau, mais je n’ai jamais dit qu’elle était rationnelle… Merci Aline pour nos échanges !

Miss Aline : Vous m’auriez dit qu’il n’avait pas d’histoire, j’aurai été déçue. Un grand merci à vous pour votre disponibilité, votre gentillesse et votre générosité. Au plaisir de vous lire et d’une prochaine rencontre.

Et le mal viendra de Jérôme Camut, Nathalie Hug


Le livre : Et le mal viendra de Jérôme Camut, Nathalie Hug. Paru le 6 mars 2019 chez Fleuve éditions dans la collection Fleuve noir.19€90 ; (560 p.) ; 21 x 14 cm

4e de couv :

On vous a alertés sur la préciosité de l’eau, vous n’avez pas voulu voir. Alors on vous a assoiffés, et vous vous êtes entretués. Va-t-il falloir que l’on entasse six mille cadavres d’enfants devant vos portes pour que vous réagissiez enfin ?

 

 

 

 

Les auteurs : Il y a Jérôme Camut, il y a Nathalie Hug et il y a l’entité CamHug. Ils ne sont pas deux mais trois. Tout à commencer un jour de novembre 2004. Jérôme venait de sortir Le Trait d’Union des Mondes qui serait le tome 1 de Malhorne. Nathalie ayant adoré ce livre, elle est allé à la rencontre de son auteur. Et là la magie à opéré. Ces deux là se sont enfin trouvé, comme une évidence. Tout de suite, ils ont imaginé une vie à deux, une vie d’écriture mais à quatre mains cette fois. Et comme par enchantement, ils ont ensemble conçu une première histoire et quelle première histoire car il s’agissait déjà d’une trilogie. Depuis, L’écriture ne quitte plus leur vie, à 4 mains, seul, pour la TV, le Ciné… Et le mal viendra est leur 14e roman ensemble.
extrait : 

 

Le post-it de Ge

 

Comment vous dire que j’ai grave kiffé

Bon vous le savez les CamHug se sont mes petits chouchous et ce depuis que j’ai lu à sa sortie leur premier roman à 4 mains. Depuis je lis chaque sortie. Un nouveau titre arrive il me le faut. Et dés que je l’ai entre les mains, je lâche toutes mes autres lectures et ne me consacre plus qu’au roman de Jérôme et Nathalie.

D’ailleurs si habituellement je lis plusieurs polars à la fois, le CamHug je le lis seul, aucune autre histoire ne vient déranger ma lecture. Il faut dire qu’il y a déjà tellement de ramifications dans leurs intrigues que le livre se suffit à lui-même.

C’est tellement riche et complexes.

Une histoire sortie de l’imaginaire des CamHug vous emporte tellement loin.

Et comme ce sont mes chouchous, de livre en livre je deviens de plus en plus exigeante avec eux. Et oui, qui aime bien châtie bien !

Aussi une fois encore j’ai été bluffée. Je me suis retrouvée dans une épopée hallucinante.

Alors nous allons suivre les même protagonistes sur deux époques séparées de seulement 12 ans.

On connait déjà ces hommes et ces femmes, nous les avons rencontrés dans Islanova notamment, dans W3 aussi. Mais rassurez-vous, pas besoin d’avoir lu les précédents bouquins pour entrer dans ce roman. Non et c’est là aussi le tour de force des CamHug. Cette intrigues est à elle seule une histoire totale. Et pourtant elle vient se placer avant et après Islanova, leur livre précédent.

On va suivre la destiné de Morgan Scali, qui veut changer de vie et se sentir utile à l’humanité et à la planète. Aussi décide-t-il de tout quitter et part avec ses enfants en Afrique, en république du Congo où il travaillera dans une réserve naturelle. Il espère pouvoir ici apprendre à vivre sans sa femme trop tôt enlever à ses enfants. On le voit arriver sur la continents Africain en 2016 quelques mois après les attentats du 13 novembre 2015…. Il y découvre à la fois la beauté sauvage du pays mais aussi la sauvagerie d’un continent en perpétuels conflits.

Et puis en alternance, un chapitre sur deux on se retrouve en 2028. On suit Julian Stark  qui n’a jamais perdu l’espoir de retrouver sa fille, Charlie, tombée sous la coupe de Morgan Scali, le plus grand criminel de tous les temps.
Il a consacré sa vie à traquer cet homme capable de tuer des milliers de personnes au nom de son idéal.
Le jour où il apprend qu’on l’a enfin localisée au Congo, Julian croit que l’aventure touche à sa fin.
Mais il est loin d’imaginer ce qui l’attend.

Nous entre temps on commence à comprendre comment le Morgan Scali de 2016 est devenu le terroriste que l’on connait aujourd’hui.

Alors vous l’aurez peut-être compris, Et le mal reviendra c’est un thriller, un roman d’aventure, un livre écrit pour nous divertir, mais c’est aussi un roman d’espionnage, de géopolitique, un thriller écologique.

C’est un regard sur notre société actuelle et celle de demain. C’est un livre où se côtoient réflexions et émotions. C’est une mécanique parfaite au scénario impeccable, où le lyrisme et l’épopée fleurtent avec un style concis et une écriture au scalpel.

  Après la trilogie W3 et Islanava notre couple d’auteur nous propose un nouveau thriller politique haletant. Un thriller unique sur les dérives de notre société.

Vous ai-je déjà dit que les CamHug étaient des lanceurs d’alerte !

 

Extrait 2


Les indésirables de Diane Ducret


Le livre : Les indésirables de Diane Ducret. Paru le 1er mars 2017 chez Flammarion dans la collection littérature française. 19€90 ; (312 p.) ; 22 x 15 cm

4e de couv :

Les indésirables

Nous avons ri, nous avons chanté, nous avons aimé. Nous avons lutté, mon amie, c’était une belle lutte. Je me suis sentie plus vivante à tes côtés que je ne le fus jamais.

Un cabaret dans un camp au milieu des Pyrénées, au début de la Seconde Guerre mondiale.

Deux amies, l’une aryenne, l’autre juive, qui chantent l’amour et la liberté en allemand, en yiddish, en français… cela semble inventé ! C’est pourtant bien réel. Eva et Lise font partie des milliers de femmes « indésirables » internées par l’État français. Leur pacte secret les lie à Suzanne « la goulue », Ernesto l’Espagnol ou encore au commandant Davergne. À Gurs, l’ombre de la guerre plane au-dessus des montagnes, le temps est compté. Il faut aimer, chanter, danser plus fort, pour rire au nez de la barbarie.

À la façon d’une comédie dramatique, Diane Ducret met en scène le miracle de l’amour, la résistance de l’espoir dans une fable terrible et gaie, inspirée d’histoires vraies.

 

photo_roberto_frankenberg_copyright_flammarion

L’auteur : Diane Ducret, est née à Anderlecht (Belgique) le 17 novembre 1982. Normalienne, historienne, philosophe et journaliste, Diane Ducret, alors qu’elle n’a pas 30 ans, a animé le Forum de l’histoire sur la chaîne Histoire, et réalise des documentaires pour l’émission « Des Racines et des ailes ».
En 2011, elle sort son premier livre, « Femmes de Dictateur », best-seller en France et traduit dans vingt langues. Un second tome paraît en 2012.
En 2013, elle publie « Corpus Equi », prix du premier roman à La Forêt des livres, coup de cœur de l’émission Le Masque et la Plume, un roman autobiographique véritable ode au cheval et à la liberté.
Elle publie en 2014 un essai sur le sexe féminin, « La Chair interdite » aux éditions Albin Michel.
En 2015, elle publie aux Éditions Perrin / Plon un ouvrage intitulé « Lady Scarface » qui raconte les destins croisés de femmes de gangster de la pègre américaine.
En janvier 2017, elle publie chez Pocket « Les Marraines du Crime », un ouvrage dans lequel, à partir d’archives déclassifiées, de journaux de l’époque, d’entretiens avec des descendants et de documents inédits, Diane Ducret dévoile l’intimité de ces femmes gangsters américaines durant les années folles.
En mars 2017, elle publie aux Editions Flammarion « Les indésirables ». Dans cet ouvrage, Diane Ducret nous raconte l’histoire du camp de Gurs dans les Pyrénées-Atlantiques.

 

Extrait : 
« – Nous vous envoyons trois mille femmes à interner. Allô ? Allô ? »
Au téléphone, l’attaché du cabinet du général Héring attend une réponse de la part du commandant. Au bout du fil, rien qu’un silence, puis, à peine plus fort, la chute d’un corps sur la laine d’un tapis. Le chef d’escadron Davergne, pris de stupeur, est tombé de sa chaise. Le nombre exorbitant résonne encore dans sa tête tandis qu’il recoiffe ses cheveux bruns ondulés d’une main et replace de l’autre ses petites lunettes rondes sur son nez, juste au-dessus de la moustache triangulaire qui relie équilatéralement chacune de ses narines aux extrémités de sa bouche. Sur la joue du jeune commandant de trente-cinq ans s’épanouit un grain de beauté. Il s’est vu confier la direction du camp depuis quelques mois seulement. »

 

Le post-it de Ge

Les indésirable de Diane Ducret

Mai 40, sur l’ordre du gouvernement français, près de 5000 femmes sans enfant sont entassées au Vélodrome d’Hiver à Paris. Pour la plupart des réfugiées. Beaucoup ont fui la guerre et le régime nazi en Allemagne.

Le Vel d’Hiv, tristement célèbre  pour sa rafle survenu deux ans plus tard en 42. Cette terrible rafle où plus de 13 000 juifs seront rassemblés sur décision du régime de Vichy en vue d’être déportés dans les camps de la mort.

Mais déjà en 40, la France était à la botte de Berlin.

Un peu plus tard une partie de ses femmes seront internées à Gurs dans les pyrénéens, dans un camp de détention français.

Un épisode mal ou pas connu de l’histoire de la France.

Ces femmes que l’on nomme « Les Indésirables » sont parquées là dans des conditions sanitaires terribles. Il y avait des Polonaises, des Belges, des Autrichiennes, des Allemandes, des Alsaciennes, juives et non-juives.

 Eva et Lise, deux amies  sont deux de ces indésirables. Elles sont internées là, ensemble par l’Etat français dans un camp au beau milieu des Pyrénées.

Il y a les brimades, il y a la faim, la dysenterie et la boue et les abus. La violence voire le viol. Il y a aussi les hivers et le froid. Et pourtant…

Pourtant ces indésirables ont compris que pour survivre il va falloir être désirable.

Et un jour le commandant du camps décide de leur offrir un piano. Oh ce n’est sans doute pas par pure bonté d’âme, non il a des choses qui pèsent sur sa conscience le commandant Davergne.

 Aussi ce simple piano va redonner l’espoir à ses femmes. Et avec l’espoir, la joie va revenir. Elles créent un cabaret, elles chantent et dansent l’amour et la liberté en allemand, en yiddish et en français. Un peu d’insouciance.

A travers Lise et Eva, l’auteur nous conte aussi une formidable histoire d’amitié. Eva l’aimé est née dans une famille bourgeoise allemande, mais pour échapper à l’idéologie galopante qui gangrène son pays et trouve écho dans sa famille, elle fuit vers la France, ce pays des droits de l’homme. Lise, elle a à peine trente ans quand elle se retrouve à Gurs. Elle habitait Berlin, mais pour une jeune femme juive, la vie n’était plus possible en Allemagne et quand en 1933 les premiers signes annonciateurs de l’horreur ont frappé le commerce de ses parents, elle a préféré se réfugier à Paris.  Croyant trouver la paix en France. Et voilà que 7 ans plus tard le gouvernement français, on est pas encore sous le régime de Vichy, ordonne aux ressortissants étrangers de se regrouper pour ensuite les parquer.

Enfin revenant à notre histoire. Diane Ducret met en scènes ces femmes, ces héroïnes, qui vont tout faire pour maintenir un peu d’humanité dans leur épouvantable détention. Elles vont nous parler d’amour, d’espoir, de vie simplement. Quoi de plus fort que la vie dans ce trou infâme dédié à la mort.

Ce que j’ai aimé aussi c’est que l’auteur laisse passer un peu de luminosité dans cet univers très noir. Qu’elle mette en lumière la solidarité, l’entraide, la compassion  que ces femmes ont l’une envers l’autre.

Le piano ne fait pas que redonner espoir à nos Indésirables, il nous tire des sourires, des larmes et parfois aussi des éclats de rire.

Bravo à Diane Ducret pour ce travail de documentation, et ce formidable travail d’écriture et de mémoire.

 

Une Vie de Simone Veil


Le livre : Une Vie de Simone Veil. Paru le 31 Octobre 2007 aux Editions Stock. 22.90 euros. 416 pages. 13,7 x 3,5 x 21,4 cm- Paru le 26 Août 2009 aux Editions Livre de Poche. 7.60 euros. 352 pages. 10,9 x 1,8 x 17,5 cm

4ème de couverture :
Simone Veil accepte de se raconter à la première personne.

Personnage au destin exceptionnel, elle est la femme politique dont la légitimité est la moins contestée, en France et à l’étranger ; son autobiographie est attendue depuis longtemps.
Elle s’y montre telle qu’elle est : libre, véhémente, sereine.

L’auteur : Simone Veil est née en 1927 à Nice. Agée de 17 ans, elle est déportée à Auschwitz. Des études à l’Institut d’Etudes Politiques et à la Faculté de droit la conduisent à entamer une carrière de magistrate. En 1974, elle entre au gouvernement comme Ministre de la Santé et fait voter la loi de légalisation de l’avortement. Elle devient en 1979 la première femme présidente du Parlement Européen. Elle poursuit depuis une carrière politique hors du commun. Elle a été membre du Conseil constitutionnel de 1998 à 2007. Elle a été reçue à l’Académie française en avril 2010.
Extraits :
«Les photos conservées de mon enfance le prouvent : nous formions une famille heureuse. Nous voici, les quatre frère et sœurs, serrés autour de Maman ; quelle tendresse entre nous ! Sur d’autres photos, nous jouons sur la plage de Nice, nous fixons l’objectif dans le jardin de notre maison de vacances à La Ciotat, nous rions aux éclats, mes sœurs et moi, lors d’un camp d’éclaireuses… On devine que les fées s’étaient penchées sur nos berceaux. Elles avaient noms harmonie et complicité. Nous avons donc reçu les meilleures armes pour affronter la vie. Au-delà des différences qui nous opposaient et des difficultés qu’il nous fallut affronter, nos parents nous offrirent en effet la chaleur d’un foyer uni et, ce qui comptait plus que tout à leurs yeux, une éducation à la fois intelligente et rigoureuse.
Plus tard, mais très vite, le destin s’est ingénié à brouiller des pistes qui semblaient si bien tracées, au point de ne rien laisser de cette joie de vivre. Chez nous comme dans tant de familles juives françaises, la mort a frappé tôt et fort. Traçant aujourd’hui ces lignes, je ne peux m’empêcher de penser avec tristesse que mon père et ma mère n’auront jamais connu la maturité de leurs enfants, la naissance de leurs petits-enfants, la douceur d’un cercle familial élargi. Face à ce que furent nos vies, ils n’auront pu mesurer la valeur de l’héritage qu’ils nous ont transmis, un héritage pourtant rare, exceptionnel.»
« Dès le retour des camps, nous avions ainsi entendu des propos plus déplaisants encore qu’incongrus, des jugements à l’emporte-pièce, des analyses géopolitiques aussi péremptoires que creuses. Et puis combien de fois ai-je entendu des gens s’étonner : ‘Comment, ils sont revenus ? Ça prouve bien que ce n’était pas si terrible que ça’. Quelques années plus tard, en 1950 ou 1951, lors d’une réception dans une ambassade, un fonctionnaire français de haut niveau, pointant du doigt mon avant-bras et mon numéro de déportée, m’a demandé avec le sourire si c’était mon numéro de vestiaire !! »

Les Lectures de Maud :

Réédité en poche, 7€60 ; (343 p.-pl.) ; illustrations en noir et en couleur ; 18 x 11 cm.  A ce prix là ce serait dommage de me pas lire cette grande dame

 

 

Une vie -Simone Veil


En ce jour du 8 Mars 2019, j’ai décidé de mettre cette Femme à l’honneur. En lisant ce livre, Simone Veil a eu plusieurs vies en une seule. Des vies connues et d’autres un peu moins.

Son enfance enjouée, entourée de ses sœurs, son frère et ses parents. De Paris à Nice, jusqu’à son arrestation et sa déportation. Son témoignage est à la fois poignant et humble, elle nous raconte sa vie dans les camps, ses joies, ses peines, ses moments de doutes. Connaissant cette partie historique, j’ai surtout été très surprise par son récit sur le retour en France, une fois libérée. C’est effrayant de voir l’accueil des français face à ses rescapés qui ont connu l’enfer sur Terre. J’ai été choqué par certains passages…

Sa vie de femme combattante est bien sûre puisée par sa terrible expérience en tant qu’adolescente, mais aussi par le discours de sa mère qui lui a toujours conseillée d’être indépendante et de travailler. Simone a vu sa mère très peinée d’avoir dû arrêter ses études lors de son mariage. Revenue en France, mariée par amour, elle poursuivra ses études en élevant ses enfants, le tout de front malgré les réticences de son mari.

Magistrate, elle s’est vue attribuée comme premier poste, le suivi des centres pénitentiaires en France et en Algérie. Aux lendemains de la guerre, ils étaient surpeuplés et en piteux état, elle-même ayant vécu l’enfermement elle ne va avoir de cesse d’améliorer les conditions de vie des prisonniers. Le Gouvernement et l’opinion publique à l’époque devant faire face à la famine et au problème de logement, ne voyaient pas d’un très bon œil qu’on s’occupe d’abord des prisonniers. C’est un combat qu’elle mènera et aura des résultats, elle le poursuivra même lorsqu’elle sera à d’autres postes. Elle gardera toujours un œil sur les prisonniers français. De ce combat, de sa fermeté à le mener contre vent et marée, elle sera repérée pour sa pugnacité.

Ensuite Ministre de la Santé, elle va porter la légalisation de l’IVG aux Assemblées. J’ai remarqué que d’un point de vue politique, la loi de légalisation était plutôt bien acceptée (ils avaient compris que des femmes mouraient lors d’avortements clandestins ou celles qui avaient le plus de moyens, partaient à l’étranger) ; elle devra surtout faire face à l’opinion publique qui n’était pas du tout favorable à ce projet, un grand nombre de femmes s’y sont même opposées.

Pendant cette période, elle soutiendra les associations de lutte contre le SIDA, en France et Afrique. Elle rencontrera les différents émissaires religieux afin de faire admettre que le préservatif pouvait sauver des vies. Elle se disait que si les messages passaient par tous les canaux possibles, il serait entendu.

Première Femme présente à la Commission Européenne puis Première Présidente du Parlement Européen. Des fonctions qu’elle a embrassées car elle voulait une Europe unie et surtout « un plus jamais ça » en faisant référence à la seconde guerre mondiale. Elle s’est élevée à faire en sorte que les pays s’entendent afin d’élaborer une structure qui ferait face en cas de conflit. Malheureusement, elle n’aura pas le soutien de la France qui vit en vase clos, elle nous relate que même jusque dans les années 2000, les gouvernements et les français ne se sentent pas concernés par l’Europe. Pour preuve le taux d’absentéisme très élevé lors des réunions et les méconnaissances des dossiers par les représentants français. Elle sera reconnue dans le monde entier pour les avancées qu’elle a mise en place.

Elle terminera sa carrière professionnelle exemplaire comme son commencement en tant que magistrate, membre du Conseil Constitutionnel, de même elle y marquera son passage par une certaine forme d’évolution et une ouverture sur le l’Europe.

En parallèle, elle sera Marraine ou Présidente de plusieurs associations ou fondation juives, afin de mener à bien la restitution des biens spoliés par les nazis.

Dans les dernières pages elle regrette que dans bien des domaines les choses reviennent en arrière, le retour des tabous, ce qu’elle perçoit comme un danger un venir. Le recul de l’Education, de la Médecine suite à des restrictions budgétaires est à ses yeux la mauvaise solution.

J’ai été touchée, émue par cette Femme qui a mené bien des combats que certains sont malheureusement peu évoqués. Elle reconnait en toute simplicité, que certaines fonctions lui ont été attribuées car elle était une femme, que les messages seraient mieux entendus et les dossiers plus étoffés. Avec beaucoup de recul elle fait une analyse de notre société. Cette lecture m’a ébranlée mais m’a permis d’en apprendre beaucoup plus sur certaines périodes historiques non évoquées car trop récentes. Après avoir perdu ses parents et son frère pendant la guerre, elle perdra un de ses fils. Je souhaitais aujourd’hui vous parler d’une grande Dame qui avait une vision au-delà de sa condition personnelle.

Version lue : Numérique

Le jour décalé, la journée internationale des femmes


Le jour décalé, la journée internationale des femmes

En mars, c’est une constante chez Collectif Polar,

on fête les femmes.

Cette année nous ne dérogerons pas à la règle puisque naturellement en ce 8 mars nous le consacrerons la journée à de sacrées héroïnes.

Oui nous mettrons en avant des femmes que l’on admire ou que l’on a trouvées remarquables.

Nous rendrons hommage à Simone Veil à travers ses propres mots

Nous poursuivrons avec des femmes trop souvent oubliées et malmenées dans une histoire de France peu voire pas connue.

Alors ces deux bouquins, quels sont-ils ?

 

Ce midi c’est Maud qui pour ne pas oublier cette journée de la femme nous parlera de sa lecture, d’une Vie de Simone Veil

De son enfance niçoise dans une famille juive complètement assimilée, et de sa déportation à Auschwitz avec sa mère et l’une de ses soeurs en mars 1944, jusqu’à ses fonctions les plus récentes, S. Veil se raconte à la première personne. Personnage au destin exceptionnel, elle est la femme politique dont la légitimité est la moins contestée, en France et à l’étranger, elle se montre ici telle qu’elle est libre, véhémente, sereine.

Et en fin d’après-midi, je viendrai à mon tour vous raconter ma lecture de livre du Diane Ducret, Les indésirables

Au début de la Seconde Guerre mondiale, Eva et Lise, deux amies jugées indésirables, sont internées par l’Etat français dans un camp au beau milieu des Pyrénées. Recréant un cabaret, elles chantent et dansent l’amour et la liberté en allemand, en yiddish et en français.

 

Alors à tout vite

Et les messieurs sont bienvenus

L’interview impromptu : Nick Gardel était avec Mamie Danièle et Miss Aline


L’interview impromptu 

Nick Gardel était avec Mamie Danièle et Miss Aline

Papote à 2 flingueuses + 1 invité qui passait par là et qui a vu de la lumière …

à mi-chemin entre « viens ici que je te parle de mon nouveau roman et papote de flingueuses sur un nouveau roman …

ça aide vachement  dans le classement de cet ITW

Mettons le dans la catégorie « barge »


Dany : Salut Aline !

Miss Aline : bonjour Danièle et bonjour Nick.

Dany : Alors Aline tu as terminé le petit dernier de Nick ?

Miss Aline : il me reste quelques pages de fin ! Mais non ne me dites rien sur cette fin.

Dany : Comment tu trouves la bête ?

Miss Aline : j’ai envie de dire : réaliste.

Dany : Je trouve les sujets assez graves malgré le ton toujours aussi … comment dire ? acide ?

Miss Aline : certes mais je dirais que les personnages sont ancrés dans la réalité. Ils ont une certaine authenticité .

Dany : tu as une expérience de copropriété sans doute ?

Nick : Bonjour les filles

Miss Aline : Bonjour Nick ! 

Oui Danièle,  et de plus avec j’ai à faire au public tout les jours.

Dany : Salut Nick ! Tu as choisis la copropriété en raison d’une expérience vécue ?

Nick : Alors d’abord chacun de ces personnages existe parce qu’ils sont universels sans doute.
Oui, je vis en copropriété.

Dany : Un tel ramassis sur quelques mètres carrés c’est possible ?
Tu as pris modèle sur tes voisins ?

Miss Aline : oui, je pense que c’est possible.

Nick : Mais c’était surtout le moyen d’empiler les déviances, de collectionner les éclats de vie.

Dany : Mais ils ont un point commun (sauf un) c’est l’âge avancé.

Nick : Le voisinage est la troisième catégorie à laquelle on ne pense jamais.

Dany : Quelles sont les deux autres catégories ?

Nick : On divise toujours les gens entre la famille et les amis. Mais il y a aussi les voisins.

Miss Aline : Je suis d’accord il faut envisager les voisins, curieux, envieux, malveillants.

Dany : Avec qui on peut passer somme toute plus de temps …

Nick : Je voulais faire une histoire sur une forme fantasmée de la vieillesse.

Miss Aline : Tu peux développer ?

Dany : Ça c’est au moins la deuxième fois que tu t’attaques au temps qui passe.

Nick : Cette vieillesse égocentrée qui refuse catégoriquement sa part de responsabilité.

Dany : Le privilège de l’âge sans les devoirs ?

Nick : On crie à la déliquescence de la jeunesse, mais on ne s’attaque pas assez aux décisions désastreuses des générations passées.

Dany : Des exemples ?

Nick : L’état du monde actuel est un artefact des décisions d’antan…

Miss Aline : C’est une évidence Nick.

Nick : Rien n’est neuf, rien n’est parachuté. Même les enfants mal-élevés l’ont été par des parents et des grands-parents en démission, déresponsabilisés par le temps passé.

Dany : Parce que les alertes antérieures n’ont pas été non plus écoutées en leur temps … les alertes ont existé aussi (de mon temps …) on a combattu aussi les centrales nucléaires
Je m’égare … mes excuses !

Nick : Le livre n’est pas une attaque en règle contre l’âge. C’est juste un parti pris d’avoir choisi cette tranche de la population qui se renferme sur l’égocentrisme.
Il y a d’ailleurs des personnages positifs. Ils ont juste chacun leur déviance

Dany : Et à quel genre de vieux souhaiterais-tu ressembler dans ton immeuble …

Nick : Sans doute à Janine. Elle en a sous le pied. Elle en sait plus qu’elle ne veut le laisser paraître.
Elle a l’égoïsme altruiste…
Elle pense à elle en s’occupant des autres.

Dany : Oui moi aussi j’aime bien Jeanine …

Miss Aline : Je n’ai pas de personnage préféré. Parles-nous d’Antoine, comment as tu créé ce personnage ?

Nick : Antoine est une épave. Il subit en permanence. Mais il s’est imposé tout seul.

Dany : C’est un pauvre mec …

Nick : C’est un ado attardé, un fils à maman gavé et dévoré par son poids.

Miss Aline : C’est clair.

Nick : Mais je lui ai refilé mes passions cinématographiques. Pas de la cinéphilie, une sorte de culture bigarrée et disparate.
Mais j’ai aussi été cruel en le gavant de Ricoré.

Miss Aline : Qu’as tu refilé au capitaine Berchtold ?

Nick : Berchtold est un crétin intègre. La définition même du besogneux.

Dany : C’est vrai, dans ta GAV tu disais « Mes flics sont plutôt bons, même si j’écorne la profession régulièrement. »

Nick : Je voulais une boussole qui indique le sud … Berchtold a toutes les pistes et n’a rien compris.
Il se drape dans sa profession, dans son flair, dans sa mise au placard.

Miss Aline : Il me fait de la peine.

Nick : C’est mon inspecteur Clouzeau, le burlesque en moins.
Oui, Aline, il a quelque chose de pitoyable. Mais il est drôle aussi

Dany : Orsini dans le style pitoyable n’est pas mal non plus …

Nick : Orsini est à part.

Dany : C’est à dire ?

Miss Aline : Développe stp

Nick : C’est un vieillard qui recherche la paix sans comprendre qu’à son âge, la paix signifie la mort.
Il voudrait que le bruit cesse, pouvoir ressasser sa gloire passée, il cherche à s’enterrer seul.

Miss Aline : C’est radical la mort.

Nick : Il cherche finalement à cesser de vivre.

Miss Aline : Paix assurée.

Dany : J’étais plus optimiste pour lui en te lisant.

Nick : Oui, mais il se débat sans comprendre qu’il n’est pas prêt à obtenir cette paix.

Dany : C’est surtout un fieffé coquin …

Nick : Orsini vit dans le passé. Il n’a que peu d’interaction avec le monde réel.

Dany : Sauf le temps qu’il passe au judas de sa porte.

Nick : Et puis, il a un mode vie particulier…

Miss Aline : Ce monde de petits vieux est égocentrique et manipulateur.

Nick : Oui, je les voulais en guerre larvée ces petits vieux. Certains sont méchants, d’autres sont barrés. D’autres sont simplement sur une autre planète.

Dany : … et l’aristo du rez-de-chaussée méchante ET barrée.

Miss Aline : A l’image du reste du monde en somme Nick!

Nick : Oui, cet immeuble est un petit monde pas très ragoutant.

Dany : Ils recherchent tous les conditions de leur confort.

Nick : Oui, sauf Yvonne qui traverse tout ça dans sa folie propre.

Miss Aline : Ne serait-ce pas elle la plus « heureuse » ?

Nick : Avec Janine qui est plus dans le réel.

Dany : Pas très optimiste tout ça !

Nick : Mais Yvonne est totalement déprimée. La chimie la tient debout.
Ah oui, c’est pas « Rigolade à l’hospice »… C’est « Laisse Tomber »

Dany : En fait Nick c’est ton premier roman grave et triste …

Miss Aline : Société sous pilule ! Un p’tit cachet pour ci, pour ça…

Nick : Il n’est pas triste. Il a une forme de désespérance rieuse.
On garde le sourire en le lisant j’espère.

Dany : C’est le moyen, quand on vieillit, de ne pas se suicider tout de suite la dérision !

Nick : C’est un roman totalement moi.
Un roman si Nick…

Dany : Pourtant l’un de tes thèmes favoris est totalement absent : l’amitié.

Nick : Oui, c’est un parti pris. Je ne voulais pas faire un nouveau road-trip amical.

Dany : Ils sont tout sauf « potes » tes vieux !

Miss Aline : Comment t’es venu l’idée de ce roman ?

Nick : Je voulais un quasi huis clos aigre sans amitié.

Dany : Sur ce point c’est gagné !

Nick : Le roman est parti de la situation de départ comme souvent chez moi. Je n’ai pas de plan pré-établi. Donc un obèse sur une rambarde…
Je l’ai cerné de méchants vieux pour casser aussi cette forme de nostalgie bienheureuse pour le temps passé.
On me reproche souvent de faire des romans vintage avec des thèmes qui établissent une sorte de passé idéalisé.

Dany : Oui flower power etc … ça a son charme !

Nick : Voilà. Mais dans Woodstock, il y a aussi la gadoue.
C’est un fil de rasoir comme écriture. La gravité sans plomber le texte. Le fond sombre sans tomber dans le pathos. Continuer à rire même si c’est jaune et que ça décolle le dentier.

Dany : Et des situations très visuelles.

Nick : Ça je ne sais pas faire autrement.
Il faut que je vois la scène pour qu’elle existe.

Dany : Et des tutos sur les produits d’entretien … toujours en aide aux bricoleurs !

Nick : Oui je trouvais ça rigolo de céder à la mode des produits homemade
après les volets …

Miss Aline : On le voit bien cet immeuble, ses habitants, leurs travers etc.

Nick : C’est le pendant physique et réel de gens qui restent hyper-intellectualisés.

Mon lecteur ponçait un volet, mon cinéphile récure son frigo…la vie quoi !

Dany : Elle existe l’impasse Bartholdi ?

Nick : Auguste Bartholdi est le demi-dieu Colmarien. Il a dessiné la statue de la liberté alors on le met à toutes les sauces ici.
J’ai voulu la situation la plus réaliste possible. Petit immeuble, petite impasse, une virée en ville dans un quartier bobo puis un quartier de tours de peuplement…

Miss Aline : Et c’est réussi.

Nick : Merci

Dany : Est-ce que cela aurait pu se passer dans une autre région ?

Nick : Oui, dans toutes les régions. Je voulais simplement une province. Ni mégalopole, ni ruralité.
Des enjeux de vieux citadins.
Des veuves, des vieux seuls, des actifs et des enkystés.Et surtout ce pauvre obèse qui a cru qu’être rentier était une sinécure.

Dany : Et un lieu de chute peu valorisant pour ton flic.

Nick : Pour le flic, on ne peut pas se tromper autant impunément.

Dany : En plus il est seul … pas de coéquipier pour relever le niveau.

Nick : Il n’a surtout même pas d’enquête ! C’est une lubie pour lui.

Dany : Tu as un lancement prévu pour ce roman Nick ?

Nick : Nous avons terminer la précommande le 15 Février avec les éditions du Caïman, puis le 16 mars j’irai faire un signature-lancement à la librairie Gibert Jeune de Paris St-Michel.

Dany : Des salons ?

Nick : C’est assez compliqué en ce moment. J’ai eu quelques annulations.

Dany : Comme tu ne sais pas ne pas écrire … tu as déjà un nouveau chantier ? Des titres en instance de publication ?

Nick : Pour la première fois de ma vie, j’ai vraiment de l’avance.

Dany : ??

Nick : J’ai un roman terminé, complètement différent dans un style qu’on ne me connait pas.
Sans cynisme ni drôlerie.

Dany : Sans vieux et sans humour ?

Miss Aline : Beaucoup de jeunes et de la rigolade !

Dany : Même pas des situations improbables ?

Nick : Il s’appelle Morts Chroniques et se déroule dans le cercle des groupes de lecture FaceBook

C’est une enquête très polar, très réaliste qui flirte avec le thriller.

Miss Aline : Ah cool !

Dany : Même pas un petit tuto pour … nettoyer les poils de chat par exemple. Tu penses à quelqu’un(e) en particulier ?

Nick : Personne en particulier, tout le monde en général. J’utilise plus des archétypes que des personnes réelles.

Dany : Et il sort quand ?

Nick : Sans tuto celui-ci. Je ne sais pas quand il sort. Il est proposé à des maisons d’édition mais je pourrais choisir l’auto-édition aussi.
Je dirais à vue de nez, vers Octobre.
Et puis je suis en écriture d’un nouveau roman bien bien barré avec des flics que mes lecteurs ont déjà rencontrés. Il s’appellera Sans queue ni tête.

Dany : Alors Nick donne-nous 3 bonnes raisons de lire Laisse tomber

Nick : Laisse Tomber est sans doute le polar cynique et acide le plus abouti que j’ai écrit. Ce n’est pas pour rien que Ian Manook m’a fait l’honneur de le parrainer avec cette extraordinaire bandeau.
Mais il reste drôle et inattendu dans la galerie de portraits que j’y décris.
Et en plus on y apprend à faire ses produits d’entretien.

Il est méchant, jouissif, cinéphile, naturiste et particulièrement odieux avec tout le monde. Rien que pour ça, il est indispensable.

Dany : Avec Aline on a eu la chance de le lire en avant-première et pour ma part j’approuve des deux mains ! J’ai aimé même si je crains que l’âge me fasse ressembler à certains d’entre eux 😖😉😂

Nick : Reste à savoir à qui tu t’identifies…

Dany : Ça reste mon côté mystérieuse …

Nick : Indispensable

Dany : Aline …  tu veux connaître la fin ? Tu es partie ?

Geneviève : Moi je suis là, mais pas encore lu 😉

Nick : Salut Geneviève

Geneviève : Chut, bonjour Nick, moi je ne suis là qu’en observatrice. 😛

Nick : On a été sages. On n’a même pas dit de mal.

Dany : Tu as une question pour l’auteur Geneviève ? Il te manque un tuto en bricolage … ?

Nick : Dans mon prochain, il y aura un tuto … Comment nettoyer un squelette.

Dany : humain ?

Nick : aussi. La méthode est la même.

Dany : Chez les flingueuses on a déjà eu des cours par messenger 😉

Miss Aline : Merci pour cette papote Nick.

Dany : Pour ma part Nick,  il me reste à te remercier pour le temps que tu nous a consacré et tout les bons moments que tu nous procures par ton style et tes histoires

Nick : Merci à vous surtout

Geneviève : Je peux une question ?

Dany : 👍

Nick : Moi je veux bien

Geneviève : Comment t’es venu l’idée des cercles de lecteurs ?

Nick : Pour le prochain ?

Geneviève : Oui pour celui qui est déjà terminé ? Morts Chroniques

Nick : En tant qu’auteur auto-édité d’abord, j’ai intégré pas mal de groupes de lecteurs histoire de m’y faire connaître. On y retrouve généralement des comportements équivalents qui permettent de définir des lignes fortes pour des personnages.
Quand on a ces lignes fortes, il suffit parfois d’une impulsion pour créer une histoire. Tu as été cette impulsion pour Morts Chroniques avec ton « écris-nous un thriller ». Une autre personne m’a permis d’y plaquer un réalisme que je ne maîtrisais pas encore.
Le reste est une question de chimie entre ressenti, besoin de l’histoire et aussi de rendre intéressant le tout.

Geneviève : Ces groupes de lecteurs sur FaceBook c’est un sujet sensible, non ?
C’est aussi potentiellement ton lectorat !
Tu n’as pas peur de certaines réactions que pourrait susciter la lecture de celui-ci ?

Nick : Oui c’est sensible parce que c’est potentiellement un milieu susceptible. Mais, il y a moyen de voir justement les à-côtés, les travers et tout le positif qui peut en découler
Techniquement, soit dit entre-nous, je n’ai pas grand chose à perdre niveau lectorat. J’ai écrit un roman sincère, qui a du rythme et une certaine profondeur. Je crois beaucoup à son potentiel, beaucoup moins au mien d’ailleurs.

Geneviève : Moi je crois en toi, les  Flingueuses aussi d’ailleurs.

Dany : Tout à fait Cheffe !

Geneviève : Alors il me reste à te souhaiter une chose, trouver un éditeur assez culotté pour le publier. Mais existe-t-elle cette bête rare ?

Nick : C’est un débat…
Qui est au-delà de mes capacités.
J’écris des trucs.
Le fait qu’ils soient lus ou non n’est malheureusement pas de mon ressort.

Dany : Tant mieux que tu écrives et toujours prête à lire du Gardel pur jus. Alors Nick, au revoir pour ce soir et au plaisir de se croiser dans la vraie vie un de ces jours !

Nick : Je l’espère aussi Dany

Miss Aline : Merci Nick. Bonne soirée à tous.

Nick : Bonne soirée et bonne fin de lecture

Miss Aline : ouiiii

Dany : Merci Nick, Merci Aline et la cheffe

Miss Aline : merci à tous.


Geneviève : Merci à vous 2 les flingueuses et merci à notre auteur pour ces quelques confidences.


Et vous l’avez compris le Gardel nouveau est disponible le 12 mars prochain !

Dans quelques jours on revient et on vous en parle !

Mars le Mois du Polar


Mars le Mois du Polar

En ce joli moi de mars, le polar fleuri à tout va.

J’ai relevé 219 titres et je ne suis pas exhaustive.

A l’heure où je vous parle plus de 80 ont du trouver une place dans vos librairies.

Pour vous on n’en a déjà lu quelques uns que l’on peut vous conseiller sans se tromper.

Voici notre petite sélection


On a retenu 15 titres

 

Les Sorties du jour et de la veille

Animal de Sandrine Collette

Humain, animal, pour survivre ils iront au bout d’eux-mêmes. 
Un roman sauvage et puissant.

Dans l’obscurité dense de la forêt népalaise, Mara découvre deux très jeunes enfants ligotés à un arbre.
Elle sait qu’elle ne devrait pas s’en mêler. Pourtant, elle les délivre, et fuit avec eux vers la grande ville où ils pourront se cacher.
Vingt ans plus tard, dans une autre forêt, au milieu des volcans du Kamtchatka, débarque un groupe de chasseurs.
Parmi eux, Lior, une Française. Comment cette jeune femme peut-elle être aussi exaltée par la chasse, voilà un mystère que son mari, qui l’adore, n’a jamais résolu.
Quand elle chasse, le regard de Lior tourne à l’étrange, son pas devient souple. Elle semble partie prenante de la nature, douée d’un flair affûté, dangereuse.
Elle a quelque chose d’animal. Cette fois, guidés par un vieil homme à la parole rare, Lior et les autres sont lancés sur les traces d’un ours.
Un ours qui les a repérés, bien sûr. Et qui va entraîner Lior bien au-delà de ses limites, la forçant à affronter enfin la vérité sur elle-même.
Humain, animal, les rôles se brouillent et les idées préconçues tombent dans ce grand roman où la nature tient toute la place.

 

Manhatan Chaos de Michaël Mention

New York, 13 juillet 1977. L’été de tous les extrêmes : alors que la ville est en faillite, une canicule sans précédent sévit et le tueur Fils de Sam rôde dans les rues. Tandis que le soleil se couche sur Manhattan, une coupure de courant survient. Huit millions d’habitants sont plongés dans l’obscurité : c’est le black-out et la panique s’empare de la ville. Cloîtré chez lui, rongé par la drogue, le célèbre musicien Miles Davis a mis un terme à sa carrière et s’enlise dans la dépression. En manque d’héroïne, il se résout à sortir en quête d’un dealer lorsque des émeutes se déclenchent. Débute une nuit de terreur, où il va se heurter aux pillards et aux fantômes de Manhattan. Traqué d’un siècle à l’autre, la star déchue fera tout pour survivre, alors qu’un mal mystérieux le ronge de l’intérieur.

 » Michael Mention est l’un des meilleurs auteurs français de romans noirs !  »

 

Son autre mort d’Elsa Marpeau

Alex mène une vie normale jusqu’à l’arrivée de l’écrivain Charles Berrier dans le gîte rural qu’elle tient avec son mari. Une nuit, l’homme essaie de la violer. En cherchant à se défendre, elle le tue. Paniquée, craignant que les conséquences de son acte ne détruisent sa famille, Alex dissimule le corps. Avant que la disparition de Berrier ne soit connue, et pour éloigner d’elle les soupçons, Alex décide de s’infiltrer dans son entourage pour trouver qui, parmi les proches de l’écrivain, aurait pu l’assassiner…

Elsa Marpeau a grandi à Nantes, s’est installée à Paris et a vécu à Singapour. Son autre mort est son sixième roman à la Série Noire, après notamment Les yeux des morts, prix Nouvel Obs-BibliObs du roman noir 2011, L’expatriée, prix Plume de Cristal 2013, ou encore Et ils oublieront la colère en 2015. Elle est également la créatrice de la série Capitaine Marleau.

 

Le prieuré de Crest de Sandrine Destombes

Sandrine Destombes continue d’explorer le territoire du fait divers avec Le prieuré de Crest, une enquête où les femmes sont coeur de l’intrigue.
 » Madame, je vais vous demander de sortir du véhicule, s’il vous plaît.  »
Le sous-lieutenant Benoit se remémorera longtemps cette scène avec une seule question en tête : aurait-il agi différemment s’il avait su ce que déclencherait ce simple contrôle routier ?
Une enfant de huit ans tourmentée.
Une mère disparue à cause du 6-6-B.
Une conductrice qui finit sa course dans le fossé.
Un cadavre aux yeux énuclés.

Telle une comptine macabre, voilà les quelques mots qui se trouveraient dans le rapport du gendarme avant que les Experts du Pôle judiciaire de la Gendarmerie nationale ne débarquent à Crest.
Toute cette agitation vient troubler cette commune tranquille de la Drôme. La tranquilité, c’est aussi ce que sont venues chercher la hiératique Joséphine et ses protégées ; ces femmes du prieuré, sorte de gynécée où les hommes n’ont pas droit de cité.

 » Une atmosphère envoûtante et une écriture ciselée.  »

 

Un jour comme les autres de Paul Colize

L’auteur d’ Un long moment de silence revient avec un roman noir qui flirte avec la littérature générale.
Emily vit seule en Italie où elle passe ses journées à trouver le mot juste – elle est traductrice littéraire de métier – et à faire parler les chiffres qu’elle affectionne. Mais surtout, elle passe ses journées à attendre.
614 jours qu’elle attend. Presque deux années à se repasser en boucle la dernière journée d’Éric.
En apparence un jour comme les autres. À essayer de comprendre. À ne pas pouvoir faire son deuil. Alain est reporter d’investigation au Soir, en Belgique. Il passe ses journées à enquêter, creuser, recouper les informations. Éric, il l’a connu. Suffisamment pour s’intéresser à sa disparition.
Et encore plus quand il réapparaît…
Paul Colize signe un polar qui flirte avec la littérature générale. Ses héros nous touchent, autant qu’ils nous déroutent. Un roman polymorphe sur les parts d’ombre de chacun, sur ces secrets que l’on garde et qui finissent toujours par réapparaître.
Pour Un long moment de silence : Landerneau ; Polars Pourpres ; Boulevard de l’Imaginaire
Pour Concerto à 4 mains :  Arsène Lupin ; Plume de Cristal ; Sang d’Encre des lecteurs

Art et décès de Sophie Hénaff

 

Silence, on tue ! C’est sur un plateau de cinéma que la plus sympathique bande de loosers du 36 Quai des Orfèvres fait son come-back, avec toujours à sa tête la célèbre commissaire Anne Capestan, obligée d’interrompre son congé parental pour sauver une ex-collègue. La Capitaine Eva Rosière, qui se consacre désormais à sa carrière de scénariste, est accusée du meurtre d’un réalisateur, retrouvé un couteau entre les deux omoplates, défoncé à la kétamine ! Eva avait, il est vrai, juré de le tuer…

Le Cluedo peut commencer. Sa gamine sous le bras, Anne Capestan est prête.

Après le succès de Poulets grillés (prix des lecteurs du Livre de Poche) et de Rester groupés, Sophie Hénaff poursuit sa série désopilante et savoureuse. On en redemande !

 

 Mi mars  les 13 et 14

Et le mal viendra des Camhug.

Bon j’avoue ce dernier opus de Jérôme Camut et Nathalie Hug c’est un peu mon précieux de ce moi de mars

 

 » On vous a alertés sur la valeur inestimable de l’eau, vous n’avez pas voulu voir. Alors on vous a assoiffés, et vous vous êtes entretués. Va-t-il falloir que l’on entasse six mille cadavres d’enfants devant vos portes pour que vous réagissiez enfin ?  »

L’eau est devenue une ressource rare. Les hommes s’entretuent pour acquérir ce précieux liquide.

Haut le choeur de Gaëlle Perrin-Guillet

« Quand je sortirai, tu seras la première prévenue… Je saurai te retrouver. »
Depuis qu’Éloane Frezet, la tueuse en série la plus abjecte de ces dernières années, a prononcé ces mots, Alix Flament vit dans l’angoisse que la criminelle sanguinaire s’évade de prison…
Alors, quand la journaliste reçoit un coup de téléphone d’Éloane en pleine nuit, elle comprend que la meurtrière va honorer sa promesse…
Une promesse de sang…

La journaliste Alix Flament, autrefois spécialiste des affaires criminelles, a dû renoncer à sa carrière dans le fait divers suite à la publication, six ans plus tôt, de ses entretiens avec Eloane Frezet, une tueuse en série. Mais cette dernière vient de s’évader et entend bien poursuivre ses crimes, menant Alix au bord de la folie.

 

 

Crow de Roy Braverman

NE CHASSE À L’HOMME HALETANTE ET SANS PITIÉ DANS LES PAYSAGES SAUVAGES DE L’ALASKA

Hunter et Crow, deux fugitifs accusés de crimes odieux, décident de se soumettre d’eux-mêmes à l’esprit de la loi en s’isolant au cœur des Brooks Range. Mais les flics locaux et le FBI, dont l’obsession est d’appliquer la loi à la lettre, les laisseront-ils faire ? L’obstination d’un ex-agent du FBI, devenu sérial killer pour l’occasion, déclenche une chasse à l’homme haletante et sans pitié à travers les paysages sauvages de l’Alaska. Une terre rude et immense où tout chasseur devient un jour la proie de quelqu’un d’autre.
Tour à tour chassés ou chasseurs, Hunter et Crow vont poursuivre, croiser ou fuir une shérif amoureuse d’un orignal, une agent spéciale du FBI surnommée Fiasco suite à l’échec de sa dernière mission, une trappeur romantique qui ne craint ni les loups ni les ours, un collecteur de dettes arménien et mélomane, un gang de rednecks qui carbure à la bière locale, un pilote de brousse hippie fan de Jefferson Airplane… Tout ça pour sauver sa peau, appliquer la loi ou mettre la main sur un butin de plus d’un million de dollars. Voire les trois à la fois !

À propos de Hunter
« Un indéniable plaisir de lecture, un irrésistible talent de conteur, des hectolitres d’hémoglobine : on croirait lire du Bret Easton Ellis ou du James Ellroy. On vous souhaite de parvenir à dormir quand même.’ (Le Devoir)
« Un livre coup de poing dont on sort KO debout.’ (Claude Mesplède)
« Entre Délivrance et Fargo. Une écriture directe, qui vous embarque avec une grande élégance et une redoutable efficacité.’ (Le Temps)

 

Minuit dans le jardin du manoir  de  Jean-Christophe Portes

Denis Florin, un jeune notaire solitaire, vit avec sa grand-mère Colette dans un manoir en Normandie. En rentrant un soir, il découvre une tête plantée sur un piquet dans le jardin, des pièces d’or à l’emplacement des yeux et des dents. Colette a disparu et il devient le premier suspect. La journaliste Nadget croit en son innocence et veut découvrir la vérité.

Il y a un manoir sombre et isolé, avec un grand jardin autour.

Il y a Colette, la vieille folle du manoir.

Il y a Denis, son petit-fils, un notaire timide et maladroit.

Et puis il y a, ce matin brumeux, la tête d’un inconnu plantée sur un piquet.

Les ennuis commencent alors pour Denis. Le genre d’ennuis qui changent votre vie. Pour le meilleur… ou plutôt, pour le pire.

Une aventure rocambolesque et explosive où des vies ordinaires basculent dans l’extraordinaire sous la plume incisive et cadencée de Jean-Christophe Portes. Lauréat du prix polar Saint-Maur en poche 2018 pour sa série historique « Les enquêtes de Victor Dauterive », il signe avec Minuit dans le jardin du manoir son premier polar contemporain.

Parasite de Sylvain Forge

A Clermont-Ferrand, Marie Lesaux, capitaine de la brigade de protection de la famille, doit tester les capacités de son nouvel et étrange équipier, Valmont, qui, loin d’être un policier comme les autres, est en réalité une somme d’algorithmes. Ce puissant programme expérimental à la force de calcul phénoménale est en effet missionné par l’Etat pour lutter contre toutes les formes de criminalité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 Dernier tiers de mars 

Le nouveau roman de Bernard Minier
Bienvenue à Hong Kong.
Chez M.
Au bord de l’abîme…

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y aura surtout la sortie des bouquins de nos Flingueuses et autre Nervi

Le 12

Laisse Tomber de Nick Gardel

Antoine Spisser est obèse. Ça ne le définit pas, mais ça le décrit assez bien. Surtout quand il se retrouve en équilibre sur la rambarde d’un balcon à 15 mètres du sol. Mais ce qui l’a amené dans cette situation est une autre histoire. Et ce ne sont pas les copropriétaires de son petit immeuble qui vous diront le contraire. Enfin… Ceux qui sont encore en vie…

 le 25 mars 

Sale temps pour les grenouilles d’Isabelle Bourdial

« Sale temps pour les grenouilles : Attention Burn Out » d’Isabelle Bourdial. Une comédie noire drôle et caustique contre le harcèlement au travail et afin d’éviter le burn-out.

Le 29

L’ombre de Nola de Sacha Erbel

Talia revient en France après un événement traumatique qu’elle a vécu à la Nouvelle-Orléans. Une expérience dont elle se remémore avec douleur et rancoeur mais qui lui a offert la capacité de voir l’avenir. Alors qu’elle tente de se reconstruire, ses visions lui apportent l’image d’un homme pendu et de rituels mystérieux. Elle doit retourner sur les traces des esprits vaudous en Louisiane.

 

 Voilà  mes polardeux, je vous ai débroussaillé le terrain.

De 219 titres nous sommes passés à 15 bouquins.

15 titres que vous retrouverez dans nos pages dans les jours et les semaines à venir.

Alors belles lectures à venir.

 

 

Dédicace à la Mémo épisode 2 avec Didier Fossey


Parce qu’il fallait bien aussi que l’on parle polar !

Rencontre dédicace avec Didier Fossey

Le 9 mars 2019  De 15h00 à 18h00

Rencontre littéraire proposé par Florence notre flingueuse de la MemO (Médiathèque Municipale d’Osny)

Découvrez l’univers d’un membre de la brigade Anti-criminalité

Venez rencontrer Didier Fossey à l’occasion de la sortie de son dernier roman : Tr@que sur le Web est le premier d’une série de 4 romans dans lesquels on retrouve les enquêtes du Commandant Boris Le Guenn, inspirées de sa longue expérience parisienne au sein d’une Brigade Anti-Criminalité de nuit.

Didier Fossey n’en est pas à son coup d’essai, Burn out, paru en 2015, a remporté le Prix Polar du Lion’s Club à Rambouillet, Son dernier roman, ArtificeS est sorti en juin 2018. Des romans plein d’action qui retranscrivent bien la réalité de ces policiers !

Echanges, vente et dédidace des livres de l’auteur.

MéMO

2 place des impressionnistes

95520 Osny

Tél. 01 30 30 86 73