La voie des morts de Neely Tucker


"Sly était clairement à cran. Cette façon qu'il avait de se ronger les ongles et de parler à tort et à travers ne lui ressemblait pas. Le nombre de policiers dans le quartier ébranlait le bonhomme – les fédéraux qui frappaient aux portes, chopaient les mecs pour des motifs insignifiants juste histoire de pouvoir les traîner au centre-ville, le tout en les menaçant de faire sauter leur liberté conditionnelle et de les faire replonger... En général, il s'agissait de flics du quartier qui connaissaient les criminels et réciproquement. Les uns et les autres connaissaient les règles du jeu. Mais les fédéraux n'étaient que des connards : ils se foutaient complètement des règles (...) "