Et la mort se lèvera / Jacques Olivier Bosco

Mes petites lectures

9782914704632,0-586591Le livre : Et la mort se lèvera / Jacques Olivier Bosco.Paru le 26 février 2010 chez Jigal. 17€24 . (280 p.) ; 21 x 14 cm.

Réédité en poche le 23 mai 2013 chez Jigal poche polar. 9€50 ; (348 p.) ; 17 x 11 cm

4e de couv :

Chez les Ranzotti, il y a l’argent qui coule à flot, les voitures de luxe, la drogue et les flingues mais aussi l’honneur, la fierté, la vendetta, tous ces trucs qu’on croirait tout droit sortis d’un film américain.

Aussi quand le Calabrais décide de venger sa fille Maria – morte d’une overdose – et de faire le ménage parmi les dealers locaux, personne ne semble s’en émouvoir.

Dans la Famille, pour préserver l’avenir, on nettoie le passé, c’est la règle !

Mais il y a cette bavure, cette tragique méprise, cet horrible grain de sable… Et c’est alors qu’il ressuscite… l’homme aux yeux d’acier, celui qui a dormi dans le lit du diable, celui qu’on appelle le Maudit…

Un conte cruel, cru, violent et émouvant, mené sur un rythme infernal, à l’efficacité redoutable… Sueurs froides et émotions garanties !

112263548987645L’auteur : Fils d’expatriés d’Algérie, dont la famille s’est retrouvée dispersée dans la grande banlieue Parisienne ainsi que dans le sud de la France – parents divorcés des années soixante-dix, grands parents marqués par le déracinement, Jacques Olivier Bosco est né en 1967 à Fontenay-Aux-Roses. Il a commencé à travailler à seize ans. Et… Il vit aujourd’hui à Nice avec sa petite famille, son chat gris et sa Vespa rouge.

 

 

Extrait :
Elle avait dans les vingt ans, typée italienne, ses cheveux épais bondissant en grappes noires sur ses épaules bronzées, l’air pur et frais fouettait son visage dans les accélérations de son petit Spider. Isa laissait son cabriolet la tirer vers l’avant, son pied nu poussant sur l’accélérateur, une main posée sur le volant et l’autre, lâche et ouverte contre la portière, à palper le vent. Elle ne faisait même pas attention aux deux rubans bleus et calmes qui s’étalaient sur sa droite : la mer et le ciel de Nice, avec le soleil planté juste au-dessus, comme une punaise aveuglante.
La radio balançait du Lalo Shifrin, ça roulait comme du bon jazz, ses yeux souriaient. Tout autour, ses longs cils soigneusement peints de rimmel lui donnaient des airs d’Elisabeth Taylor dans Cléopâtre, et sa bouche aux dents de nacre, aux lèvres pulpeuses et rouges comme des fraises mûres, pouvait tout aussi bien vous susurrer des mots vicieux au creux de l’oreille, tel le serpent de la tentation, que rire de façon hystérique. Elle s’appelait Isa Ranzotti, grande, bien découplée, elle avait du chien et le savait.
Membre d’une «Famille» du milieu niçois qui avait investi dans les bars, restaurants et boîtes de nuit, elle-même gérant avec parcimonie l’un de ces établissements, Isa était capable de passer le plus clair de son temps à faire du shopping à Cannes le jour et des virées en Ferrari la nuit, sur les corniches étoilées de Monaco. La demoiselle aimait les beaux mecs, les fringues et les fêtes au VIP Room. Le genre de fille que l’on risquait plus facilement de croiser dans les boîtes à la mode de la Côte que dans un Hyper de la zone industrielle. De celles qui font rêver par leur inaccessibilité, comme les belles bagnoles.
Reste à rajouter, pour ceux qui connaissent les longues nuits chaudes aux fenêtres ouvertes sur la pinède et la mer, dans un grand lit blanc au drap roulé sur le côté, que cette fille savait être aussi passionnante que passionnée, que cela soit debout ou allongée.
Le petit bolide prit la corniche de Rauba Capeu, coincée entre le pied du Château et la grande Bleue, pour s’en aller devant le terrible et immense monument aux morts d’allure soviétique de la ville de Nice, descendre sur le port vers la place île de Beauté. Elle avait son appart au coin d’une rue derrière l’église, avec vue sur la mer. Isa partageait un beau trois pièces «meublé moderne» avec sa cousine Maria. Elle l’imagina encore nue, couchée sur son lit, à dormir comme une masse et certainement seule, ce n’était pas le genre en ce moment à ramener des mecs. Isa soupira en accélérant dans la pente, pressée de la voir.

 

 

Mes petites lectures

Le petit post-it de Ge

Maria, membre d’une famille puissante de la Côte d’Azur, meurt d’une overdose. Sa cousine, Isa, prévient Franco Ranzotti, le père, qui décide de se venger auprès des dealers locaux.

Un vrai polar, des histoires de voyous et de milieux. C’est écrit sans complaisance. Gangsters et truands ne sont point des héros sous la plume directe de Jacques Olivier Bosco. Il n’y a pas de temps mort. C’est prenant comme un bon film.

5 réflexions sur “Et la mort se lèvera / Jacques Olivier Bosco

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