Ne prononcez jamais leurs noms de Jacques Saussey

Le livre : Ne prononcez jamais leurs noms de Jacques Saussey. Paru le 11 janvier 2017 aux Editions du Toucan dans la collection Toucan Noir.  19€90 ; (489 p.) ; 22 x 14 cm.

  4ème de couverture :

Depuis quelques mois, la capitaine Daniel Magne a quitté son poste à la Criminelle du Quai des Orfèvres. Séparé de sa compagne Lisa Heslin – qui est partie vivre en Suisse dans le chalet de son père (Lire «La Pieuvre»),

il a accepté un poste à Hendaye, au Pays Basque, le plus loin possible de ce qui reste de leur couple anéanti.

Seul, en proie au remord qui le ronge, il s’enfonce dans une déprime alcoolisée qui lui vaut d’être rapidement mis à l’index par son chef de groupe.

Alors qu’il est assis à la terrasse d’un café, désœuvré par une mise à pied de quelques jours, Magne assiste à une gigantesque explosion dans le quartier de la gare d’Hendaye.

Accident? Attentat? N’écoutant que son instinct de policier, le capitaine se précipite sur les lieux du drame, et vers son avenir…

À paraître en réédition en poche le 17 janvier 2018 chez le livre de poche dans la collection Thiller

 

 

L’auteur : Jacques Saussey, né le 14 mars 1961 Jacques Saussey est né en 1961. Ouvrier maquettiste et dessinateur CAO dans une grande entreprise internationale, il est passionné d’archerie et de polars. Il  Il habite dans l’Yonne… et rêve souvent du Québec. Depuis la parution de son premier livre (De sinistre mémoire, 2010) Jacques Saussey (1961) a publié une dizaine de romans, tous salués par la critique et acclamés par le public. Intrigues fouillées et personnages ciselés sont la marque de fabrique de cet orfèvre du genre, qui s’impose comme la relève du polar à la française.

Extrait :
« Le train roulait de plus en plus vite. Il passa sur un aiguillage qui le fit tanguer comme un navire pris dans les vagues d’un chenal agité par le vent.
Les yeux écarquillés de Karine s’abaissèrent vers le plancher.
De sous le siège 66, la poignée du sac de Damian avait basculé en pleine lumière. Elle s’accroupit et le tira vers elle, et ce fut soudain comme si elle avait pu voir au travers du tissu. Comme si cette forme oblongue qui le déformait lui avait murmuré quelques mots funestes à l’oreille.
Elle eut juste le temps de prendre une profonde respiration pour pousser un hurlement.
Et puis le monde s’éteignit dans un grand éclair blanc. »

 

 

 

La chronique jubilatoire de Dany

Les héros que nous avons laissés à la fin de « la pieuvre » ont séparé leurs destinées, du moins le croient-ils quand une explosion emporte les passagers d’un train Irun-Paris, en plein retour de vacances d’hiver. Par hasard Daniel, nouvellement muté à Hendaye et sous le coup d’une mesure disciplinaire, se trouve mêlé à la traque de l’auteur de l’attentat … à moins qu’il ne s’agisse d’un accident fortuit ou encore d’un assassinat ou d’un meurtre. Le voilà enlevé et Lisa traverse le pays pour lui venir en aide avec le fidèle Henri. Voilà pour les faits. Le décor quant à lui se situe au pays Basque avec son passé de luttes, légitimes ou non là n’est pas le sujet mais le traitement de « l’histoire », en rappelant au lecteur les deux volets de Marin Ledun, éclaire sa lecture.

Marin Ledun, L’homme qui a vu l’homme et Au fer rouge.

Point de syndrome de Stockholm mais de la violence, de l’hémoglobine et une intrigue bien ficelée aux rebondissements multiples. Un vrai thriller comme on les aime, avec sa galerie de seconds rôles bien campés. Juré pour ma part, je ne prononce jamais leurs noms !

Je vous livre quelques extrait pour vous donner le ton du livre.

« Mais que fait cet enfoiré ? Ça fait des heures que je l’attends ! Je suis debout, tout tremblant, et j’ai l’intention de vendre chèrement ma peau. Ma main gauche me fait un mal de chien, mais elle a cessé de gonfler depuis que j’ai réussi à couper le lien avec le carreau brisé du soupirail. L’idée m’est venue d’un coup, tandis que j’essayais de le casser avec la seule force de mon regard.
L’envie de déféquer devenait insupportable. J’ai dû m’éloigner dans un coin de la pièce pour me soulager. C’est alors que j’ai senti la boucle de ma ceinture sous mes doigts. Et c’est là que j’ai compris que j’avais la solution à ce problème-là sur moi depuis le début. Elle, elle allait pouvoir passer entre les barreaux de fer ! »
« J’ai mis moins d’une heure à transporter le nitrate d’ammonium de la camionnette jusqu’à mon nouveau véhicule. Une fois que ça a été terminé, j’ai fait le tour de l’engin pour vérifier que rien n’était visible, que pas un bout de sac n’apparaissait à travers une vitre, ou dans une échancrure du métal à l’arrière. Et puis je me suis attaqué à la préparation de l’explosif primaire. Parce que c’est ça, l’emmerdement, avec le nitrate. Ça ne pète pas tout seul. Il faut le porter à plus de deux cents degrés pour provoquer la déflagration. J’ai gardé une quantité suffisante de Semtex, mon dernier morceau de pâte à modeler magique. Avec ça, je suis tranquille. Ça ne fera pas un pli.
J’ai travaillé lentement, en prenant tout mon temps, pour positionner le détonateur sans qu’on puisse l’apercevoir, même en jetant un œil par la portière. Je me méfie des vigiles, ils sont au taquet depuis l’attentat à Charlie Hebdo. Je sais que je ne ferai jamais ça une deuxième fois, que je n’ai pas le droit d’être négligent. J’installe le boîtier juste à côté de moi, derrière le siège passager. Il est collé contre le dossier, d’une couleur identique à la partie de la ceinture de sécurité reliée à la cabine. »
« Le capitaine Larralde lève les yeux de son écran et manque renverser sa tasse de café sur le clavier de son portable. C’est vrai que nous devons avoir une drôle d’allure, toutes les trois, immobiles face à lui, elles deux en minijupe et moi avec mon ventre proéminent. Le planton qui nous a escortées jusqu’à son bureau guette son accord pour disparaître. »

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