La Millième Chasse aux livres #83

La Millième Chasse aux livres #83

 


La Millième Chasse aux livres #83

By Ge

Pour cette 83e chasse aux livres j’ai la change de vous emmener…

Dans la fin des terres.

En effet nous partons plein Ouest.

Dans une région qui m’est chère.

La Bretagne.

Et comme je vous le disais, nous allons dans le Finistère

Et c’est du coté du Finistère sud que je vous embarque

En Cornouaille plus exactement.

Dans le pays de Quimperlé.

Dans une commune du bord de mer.

Une commune aux trois petits ports charmant et pitoresques

 Merrien tout d’abord

Où on élève des huîtres

Brigneau

Et sa digue

 

 Et Belon

Au nom évoquateur

d’huîtres plates

 

Oui nous sommes à Moelan sur Mer

Et c’est au bout du Belon que ce fera la dépose de mon livre

Entre l’entrée du Belon et la place de Kerfany

Au bout du bois de Kerfany

Sur une pointe qui commémore le souvenir de la seconde guerre mondiale

Et c’est au bout de la pointe de Kerfany

Pas très loin de la table d’orientation

Très certainement sur ce banc de pierre

S’il n’y a pas trop de vent

Que je déposerai le bouquin.

Le livre justement c’est :

Le pélerin de l’enfer vert de Auguste Biard

 

Quelle mouche a bien pu piquer l’honorable M. Biard, peintre de son état, fêté à Paris, de s’aller exiler au lointain Brésil ? La curiosité, le goût de l’aventure, le désir d’offrir à sa palette de nouveaux horizons ? Tout cela sans doute. Et peut-être aussi le besoin de s’éprouver : d’accéder à soi-même par le dur et sûr moyen de la souffrance assumée, recherchée même.

Le voici donc embarqué pour la haute Amazonie, escorté de l’inquiétant Polycarpe, un Indien malencontreusement «civilisé» dont l’âme est partagée entre deux sentiments contraires : l’envie irrépressible d’assassiner son maître et la crainte de se faire pincer. Mais les artistes ont la tête dure et savent faire face aux dangers, lesquels sont ici à chaque tournant.

Avouons sans honte que ces sinistres traverses nous réjouissent au plus haut point. Car l’auteur a le talent inné de tourner en dérision ses propres mésaventures, sans renoncer pour cela à la beauté du monde, qu’il pourchasse avec une constance touchante. Rien qu’à ce titre, il mérite une jolie place dans l’histoire de la littérature voyageuse : celle d’un homme qui a compris avant les autres que le voyage était une «espèce» menacée, qui a le bon esprit de le déplorer avec esprit… et qui eut malgré cela la chance inouïe de tailler sa route à travers l’épaisseur d’un monde où l’Inconnu existait encore.

 

4 réflexions sur “La Millième Chasse aux livres #83

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