Papote d’auteur : Miss Aline était avec Kate Wagner

Papote d’auteur : Miss Aline était avec Kate Wagner

En décembre dernier Miss Aline lisait Kate Wagner

Après avoir découvert et aimé « La solitude des menteurs« , notre Flingueuses a eu envie de questionner pour nous l’auteur de ce titre.

Aujourd’hui c’est chose faite.


Papote d’auteur avec KATE WAGNER.

By Miss Aline

  Bonjour Kate, je vous remercie de m’avoir permis de découvrir « la solitude des menteurs », maintenant  je voudrais en savoir un plus sur vous. Vous avez gentiment accepté une interview et je vous en remercie.  C’est parti, à vous de jouer :

1- Parlez nous de votre rapport à l’écriture ?

Bonjour Aline, tout d’abord merci pour l’intérêt que vous me portez.

L’écriture est Vitale pour moi. Quand je n’écris pas physiquement, j’écris dans ma tête. Ce qui est magique avec les mots, c’est qu’on peut les emporter partout avec soi. Comme je dis souvent, la meilleure agence de voyage du monde c’est les livres. Je pourrai ajouter, notre imagination. C’est une liberté fabuleuse. Dans la plus sombre des prisons, on peut sentir le vent, courir dans les vertes prairies et vivre le grand amour dans sa tête. Et cela même si on n’a plus accès au support du papier. L’écriture comme la lecture reste pour moi un terrain de jeu primordial.

2 – Un roman ça débute comment pour vous : une idée, un personnage, une fin ? Comment construisez-vous votre récit ?

La plupart  du temps, j’utilise ce que m’offre les minutes avant de tomber dans le sommeil. C’est souvent à cet instant que tout se met en place. Le début ou la fin d’une histoire. Après cela peut être les personnages qui prennent le relais et donnent l’orientation du récit. Je n’ai pas de recette idéale,  j’accepte les cadeaux de mon imaginaire ou …pas.

3 –  Ecrire c’est n’importe où, n’importe quand ou vous avez des rituels, des moments précis pour le faire ?

C’est n’importe où, n’importe quand. Avant,  je me promenais en permanence avec des bouts de papier griffonnés. A présent, je suis malvoyante alors,  j’essaye de faire travailler ma mémoire ou j’enregistre. Etant obligée de me déplacer en train, j’en profite pour en faire un voyage d’agrément. Je me créer des vacances en écrivant dans ma tête. Le train est un fabuleux pourvoyeur d’histoires. C’est très motivant et cela me rend moins amère d’être dépendante du rail.

 

4 – Racontez nous votre ressenti lorsque vous avez publié votre premier roman !

J’étais trop pressée et j’ais accepté, sans doute à tort, d’être rapidement publiée. Mon premier roman aurait mérité que j’y travaille davantage. Mais tenir un livre portant votre nom avec les mots que vous avez choisi et les personnages qui ont vécus avec vous tout au long de cette aventure est assez incroyable. C’est une impudeur que j’ais du accepter. Les salons et les lectures viennent donner vie au papier et vous vous rendez compte que chaque lecteur s’approprie votre histoire différemment. C’est assez déroutant.  Je n’aime pas trop les médailles qui devraient être réservées aux champs de bataille, mais le prix que j’ais obtenu quelque mois après la sortie d’Aile Ouest, m’a aidé à accepter une certaine légitimité d’écriture.

5 –  J’ai beaucoup aimé votre personnage Franck Marconi… y a-t-il une part de vous en lui ?

 L’envie de tuer sans doute. Bon, je plaisante, les sœurs qui m’ont élevés, m’ont fait comprendre l’impolitesse de cet acte.

Frank est avant tout un personnage qui s’est imposé. Au départ,  c’était le peintre Chioro qui devait devenir le personnage principal et puis Frank a tapé si fortement a la porte, que j’ais dû réécrire les  cent premiers pages du roman. Et tout chambouler. Comme quoi, ce sont souvent, pour moi en tous cas, les personnages qui me dictent la ligne à suivre. Je ne suis qu’une passeuse qui tente de transmettre le mieux possible.

 

 

6 – Vos auteurs de polar préférés et qu’est ce qui vous attire dans leurs romans ?  

Je n’ai pas vraiment d’auteur préféré car je lis (enfin j’écoute à présent) de tout. Pour être honnête, les premiers JC Grangé m’ont de suite parlés. L’exploration de notre côté sombre et les arcanes de la folie sont mon arène favorite. Mes études de psychiatrie, dans une vie antérieure, y ont sans doute beaucoup contribués. Etudier ce moment précis et parfois si imperceptible qui fait perdre la raison à un être humain est envoûtant.

7- Quel(s) conseil(s) ou recommandation(s) feriez vous à quelqu’un qui veut se lancer dans l’écriture ?

Aucun. Je n ais pas la prétention de savoir maîtriser les mots ou les histoires mieux qu’une ou un autre. Je pense que si les mots sont suffisamment puissants pour avoir envie de sortir à l’air livre alors il faut foncer. Se laisser guider par la passion. Si écrire n’est qu’un prétexte : se venger, devenir célèbre, se regarder le nombril en plein soleil, pour moi cela n’a aucun intérêt. Mais chacun fait comme il le sent.

8-  Un indice sur votre prochain roman ?

  Une pilule difficile a avaler.

9 – Un petit mot pour vos lecteurs ?

Je préfère le leur murmurer à l’oreille. C’est pour cela que je me lance le défi permanent d’être le plus possible à leur contact. Les lectures, les salons ou les tables rondes sont des instants magiques qu’il faut préserver. Je privilégie la transmission.  J’aime profondément ces échanges. L’écriture est solitaire, ces rencontres sont nos concerts à nous. Apres les partitions, nous pouvons jouer la musique des mots.

10 – Quelle question auriez-vous voulu que je vous pose ? Quelle est sa réponse ?

Elle m’a déjà été posée par une gentille mamie lors d’une lecture. Elle m’a demandé si mon deuxième roman, Le paradis des louves, était autobiographique. Ce récit raconte l’histoire d’une tueuse en série qui ne supporte plus la médiocrité de l’être humain et qui agit en conséquence.

Je vous laisse deviner ma réponse.

Un très grand merci  Kate pour le temps que vous m’avez accordé et au plaisir de vous lire à nouveau ou de vous rencontrer.

Merci à celles et ceux qui prendront le temps de lire ce papotage et rendez-vous en terre inconnue. Chaque livre doit ouvrir de nouveaux horizons.

 

Pour en savoir plus sur Kate c’est ICI

3 réflexions sur “Papote d’auteur : Miss Aline était avec Kate Wagner

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