Samuel Sutra à l’honneur # 9 mars

Samuel Sutra à l’honneur # 9 mars

Le neuvième et troisième « Auteur à l’honneur » de l’année 2018 est un auteur français

C’est donc Samuel Sutra que j’ai choisi de mettre en avant ce mois-ci.

Mais avant de vous expliquer pourquoi c’est Samuel qui poursuit cette nouvelle rubrique sur notre blog, je vous en rappelle le principe.

L’idée est que chaque mois, on se fasse découvrir un auteur qui nous tient à cœur. Étant tous des lecteurs d’horizons différents, cela permet aux uns et aux autres d’explorer d’autres univers qui nous tentent ! Pour participer, rien de plus simple :
  • une photo de l’auteur
  • une bref biographie de lui
  • Et enfin, deux ou trois livres que vous avez aimés et pourquoi !
Pour participer, vous n’avez plus qu’à me laisser un commentaire avec le lien vers votre article et je l’ajouterai au mien 🙂 Alors à vos claviers !

 

Mais revenant à notre auteur à l’honneur

Samuel Sutra

 

Pourquoi je mets Samuel à l’honneur.

Ben simplement car j’ai eu le privilège de la recevoir par deux fois à la bibliothèque en 2014 et 2015.

Je me souviens de son discourt émouvant lors de sa deuxième venue alors que nous avions maintenu la rencontre juste quelques jours après les attentats du Bataclan. C’est vrai que nous étions très marqués, très choqués. La bibliothèque est à une encablure de la mythique salle de spectacle parisienne. Sur la même avenue, dans le même arrondissement, celui là même qui avait été déjà meurtrie en janvier de la même année avec la barbarie qui s’était alors déchaînée chez Charlie Hebdo.

Nous avions alors lors de cette soirée fêté comme il se doit la culture. Rien ne devait ni ne doit arrêter la création, les arts et les lettres !

Samuel Sutra à l’honneur #8 février

Biographie

 

Né en 1974, Samuel Sutra est père de trois enfants, vit dans le Sud-Ouest. Samuel Sutra est romancier et nouvelliste. Après des études en Histoire de l’Art, il a obtenu une maîtrise de philosophie à l’Université Paris-Sorbonne (Paris-IV). et commet des romans policiers dans lesquels il tente de nous cacher, sans y parvenir, les genres littéraires qui l’ont très violemment bercé. Il aime Audiard , Boudard,  Dard , Allais,  Vialatte , Tintin en passant par Vargas,

Samuel Sutra est fan des Beatles, joue du jazz, se passionne pour les sciences et la philosophie . Auteur de polars décalés, il sait aussi chausser sa plume noire et use alors d’une écriture faussement innocente pour rappeler au lecteur cet adage qui guide ses polars tout autant que sa vision du monde : méfiez-vous des évidences. Il aime offrir de la profondeur à ce qui n’apparaît que superficiel. Mais comme nous tous, parfois, son humeur change. Et comme il ne lâche jamais la plume, il se met à écrire noir…

Bibliographie

 

Samuel a écrit une série de comédies policières que nous nommerons « les Tontons » et que nous allons vous décrire ci-dessous.

 

Le pire du milieu : Tonton et ses chinoiseries

 

Le pire du milieu : Paru le 13 septembre 2011

Ah ! La truande… Ses règles obscures, son code d’honneur, ses pointures, et… Tonton. Dans le Milieu, il est un modèle, une référence, la mesure étalon du grand n’importe quoi élevé au rang de science exacte. D’autant qu’il sait s’entourer, et sa fine équipe est réputée pour être à l’image du taulier.

« Le tout est supérieur à la somme des parties », écrivait Aristote, plagiant un autre sage dont il avait oublié le nom. Dommage, c’était du grec, et on s’y est mal préparés. Tonton, Gérard, Pierre et Mamour, pris à part, ce serait presque du repos. Mais lâchez-les en troupeau dans la nature, et les gravures des invasions Barbares feront penser à un défilé de majorettes. Parce que cette fois, Tonton et son équipe ont décidé de viser haut. Le « coup du siècle », rien de moins. Et avec un plan ciselé, fignolé maison, histoire de rentrer dans la légende avec le double des clefs…

 

 Les particules et les menteurs : Tonton, l’art et la manière

 

Les particules et les menteursParu le 2 juillet 2012

Que le peintre le plus insignifiant de l’histoire de l’art ait pu enfanter le tableau le plus convoité au monde suffit parfois à faire naître des vocations.

La nouvelle passion de Tonton ? L’art en général, et CE tableau en particulier. Ça l’a pris d’un coup, comme ça.

Il faut dire qu’au moment où il a appris le prix de la revente, ça a été une révélation pour lui. Mais il y a un petit problème…

Le tableau en question n’est pas dans un musée, ni dans un coffre, ni même au fond de l’eau dans un costume étanche. C’est bien pire que ça : il est sagement pendu à son clou, chez une noble tout ce qu’il y a de sang-bleu.

Tonton et son équipe chez les nobles ?

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais ça risque de coincer sur les manières…

 

Akhänguetno et sa bande : Tonton, la momie, et Seth et Ra

 

Akhänguetno et sa bande. Paru le 2 mai 2013

« Il y a deux mille cinq cents ans, la vallée d’Uroch voyait s’éteindre l’un des plus puissants pharaons de l’Histoire. Reposant dans son tombeau, accompagné de la montagne d’or ayant fait sa légende, le grand Akhänguetnö était prêt pour cette éternité qui s’offrait à lui, bien décidé à se la couler peinard. Deux mille cinq cents ans plus tard, sur les hauteurs de Saint-Maur, un autre grand homme s’apprêtait à passer une nuit tranquille. Tonton, baron de premier rang et truand légendaire, dormait de ce sommeil léger propre aux grands esprits, lui aussi bien décidé à se la couler peinard. Mais quel est le rapport entre ces deux histoires ? Attends, j’y arrive. Avant cette fameuse nuit, Tonton n’avait jamais entendu parler d’Akhänguetnö. Mais il a décidé de se mettre sacrément à niveau et de devenir incollable sur l’Égypte et son folklore. Tout ça pour répondre à la plus mystérieuse question de tous les temps : comment peut-on se retrouver avec un pharaon dans son jardin ? Si tu lis cette aventure, toi aussi tu deviendras in

collable, je te le garantis ! ».

 

Le bazar et la nécessité : Tonton sème le doute

 

Le bazar et la nécessité : Paru le 21 août 2014

Tu sais ce qu’il y a de bien avec les mômes ? Non ? Tonton non plus. Il cherche encore.

Faut dire que son gamin, c’est pas un simple. Qu’il se pointe dans la vie de son père avec trente ans de retard sans préavis passerait encore. Mais qu’en pleine rébellion, le marmot se mette en tête de faire raccrocher les gants à son truand de père, là, on passe un cap ! Un honnête, qu’il veut en faire de son putatif !

Je ne veux pas t’en dévoiler trop sur cette histoire, mais j’en sais assez long pour te dire que le plus rebelle des deux n’est pas celui qu’on croit et que le roi de la truande est bien décidé à rappeler au fiston qu’à la maison, c’est Tonton qui commande !

La bonne, la brute et la truande : Tonton, ses hommes, l’effet salaire 

La bonne, la brute et la truande. Paru le 16 juin 2015

Dans la truande, il y a des règles ! Bon, pas des masses non plus… Quand on fait carrière dans cette branche, c’est rarement pour se coltiner des contraintes. Mais il y a une règle qui passe avant toutes les autres, sans laquelle même un coup réussi peut vous faire regretter de l’avoir tenté : il faut toujours payer ses hommes. Toujours !
Tonton parvient à monter un plan aux petits oignons. Il réussit à faucher le plus gros diamant du monde et à le rapatrier chez lui sans laisser ni témoins ni indices.
Mais est-ce l’âge, la fatigue, ou un excès d’enthousiasme, voilà qu’il fait une erreur de débutant : il renvoie ses gars chez eux sans un sou en poche.
Alors, c’est pas qu’ils soient méchants, les mecs, mais dès qu’on parle pognon, ils deviendraient presque pointilleux et auraient bien envie de rappeler au taulier que s’il néglige l’effet salaire, l’ambiance peut franchement se rafraîchir et signer le début des emmerdes…

Pour cette nouvelle histoire, l’auteur a créé un ingénieux scénario. Tous les personnages sont à la fois complices, coupables et… victimes. Chacun croit tromper l’autre et tente d’être le plus malin, surtout quand il s’agit de gros sous ou de sauver sa peau… Mais c’est compter sans Tonton, le boss, qui ne manquera pas de mettre un peu d’ordre au milieu tout ce désordre… Dans ce roman policier choral, l’intrigue, le suspense et l’humour s’accordent à merveille. Samuel Sutra maîtrise le genre avec un talent indéniable. Lire les aventures de son «Tonton», c’est la garantie de passer un très bon moment de lecture. Mais attention : risque d’addiction ! On vous aura prévenus…

Les douze coups de minuit : Tonton passe aux heurts divers

Les douze coups de minuit : Paru le 2 juillet 2016

es coups de Tonton ? Un sans-faute, toujours ! Enfin, presque toujours…

On n’ira pas jusqu’à dire que cette fois-ci, il y a eu une exception, mais il faut avouer qu’au lendemain de ce coup fumant dans un palace parisien, il y a comme du jeu dans la mécanique du baron de la truande.
En effet, alors que le boss se réveille d’une soirée bien arrosée, il découvre sa maison totalement retournée. Plus rien n’est à sa place hormis le papier peint sur les murs.
Mais que s’est-il passé ?
Son équipe fait une drôle de mine, deux membres sont absents, et pire que tout : le fric récupéré la veille a disparu ! Il suffirait pourtant de poser les bonnes questions à cet inconnu vautré sur le divan, qui doit tout savoir de ce qui s’est passé durant la nuit. Mais Tonton a beau insister, l’invité surprise refuse obstinément de répondre. Il faut dire que les cadavres sont rarement bavards…

Dans cette nouvelle aventure, Tonton semble avoir un peu perdu le contrôle des événements. Autour de lui, plus rien n’est pareil. Ni sa maison, ni son équipe. Et sa mémoire lui fait sérieusement défaut… Samuel Sutra maîtrise à la perfection ce genre et son langage. Il sait doser avec brio l’humour et le suspense pour nous offrir comme à chaque fois un moment de lecture jubilatoire. Flamant Noir ne peut que vous inciter à le découvrir !

Samuel a aussi participé à l’aventure d’une autre série, celle de « L’Embaumeur« 

 

L’embaumeur : Volume 10, La mort dans les veines

La mort dans les veines : Paru le 27 octobre 2015 préface de Marie Vindy

De fille en aiguille . La mort dans les veines

Franck Morel, chercheur à l’Institut Pasteur, achève ses travaux sur un virus tueur, le plus dangereux qu’il ait été amené à étudier. Puis sans raison apparente, il décide de traverser Paris pour aller se jeter dans le canal Saint-Martin.

On ne retrouvera pas son corps.

Sa fille décide de raconter tout ce qu’elle sait, mais à un seul homme : Luc Mandoline, alias l’Embaumeur.

Dans cette affaire où tout le monde ment, on ne cherche pas la vérité. On court après un secret qui pourrait valoir de l’or, et que le cadavre introuvable de Morel a emporté avec lui…

 

Les polars et romans noirs où Samuel excelle aussi

 

La femme à la mort 

 

La femme à la mort. Paru le 20 juin 2012 chez Sirius Paris dans la collection Régiopolice

La Rochelle, 2012. Le commissaire divisionnaire Jacques Verdier s’apprête à prendre sa retraite. C’est la quille bien méritée d’un flic au pedigree impeccable, bien décidé à se la couler douce. Mais, à six mois de la fin du bail avec remise des clefs, voilà qu’une touriste décide de mourir dans une chambre d’hôtel du centre ville. Un suicide tellement parfait que l’ambassade s’en mêle et fait vite classer le dossier. Trop vite peut-être. Verdier est de ceux à qui on ne la fait pas, et il aimerait partir l’esprit tranquille. Qui est réellement cette Russe ? Aucune idée. Pourquoi avoir fait ce voyage ? Les enquêteurs n’en savent rien. Verdier décide alors de faire appel à son vieil ami Stan, un ex-flic baignant dans le milieu, aux manières peu orthodoxes et aux informateurs aussi inattendus qu’infréquentables. Ils reprennent tout à zéro, partant de la seule certitude concernant cette affaire : elle est déjà classée et le corps est dans un cercueil plombé en route pour Moscou.

Kind of black

Kind of black : Paru le 16 juillet 2013

À Paris, rue Saint-Benoît, il y a quelques années.

Ce soir-là, le Night Tavern affiche complet. Ce temple parisien du jazz, club incontournable où les plus grands se sont déjà produits, annonce un concert étonnant. Sarah Davis, diva incontestée du milieu et star montante d’un important label américain, vient se produire avec Stan Meursault, l’un des pianistes virtuoses les plus doués de sa génération. L’affiche est idéale et le moment suffisamment rare pour attirer la presse. Tout le monde s’attend à une soirée exceptionnelle. Personne ne sera déçu.

Sarah Davis ne sait pas encore qu’elle vient en France pour la dernière fois, et qu’elle ne chantera plus jamais. Le Night Tavern sera le dernier club où elle aura été vue vivante. Stan Meursault ne sait pas, lui, qu’il va rencontrer son admirateur le plus inattendu : le flic chargé de l’enquête.

Ensemble, ils lèveront le voile sur ce meurtre étonnant. Et cette affaire leur rappellera que si le jazz est une musique improvisée, certaines fins sont écrites d’avance…

Bien plus qu’un polar noir classique, l’auteur nous fait découvrir ici l’univers du Jazz. Ses musiciens, ses ambiances, ses codes et ses mystères. Que l’on soit fan de Jazz ou non, un meurtre nous entraîne dans l’enquête. L’auteur mêle brillamment le noir à la musique. On marche aux côtés des personnages aussi écorchés qu’attachants. On croit savoir, mais on ne sait rien… Alors suivez-les, ne tirez pas de conclusions trop rapides et, lorsque vous entrerez dans ce club, tendez l’oreille, vous comprendrez peut-être…

 

Coupable[s]

Coupable[s]. Paru le 5 mars 2018 chez Flamant Noir.  19€50 ; (241 p.) ; 22 x 14 cm

HAÏTI. 12 janvier 2010 – 16 h 50.

Le pays est frappé par le plus meurtrier tremblement de terre de son histoire. L’aide humanitaire afflue de partout.

PARIS. Aujourd’hui.
Quatre personnes sont retrouvées sauvagement assassinées. Toutes sont liées à un projet baptisé « Kenscoff ».
Un cinquième individu est recherché.
Pour prêter main-forte à la Brigade criminelle dans cette enquête particulière, un jeune policier rejoint l’équipe. Haïti, il connaît bien. Il y est né.

 

 

 

Voilà vous savez tout sur Samuel Sutra.

J’espère que j’ai réussi à vous donner envie de le découvrir et surtout de le lire.

Pour ma part je vais me plonger dans Coupable[s].

Et rien que la couverture, magnifique, et une invitation au voyage.

 

7 réflexions sur “Samuel Sutra à l’honneur # 9 mars

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