Norilsk – Caryl Ferey

Le double billet de collectif polar.

Deux chroniqueuses pour un même bouquins.

Aujourd’hui c’est Kris et Ge qui vous donne leur avis

Et là le livre c’est :

Norilsk de Caryl Ferey.  Paru le 12 octobre 2017 chez Paulsen dans la collection Démarches.  19€50 ; (156 p.) ; illustrations en noir et blanc, cartes ; 21 x 14 cm

4eme de couv

Norilsk, Nord de La Sibérie.
La ville de plus de 100 000 habitants la plus septentrionale.
L’une des plus polluées.
Un ancien goulag ou les bâtiments soviétiques s’effondrent.
Un froid qui l’hiver peut atteindre – 60°C.
La plus grande mine de nickel au monde tenue par des oligarques.
Une ville fermée que l’on ne peut atteindre qu’avec l’autorisation du FSB.
Deux mois par an de nuit totale.
Une population majoritairement constituée de mineurs.
Espérance de vie lamentable.
Une ville sans animaux, sans arbres, sans rien.
En résumé la ville la plus pourrie du monde.
Mais pour affronter l’enfer sibérien j’avais ma botte secrète : La Bête.

L’auteur : Caryl Férey a parcouru l’Europe à moto, puis a fait le tour du monde à 20 ans. En 1998, il publie le remarqué Haka (édition Baleine) suivi, dans la Série noire de Gallimard, par Utu (2004), Zulu (2008), Mapuche (2012), Condor (2016).

 

 Extrait : 
Léo m’expliqua ce que représentait la photographie pour lui, pourquoi il ne tenait pas à en faire son métier mais plutôt un art de vivre, grimper sur les toits et capturer l’image, l’éternité d’un instant – « l’instant photographique » selon Cartier-Bresson – , sans réagir à des commandes ou aux chants des institutions qui tueraient sa liberté créative. Surtout, Léo aimait sa ville ; malgré tout ce qu’elle trimbalait comme déchets et mauvaise réputation, il en avait marre de voir les journalistes la maltraiter, la décrire comme exclusivement négative, que ce soit en photos ou sous forme de documentaires c’était toujours la même chose, Norilsk-la-laide, la-polluée, Norilsk et sa population abrutie par la mine, la télévision et l’alcool, dans l’attente d’en sortir un jour peut-être, de préférence pas les pieds devant.
– Regarde ! plaidait-il. On travaille tous à la mine mais je suis photographe, Dasha est graphiste et fait aussi de belles images. Tu as bien vu : on est poètes, musiciens, dessinateurs, peintres, comédiens, ingénieurs du son, violonistes ! Il n’y a pas de marché ici pour qu’on en vive, Norilsk est trop loin de tout, l’art est un hobby, on n’a pas le choix, mais on le vit à fond, en le partageant avec les autres. C’est aussi et surtout ça, Norilsk… Je t’en prie, dis-le dans ton livre : dis-leur que notre ville mérite mieux que ça.

Le petit avis de Kris

Il ne faut pas prendre Norilsk comme un roman ou un polar, il s’agit plus là d’un constat, d’un état des lieux de cette ville perdue de Sibérie et d’états d’âmes de l’auteur.
Toutefois il y a un manque quelque part !! On ne ressent pas l’âme de cette ville peut-être parce que l’auteur n’a pas rencontré les bonnes personnes.

Autant je m’étais éclatée avec « Pourvu que ça brule » autant là je me suis limite ennuyée malgré l’écriture toujours aussi riche de Caryl, nous avions été habitué à mieux !
Ça se lit !

 Le petit post-it de la bibliothécaire

Voici un livre peut ordinaire. Ce récit est avant tout une commande de l’éditeur à Caryl Ferey, notre écrivain bourlingueur.

Récit d’un voyage que l’écrivain a entrepris en Sibérie au-delà du cercle polaire, à Norilsk. Cet ancien goulag devenu la plus grande cité minière et la ville la plus polluée du monde, est accessible seulement aux non-Russes et sur autorisation des services secrets, le Service fédéral de sécurité de la fédération de Russie.

Il est parti avec un pote dans cette cité noir d’où on ne sort jamais ou alors les pied devant.

Alors Caryl est rentré en immersion comme on devine qu’il le fait habituellement quand il est en repérage pour ces romans. Il s’est mis au diapason des mineurs, il a cherché à les comprendre. Son empathie allons jusqu’à l’overdose de vodka.

Bref ça sens la suie, la sueur, la testostérone et l’alccol. Du Caryl Ferey dans toute sa splendeur;

21 réflexions sur “Norilsk – Caryl Ferey

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