La GAV : @Lucienne Cluytens sous le feu des flingueuses, 4e audition

La GAV : @Lucienne Cluytens sous le feu des flingueuses

Episode 4

Lundi 21 mai

Deuxième jour et fin de la Garde à vue de madame Cluytens

4e interrogatoire par Ge2,

le double maléfique de notre Porte Flingue

La GAV, Garde à vue d’un auteur par Collectif polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelques sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échange en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live. ( enfin presque juste en léger différé)

Allez place à suite de la GAV de Lucienne Cluytens


Ge : Bon voilà, je suis là ! On attend mon double maléfique

LC : Et moi itou

Ge 2 : Me voilà aussi. Si Lucienne est ok, nous pouvons commencer ?

LC : Je suis prête

Ge : Alors je déclare la quatrième audition de Madame Lucienne Cluytens  ouverte

Ge2 : Lucienne,  me permet vous aussi de vous tutoyer ?

LC : absolument !

Ge2 : Alors ce soir nous allons un peu reparler de vos polars. Nous allons aussi jouer un peu si tu le veux bien !

LC : d’accord

Ge2 : Alors serais-tu prête à passer tes héros et héroïnes  au questionnaire de Proust ?

LC : Je ne connais pas mais pourquoi pas

Ge2 : Enfin un questionnaire de Proust revisité. Tu va voir c’est simple. Une succession de questions un peu connes !

Alors dis-moi : Quel est son principal trait de caractère ? 1 de la grosse, 2 de l’institutrice du petit assassin, 3 du petit assassin lui même, 4 de Flahaut et enfin 5 de la Panthère.

LC : 4 la droiture – 5 la provocation – 3 l’insouciance – 2 la soumission – 1 la docilité –

C’est dur, dur !

Ge2 : Ah j’aime bien c’est tout dans le désordre !

LC : Je suis partie du plus facile au plus dur

Ge2 : Est ce que vous vous retrouvez, pardon tu te retrouves entièrement dans ces caractères ?

LC : Pas dans l’insouciance, mais alors pas du tout.

Ge2 : Et pourquoi l’insolence, je ne l’avais pas celui là. Pardon l’insouciance oups ! Mon coté dyslexique

Victime d’un attentat atroce pendant les derniers soubresauts des «événements» d’Algérie, Hermance Bareau ne parvient pas à en oublier la violence, ni l’expression arrogante du jeune assassin. Le deuil de sa vie insouciante de jeune fille dans le paradis perdu lui est difficile, comme la perte de ses illusions sur le beau sous-officier qu’elle a épousé.

Sa vie reconstruite dans le nord de la France va soudain vaciller quand elle croira reconnaître le visage qui la hante dans celui d’un de ses élèves. La psychose fera, dès lors, ses ravages

LC : Je n’ai pas écrit l’insolente mais l’insouciance?

Ge2 : Pas d’insouciance, vous voulez tout contrôler ?

LC : Non. Enfin oui mais je n’ai pas l’esprit libre, je ne suis pas insouciante, ni détendue. Je me fais pas mal de soucis dans la vie quotidienne pour plein de choses

Ge2 : Tu as perdu un peu de ton âme d’enfant

LC : Malheureusement mon âme d’enfant n’était déjà pas insouciante.

Ge2 : Alors c’est la vie qui t’a cabossée dés ta plus tendre enfance

LC : Exactement. Dès l’âge de 6 mois pour être précise.

Ge2 : Si c’est pas trop indiscret ou même personnel, peux tu nous en dire un peu plus.

Je comprendrai si c’est trop douloureux

LC : Placée en crèche 24 h sur 24 pendant 5 mois sans revoir ni père ni mère ni sœurs. Avec du personnel infirmier qui portait un masque pour ne pas contaminer les enfants. C’était la mode hygiéniste de l’époque. Cela a donné un syndrome quelquefois létal, ou d’abrutissement qu’on a appelé l’hospitalisme. 20 % des enfants y échappaient. J’ai eu cette chance.

Ge2 : Oh je ne connais pas ce problème. Un syndrome létal c’est terrifiant ! J’en reste sans voix

LC : On appelle ce syndrome l’abandonnisme. Peut-être qu’une puéricultrice a enlevé son masque et m’a souri tous les jours, va savoir…

En tous cas, il a donné des enfants retardés mentalement.

C’est même plutôt le syndrome de l’hospitalisme

Ge2 : Comme quoi l’amour d’une mère ou d’une femme  infirmière, puéricultrice) aide un enfant à ce construire

LC : et à développer son intelligence.

Ge  et Ge2👍

LC : Disons une image aimante. ce pourrait être un homme. Le principal étant d’être aimé par quelqu’un

Ge2 et Ge👍

Ge2 : Dis moi l’hôpital revêt une caractère important pour toi ?

LC : Il a compté dans ma vie à partir de 74. J’y fais des séjours pour des opérations de temps en temps.

Ge2 : Oui tu nous disais que c’est après un séjour en hôpital que tu t’es vraiment lancée dans l’écriture

LC : C’est vrai. J’aimerais bien qu’on passe à un autre sujet que ma santé qui, somme toute, ne regarde que moi.

Ge2 : oui tu as raison et j’y viens

Dis moi il est question de l’hôpital ou du moins du paramédical dans « les bagnoles ne tombent pas du ciel » et des personnes âgées délaissées en institution dans « les peupliers noirs » Peux tu me parler de ces 2 romans

 

Un époux modèle, une femme jalouse et une étudiante à court d’argent, belle et sans scrupules : un trio improbable qui va finir par exploser. Si le pharmacien n’avait pas prononcé cette phrase : «Les bagnoles ne tombent pas du ciel», son épouse serait-elle encore en vie ? Et lui-même aurait-il évité la prison ?

Marc Flahaut, de la PJ de Lille, est chargé par une jeune femme déterminée de blanchir le pseudo mari volage. Le capitaine, suspendu pour six mois, n’a plus ni les moyens de la police ni la légitimité pour s’occuper de cette affaire. Pourtant il accepte.

 

Deux romans dont nous n’avons pas encore parlé et qui m’ont marquée aussi.

Aide-soignante dans une maison de retraite, Mariette rêve du prince charmant. Justement, il y en a un sous son nez, mais elle ne le voit pas. Non, elle est obsédée par ce qui se trame aux Peupliers noirs. Faute de preuves, elle ne peut rien faire. A moins que… Une idée tordue lui traverse l’esprit. Et tout se gâte.

LC : Pour les peupliers noirs, à l’époque je faisais partie du conseil d’administration d’un centre de soins et j’avais entendu parler de maltraitance et d’abus de faiblesse dans les maisons de retraite.

Pour Lille Québec : ma soeur a eu à faire dans le cadre de son boulot à un pédiatre qui s’est obstiné à employer de vieilles méthodes pour réanimer des prématurés et du coup, il leur brûlait les yeux à l’oxygène et les rendait aveugle. Cela m’a atterré. la sécu était au courant mais personne ne faisait rien.

Alors qu’il enquête sur le meurtre d’un directeur de clinique, le capitaine Flahaut se rend compte que la victime menait une double vie et se rendait fréquemment au Québec. Marc Flahaut, qui a toujours rêvé de découvrir le Canada, profite de ses vacances pour partir en Gaspésie sur les traces du mystérieux docteur Lantin. Sur place, il découvre que quelqu’un l’a devancé. Une inconnue, venue de Lille, a déjà mené sa propre enquête sur les activités de Lantin.

 

Ge2 : Encore des sujets sociaux mais aussi on retrouve dans ses romans des qualité et des valeurs qui vous sont chères comme la loyauté ou l’amitié…

LC : Je hais le mensonge et l’hypocrisie. Alors, la loyauté, ça compte pour moi. Et l’amitié, c’est comme l’amour, ça aide à vivre.

Aline et Ge2 : ðŸ‘  JeanPaul : ðŸ‘

Ge2 : Puisque l’on parle de qualité, dites-moi qu’elles sont de la panthère ?

Deux ou trois me suffisent.

LC : Elle est décomplexée côté cul, elle est intelligente, elle est aussi loyale envers ceux qu’elle aime (il n’y en a pas beaucoup)

Ge et Ge2 : ðŸ˜ ðŸ˜

Ge2 : alors ses principaux défauts ?

LC : Un esprit de vengeance exacerbé, elle est téméraire jusqu’à l’inconscience. Elle est profondément malheureuse.

Ge2 : Malheureux n’est pas un défaut, si ?

LC : Pas du tout mais je ne voulais pas oublier de le dire. C’est le fondement de sa personnalité.

Ge2 :  ðŸ‘

Ge2 : Lesquels partage-t-elle avec toi ? Qualités  & Défauts ?

LC : Je suis un brin provocante parfois… Je ne suis pas complexée côté cul sans être aussi libre qu’elle… Je suis assez rancunière. Je n’oublie pas quand on m’a fait du mal ou qu’on s’est mal comporté envers moi.

Ge2 : Ok je me tiens à carreau !

Ge :  Mon aussi ðŸ˜‡

Ge 2 : Si la Panthère devait choisir un personnage de fiction, à part elle, lequel ou laquelle choisirait-elle d’incarner ?

LC : Zorro, Dexter…

Ge2 : Des justiciers ?

LC : Oui. Punir d’horribles salauds l’aide à survivre.

Ge2 / JeanPaul👏👏👏

Ge2 : Un rêve que parfois on aimerait aussi assouvir face au injustices flagrantes et au salauds patentés !

LC : Des flics me l’ont avoué : il leur arrive d’y penser sérieusement.

JeanPaul👍

Ge2 : Les flics sont comme toi et moi finalement avec un flingue en plus, quoique.. Et ne pouvant pas contrairement à nous exercer la vengeance.

LC : Certains prennent des voies détournées et y arrivent. Il y a eu des exemples dans les faits-divers.

Ge2 : Oui, la fameuse ligne blanche…

Dis moi La panthère-t-elle peur de mourir pense t-elle souvent à la mort ?

LC : Elle a eu la tentation de mourir pour rejoindre son frère bien aimé mais je crois que quelque chose la retient qui a à voir avec un certain bonheur de vivre malgré tout. Elle aime séduire, elle aime qu’on l’aime malgré ses défauts…

Ge2 : Quelle est sa plus belle réussite ?

LC : On le saura dans le tome 6 de Flahaut. Une enquête officieuse à deux. Un vrai bonheur pour moi.

Dany : 🥂

Ge2 : Voilà une bonne nouvelle

Dit moi on ne souffle à l’oreillette …

Dany😇

Ge2 : Flahaut et la panthère travaillent au commissariat de Lille … vont-ils se rencontrer ? Pourraient-ils aussi rencontrer le Corse de Eléna Piacentini comme les guests à la TV ?

Tu as répondu à la première moitié de la question mais la seconde….

LC : L’une travaille à la sureté départementale, l’autre à la PJ de Lille. En principe ils ne se rencontrent pas, sauf une fois où la PJ a pris la main sur la sûreté. Cela arrive quand des personnalités sont en cause. Donc ils ont collaboré et Flahaut n’a pas du tout aimé La panthère. Quant à Elena, je l’ai perdue de vue depuis qu’elle est publiée en national. Et je ne pense pas que ça soit son souhait.

Ge2 : Bon si tu me le permets, je lui poserai personnellement la question.

LC : Je pense sincèrement que c’est difficile de mêler deux univers de deux auteurs différents.

Ge2 : Moi je vous trouve énormément de points communs

LC : Et puis quel serait l’intérêt ?

Ge2 : Et j’ai une tendresse tout particulière pour votre grande humanité

LC : Si on a des points communs alors il vaudrait mieux s’associer à quelqu’un de complètement différent, ce serait plus riche.

Ge2 : Peut-être as tu raison, je ne suis que lectrice pas éditrice

Tu nous parler te ton petit côté « trop réservé ». Aussi peux-tu me dire comment tu appréhendes les rencontres avec tes lecteurs ou futurs lecteurs ?

LC : Dans les salons, ça passe. On est face à face avec son lecteur ou lecteur potentiel. Quand il s’agit d’une rencontre avec un groupe, je ne suis pas très à l’aise car je ne peux pas parler d’égal à égal avec chacun d’entre eux. Donc ce n’est pas un vrai échange. Mais bon, je ne refuse pas les rencontres de groupes. Je ne prends pas mon pied, c’est tout. Avec les lycéens, c’est plus rigolo.

Ge2 : Mais les rencontres de groupe peuvent-être interactives, tu sais

Parfois les adultes sont aussi curieux que les gosses

LC : Peut-être… Je ne suis pas fan.

Ge2 : Je vois ça !

Quel est le plus beau compliment que tu aies fait un lecteur ou sans doute une lectrice

LC : J’ai fait de belles rencontres, j’ai eu de vrais échanges mais je n’ai pas retenu un compliment en particulier. Je ne suis pas avide de compliments et donc j’en fais peu, ah, ah, ah…

Ge2 : Mais les compliments si ce n’est pas de la flagornerie ça fait toujours plaisir et surtout ça remotive, ça aide à avancer aussi. Un peu comme l’amour ou l’amitié.

J’étais comme toi sur la retenue, mais j’ai appris à dire au gens que j’aime que je les aime

LC : Dire je t’aime n’est pas un compliment. Je dis je t’aime aux gens que j’aime.

Ge2 : Je ne sais pas si ça relève du compliment, certes mais ça aide à avancer, non ?

Je te sens sur la retenue là ! Tu n’aimes pas te dévoiler ?

LC : Exactement

Ge2 : Exactement pour la 1ère question ou la deuxième ?

LC : Sur les deux

Ge2 : Je m’en doutais.

Lucienne,  as tu des choses à déclarer. Des choses que tu aimerais nous dire.

LC : J’ai trouvé intéressant de répondre à des questions que je ne me pose jamais. J’ai compris que vous avez lu mes livres et que vous les avez appréciés et ça, ça me fait très plaisir. C’est ça surtout qui me motive à continuer d’écrire : capter l’attention des gens et les faire rêver comme j’ai rêvé à écrire mes bouquins.

Aline / Dany :   ðŸ‘   ðŸ‘

Ge2 : Et là je dois avouer que pour captiver tes lecteurs tu sais faire !

Dany👌

LC : Merci !

Ge2 : Et c’est un comble, voilà que c’est moi qui avoue

Bon si les flingueuses qui sont là ont des questions c’est le moment !

Dany : Pour moi OK, merci Lulu et à bientôt pour de nouvelles aventures !

LC : Si les éditeurs se manifestent !

Dany😍

Ge2 : C’est tout ce qu’on te souhaite !

Dany😍

Dany : ou sur le cadavre … exquis !

LC : Cadavre exquis dont je suis la lecture religieusement.

Dany : le mot « religieusement » me surprend sous ta plume

JeanPaul😇😉

LC : Il faut le détourner de son sens premier !

Ge2 : Alors merci pour tout ce temps que tu nous as consacré . Et merci aussi pour avoir accepter de te joindre à notre Exquis Cadavre Exquis.

Ge : Puis je déclarer la GAV terminée ?

Dany :  ðŸ‘

LC : Bonne soirée à vous toutes. Un travail, je me répète, très intéressant. Ce soir, je me délasserai en regardant la série Lucifer qui est largement aussi craquant que Dexter

Dany / JeanPaul / Ge :  🤣  ðŸ˜‰ðŸ‘

Ge2 : Très sexy en plus l’acteur

LC : Yes ! ðŸ‘

Ge2 : Merci beaucoup pour tout ça Lucienne

Ge : Alors Lucienne,  te voilà libérée.

Fin de la GAV de madame Lucienne Cluytens

Dany / Jean Paul : ðŸ‘

Ge : Belle soirée tout le monde. Et merci encore Lucienne et les flingueuses.

 

 

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