GAV @Romain R Martin sous le feu des flingueuses, 3ème audition

La GAV : @Romain R. Martin sous le feu des flingueuses

Episode3

Lundi 25 juin

On poursuit la Garde à vue de monsieur Martin

3e interrogatoire par Ophélie


La GAV, Garde à vue d’un auteur par Collectif polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelques sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échange en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live. ( enfin presque juste en léger différé)

Allez place à suite de la GAV de monsieur Martin

Lundi 25 juin 19h58

 

Oph : Toc toc…Romain es-tu prêt pour cette troisième audition ?

Ge : ðŸ‘

Romain : Oui !

Ge : Je serai là aussi derrière la vitre teintée

Oph : Parfait !

Avant de commencer, avocat or not avocat ? (Ben oui la législation évolue )
Je ne voudrais pas que la procédure soit caduque et frappée de nullité 

Romain : Je pense pouvoir assurer ma défense, not avocat 

Oph : Ok Alors on y va
Tu as beaucoup parlé de toi, ton passé, la personne que tu es, avec mes copines flingueuses. Nous allons nous concentrer davantage sur ton « Vermines »

Romain : Entendu

Oph : Arnaud, ton personnage principal est particulièrement cynique et asocial. Nous avons vu dans tes auditions précédentes que tu étais quelqu’un d’assez sombre. Y-a-il une part de toi dans Arnaud ?

Romain : J’ai lu que dans tous les premiers romans, les auteurs y plaçaient beaucoup d’eux. Plus que dans les autres. Je pense ne pas déroger à la règle, oui, il y a de moi dans cet Arnaud.

Oph : Quelle(s) partie(s) de toi ?

R : Vous savez, c’est comme les fous, seuls eux ne savent pas qu’ils le sont. J’ai d’horribles points communs avec lui, à la différence notable que moi je sais les avoir et peut-être donc les combattre. Je pense être trop cynique, trop sombre et méprisant parfois. J’ai essayé avec Arnaud de faire ressortir tout ce qu’il y a de plus vil en nous. Il est un condensé de tout ce qu’il y a de plus repoussant chez l’homme. Je dirais le cynisme et cette faculté à tout voir dans l’obscurité.
Un coté chaotique également.
En revanche, il y a beaucoup de points que je ne partage pas.

Oph : C’est vrai qu’il est détestable…  Enfin je dis ça mais j’ai adoré le détester… sans doute parce que son humour, bien que cynique, lui apporte un côté lumineux ou en tous cas attachant
Quels points ne partages-tu pas avec lui du coup ?

R : Sa lâcheté, son injustice, le fait qu’il soit fort avec les faibles et faible avec les forts. Ce sont les deux points principaux que je ne partage absolument pas, enfin, j’espère (rires)

Oph : Effectivement ça le caractérise beaucoup ! Et tu me vois ravie de savoir que tu ne partages pas ces traits de caractère là avec lui !
Arnaud est taxidermiste, pourquoi lui avoir choisi ce métier ?

R : Pour synthétiser, comme je vous le disais, j’ai voulu trouver un métier à forte charge émotionnelle. On a tous des images qui viennent en tête à l’évocation de la taxidermie.
Il y a un rapport à la mort, fut-il avec des animaux. C’est aussi inquiétant que fascinant.
J’aime ce qui ne laisse pas indifférent, et la taxidermie est un vaste sujet, sorte de métier hors du temps, artisan de la mort, voilà

Oph : Je ne sais pas si on a tous beaucoup d’images en tête en pensant à ce métier, en dehors de l’animal empaillé à la fin, peu sur les techniques.
En revanche oui le côté morbide et artisan de la mort noircit encore le personnage.
Plus généralement comment as-tu construit tes personnages?

R : Je les ai tous écrit sans y réfléchir, c’est venu comme ça,
Petit à petit, ils me sont apparus

Oph : aucune fiche, aucun fil conducteur alors ?

R : Non, si ce n’est la volonté que chacun contre balance le précédent
qu’il y ait possibilité de ressorts comiques

Oph : Quand ils te sont apparus, comment as-tu fait pour les apprivoiser ?
Leur as-tu donné des caractéristiques de proches ou pas du tout?

R : Il y a dans tous ces personnages, tout ce qui j’ai pu rencontrer de grotesque et de vil chez l’humain. Les attitudes, l’habillement aussi, c’est une sorte de zoo de l’étrange.
Je voulais que ça soit autant visuel que profond … la forme et le fond
Ils sont des condensés, des absurdités sur pieds

Oph : J’adore ! C’est effectivement ce que l’on ressent à la lecture… un côté très glauque, parfois absurde, voire dérangeant… D’ailleurs Vermines a beaucoup fait parler lors de sa sortie, autant en positif qu’en négatif de part ce côté caustique. Comment as-tu vécu cet accueil ?

R : J’ai trouvé l’accueil très bon, la majorité des chroniques m’apparaissaient bonnes comme encore aujourd’hui. Je n’ai pas souvenir d’un mauvais accueil. On ne m’en a rien dit.
Personne n’est jamais venu me voir en me disant que mon petit livre était mauvais.
Du coup, je le vis assez bien
pour te répondre.

Oph : Je n’ai pas dit mauvais… Il y a eu des avis négatifs de part ce côté malsain et dérangeant, je t’avais d’ailleurs fait la remarque à Nemours 
C’est d’ailleurs ce qui m’a donné envie de le lire.
Dans négatif je ne m’entends pas mauvais, loin de là… je ne parle pas de la qualité d’écriture (on y reviendra après) mais du malaise à la lecture justement parce que tu as très bien su rendre l’univers de ton roman « palpable »

JP :  ðŸ‘

Oph : D’ailleurs puisqu’on en arrive à l’écriture et à ton style.

R : Je me souviens que tu me l’ais dit, je n’esquive absolument pas la question, mais sincèrement personne ne me l’a dit. J’ai en mémoire une seule critique qui irait peut-être dans ce sens
De mon point de vue, l’accueil a été très bon, vraiment. Au-delà de mes espérances.

Oph : Je ne doute pas que tu ne cherches pas à esquiver 
Et tu sais ce que je pense, je suis vraiment ravie pour toi
Je disais donc sur le style … Deux questions :

R : Je t’écoute

Oph : La première : tu nous as dit ne pas avoir lu depuis longtemps, pourtant au début de chaque chapitre de Vermines il y a une citation, littéraire d’ailleurs, pourquoi ce choix et comment as-tu choisi ces citations ou extraits
?

R : J’ai une grande passion pour les citations, je les collectionne et essaye de les apprendre par cœur. Je trouve qu’en peu de mot, on peut atteindre le vertige.

Aline : ðŸ‘

R : j’ai donc regroupé celles qui

Oph : C’est assez paradoxal avec le fait de ne pas lire non ? Qu’en penses-tu?

NDLR****** pas de réponse en suivant 

R : me paraissaient les plus adéquates pour chaque chapitre, et parfois l’inverse
J’écrivais le chapitre en fonction de la citation.
Oui, ça peut être vu comme une originalité de plus
Je ne suis pas de fil conducteur
et

Oph : C’est vraiment surprenant, d’autant plus que tu as choisi des citations d’auteurs très classiques de Dostoïevski à Platon en passant par Voltaire..

R : du coup pour moi qui ne suis pas du monde littéraire, je n’ai pas même pensé à cette cohérence
En tous cas, pour moi, outre l’originalité, c’est cohérent et renforce le « message » ou le sujet abordé dans le chapitre
Oui, je ne lis pas, mais je m’informe quand même. Je lis des articles, je suis « connecté »
et j’ai lu avant

Oph : Un geek  En tous cas on sent une marque…

Ma seconde question sur le style est la suivante : Tu as dit avoir assez mal vécu le fait de ne pas avoir le BAC. Et pourtant, sans te brosser dans le sens du poil, tu as un style très littéraire, tu uses de métaphores bien construites et de phrases qui font « mouche ». D’où te vient ton appétence pour ce style et l’as-tu travaillé ou est-ce que cela te vient naturellement ?

R : C’est toujours un peu délicat de répondre à ce genre de question. Oui, c’est naturel chez moi. Mon éditrice pensait d’ailleurs que j’étais journaliste ou quelqu’un gravitant dans les sphères littéraires. Absolument pas. Je pense que tiens ça de mon éducation et que je suis la somme de mes parents.
Ma mère est une grande lectrice
Et mon père est artisan…
(rires)
J’ai un amour des mots, du sens et même de l’esthétisme d’une phrase

Oph : Tes parents parlent en métaphores ?  Je te taquine…
Mais tu as un vrai don de ce côté. J’ai vraiment pris mon pied (pardon) en lisant certaines d’entre elles ! Ton amour des mots se ressent à la lecture. 

R : Très jeune, j’avais une grande admiration pour les tribuns, pour les gens de lettres, ceux qui manient les mots avec aisance, qui les font danser comme si de rien n’était
J’aime la langue française éperdument, l’oral surtout

Oph : Vraiment bravo parce qu’user sans abuser de métaphores, sans tomber dans des lieux communs ou sans que ce ne soit pompeux c’est un tour de force !
Les tiennes se fondent totalement avec l’ambiance de ton roman. 
Je comprends mieux alors si tu t’inspires ou en tous cas te nourris de ce genre de personnes. Cet amour est tout à ton honneur

R : Je t’en remercie

Oph : Mais de rien

R : et puis, il fallait pour le ressort comique, un fossé entre le cru et le martial des mots

Oph :  Tu as choisi la Creuse comme cadre géographique… pourquoi ce choix ? Appuyer sur le côté glauque ?
Parce que perso ce département ne me fait pas rêver

R : oui effectivement ça donne de l’épaisseur
J’ai choisi la Creuse parce que malheureusement, c’est un département oublié, et l’un des plus pauvres de France. Je l’ai choisi aussi par affection pour le monde rural mais je ne voulais pas que mon récit se passe en Normandie, ma région natale.

Oph : Alors tu vois, pour moi ça renforce le côté triste et glauque… ta campagne normande est superbe… (j’ai de la famille en Normandie )
La Creuse a un côté déprimant je trouve, comme la Beauce (qui pour le coup n’est pas pauvre…)
Ce côté vide… brrrrr

R : Oui, c’est très juste, tout ceci provoque chez moi de l’empathie

Oph : Tu aurais choisi la Normandie je n’aurais pas eu autant ce sentiment de malaise

R : j’aime voir les étoiles dans les yeux de ceux qui me disent connaitre ou habiter Bourganeuf

Oph : Empathie par rapport aux habitants?

R : Une empathie pour la France périphérique et plus précisément pour le monde rural. Oui les habitants. Je suis né à Vire

Oph : Pourtant même si tu sites leur ville, les aspects petit village, on ne peut pas dire que tu en donnes une image flatteuse…
Cites pardon ! Grrrr de correcteur !
Après je pense que c’est lié aussi à l’histoire

R : Il faut voir mon traitement comme quelque chose d’affectif, comme le fait par exemple Groland
il y a en réalité beaucoup d’amour
je peux développer si tu le souhaites.

Oph : Ok je comprends même si, pour ma part, je n’ai pas eu cette deuxième lecture…
J’ai vraiment repensé à ma campagne beauceronne (j’ai vécu plusieurs années à Chartres), au mal être des gens (d’une partie de la population rurale) où tu as moins de « troc » et de contacts entre voisins qu’en Normandie
Donc oui développe si tu veux bien, parce que ça n’a pas été flagrant pour moi. 

R : Disons que lorsque l’on se sent proche du milieu rural, petit mes parents avaient des moutons et nous vivions dans une maison en pierre, on se sent plus légitime pour se moquer, c’est purement affectif.
J’ai passé mes vacances parfois chez oncles et tantes à la campagne, il n’y aucun mépris de ma part, aucune volonté de nuire.

Oph : Je comprends ce que tu veux dire...

R : Pour te répondre clairement, je ne suis pas un parisien qui se moque des gueux.
Non, j’ai rencontré ces personnes, et j’ai voulu en faire un divertissement, un divertissement excessif, subversif, corrosif, tout à l’excès parce que je suis une personne excessive
(rires)

Oph : Je vois oui… et la ch’ti que je suis comprends tout à fait !
Effectivement tu as pris le contrepied total et de manière très poussée!
Pourquoi avoir choisi « Vermines » comme titre pour ce roman? Même si j’ai ma petite idée…
L’excès n’est pas mauvais, il est un guide dès lors qu’on le maîtrise 

R : Je parlais tout à l’heure de l’esthétisme des mots, je trouve que VERMINES cogne juste. On a cherché avec Nathalie quelque chose qui soit très efficace avec la couverture.
Nathalie est mon éditrice chez Flamant noir

Oph : Ce n’est pas efficace qu’avec la couverture… ça colle très bien à Arnaud aussi

R : C’est un mot lourd de sens et très beau … « tout ce qui est dégueulasse porte un joli nom » …c’est une chanson

Oph : Tu viens de l’apprendre quelque chose !

R : De Jean-Louis Foulquier
je t’invite à l’écouter

Oph : Je le ferais avec plaisir !
Je ne veux pas entrer plus en profondeur sur le roman en lui-même parce que je ne veux pas ôter le plaisir de la découverte aux futurs lecteurs!
Si toi tu devais en quelques mots présenter ton livre, comment le ferais-tu pour titiller la curiosité du lecteur?

R : Je dirais que Vermines est un thriller campagnard hors norme, hors cadre. Qu’il y a une volonté d’écrire un roman amusant et sombre, mêlant littérature noire et le cru des choses.
Je dirais que j’ai voulu faire une expérience littéraire, après je ne sais pas si j’ai réussi.
J’ai voulu écrire un roman qui ne laisse personne indifférent, en bien ou en mal.

Oph : Je valide… sauf que tu ne dois pas dire « je ne sais pas si j’ai réussi » 
Non seulement c’est réussi mais en plus il me tarde de lire le second et de retrouver ton style!
Effectivement Vermines ne laisse pas indifférent…
Tu le sais déjà mais personnellement j’ai adoré!

R : Je travaille très sérieusement sur le second actuellement. Je pense que ceux qui ont apprécié Vermines, aimeront beaucoup le prochain

Oph👍

R : Merci à toi, ça me flatte et ça permet chaque jour d’écrir

Oph👍

R : j’écris pour lire ce genre de choses

Oph :  ðŸ‘

R : ça aussi, ça permet de tenir.

Oph : Dans quel sens ? Par rapport aux écorchures que tu évoquais ce matin ?

R : Et bien, l’écriture est une école de l’humilité et de la patience. Curieusement, ce ne sont pas mes principales qualités, enfin du moins avant. Alors, j’ai besoin de me sentir épaulé dans ma tâche
Oui, c’est exactement ça

Oph : Et notamment par tes proches en plus de tes lecteurs ?
sans retours, sans support, je ne ferais pas grand-chose

R : Oui, que mes proches soient fiers de l’entreprise dans laquelle je me suis lancé est une chose essentielle pour moi.

Oph : Pourtant, si je peux me permettre, tu n’as pas que la littérature comme support. Tu as un rapport à l’image artistique très fort aussi, en tout cas de ce que je ressens en te suivant sur les réseaux sociaux.
Pour tes proches, ça se sent et je pense qu’ils doivent être fiers de toi et de ton parcours

R : J’ai besoin, comme tout à chacun, d’être validé par ceux qui savent et qui lisent

Oph👍

R : comme chaque auteurs, je voulais dire.
ahaha, la garde à vue commence à me faire perdre le fil

Oph :  Ceux qui lisent ne savent pas forcément… il y a beaucoup de paramètres à prendre en compte… un lecteur n’en n’est pas un autre… et quand tu sors du commercial c’est plus difficile…
Mais te concernant c’est réussi!

R : L’esthétisme est une chose très importante chez moi

Oph : Pardon pour le fil! 
Tiens je te le rends 

R : c’est toujours cette idée, cette quête du fond et de la forme
allié le visuel avec le profond

Oph : Eh bien Romain, très sincèrement c’est réussi… Vermines est autant visuel que littéraire et bravo

R : Je passe beaucoup de temps, par exemple, juste pour la mise en page, comment les mots se succèdent
l’apparence générale de la page.

Oph : Soucis du détail…

R : Oui, c’est d’ailleurs pour ça que Vermines est court
Merci encore à toi, ça me fait très plaisir

Oph : Court mais un concentré de plaisir… sincèrement
Plus long il n’aurait pas la même saveur… 

R : Oui, et il se serait dilué. Je pense.

Oph :  Je pense aussi
Pour ma part j’ai terminé de te torturer 
Mais peut être que d’autres flingueuses ont des questions à te poser sur ce que nous venons de dire ?
Les flingueuses ?

R : J’ai essayé, encore une fois, d’être sans langue de bois et le plus franc possible.

So : Merci pour ces échanges, pour ma part je poserais les questions demain

Oph : C’est parfait Romain ! Et on ne te ménage pas en plus…

R : Pour un auteur, c’est très plaisant. J’ai beaucoup de chance, je ne pensais pas un jour effectuer cet exercice

R : Merci à vous

Ge  : Oui un exercice de style là aussi cette garde à vue.

Eppy – Fanny : Bonsoir Pt Loup

Oph : J’espère que tu n’es pas trop fatigué pour autant! Tu es un auteur, un vrai 

Eppy : j’étais derrière la vitre

Oph : Apprends à te faire confiance Romain  

Romain :

Oph : Coucou Fanny Eppy

Ge : Et tu as des questions Fanny Eppy

Eppy : J’ai gardé en mémoire l’essentiel de nos échanges en tête à tête et en retrouve la substance ici,
Coucou ma Blondie

Oph :

Eppy : Je ne veux pas empiéter sur l’intervention de So

Romain : Demain 13h ? est-ce bien cela ?

Oph : Eh bien Cheffe Geneviève,  je crois que nous pouvons libérer Romain  pour ce soir non?

Eppy : Du coup pour éviter d’empiéter sur ce qu’elle souhaite aborder

So : 13h si c’est bon pour vous

Ge : Mais tu peux intervenir sur ce qui a été dit là

Romain : j’ai juste une question

Oph : On t’écoute

R : j’ai le sentiment d’avoir tout dit

Eppy : à toi de jouer

Ge : Tiens les rôles changent 

Romain : qu’en pensez-vous ?

So : Tu peux Eppy Fanny, , il n’y a rien de figé, aucun problème

Oph : Tu en as déjà beaucoup dit oui, mais Sofia a sans doute d’autres questions pour compléter le tout…
Ce sera peut-être plus court…
Mais les Flingueuses sont surprenantes et ont de la ressource côté questions 

R : Aucun souci

Eppy : Romain je retiens majoritairement une soif de reconnaissance, celle de ta mère que tu as cité

Eppy : Elle en particulier.

Oph : Oui… je suis d’accord avec Fanny Eppy

Romain : Ma mère est veuve depuis peu, et j’ai le sentiment que je lui dois bien ça. Qu’elle soit fière.

Eppy : Si je suis indiscrète et vais où tu ne souhaites pas tu m’éjectes sans soucis
C’est effectivement légitime.

R : Elle aurait voulu écrire, alors étant une prolongation d’elle, j’accomplis un peu son rêve

Oph : Toi aussi tu peux être fier de toi et du parcours accompli…
Et c’est très beau ce lien… cette prolongation que tu évoques

Eppy : C’est plus clair. Lorsque nous avons échangé (je ne t’ai tjrs pas lu) nous avions parlé des cases qui nous saoulaient et que nous fuyons. Et je suis surprise de ne pas avoir retrouver ton côté rebelle ici
pourtant autant affirmé que ton humour caustique que j’adore

R : Parce qu’il déborde du livre, que j’en ai peut-être pas besoin. L’écriture à ce mérite également

Romain : On a moins besoin d’en rajouter, tout est déjà là. le côté rebelle, j’entends

 Merci à toi

Eppy : Justement ce fameux côté rebelle (que j’apprécie tu le sais) l’as-tu largement exprimé dans tes jeunes années,
Et l’écriture serait-elle venue canaliser ce bouillonnement

R : Oui, j’ai largement profité de la vie et de ce qu’elle peut proposer, j’en abuse encore parfois, je suis garçon libre de 39 ans

Eppy : c’est de ton âge puisque toujours du mien

R : un peu immature, un peu foufou. J’aime m’amuser de la vie

Oph : L’abus n’est qu’une vue de l’esprit, de normes établies par d’autres… ce qu’il l’est pour l’un ne l’est pas pour l’autre…

Eppy : oui mais la tendresse est perceptible dans les échanges que tu as aux autres

Eppy : et dans le regard que tu leur portes

R : Oui, j’ai une empathie naturelle, je ne me force pas. Je ne joue pas avec les gens

R : c’est encore une fois, mon éducation. J’ai été élevé dans le respect de l’autre, et surtout des plus faibles

Eppy : une dernière question : d’où te viens cette lucidité, cette capacité d’analyse et de dissection que tu portes sur notre monde ?

R : Après, c’est un délice de tout faire voler en éclat le temps d’un ouvrage

Eppy : ah la transgression

R : Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été dans l’introspection.
la sociologie me passionne, les pourquoi, les comment. Ce qui conditionne les êtres, leur rapport aux choses
Tout ceci façonne une personnalité pour le moins singulière

Oph : Unique… comme ton Vermines 

 Romain : Danke

Oph : de rien

Eppy : Nous avions échangé sur ces points et je souhaitais partager avec les autres

Oph : merci 

R : tu as bien fait

Eppy : Je te remercie

R : c’est moi qui te remercie, qui vous remercie toutes

Eppy : Je garde quelques munitions
Te fais de gros bisous

Oph : On va te laisser te reposer maintenant… c’est éprouvant!

Eppy : Et bisouilles les flingueuses

Oph : Merci Romain  pour ce temps que tu nous accordes, ton honnêteté et ta confiance

R : Je vous embrasse les Flingueuses, à demain 13h So

So : Belle et douce soirée à tous. A demain Romain R. Martin

Bonsoir à tous.

Oph : Bisous Romain et on se voit très vite 

Sylvie : belle nuit Romain

R : Bonne nuit et encore merci !

Oph et So ðŸ‘

Ge : Vous êtes bien bienveillantes les flingueuses avec notre prévenu. Aussi il est plus que temps que je mette fin à cette troisième et avant dernière audition.

 Romain, Eppy et Oph : ðŸ‘

R : ahahah

JP et Oph😍

Ge : Alors fin de la Garde à vue, en ce retrouve demain 13h pour le face à face entre So et Romain.

Mais t’inquiète So, pour ta première GAV, nous serons là derrière la vitre teintée et dans l’oreillette !

Et à demain !

Une réflexion sur “GAV @Romain R Martin sous le feu des flingueuses, 3ème audition

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