Les larmes rouges du citron vert de Lucie Brasseur

Le livre : Les larmes rouges du citron vert de Lucie Brasseur. Paru le 9 janvier 2014 chez Bookly édition et Prisma média. 13,90€, (237 p.) ; 21 x 13 cm.

4e de couv :

Les larmes rouges du citron vert

Au Galaxie, lieu d’accueil de SDF à Paris, Amy, bénévole de 29 ans, rencontre Mélanie avec qui elle essaie de créer une relation de confiance… Mais la jeune femme est retrouvée morte quelques jours plus tard. Par la suite, tous ceux avec qui Amy tissera des liens seront assassinés violemment. L’enquête piétine, la police semble impuissante, et Amy, bouleversée par ces événements, décide de mener sa propre enquête. Formant un duo atypique avec un jeune inspecteur – entre attirance et hostilité -elle va plonger dans les eaux troubles d’un milieu dangereux et inconnu, avec ses codes et ses mystères…

Thriller, drame social, jeu de séduction… laissez-vous captiver par un roman original et surprenant que vous ne pourrez pas lâcher avant la révélation finale !

Extrait : « Dans ma cage à poule de 7m² je me sentais un peu, disons… à l’étroit. Vue sur cour, je n’ai pas beaucoup plus accès aux rayons du soleil, mais, désormais, je dispose d’un magnifique bureau de 250m². Bon, ok, il s’agit d’un open space où trente personnes s’entassent….J’ai gagné en surface utile mais perdu en intimité. Ils appellent ça la cohésion d’équipe, le DRH a même parlé de «Team building»… Si j’avais eu droit au chapitre, j’aurais probablement répliqué pompeusement, qu’à mon sens, il s’agissait plus d’une hideuse façon de donner du champ à la prolifération des ragots et autres blablatages futiles de mes collègues »
L’auteur : Lucie Brasseur, Trentenaire, parcourt le monde, et vit la où elle se sent bien pour écrire. Après avoir créé trois entreprises, elle décide, suite à deux accidents de voiture successifs, de consacrer tout son temps et son énergie à sa vraie passion : l’écriture. Les larmes rouges du citron vert est son premier roman.

 

 

Le post-it de Ge

Les larmes rouges du citron vert de Lucie Brasseur

 

Amy 29 ans, est une jeune femme bien dans son temps, un brin égocentrique mais pourtant tournée vers le monde qui l’entoure. C’est devenu, une jeune parisienne pur jus, de ceux que l’on nomme les bourgeois bohème, les fameux bobo. Enfin Amy est sans doute plus bohème que bourgeoise. Elle est assistante de prod’ chez Téléjachète.com, genre de téléshopping sur le web. La startup a récemment été rachetée par un groupe suédois, le groupe Scaab. Les nouveaux dirigeants invitent leurs collaborateurs à s’engager dans des actions de RSE, (Responsabilité Sociale et Environnementale). L’image de la boite n’en sera que plus belle, un vrai coup de com. en fait.

Extrait : »Bref, chez Téléjachète.com, devenu Téléjachète.com-groupe Scaab, les adeptes du blabla stérile sont au paradis. Avant le rachat, nous étions déjà cinquante sept répartis sur trois étages. Au rez-dechaussée, la compta, le marketing, le dév. Au premier, la prod, les commerciaux. Au dernier, sous les toits, le studio d’enregistrement. Après opération, une vague massive de recrutements a été opérée et plus de quarante-cinq personnes supplémentaires ont rejoint la structure en six mois. Alors, voilà, on a déménagé, dans un espace plus grand et plus lumineux fait d’open spaces et de longs couloirs. Mes collègues sont sympas, franchement, mais il n’y a rien à faire, je ne suis pas comme eux. »

C’est ainsi qu’Amy atterrit un peu par hasard au Galaxie, le centre d’accueil de jour pour SDF du Xe arrondissement de Paris. Là, personne ne lui parle, personne ne semble la voir. Transparente. Pourtant, un matin, Mélanie, jeune SDF de 20 ans lui adresse enfin la parole. Amy se sent alors utile, comme investie par une mission. Le Galaxie prend le pas sur son boulot qu’elle trouve alors stérile. Elle commence à se lier avec certains pensionnaires du centre d’accueil. Mais tous ceux avec qui elle tissera enfin des liens, seront retrouvés morts, assassinés violemment. N’y tenant plus, Amy troque son costume d’assistante de prod. pour celui d’apprentie enquêtrice. Les chemins qu’elle empruntera changeront sa vie. Bienvenus au pays du Citron Vert…

Vous l’aurez compris Amy est le reflet de son auteur, pétillante, dynamique et fort sympathique. Un concentré de vitamines. Et, comme elle s’attache à ses « laissés-pour-compte, nous finissons par nous attacher à elle. Elle nous touche, car sous ces dessous pétulants on sens une certaine fragilité.

Il y a dans Amy un petit coté Bridget Jones. Et tout le roman de Lucie Brasseur est comme cela, un mixt entre un journal intime et un polar social. Car si le ton est joviale, il n’en demeure pas moins que l’auteur souligne les grandes failles et les paradoxes de notre sociétés : « Réseaux sociaux, Smartphones et startups du web y côtoient la part la plus sombre de l’humanité : les oubliés de la croissance, les accidentés de la vie et ceux qui n’ont pas

eu la chance d’être nés sous une bonne étoile. »

Bref une bien belle entrée en matière dans le petit monde du polar pour Lucie Brasseur avec ce roman policier urbain et amoureux.

Alors si vous avez envie d’un savoureux moments de lecture. Si vous n’en pouvez plus des romans noirs trop sombre, si vous voulez sortir des polars gores, alors précipitez vous sur ce roman-ci. C’est contemporain, vivant, frais et revigorant.

A oui j’allais oublier une petite anecdote qui m’a fait sourire lors de ma rencontre avec Lucie. Enfant et adolescente, quand elle venait chez sa grand-mère à Paris. Celle-ci l’emmenait à la bibliothèque de son quartier. Et vous savez quoi ?

Cette bibliothèque est celle où je travaille actuellement. Oui la bibliothèque Parmentier dans le XIe.

Oui oui, c’est possible.

Extrait :« Mon passe-temps favori ? Mes escapades à la petite librairie indépendante, cachée dans la venelle perpendiculaire à la rue Saint Sauveur. Ses étagères recèlent de surprises littéraires, premiers romans ou rééditions introuvables, traductions inattendues… Les livres ont toujours été ma grande passion. Ai-je hérité cet amour de ma grand-mère maternelle? En tout cas, sa bibliothèque aura été mon principal héritage. Un héritage encombrant mais extraordinaire de découvertes. Le plus bel héritage dont j’aurais pu rêver. Les souvenirs de nos balades parisiennes, de nos sorties ciné, de nos escapades dans les librairies ou à la bibliothèque du quartier, et ses murs de livres qui recouvrent désormais mon petit appartement du XXème arrondissement. »

39 réflexions sur “Les larmes rouges du citron vert de Lucie Brasseur

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