Flic de papier de Guy Rechenmann

Le livre : Flic de papier de Guy Rechenmann paru le 5 juillet 2018 chez Cairn dans la collection Du Noir au Sud. 10€ ; (248 p.) ; 18 x 12 cm

4ème de couverture :

Printemps 1988. Un homme disparaît au Cap-Ferret. La disparition, c’est une blessure jamais refermée et c’est l’histoire d’Anselme… Récemment muté au commissariat d’Arcachon après une sordide affaire, Anselme Viloc, simple inspecteur de police, est chargé de l’enquête. Alors, tous les jours ou presque, il prend la pinasse et traverse le Bassin. Il ne s’en plaint pas : la presqu’île est envoûtante. Bizarrement dans cette affaire, pas le moindre embryon de piste… Par chance, Anselme noue des liens avec deux garçons de bon sens. Eux, ils connaissent du monde… Ce roman vous entraîne dans un univers aux énigmes imbriquées rythmées par les humeurs d’un Bassin d’Arcachon imprévisible, aux personnages attachants : Lily, petite fille à l’intelligence vive qui pleure son chat, Solange sa mère, jolie femme désemparée, Marcel Mandrin, commissaire d’opérette… et Anselme, « flic de papier » à la recherche d’une intuition qui prend un malin plaisir à jouer à cache-cache…

 

Extrait :
Je reste encore un court moment devant la sépulture improvisée, vaste pour un si petit corps, mais déjà bien fréquentée, à l’opposé de nos tombes traditionnelles, visitées une fois au mois de novembre, dans le meilleur des cas. Vous me direz que c’est un lieu de promenade qui en vaut un autre en cette morne saison d’après cèpes. Un camaïeu de gris. Dommage pour moi, car c’est en quelque sorte mon fonds de commerce, mais la mort ne fait plus recette. En plus, elle ne fait même pas peur à l’enfant qui croit pouvoir agir à tout moment sur le destin d’un être disparu. En fait, Lily ne pleure pas devant la stèle de son chat, elle veut juste servir de passerelle entre son désir d’aventure et l’avenir céleste de son greffier. La petite vient plusieurs fois par jour ici et je suppose qu’elle fait vivre à Tomy de nouvelles aventures…

 

L’auteur : Né le 17/08/1950, écrivain et homme de télévision, Guy Rechenmann avoue être un rêveur et un poète. Le hasard, il n’y croit pas beaucoup préférant parler de coïncidences, son thème de prédilection… Il attendra 2008 pour publier un recueil de poésies et de nouvelles « La Vague » éditions Ecri’mages suivi de cinq romans « Des fourmis dans les doigts » éd. L’Harmattan et « Le Choix de Victor » éd.Vents Salés où se mêlent suspense, poésie et onirisme… Avec « Flic de Papier », il inaugure une nouvelle collection de poche dans sa nouvelle maison d’édition Cairn, et devraient suivre dans ce format « Fausse Note » et « A la Place de l’Autre » précédemment aux éditions Vents Salés. Son dernier roman « même le scorpion pleure » poursuit quant à lui son bonhomme de chemin. Il revisite le genre policier d’une façon nouvelle et inattendue grâce au même personnage Anselme Viloc, un flic atypique et obstiné. Guy Rechenmann écrit ses romans au Cap-Ferret.

 

La chronique jubilatoire de Dany

En commençant ce « flic de papier » je savais que j’allais découvrir ce qui me manquait à la lecture des autres aventures de ce héros atypique. Ben oui, j’ai fait connaissance avec Anselme Viloc dans le plus grand désordre. Cela n’affecte pas la compréhension, les références au passé de l’enquêteur étant suffisamment explicites pour ne pas se perdre. Néanmoins la lecture de ce premier opus de la série facilite l’approche psychologique du personnage.

En tout début de roman, Anselme, plus à l’aise dans la paperasse que dans l’action,  va faire la rencontre de Lily. Comme dans le film « jeux interdits », elle est prête à accorder plus d’importance à la mort de son chat plutôt qu’à la disparition de son père. Quel point commun peut-il y avoir entre ce père, chauffeur routier, un vétérinaire collectionneur de chats et ce mécanicien inspiré ? Anselme, nouvellement arrivé sur le bassin, victime d’un traumatisme psychologique majeur que nous allons découvrir au fil de ces 248 pages, va la jouer à l’intuition qui lui revient petit à petit et ses potes experts du cru.

Outre cette intrigue bien menée, ce volume nous permet de découvrir la galerie de personnages locaux qui nous aurons plaisir à retrouver dans les prochaines aventures de Viloc, sans oublier un personnage de premier plan : le bassin. Le style de l’auteur, friand de poésie, apporte une fraîcheur bienvenue dans une enquête qui a tendance à s’enliser. Incipit prometteur d’une série plaisante !

 

2 réflexions sur “Flic de papier de Guy Rechenmann

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