L’exquis cadavre exquis, épisode 47

L’exquis cadavre exquis, épisode 47

Elle s’appelait Camille, avait la phobie de la chlorophylle et n’a rien trouvé de mieux que de se cacher dans une serre pour tenter d’échapper à son l’Assassin .

Les inspecteurs Lerot et Remini sont sur le coup mais de nombreuses questions restent encore inexpliquées

Pourquoi Max a-t-il été si troublé en apprenant la mort de Camille ? Qui envoyait à la victime de petits cercueils en bois ? Que sait la brigade financière sur cette mystérieuse affaire ?

Accrochez-vous, l’histoire se complique ! Camille a-t-elle été assassinée parce qu’elle enquêtait sur un vaste scandale pharmaceutique, avec Klatschmohn Aktion ? Ou bien à cause d’un détournement de fonds lié au Museum ? A moins qu’elle n’ait découvert l’escroquerie vinicole de son beau-père. Et si sa disparition était liée à celle de sa soeur jumelle ? La dépression de sa mère explique-t-elle son silence ? Quant à Costes, le privé à la réputation sulfureuse, quel rôle a-t-il joué dans l’histoire ?

Maintenant la suite c’est vous qui l’inventez !


L’exquis cadavre exquis

Épisode 47

by Patrick Ferrer

 

Prédations

 

— La ministre des Finances et celui de la Santé ? Tu es sûre ?

Max Lindberg écouta patiemment sa fille qui s’excitait de plus en plus au téléphone. Il savait, d’expérience, que, passé la puberté, la vérité ne sort que très rarement de la bouche des enfants, mais Louise avait l’air d’y croire.

— Bon, faudra que je voie ça. En attendant, assurez-vous de n’ouvrir à personne. Merci ma puce, tu as fait du super boulot.

Il ne pouvait s’empêcher de ressentir une pointe de fierté à l’idée que sa progéniture puisse démontrer des talents d’investigatrice et cela lui fit presque oublier le danger auquel il venait d’exposer sa fille et sa mère. Trois personnes avaient déjà été assassinées et un des flics sur l’affaire était à l’hôpital. Ces gens-là ne plaisantaient pas.

Il aurait dû appeler l’inspecteur Lerot. Ouais, c’est ce qu’il aurait dû faire. Voir deux ministres entrer dans le tableau compliquait fortement les choses. Et encore, c’était un euphémisme. Mais quel scoop ! Le genre de truc qui pouvait propulser sa carrière au zénith. Non, quel que soit le danger, il lui faudrait se débrouiller sans l’aide de la police. Garder ses cartes sous le coude. Et faire très, très attention où il mettait les pieds. Parce qu’il savait que la moindre erreur aurait des conséquences fatales, et pas seulement pour lui…

***

L’inspecteur Lerot donna un coup de frein brusque et la voiture dérapa sur la route de campagne avant de s’immobiliser dans le fossé. Qu’était-il en train de faire ? Fuir pour sauver sa peau ? Il tremblait encore à l’idée de la mort atroce à laquelle il venait d’échapper. Toutes les cellules de son corps criaient de mettre la plus grande distance possible entre ces deux tarés et lui. Ils n’allaient pas tarder à revenir et s’apercevraient que la voiture, et lui avec, avait disparu. Ses mains se crispèrent sur le volant. Non. Il réalisa qu’en fuyant, il abandonnait à son sort une femme innocente et qui sait quelle autre victime de ces sadiques.

Il ne pouvait pas simplement s’enfuir face au danger. Sans compter que ces criminels devaient connaître ceux ou celles qui tiraient les ficelles dans cette affaire. Il en avait encore des sueurs froides mais son agression était en fait ce qui lui était arrivé de mieux depuis le début de cette affaire tordue. Le puzzle commençait à prendre forme, la menace, d’abord diffuse, prenait un visage. Les criminels commettent des erreurs. Ils en font toujours. C’est plus fort qu’eux, comme s’ils désespéraient de se faire prendre, d’être reconnus par tous pour ce qu’ils avaient fait. Son boulot consistait simplement à ne jamais lâcher le morceau, comme un chien qui s’accroche à un os. C’était la seule façon de gagner face à ces tarés. Il ne devait pas lâcher cet os.

Il prit une profonde inspiration. Les idiots étaient tellement sûrs de leur coup qu’ils lui avaient laissé son téléphone. Il passa un coup de fil à la Crim’, demandant à ce qu’on envoie une escouade de la BRI le rejoindre à proximité de l’hôpital psy. De proie, il était redevenu le chasseur.

Il sourit en redémarrant la voiture et en cherchant un endroit protégé des regards d’où il pourrait apercevoir les estafettes noires portant le sigle de la brigade de recherche et d’intervention lorsqu’elles arriveraient. Pour la première fois depuis longtemps il remarqua que son eczéma ne le démangeait plus. En fait, il se sentait plutôt euphorique. Ces salopards ne se doutaient pas de ce qui les attendait…

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