Présentation des Déracinés de Catherine Bardon à L’UNESCO par Jean Paul

    

Présentation des Déracinés de Catherine Bardon à L’UNESCO par Jean Paul

La vie n’est pas linéaire.
Il y a des périodes où nous allons bien et d’autres malheureusement où cela ne va pas !

J’ai rencontré Catherine Bardon à un moment où j’étais plutôt mal…
Certains diront dans le creux de la vague. La lecture de son roman m’a fait un bien fou, m’a aidé dans une prise de choix personnelle.
Nous sommes régulièrement en contact maintenant depuis quelques mois.

Il y a quelques jours, elle m’a envoyé une invitation pour la présentation de son roman “Les déracinés” en sortie nationale avec un nouvel éditeur, Les Escales.
La présentation a lieu au siège de l’UNESCO en partenariat avec la délégation de la République Dominicaine ainsi que l’Office du Tourisme de la République Dominicaine.

Seront présents aussi son Excellence l’Ambassadeur de la République Dominicaine et bien d’autres personnes.
Me voilà donc arrivé jeudi 24 mai au soir, dans la salle des Délégués de l’UNESCO. Comme dans un aéroport, j’ai eu le droit à une fouille afin de pénétrer dans les lieux hautement sécurisés.
Je suis arrivé parmi les premiers et j’ai bien fait car cela nous m’a permis de discuter un peu au calme avec Catherine.
Mais très vite, plusieurs dizaines de personnes sont arrivées et j’ai dû laisser notre hôte à ses invités…
Plusieurs groupes se créèrent au fur et à mesure et j’ai navigué ainsi de personne en personne en alternant entre français et espagnol selon les besoins !
Un moment malgré tout, j’ai douté de ma présence dans ces lieux, que faisais-je, simple lecteur parmi toutes ses personnes.
Mais les discussions aidant j’ai passé une très belle soirée…

Catherine Bardon est une amoureuse de la République dominicaine. Elle a écrit de nombreux guides de voyage et un livre de photographies sur ce pays, où elle a passé de nombreuses années. Elle vit à Paris et signe avec “Les Déracinés” un premier roman, mais surtout “Le premier roman français” qui traite des exilés juifs en République Dominicaine, période de l’Histoire complètement méconnue par la plupart des gens. Quand Jérôme Dejean, journaliste, lui demande pourquoi a-t-elle choisi d’écrire ce roman, elle nous explique tout simplement qu’il y a plus de vingt ans, un vieux monsieur lui a raconté une histoire. Son histoire, celle d’un Juif déraciné, enlevé à son pays en 1939, il a débarqué en République dominicaine sous le règne de Rafael Leonidas Trujillo (1891-1961), « Père de la patrie » et dictateur…
Cette histoire a mis vingt ans à mûrir dans la tête de Catherine, à se construire. Elle a dû faire des recherches, des recroisements, des vérifications. Mais surtout Catherine ne voulait pas écrire un essai, un texte banalisé. Comme elle l’explique elle-même : “J’ai écris le roman que j’aimerais lire…” Elle voue un amour véritable à la République Dominicaine, et on le ressent très vite à son écriture. Mais elle aime aussi les gens, leurs histoires, leur passé, c’est une vraie conteuse…

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J’ai lu son roman deux fois. La première, parce que je ne pouvais pas m’arrêter tellement cette histoire est forte et riche en émotions. Puis je l’ai relu quelques semaines plus tard, où cette fois j’ai pris mon temps. J’ai même régulièrement jeté un coup d’œil sur Google me rendant compte du travail énorme qu’elle avait réalisé… Pour cette raison, je n’ai pas été surpris qu’elle ait choisi comme thème de son premier roman une extraordinaire aventure d’amour et d’exil qui se déroule principalement à Sosúa, petite ville en bord de mer, très colorée que j’ai eu l’occasion de visiter par deux fois, se situant dans le nord de l’île. J’ai retrouvé beaucoup d’émotions ressenties sur place, la gentillesse des gens, une verdure luxuriante, les balades à cheval, les voyages en barque à Samaná, la vision des baleines autour de nous…
Son roman part de faits réels et parle des nombreux Juifs qui ont été délocalisés entre 1940 et 1942 sur l’île afin d’échapper à une mort certaine par le régime nazi. Durant la conférence d’Evian en 1938, le président des États Unis, Franklin D. Roosevelt tente de trouver une solution pour récupérer certains Juifs allemands et autrichiens. Aucun des 32 pays présents à cette conférence n’a voulu tendre la main vers ces Juifs livrés à leur sort. Aucun, sauf la République Dominicaine qui délivra 5000 visas. Cela peu paraître surprenant venant de la part d’un dictateur, mais sa bonne volonté n’était pas du tout désintéressée. Il agissait pour des intérêts économiques, géopolitiques et pour se redonner une meilleure image publique. Accessoirement cette main d’œuvre à “bas prix” allait permettre d’accélérer le développement de son pays. De nombreuses familles juives qui laissèrent derrière eux richesses et confort après avoir été transférées de pays en pays, arrivèrent enfin sur les terres quasi sauvages de Sosúa, terres qui petit à petit à force de travail et de sueur devinrent leur véritable lieu de résidence.
Le tempérament naturel et la gentillesse des Dominicains a beaucoup aidé à leur intégration. L’histoire de Sosúa est une réussite entre la rencontre de deux cultures très différentes. Une bonne intégration, des mariages mixtes, l’absence d’anti-sémitisme et surtout la conservation des traditions et des pratiques religieuses dans un respect commun. A la fin de la guerre, certains de ces pionniers se sont installés aux États-Unis ou en Israël. Mais il existe encore aujourd’hui à Sosúa une communauté, une écoles, une synagogue, un cimetière et même un musée à la mémoire de ces “déracinés” Je ne remercierai jamais assez Catherine pour cette invitation…

Un grand merci aussi à Esther, qui représentait la librairie “Lamartine” (118, rue de la Pompe dans le 16e arrondissement), qui a été charmante et très agréable ainsi qu’à tous les organisateurs de l’UNESCO.

Les déracinés de Catherine Bardon
Un roman de vie et de bonheur bien mérité, un hommage à des pionniers, des hommes et des femmes courageux dans un nouveau monde où tout est à construire.

 

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2 réflexions sur “Présentation des Déracinés de Catherine Bardon à L’UNESCO par Jean Paul

  1. Salut
    depuis décembre 2005 mon épouse et moi, retraités de l’E.N., passons 2 à 3 mois par an en REP DOM(comme on l’appelle entre aficionados), près de Sosua! et quand j’ai lu, tout à l’heure chez Leclerc-livres, CE QUI EST À L’ORIGINE DES « DÉRACINÉS », nous allons nous précipiter à la médiathèque de Montrond-les-Bains pour LIRE ce roman!!!
    Nous avons été initiés à la période Trujillo par « LA FÊTE AU BOUC » de Vargas Llosa, ET « L’HISTOIRE EXTRAORDINAIRE DE OSCAR WAO » de Junot Diaz, entre autre. . .

    Aimé par 1 personne

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