Le miroir aux fruits de la passion de Richard Louis

Le livre : Une enquête du chef Michel-Arthur Chevalier, Le miroir aux fruits de la passion.  Paru le 28 mars 2018  aux éditions L@ Liseuse. 19.90 € ; (280 pages) ; 15 x 23 cm

4ème de couverture :

Première enquête du chef Michel-Arthur Chevalier

Panique à Matignon : l’ambassadeur de France en Italie a disparu et son chef de cuisine a été assassiné. Pour rester le plus discret possible, le gouvernement français dépêche sur place le meilleur élément de la brigade spéciale du Premier ministre : le cuisinier Michel-Arthur Chevalier, alias Mac. Pendant qu’il enquête dans les arcanes du Saint-Siège, tout en goûtant aux trésors de la gastronomie italienne, de vieux ennemis se rappellent à lui et l’obligent à se replonger dans des souvenirs qu’il aurait préféré ne pas voir ressurgir…

Un roman palpitant dans lequel l’esprit de déduction et l’appétit sont tous deux aiguisés par une intrigue au moins aussi savoureuse que les recettes dévoilées à sa suite.

 

L’auteur : Richard Louis est issu d’une famille avignonnaise. Son arrière-grand père tenait une épicerie fine et son père restaurateur et traiteur à côté du Palais des Papes. Après avoir tenu le restaurant familial au début de sa vie professionnelle, Richard Louis s’est orienté vers une carrière dans la communication globale pour des entreprises régionales et nationales, tout particulièrement dans le domaine de la restauration. Sa passion pour l’écriture date de l’époque où il faisait du théâtre et où il avait tellement eu de plaisir à jouer une pièce qu’il s’était proposé d’en écrire la suite. Finalement, le temps qu’il parvienne à la fin, certains des comédiens avaient quitté le théâtre et, la pièce n’a jamais été jouée ! Alors, il en a écrit une autre, et puis il s’est lancé dans la narration des romans policiers … Ainsi, c’est au petit matin qu’il s’adonne à sa passion pour l’écriture. Dans ces ouvrages, il met en scène un personnage récurrent, Michel-Arthur Chevalier (alias MAC), un enquêteur qui est également chef de cuisine. Richard Louis, en amateur des mots mais également de saveur culinaire, propose à la fin de chacun de ses romans, les recettes des plats qu’il évoque dans ces récits. À ses heures perdues, l’auteur aime aussi jouer de la musique, dessiner, peindre ou sculpter.

 …

 

Extraits :
«  Le type qui m’avait renseigné n’était pas un enfant de chœur, pour qui connaissait son pedigree. Il m’avait Supercontacté par téléphone et, pour sa sécurité, n’avait jamais voulu que l’on se rencontre. Il m’avait tout balancé d’un coup. Il m’avait dit « qu’il y avait des choses qui ne se faisaient pas. En particulier, faire du mal à des enfants ». Il avait ajouté qu’il avait participé, au Rwanda, à une action punitive qui avait coûté la vie à vingt-huit enfants d’un village rebelle. Le temps avait passé, mais il avait toujours beaucoup de mal à s’en remettre. Je n’y croyais pas vraiment.»

La chronique jubilatoire de Dany

Le miroir aux fruits de la passion de Richard Louis

Un roman de 232 pages en fait, car la fin est un recueil de recettes : les recettes bien contemporaines de MAC pour les amateurs comme dans la série de Michèle Barrière qui reprenait les recettes médiévales.

Une narration sur trois époques permet au lecteur de reconstituer l’histoire douloureuse de Michel-Arthur Chevalier (MAC), membre d’un corps d’élite attaché au premier ministre du gouvernement français, sous couverture de son métier de cuisinier.

Les amoureux de Rome retrouveront avec plaisir les décors somptueux de la capitale italienne où la précision des descriptions peut nuire au rythme de l’intrigue.

Quant au contexte de l’action, la revue de presse très documentée et restituée in extenso nuit elle aussi au déroulement dynamique du récit.

En résumé une bonne intrigue sur le sujet sensible de la pédophilie au sein de l’église, entravée dans sa narration par un trop plein de précisions.

 

« Ah, c’était trop beau ! Cela faisait bien trois mois que j’étais resté tranquille dans ma cuisine à essayer de nouvelles recettes. Et, après ma dernière place, j’avoue que j’en avais bien besoin ! J’en venais même parfois à oublier que je pouvais sortir de ma cuisine. C’était un phénomène très particulier. Je m’y sentais vraiment en sécurité. Le monde extérieur n’existait presque plus. Il s’arrêtait au passe, cette fameuse barrière qui protégeait la cuisine de la salle et… vice-versa ! »

 

« J’avais prévu un repas dégustation, à prendre sur la terrasse. Il avait fait très beau toute la journée et je pensais qu’une soirée sous les étoiles, avec quelques lampions accrochés aux arbres et le grand photophore sur la table, serait du plus bel effet. J’avais composé un plateau de tapas chics, faciles à manger et variées, car je ne connaissais pas encore ses goûts. Il comprenait, entre autres, despiquillos à la brandade de Nîmes[R] – la brandade Raymond, la vraie, sans pommes de terre – de la tapenade noire maison aux figues[R] – une recette d’un ami turc –, des chips de betterave[R], des sucettes de volaille[R] et différentes petites verrines apéritives[R]. J’avais également préparé des américanos[R], un cocktail que je buvais allongé avec du Schweppes. Verre givré avec une tranche d’orange fendue, en décoration, sur le rebord, piquée d’une cerise confite. Tout était prêt !

J’avais mis toutes les chances de mon côté. »

 

 

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