Polars à l’Ancre 2018, les indiscrétions de Manie Danièle

Cap-Ferret, un jeudi après-midi du mois de juillet, plein cagnard et pourtant …

Alors que la moitié de la France en était encore à soigner sa gueule de bois de champion, qu’une autre partie s’apprêter à grimper les lacets de l’Alpe d’Huez quelques irréductibles gascons eux roulaient les tonneaux pour que les auteurs croisent leurs lecteurs au Cap-Ferret et plus particulièrement à l’Escale, restaurant de la jetée Bélisaire. Deuxième édition de Polars à l’ancre !

Avec la complicité de Catherine, la grande ordonnatrice de cette édition 2018, voici donc ce à quoi vous avez malgré vous échappé (voir vos mauvaises raisons ci-dessus) et qui vous fera venir en 2019 à la troisième édition.

Le premier rencontré, c’est Jean-Luc, Aubarbier de son nom

Jean Luc Aubarbier est libraire Sarladais, conférencier et écrivain. Outre les guides touristiques sur le pays cathare et les sites templiers, ce sont 8 polars historiques qu’il compte à son actif. Une série permet de suivre notamment Pierre Cavignac et Marjolaine Caradec, deux archéologues et héros récurrents dont l’auteur nous annonce la cinquième aventure au premier semestre 2019. Pour nos lecteurs il promet cependant un one-shot sur Montaigne, vous savez celui qui a été Maire de Bordeaux il y a très longtemps, à paraître le 13 septembre 2018. La franc-maçonnerie – il est d’ailleurs presque voisin et ami avec Jacques Ravenne – et le néonazisme sont ses thèmes de prédilection.

Jeanne Faivre d’Arcier, des romans noirs au regard social …

–       Bonjour Jeanne, nous nous sommes quittées à Fargues sur une promesse de ta part, un nouveau polar adulte avec comme héros un chasseur de têtes (au sens propre ou professionnel du titre … à vous de voir) et en décors, les bords de Garonne … alors ?

–       Bonjour Danièle, je ne m’avance pas sur la date de parution car il faut que je finisse ce livre et je suis très lente !

Comme je dis un tracteur qui marche au diesel mais qui trace quand même toujours son petit bonhomme de chemin.

En projet un cinquième roman policier pour les enfants se déroulant sur le bassin, j’attends l’accord de l’éditrice avant de me mettre au travail. Et sûr pour 2019, la reparution  chez Rivière Blanche la maison d’édition animée par Philippe Ward  qui est également auteur de fantastique et de SF, de l’ensemble de mes nouvelles fantastiques qui ont été publiées dans différentes anthologies et qui là seront regroupées. Bien sûr, il y aura aussi un ou deux textes inédits. J’ai aussi appris tout récemment que Les Encombrants venait d’être réédité ce qui est une excellente nouvelle car ça veut dire que peu à peu il trouvé son public. Je continue d’ailleurs à le présenter au public lors de mes dédicaces et salons et je vois qu’il  touche le cœur des vieux Parisiens ou des gens qui ont vécu à Paris, mais pas que … L’histoire de cette petite môme Cerise, abandonnée dans un buffet posé sur le trottoir, intéresse beaucoup les femmes aussi. Voilà, je crois n’avoir rien oublié.

–       Si Jeanne ta présence auprès de tes lecteurs, en dédicace, en salons …

–       Alors je reprends le salon de la Brède les 22 et 23 septembre avec une journée d’intervention en milieu scolaire le 18 ; le salon Thrillers à Gujan Mestras le week end suivant, aussi avec une intervention en milieu scolaire ; Fantasy en Beaujolais les 17 et 18 novembre, le salon de la littérature jeunesse de Montreuil fin novembre début décembre. Un salon de littérature jeunesse à Angoulême le premier décembre. Et pas mal de dédicaces en librairie  en Gironde, à Agen, Marmande, Périgueux…. etc sur l’automne et le début de l’hiver.

–       Merci Jeanne et à bientôt !

Troisième victime de mes investigations, Gilbert Gallerne

Il a l’art de la dissimulation. Quatre pseudonymes, oui pas moins … Tour à tour Gilles Bergal pour commettre de l’horreur, Milan pour tâter de l’anticipation,  Gilbert Hudry puis Gilbert O’Callaghan pour réintégrer la peau de Gilbert Gallerne semble-t-il son vrai patronyme !
Prolifique touche-à-tout, de la traduction de best-sellers à la récompense en 2010 du Prix du Quai des Orfèvres pour Au pays des ombres, de l’anticipation au thriller en passant par l’horreur, c’est en outre un tout-format (romans, documents et nouvelles)
Il nous précise :
– Gilbert Hudry n’a été utilisé qu’une fois, pour ma première nouvelle publiée dans un magazine, à savoir Parthénogenèse in « Horizons du fantastique » n°21 (1972)
– Gilbert 0’Gallaghan a été utilisé uniquement pour quelques critiques littéraires dans le même magazine (1974/76, de mémoire)
– Milan n’a été utilisé qu’une fois, pour la publication d’un roman de SF en deux volumes dans la collection Anticipation du Fleuve Noir (1988) sous les titres Le clone triste et Le rire du Klone ; ces deux volumes ont été réunis en un seul (ainsi qu’il était originellement prévu) publié en 2017 aux éditions Rivière Blanche sous le pseudonyme de Gilles Bergal et le titre original Dérive.
– Gilles Bergal a été utilisé pendant des années, avant que je reprenne mon patronyme (Gilbert Gallerne) en 1992.
– Teddy est revenu est un « one shot » publié en 1997, repris depuis par sept éditeurs différents, vendu en tout à plus de 55 000 exemplaires. Il n’y a pas de suite. « Teddy » était le nom d’un ours en peluche qu’une femme recevait dans un envoi anonyme. C’était le jouet que sa fille avait avec elle lors de sa disparition cinq ans plus tôt. Séparée de son mari et soupçonnée par la police, la femme reprenait seule l’enquête pour remonter à l’expéditeur de l’ours et retrouver sa fille.
– Prochaine parution : Mauvaise main, éditions French Pulp, février 2019 ; un roman (très) noir.
– A paraître, un roman fantastique mais il est encore trop tôt pour en parler.
Mes centres d’intérêt se sont regroupés ces dernières années autour du thriller au sens large (policier, surnaturel…) et c’est le domaine que je compte continuer d’explorer à l’avenir.
Merci Gilbert Gallerne pour ce panorama très complet et pour plus d’information rendez-vous sur son site

Philippe Ward est éditeur et auteur.

Ses prochaines parutions …
Le 01 août sort aux éditions Blac Coat Press Marilyn in Manhattan, la version américaine de Manhattan Marilyn
Les 3 premiers tomes des aventures de Lasser le détective des dieux vont paraître en un seul volume en novembre aux éditions Critic
Le tome 5 des aventures de Lasser le détective des dieux est prévu en 2019 aux éditions Critic mais le mois n’est pas encore choisi.
Le Tome 3 des aventures de Xavi El Valenbt aux éditions Rivière Blanche
Prochains salons
Novembre : salon du livre de Castelsarrasin
le 28 novembre salon de Sèvres
Le 2 décembre salon du polar d’Auch

– Comment qualifier vos romans, quels genres ?

– Les genres de mes romans, je les qualifie de mauvais genre, des genres dont on ne parle pas beaucoup dans les médias, à savoir le polar, le thriller, l’heroic-fantasy et le fantastique. Par exemple Artrahe est du domaine thriller fantastique, Manhattan Marilyn du thriller.  Les aventures de Lasser sont un mélange de polar et de fantasy. Par contre je n’ai jamais écrit de la Science Fiction.

– Quelles ont été vos sources d’inspiration ?

En tant que lecteur dans mon jeune âge, j’ai été fan de Bob Morane, et depuis j’aime bien les héros récurrents, le lecteur peut s’attacher, suivre sa vie. Donc j’ai des héros récurrents comme Jean-Philippe Lasser, ou Nuira (une policière qui enquête dans le département 66). Par contre Artahe est un one-shot comme on dit, c’est à dire un roman unique. Mais personnellement j’aime ce héros, même si dans le chant de Montségur, nous l’avons tué à la fin.

– J’ai noté qu’un certain nombre de vos romans étaient écrits à quatre mains ? Pourquoi ?

J’écris avec Sylve Miller, depuis plus de 15 ans, nous nous sommes rencontrés sur un forum de Science-Fiction, nous avons discuté et puis un jour nous nous sommes lancé dans l’écriture d’une nouvelle : Le mur. Et puis nous avons continué dans les nouvelles, ensuite ce fut un roman Le Chant de Montségur puis la série Lasser dont nous écrivons le 5° volume. Comme elle habite la région parisienne, nous utilisons les moyens modernes pour établir une idée de roman, ensuite un scénario en béton et après nous nous lançons dans l’écriture, le roman fait des allers-retours, donc à la fin, nous ne savons plus qui a écrit quoi. C’est rare chez les auteurs d’écrire à quatre mains cela signifie mettre son égo dans la poche et accepter les critiques venant de l’autre et aussi arriver à critiquer l’autre. Il faut bien s’entendre. Moi j’aime bien écrire à quatre mains, même si je reviens de temps en temps à l’écriture en solo.

Merci Philippe Ward, à très bientôt donc pour de nouvelles aventures.

Et, il y a Guy, GUY Rechemann

GUY, vous savez, celui qui a souffert au long de sa Garde à vue et qui en parle encore … sur les pages du blog vous trouverez l’intégrale de cette aventure :
Guy sous le feu des Flingueuses c’est ICI
et quelques indiscrétions sur son petit dernier : Même le scorpion pleure

Outre les auteurs en dédicaces, sous la houlette de Catherine Rechenmann-Arrieutort, grande organisatrice, il y a eu deux tables rondes où les auteurs ont pu échanger sur leurs approches du polar et leurs personnages.

Deux animatrices étaient aux manettes : Chantal Lafon  et Catherine Rabier-Darnaudet, spécialiste de l’auteur Jean Forton (1930-1982)

Malheureusement, un départ impromptu a fait que je n’ai pas pu mener l’intégralité de mes investigations mais comme le dit Catherine, en 2019 pas d’excuses, tous au Cap-Ferret pour la troisième édition !

10 réflexions sur “Polars à l’Ancre 2018, les indiscrétions de Manie Danièle

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