Heimaey de Ian Manook

Le dernier Ian Manook sort aujourd’hui aussi pour l’occasion deux Flingueuses nous offrent la primeur de leur avis sur Heimaey. Et nous emmènent faire un tour en Islande

Aussi pour vous ce matin Ophélie nous proposait le off de Oph sur Heimaey

Et cet après midi c’est Jean Paul qui vous livre en exclusivité son ressenti.

Allez c’est parti pour une nouvelle « Double Chronique »


Le livre : Heimaey de Ian Manook. Paru le 26 septembre 2018 aux Éditions, Albin Michel. 22,00€ ; (464 p.) ; 15,5 x 22,4 cm.

4ème de couverture :

Quand Jacques Soulniz embarque sa fille Rebecca à la découverte de l’Islande, c’est pour renouer avec elle, pas avec son passé de routard. Mais dès leur arrivée à l’aéroport de Keflavik, la trop belle mécanique des retrouvailles s’enraye. Mots anonymes sur le pare-brise de leur voiture, étrange présence d’un homme dans leur sillage, et ce vieux coupé SAAB qui les file à travers déserts de cendre et champs de lave… jusqu’à la disparition de Rebecca. Il devient dès lors impossible pour Soulniz de ne pas plonger dans ses souvenirs, lorsque, en juin 1973, il débarquait avec une bande de copains sur l’île d’Heimaey, terre de feu au milieu de l’océan.

Un trip initiatique trop vite enterré, des passions oubliées qui déchaînent des rancoeurs inattendues, et un flic passionné de folklore islandais aux prises avec la mafia lituanienne : après l’inoubliable Mongolie de sa trilogie Yeruldelgger et le Brésil moite et étouffant de Mato Grosso, Ian Manook, écrivain nomade, nous fait découvrir une Islande lumineuse, à rebours des clichés, qui rend plus noire encore la tension qu’en maître du suspense il y distille.

L’auteur : Journaliste, patron d’une agence de communication… On ne compte plus les métiers exercés par Ian Manook. Pas plus que les nombreux prix (Polar SNCF, Grand prix des lectrices de Elle polar, prix Quais du Polar, prix polar des lecteurs du Livre de poche…) qui ont couronné sa trilogie de « thrillers mongols », traduite dans près de 10 langues : Yeruldelgger, Les temps sauvages et La mort nomade.
Extrait :
« La maison d’Ida a un étage, mais elle vit au rez-de-chaussée, dans un demi-sous-sol qui est là aménagé en studio. Ça lui suffit. Elle loue le reste. Ce goût des Islandais pour les refuges enterrés. Les maisons de tourbe. Les bains chauds dans les grottes. Le peuple invisible dans les rochers. Ce besoin d’appartenir au minéral quand les océans grondent tout autour. C’est aussi pour ça que Kornélius est bien chez Ida. Parce qu’elle est bien chez elle. Et bien dans son corps, dont il admire la nudité depuis le lit où ils viennent de faire l’amour.
Ida est une femme à l’aise dans sa vie, et il est heureux d’en faire partie, d’une certaine façon. Dans le halo de la lumière de cette journée magnifique, pendant que tout le monde pique-nique, nue devant la fenêtre de sa cuisine, elle prépare le café. Il se dit qu’elle a le corps des femmes heureuses, sans vraiment comprendre ce que cela veut dire.» 

 

Le ressenti de Jean-Paul

 

Bonjour à toutes et à tous…

 

Je viens de terminer à l’instant Heimaey de Ian Manook.

Par où commencer ?

Par dire peut-être, que je regrette de ne pas avoir lu plus tôt cet auteur incroyable !

Que malgré le fil rouge de son récit, un polar, un vrai, un dur, la beauté de ses textes m’a porté tout le long de son récit ?

 Il y a quelques jours je suis allé voir un spectacle immersif, où la vue et l’ouïe nous permettaient presque de ne faire qu’un avec l’artiste…

Ian Mannook réussit avec Heimaey le même prodige !

 J’ai vécu et respiré l’île d’Heimaey, terre de feu au milieu de l’océan pendant quelques heures… Pas seulement dues aux superbes descriptions qui m’ont faites rêver, les volcans, l’immensité de la neige et de la glace, la mer que l’on devine tout autour, les vagues qui se fracassent contre les falaises depuis des milliers d’années, mais aussi la force des ses personnages, forts, grands, puissants, semblant tout droits sortis d’un autre temps, afin de pouvoir subsister dans cet univers au climat hostile.

Ce qui m’a le impressionné aussi c’est le “krummasivur”. Ce chant viking venu du fond des âges, mélodies considérées comme des chansons folkloriques en hommage aux corbeaux, que j’ai écouté en boucle durant une grande partie de ma lecture. Le corbeau est associé à une grande intelligence et se produit dans la mythologie nordique, y compris sous la forme de Hugin et Munin (islandais Huginn et Muninn, pensée et mémoire), les compagnons d’Odin.

J’en connaissais certaines, du groupe “In Extremo“ par exemple, mais je n’avais pas fait le lien avec l’Histoire Islandaise… C’est absolument superbe !!!

 Je ne peux que vous conseiller de voyager avec Ian, dans l’espace et dans le temps à la recherche de Rebecca suite à sa disparition, dans un monde ou tout donne l’impression d’être au ralenti tant la “pression“ de la nature se fait présente…

Chaque pas, chaque décision est une lutte, une vraie décision à prendre contre ces forces vivantes où même les hurlements du vent nous racontent une histoire !

 Merci Ian, de m’avoir mené aussi loin…

Un grand merci aussi à Claire Lajonchère et Albin Michel pour leur gentillesse et leur confiance. 

NDLR : Pour en savoir plus vous pouvez vous rendre ICI

 

7 réflexions sur “Heimaey de Ian Manook

Vous avez la parole, laissez un commentaire, ça fait toujours plaisir.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s