Papote d’auteur, Sylvie était avec Romain Slocombe

Papote d’auteur, Sylvie était avec Romain Slocombe

Le 27 septembre dernier nous étions à la Griffe Noire pour fêter à nouveau ses 30 ans.

Aussi notre super flingueuse en a profité pour s’entretenir avec Romain Slocombe, l’un des invité de cette soirée.


Entretien avec Romain SLOCOMBE

by Sylvie K

Sylvie Kowalski et Romain Slocombe

Sylvie : Vous être très éclectique dessins, écriture, photos que n’avez-vous pas exploré ?

Romain Slocombe répond sans hésiter la musique. Mais cela n’a pas été tout en même temps ! J’ai commencé dans le dessin, la peinture ? l’image je suis passé progressivement à la photo la vidéo c’était comme des glissements successifs qui se superposent en partie. Je n’étais pas trop doué non plus.

Vous écrivez beaucoup sur la période de la guerre on a d’ailleurs vu Sadorski lors d’un documentaire. Que pensez-vous de lui ? Avez-vous de la sympathie pour lui ?

R.S. : Sadorski dans la réalité est un salaud un vrai salaud et en même temps ce n’est pas un salaud intégral !  Il fait ce qu’on attend des flics il représente bien le dilemme de la police française. L’état est là d’une manière légale, un policier doit faire respecter la loi dans son état actuel. S’il ne fait pas cela il prend des risques, des risques personnels, il dérive mais il s’écarte de la mission du policier qui est d’obéir aux ordres.  Le policier est un outil au service de l’état. On félicite plutôt les policiers pour leur efficacité et donc Sadorski était dans la continuité de la police française de l’époque c’est-à-dire la police se battait contre le parti communiste depuis longtemps et donc les policiers avant la guerre étaient rôdés à la répression des communistes et les communistes étaient rodés à éviter la répression policière. A partir de 41 les communistes ont pu se remettre dans la résistance armée contre les allemands et retrouver leur schéma de base c’est-à-dire les fachistes d’un côté le communiste de l’autre le fait qu’ils étaient alliés était très difficile à comprendre pour un communiste. Et puis les juifs à l’époque l’antisémitisme était extrêmement répandu toutes les années 30 étaient un travail de la droite française sur les juifs on a accusé les juifs de tous les maux et surtout de la défaite de juin 40 on a dit les juifs ont voulu la guerre pour que la France les aide à chasser Hitler pour qu’ils puissent rentrer chez eux. Et d’autre part les juifs sont responsables de la déliquescence morale de la France et du fait que l’on a pas été capable de gagner cette guerre on s’est effondrés par ce que l’on avait été corrompu par les juifs.  Du coup quand un gendarme devait garder un juif il pensait vraiment que c’était la lie de la terre que c’était des bagnards et c’est petit à petit que certains des gendarmes ont fini par comprendre que les gens qu’ils devaient garder n’étaient pas des criminels.

C’est aussi l’histoire d’un homme, de sa sexualité. Le côté de sa vie sexuelle est très important. C’est un anti-maigret on imagine le flic qui rentre chez lui avec sa femme en bigoudis et qui mange du bourguignon. Pas là, il est obsédé par une jeune fille, une jeune juive il va la cacher et espère faire un ménage à 3.

SK :Vous voulez rétablir l’histoire, faire réagir les gens ?

RS : Un peu tout, avoir des romans surprenants, à fond dans les enquêtes.

SK : Outre cette période de l’histoire vous vous intéressez au Japon.  D’où vous vient cet intérêt ?

RS : Romain : Quand j’étais jeune mon père avait un collègue qui venait souvent à la maison, il était japonais. Mon père était architecte, il dessinait des plans. J’ai eu une jeunesse cosmopolite ma famille elle-même est assez cosmopolite. Et mon père en tant qu’architecte avait des gens qui venaient de tous les pays et parmi eux il y avait ce monsieur japonais qui était très sympathique, pas aussi jeune que les autres, il avait toujours des cadeaux pour ma mère, il faisait des petites courbettes, il me fascinait assez j’avais une bonne impression des japonais, il m’a appris à manger avec des baguettes.  J’aime le côté lisse des japonais, le côté soumission mais juste en apparence.

SK : Avec qui aimeriez vous boire un café, échanger ?

RS : Henry Miller, j’aime beaucoup outre ses écrits, il et sympathique ouvert ….

SK : Quel sera le thème du prochain roman ?

Romain : La période de l’exode en 1940, la débâcle, la déroute….Je reprendrais certains personnages de Sadorski….

cof

A suivre donc…

Vous pouvez aussi retrouvez les 3 chroniques de nos flingueuses sur la trilogie Sadorski ci -dessous

ICI, Maud nous parle de L’affaire Léon Sadorski

, Ge nous propose son billet sur L’étoile jaune de Sadorski 

Ici Danièle nous donne son avis sur Sadorski et l’ange du démon

 

15 réflexions sur “Papote d’auteur, Sylvie était avec Romain Slocombe

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