Le top lectures des flingueuse 2018, Le top 10 de Jean Paul

Le top des flingueuse 2018

Le top 10 de Jean Paul

Coucou Geneviève,

Voici mon Top 10 en Polar, Thriller et Noir :

Top 10 des Flingueuse 2018 – Polar, Thriller et Noir


1. Il reste la poussière de Sandrine Collette 

Patagonie. Dans la steppe balayée par des vents glacés, Rafael est le dernier enfant d’une fratrie de quatre garçons. Depuis toujours, il est martyrisé par ses frères aînés. Leur père a disparu. Leur mère ne dit rien, perpétuellement murée dans un silence hostile. Elle mène ses fils et son élevage de bétail d’une main inflexible, écrasant ses rejetons de son indifférence. Alors, incroyablement seul, Rafael se réfugie auprès de son cheval et de son chien. Dans ce monde qui meurt, où les petites fermes sont remplacées par d’immenses domaines, l’espoir semble hors de portée. Et pourtant, un jour, quelque chose va changer. Rafael parviendra-t-il à desserrer l’étau de terreur et de violence qui l’enchaîne à cette famille ?
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Je ne connaissais pas Sandrine Collette, mais on m’en avait dit beaucoup de bien, et j’ai eu une très belle surprise, avec ce livre.
Je suis entré dans un univers inconnu, pas seulement parce c’est celui des plaines de Patagonie que je ne connais pas du tout, mais surtout grâce à son style !!!
Rude, cruel avec un goût amer, beaucoup d’imagination dans un récit sec et âpre comme le climat de la région…
Superbe écriture avec un excellent sens de la narration, des descriptions fort bien faites et une densité psychologique étonnante.
Un très bon roman, que j’ai lu d’une traite.
Quelque chose de particulier se dégage de ce récit, une force, une haine incroyable tant par les personnages que par ce lieu hostile à toute vie.
“Une nature impitoyable,
une famille rongée par la haine,
et l’innocence d’un enfant.”
A lire absolument !
Je pars en quête des autres romans de Sandrine…

2. La nuit de l’Ogre de Patrick Bauwen

La mort est un art.
Vous en êtes le spectateur.
Et vous pourriez être sa prochaine victime.
Des sous-sols de Paris aux recoins obscurs des facultés de médecine, Chris Kovac, médecin urgentiste, se lance à corps perdu dans une enquête qui ressemble à une nuit sans fin.
Après Le Jour du chien, Prix polar 2017, Patrick Bauwen signe un thriller aussi effroyable que maitrisé.
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Fan de la première heure, j’ai découvert Patrick Bauwen en 2008 (dix ans déjà…) avec “L’œil de Caine”.
Et depuis, je prends un réel plaisir à lire tous ses romans au fur et à mesure, remarquant une monté en puissance dans le style et dans la forme, confirmant qu’il est pour moi l’un des meilleurs auteurs de thrillers de sa génération.
“La nuit de l’Ogre” est la suite de son roman précédent «Le Jour du Chien”.
On peut le lire indépendamment, mais on perdrait certaines informations qui pourraient être indispensables, En effet Patrick nous donne également de nouvelles informations sur Le Chien, cet être de l’ombre, à l’intelligence machiavélique.
Plus que la Police, c’est Chris Kovak qui devient le héros de ce récit où vont s’entrecroiser deux tueurs en série nous entrainant dans les bas fond de sociétés secrètes avec leurs rapports à la mort. 
A certains moment même l’auteur se joue de nous par son expérience du milieu hospitalier et de diverses confréries d’étudiants. Est-ce Chris Kovak toujours identifié à la première personne du singulier, ou Patrick Bauwen qui nous fait des clins d’œils en partageant les éléments de sa vie ?
L’histoire commence très vite et monte ainsi crescendo jusqu’au dernier chapitre. L’écriture est très fluide et les chapitres courts donnent un bon rythme en facilitent la lecture. On ne s’ennuie pas un instant.
J’avais déjà lu un roman sur cette sombre et pourtant réelle thématique. La photographie “post-mortem” qui se développa dans les premières décennies de la photographie et devint très commune au XIXe siècle surtout chez les personnes de la haute société. Mais dans ce cas, la plume puissante de Patrick, mise à part de nous mener vers ce monde de cauchemar, nous laisse tout de même entrevoir entre les lignes une sensibilité cachée mais présente depuis ses tout premiers romans.
L’auteur comme à son habitude maintient une maîtrise magistrale des éléments importants qu’il distille au compte goute, pour entretenir mystères et angoisses afin de rendre le roman d’autant plus addictif, en nous donnant finalement une ouverture vers une suite qui risque d’être attendue impatiemment !!! 
Je n’ai plus qu’une chose à dire… Lisez-le !
 

3. Enfermé.e de Jacques Saussey

Les premiers papillons ont éclos derrière des paupières. Elle en avait déjà vu de semblables, enfant, un été au bord de l’océan, jaunes et violets contre le ciel d’azur. Elle était allongée au soleil, l’herbe souple courbée sous sa peau dorée. Le vent tiède soufflait le le sel iodé de la mer dans ses cheveux. Aujourd’hui, l’astre était noir. Le sol dur sous ses épaules. Et l’odeur était celle d’une marée putride qui se retire. Les papillons s’éloignent de plus en plus haut, de plus en plus loin. Et l’air lui manquait. Lui manquait…
Elle a ouvert la bouche pour respirer un grand coup, comme un noyé qui revient d’un seul coup à la surface.
Les papillons ont disparus, brusquement effrayés par un rugissement issu du fond des âges…
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Dès le premier chapitre le ton est donné.
Je plonge.
Que dis-je, je plonge ? 
Je suis littéralement en apnée dès le second chapitre.
Le roman est très différent de ce que Jacques Saussey écrit habituellement. Aussi bien pour le thème que sur son style, que l’on retrouvera quand même sur les derniers chapitres et cela se justifiera dans le roman…
Il va être très compliqué pour moi de vous parler de ce que j’ai ressenti sans dévoiler le sujet du roman…
Jacques m’a fait entrer avec une émotion incroyable dans un monde que je connaissais très peu voire pas du tout sur certains points.
C’est un roman bouleversant, violant aussi, jusqu’à l’insupportable parfois, mais aussi roman sur l’affirmation de soi, sur une quête de la personnalité et de la justice. Tous les personnages sont développés à la perfection, chacun s’inscrivant à l’image de ce qu’il dégage. Le rythme est donné très vite par des aller/retour incessants dans le temps sur les 2/3 du roman qui m’ont permis de pourvoir souffler un peu, dès que je revenais au “présent” de l’histoire… 
Imaginez-vous emprisonné dans un corps qui n’est pas le votre, un corps que vous refusez…
Vous êtes montré du doigt, toute votre vie. On se retourne sur vous, on chuchote, on vous insulte, on vous hait !
Pendant la lecture, j’ai eu peur, j’ai souffert, j’ai compatis, mais je me suis réjoui aussi… 
J’ai vu entre les lignes, le travail énorme réalisé par Jacques. Je pense que lui aussi a du souffrir à sa façon, dans l’écriture de ce superbe roman qui reste tout en respect et en amour pour le personnage principal. 
Le désir de vengeance que je souhaitais tout le long de ma lecture est finalement arrivé… 
Mais là encore, j’ai été pris à contre pied, pas du tout comme je me l’attendais. 
Un livre à lire absolument…
Incontestablement,  l’un de mes meilleurs romans pour 2018 !!!
PS. Un grand bravo aussi pour la superbe couverture. C’est gonflé, mais c’est excellent !

4. Mort point final de Frank Klarczyk 

Dans un commissariat de la banlieue parisienne, Paul Catard est interrogé par le capitaine Vigeois. On vient de retrouver l’homme bâillonné et menotté dans la chambre de sa petite amie. La situation prêterait à sourire si la petite amie était pas Mélanie Vasseur, lieutenant de police travaillant dans l’équipe de Vigeois. La surprise est d’autant plus grande lorsque Catard dévoile que Mélanie a survécu à une innommable tragédie qui s’est déroulée dans un lycée de province, quelques années auparavant, que personne n’a depuis oubliée. Souffrant de violents traumatismes psychologiques, elle a pourtant réussi à intégrer la police et, encore mieux, à cacher son passé. Vigeois et ses hommes se questionnent encore sur la véracité de ces révélations quand ils sont appelés en renfort au parc de la Légion d’honneur de Saint Denis où un attentat se prépare. Le temps est compté, et la police n’a plus le droit à l’erreur !
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Je pourrais résumer ce roman en un seul mot : “Wahou”.
Mais vous risqueriez de penser que je me l’a joue facile !!!
Tout d’abord un grand merci à Caroline Vallat, qui m’en a parlé, et je dois dire qu’elle me l’avais bien vendu.
Mais cette lecture est vraiment allé au delà de ce à quoi je m’attendais.
Malgré un récit un peu court à mon goût, Frank réussit dès le prologue à me captiver. 
Les chapitres qui ne sont pas numérotés (???) sont très bien rythmés, avec une histoire dans l’histoire, et des flashback récurants… 
Ça démarre très vite, et j’en ai pris vraiment plein les yeux… 
Devant les élèves d’une classe indisciplinée, qui manquent de volonté, d’envie et ne connaissent pas le respect, un professeur de français impose une technique personnelle afin de les motiver à travailler.
J’ai suivi avec délectation le “pétage de plomb” de ce professeur sur les premières 122 pages véritablement haletantes…
Plus j’avançais dans le récit plus je me demandais si je lisais bien ce que je lisais !!!
Je ne peux malheureusement pour vous rien dire de plus sans dévoiler le pourquoi du roman, mais en plus de cette écriture (fort belle d’ailleurs) sur les chapeaux de roue, l’auteur nous offre une vraie course poursuite, avec plusieurs rebondissements très intelligents jusqu’à la dernière ligne, que dis-je ?… Jusqu’au point final !!!
Je suis passé par plusieurs phases de sentiments le long de cette lecture. 
Car en plus d’être un véritable ”page turner“, Frank soulève “sournoisement” ou pas, certains points très intéressants sur les problèmes qui entourent l’Education Nationale. De nouveaux programmes que l’on arrive pas à developper jusqu’au bout, le français écrit qui se perd peu à peu dans son orthographe, des professeurs dépassés par une évolution constante de la technologie…
C’est le troisième roman de Frank Klarczyk. Il me reste donc à rattraper mon retard, et je vous incite à faire comme moi.
Il y a bien longtemps qu’une envie de me ronger les ongles ne m’était venue !

5. Nevermore de Nick Gardel

Peter Raven est, généralement, de bonne composition. Pour preuve, il ne réfléchit pas longtemps quand il s’agit de rendre service à son ami Lucien Marquès, libraire de profession et amateur de femmes mûres de son état. Mais, parfois, une petite virée campagnarde tourne au cauchemar. Quand les cadavres commencent à s’entasser au même rythme que les soupçons de la police locale, Peter a du mal à ne pas perdre sa bonne volonté. Encore faudrait-il qu’il n’y perde pas non plus la vie…
Une histoire de rancune villageoise, de trésor caché et de conjonction tellurique, rythmée par les solos de guitare et les nappes d’orgue Hammond des meilleurs groupes de rock progressif.
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Comme peut-être beaucoup d’entre vous déjà, je viens de faire la connaissance de Peter Raven, un sacré drôle de personnage.
Jeune homme attachant qui a eu une enfance difficile qui expliquent certaines de ses fêlures… Détective privé amateur, à la fois fouineur et encombrant mais quand même utile durant son enquête avec la police.
Sa complicité et les dialogues avec Lucien sont plein d’humour, je n’ai pu ne pas penser à Michel Audiard pendant certaines joutes exquises. Duo très sympathique qui mérite un lectorat de tout âge.
Un grand merci à Nick aussi pour la superbe playlist qu’il nous propose. 
Je me rends compte qu’il n’y a pas qu’en littérature que nous avons de « très bons goûts » ! 
Barclay James Harvest, Genesis, Peter Gabriel, Pink Floyd, Yes, Ange, Marillion et bien d’autres… 
Ce fut un véritable plaisir pour mes oreilles de me prêter au jeu de les écouter en même temps que je lisais, j’ai replongé dans ma jeunesse.
C’est le premier tome d’une trilogie qui en comporte quatre… Lol ??? 
« Va comprendre Charles“ !!!
Je ne veux pas en rester là, je continue sur ma lancée, avec The musical box, Mal placé, Chorale…

6. Aussi noir que le charbon de Eric Dupuis 

En 1970, dans le bassin minier, un terril sépare les riches des pauvres. Deux enfants que tout oppose se lient pourtant d amitié : François-Xavier de Montjarrieux, fils d’un puissant industriel, et Iwan Kaczmarek, dont le père est mineur. Des années plus tard, le premier est devenu avocat, le second policier. François-Xavier a sombré dans la drogue et l’illégalité en défendant dealers et malfrats. Alors, quand sa famille est retrouvée massacrée, il constitue le suspect idéal. Son seul allié : Iwan, ami de toujours. Au fil de l’enquête, de nouveaux éléments changent la donne. La tuerie semble faire écho à une sombre affaire de meurtres et de viols survenus dans la région trente ans auparavant. Simple similitude ou lien réel ?
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Eric Dupuis, tel un machiavélique et manipulateur prestidigitateur, nous a concocté un vrai Polar noir complètement à part…
J’ouvre le roman. Premier chapitre.
1979. Le terril.
J’inspire un bon coup, je prends mon élan. 
Je plonge !
“Deux enfants de six ans s’amusent en grimpant l’un derrière l’autre sur le terril surplombant leur village. Au premier coup d’œil, on pouvait se rendre compte que ces deux gamins n’était pas du même monde…”
Dès le début du roman je sais.
Je sais, que je vais prendre un réel plaisir…
Je sais, que je vais être emporté !
Mais ce que je ne savais pas, c’est qu’en plus d’un style d’écriture sensible et franc, Eric allait se jouer de moi, de rebondissements en rebondissements jusqu’à la dernière ligne et là, je tire mon chapeau sur ce final incroyable…
Excellent, suspense et retournements de situation, tout y passe. 
Qui est qui ? 
Pourquoi ?
Personnages borderlines,
Pédophilies,
Meurtres d’enfants…
Eric Dupuis nous fait aussi un portrait très pointu de la grisaille et de la misère sociale de sa région du “Nord-Pas-de-Calais”, le bassin minier, les corons, la fermeture des mines…
On sent un travail documenté et précis qui sonne très juste. 
Tout le roman tourne autour d’une histoire d’amitié entre des codes différents. 
Un riche et un pauvre. 
Jusqu’où seront-ils prêt à aller l’un et l’autre, pour éluder tous types de trahisons, ignorer la guerre entre les classes sociales afin de conserver une amitié qui défie toutes les règles. 
Avec ce roman, le premier que je lis de l’auteur, Eric Dupuis confirme encore une fois que le fait de travailler dans la Police n’empêche pas de pouvoir être un très bon auteur…
Merci Eric pour ce grand plaisir de lecture !
Je vous le conseille vivement !

7. Heimaey de Ian Manook 

Quand Jacques Soulniz embarque sa fille Rebecca à la découverte de l’Islande, c’est pour renouer avec elle, pas avec son passé de routard. Mais dès leur arrivée à l’aéroport de Keflavik, la trop belle mécanique des retrouvailles s’enraye. Mots anonymes sur le pare-brise de leur voiture, étrange présence d’un homme dans leur sillage, et ce vieux coupé SAAB qui les file à travers déserts de cendre et champs de lave… jusqu’à la disparition de Rebecca. Il devient dès lors impossible pour Soulniz de ne pas plonger dans ses souvenirs, lorsque, en juin 1973, il débarquait avec une bande de copains sur l’île d’Heimaey, terre de feu au milieu de l’océan.
Un trip initiatique trop vite enterré, des passions oubliées qui déchaînent des rancoeurs inattendues, et un flic passionné de folklore islandais aux prises avec la mafia lituanienne : après l’inoubliable Mongolie de sa trilogie Yeruldelgger et le Brésil moite et étouffant de Mato Grosso, Ian Manook, écrivain nomade, nous fait découvrir une Islande lumineuse, à rebours des clichés, qui rend plus noire encore la tension qu’en maître du suspense il y distille.
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Par où commencer ?
Par dire peut-être, que je regrette de ne pas avoir lu plus tôt cet auteur incroyable !
Que malgré le fil rouge de son récit, un polar, un vrai, un dur, c’est la beauté de ses textes qui m’a porté tout le long de son récit ?
Il y a quelques jours je suis allé voir un spectacle immersif, où la vue et l’ouïe nous permettaient presque de ne faire qu’un avec l’artiste… 
Ian Mannok réussit avec Heimaey le même prodige !
J’ai vécu et respiré l’île d’Heimaey, terre de feu au milieu de l’océan pendant quelques heures…
Pas seulement dues aux superbes descriptions qui m’ont faites rêver, les volcans, l’immensité de la neige et de la glace, la mer que l’on devine tout autour, les vagues qui se fracassent contre les falaises depuis des milliers d’années, mais aussi la force des ses personnages, forts, grands, puissants, semblant tout droits sortis d’un autre temps, afin de pouvoir subsister dans cet univers au climat hostile. 
Mais ce qui m’a le plus impressionné c’est le “krummasivur”. Ce chant viking venu du fond des âges, mélodies considérées comme des chansons folkloriques en hommage aux corbeaux, que j’ai écouté en boucle durant une grande partie de ma lecture. Le corbeau est associé à une grande intelligence et se produit dans la mythologie nordique, y compris sous la forme de Hugin et Munin (islandais Huginn et Muninn, pensée et mémoire), les compagnons d’Odin. 
J’en connaissais certaines, du groupe “In Extremo“ par exemple, mais je n’avais jamais fait le lien avec l’Histoire Islandaise… C’est absolument superbe !!!
Je ne peux que vous conseiller de voyager avec Ian, dans l’espace et dans le temps à la recherche de Rebecca suite à sa disparition, dans un monde ou tout donne l’impression d’être au ralenti tant la “pression“ de la nature se fait présente…
Chaque pas, chaque décision est une lutte, une vraie décision à prendre contre ces forces vivantes !
Merci Ian, de m’avoir mené aussi loin, où même les hurlements du vent nous racontent une histoire…
Un grand merci aussi à Claire Lajonchère et Albin Michel pour leur gentillesse et leur confiance.

8. Nous rêvions juste de liberté de Henri Lœvenbruck

«Nous avions à peine vingt ans et nous rêvions juste de liberté.» Ce rêve, la bande d’Hugo va l’exaucer en fuyant la petite ville de Providence pour traverser le pays à moto. Ensemble, ils vont former un clan où l’indépendance et l’amitié règnent en maîtres. Ensemble ils vont, pour le meilleur et pour le pire, découvrir que la liberté se paie cher. Nous rêvions juste de liberté réussit le tour de force d’être à la fois un roman initiatique, une fable sur l’amitié en même temps que le récit d’une aventure. Avec ce livre d’un nouveau genre, Henri Lœvenbruck met toute la vitalité de son écriture au service de ce road-movie fraternel et exalté.
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Qu’est-ce qu’un artiste ?
Un musicien qui nous porte au son d’une mélodie ?
Un peintre qui nous capture dans sa toile ?
Un acteur dont le ton est tellement juste que l’on arrive à croire à son personnage ?
Un auteur qui au fil de ses mots, nous fait vivre des centaines de vies ?
Un sculpteur ?
Un magicien ?
Un danseur ?
Pour moi un artiste c’est un peu tout ça, mais c’est surtout celui qui ne se contente pas de voir, c’est celui qui a appris à regarder, qui ne se satisfait pas d’entendre, celui qui a appris à écouter !
Que d’émotions !
Quel superbe roman… Plaisir assuré jusqu’à la dernière ligne.
J’ai découvert Henri Lœvenbruck, le 25/05/2005 avec “Le Testament des siècles” et depuis, j’ai lu la plupart de ses romans. Il fait parti pour moi de la “valeur sûre” de la littérature française. 
Je m’étais habitué à un certain style de littérature un peu mystérieuse ou polar…
Mais là, je suis complètement bluffé !
Henri Lœvenbruck a concocté un road-movie incroyable. Poignant, émouvant, tout en subtilité, ancré dans un décor aride le long d’un périple à travers les longues routes des États-Unis. Il délivre une authentique réflexion sur l’amitié, l’amour et les espoirs, à un âge difficile qu’ont nos héros qui se cherchent encore. Qui cherchent leurs libertés.
Mais qui n’a jamais rêvé de liberté ?
Loyauté, honneur, respect. 
3 “petits” mots, qui prennent ici tout leurs sens.
3 carnets, pour un roman construit comme un triptyque qui m’a noué les tripes et déchiré le cœur…
J’ai pleuré en arrivant aux dernières pages, j’ai pleuré jusqu’à la dernière ligne.
Mais dans certains cas cela fait du bien…
Il y a de la magie dans ce livre, il y a de la force. Les mots me manquent tellement j’ai été ému par cette aventure.
Henri Lœvenbruck est définitivement pour moi un véritable artiste !
A lire absolument !!!

9. J’attraperai ta mort de Hervé Commère

Paul Serinen est une sorte d’Arsène Lupin des temps modernes. Solitaire, discret et audacieux, il a réalisé un coup de maître. Il laisse derrière lui un diamantaire piqué au vif et un butin dissimulé avec son revolver sous sa véranda.
Depuis, sa belle demeure d’Étretat a changé de propriétaires.
Mais le passé n’est pas fait pour rester enterré…
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C’est le/mon premier roman d’Hervé Commère, que j’ai rencontré à Mulhouse au Festival sans Nom.
Comme souvent, j’ai décidé de lire ses romans dans leurs ordres d’écriture, et pour un premier roman (un peu trop court à mon goût), j’ai senti très vite, une vraie maîtrise dans son style.
L’intrigue est implacable, très intelligente, bien ficelée, réglée comme une montre suisse !
Une belle écriture, très fluide, j’ai eu envie d’en savoir plus, très vite.
Plus Roman noir que Polar, il y a une réelle montée vers une histoire sombre, glauque et violente alors que la première partie est toute en finesse. L’évolution est très intéressante. Tout s’emboîte à merveille et il faudra attendre la fin du roman pour comprendre réellement la portée de toutes les ramifications de cette intrigue machiavélique…
Une belle surprise, que je vous conseille vivement !

10. Jeudi noir de Michaël Mention 

France-R.F.A 82 : un match, une victime, une vengeance.
8 juillet 1982, Séville. Coupe du monde de football, demi-finale France-R.F.A.
L’ambition contre l’expérience. L’espoir porté par Mitterrand contre le fatalisme du mur de Berlin. Et pour les deux équipes, une même obsession: gagner sa place en finale.
Face aux puissants Allemands, Platini, Rocheteau, Giresse… une équipe de France redoutable. mais le pire s’invite: les coups pleuvent, le sport devient guerre, et la mort arbitre.
Pour la première fois, le match mythique vécu en direct, sur le terrain. Une expérience radicale, entre exaltation et violence.
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J’avais 15 ans lors de ce match épique.
Je m’en souviens encore très bien.
Mon père et ses amis étaient tous fous de rage suite à l’orientation violente que le match prenait.
A l’époque je n’avais retenu que ça, la violence, le choc incroyable entre le gardien allemand Schumacher et le français, Patrick Battiston.
Ce match a été un déclic pour moi.
Depuis je n’en ai vu que très peu, et uniquement lorsque j’étais accompagné d’amis qui venaient à la maison.
Le foot était devenu uniquement une excuse pour se réunir entre nous… J’avais vu de quoi certains joueurs étaient capable… pour gagner !
L’écriture et l’évolution de ce roman est vraiment superbe !
90 minutes de match, de prolongations, de tirs au but…
Je ne connaissais pas encore l’écriture de Michaël, mais c’est une vraie belle découverte. La musique est omniprésente durant tout le récit et pas n’importe laquelle, en plus d’une volonté de l’intégrer à l’histoire !
Attention ce n’est pas un Polar. C’est un vrai roman noir, psychologique et très prenant. Le personnage principal, un joueur de l’équipe de France (qui n’est jamais nommé), passe par toutes les étapes, physiques et psychologiques, mais c’est surtout la psychologie du roman qui m’a porté. Il nous fait vivre cette rencontre historique minute par minute comme si nous étions sur le terrain. Comment ce match est devenu dans sa tête, un règlement de compte, car finalement les français n’ont jamais vraiment pardonnés aux “nazis”, puis il glisse vers la haine raciale envers les joueurs de son équipe, jusqu’au désespoir du coup de sifflet final.
L’ambiance de cette demi-finale est si bien décrite, si bien détaillée que j’y étais vraiment !
Bien sûr, j’ai eut forcément envie de revoir certains extraits du match après ma lecture, tout était exactement comme dans mes souvenirs…
Merci Michaël, merci pour cette “retransmission” qui plaira forcément aux fans de foot, mais aussi à tous lecteurs un peu curieux.
Car pour ce match, grâce à ce roman, je pourrai vraiment dire : “J’y étais !!!”

12 réflexions sur “Le top lectures des flingueuse 2018, Le top 10 de Jean Paul

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