Avalanche Hôtel de Niko Tackian

Attention aujourd’hui journée spéciale Avalanche Hôtel.

Vous allez avoir droit à une double chronique.

Ce matin c’est Ophélie qui vous donne son avis, ce soir ce sera Isabelle.

Et entre les deux, vous aurez la chronique duo d’Aline et Danièle.

De quoi vous faire une idée de ce nouveau titre de Niko Takian

Le livre: Avalanche Hôtel de Niko Tackian. Paru le 2 janvier 2019 chez Calmann-Levy dans la collection Calmann-Levy Noir. 18€50 ; (270 p.) ; 14 x 22 cm .

4eme de couverture : 

Surtout, ne vous fiez pas à vos souvenirs !

Janvier 1980, à l’Avalanche Hôtel, sublime palace des Alpes suisses. Joshua Auberson, agent de sécurité, enquête sur la disparition d’une jeune cliente, avec un sentiment d’étrangeté.
Quelque chose cloche autour de lui, il en est sûr. Le barman, un géant taciturne, lui demande de le suivre dans la montagne, en pleine tempête de neige. Joshua a si froid qu’il perd conscience…
… et revient à lui dans une chambre d’hôpital. Il a été pris dans une avalanche, il est resté deux jours dans le coma.
Nous ne sommes pas en 1980 mais en 2018. Joshua n’est pas agent de sécurité, il est flic, et l’Avalanche Hôtel n’est plus qu’une carcasse vide depuis bien longtemps.
Tout cela n’était qu’un rêve dû au coma.
Un rêve, vraiment ?

Entre Shining ET Jason Bourne, Un thriller hypnotique signé Niko Tackian

L’auteur Niko Tackian est un scénariste, réalisateur et romancier français, né le 5 avril 1973 à Paris. Il a réalisé plus de trente albums dans lesquels il aime explorer différents genres, tels que science-fiction, dark fantasy, policier, fantastique. Il a également réalisé de nombreux téléfilms. Il a notamment créé avec Franck Thilliez la série Alex Hugo pour France 2. Il a commencé une carrière d’écrivain de thrillers en 2015 avec Quelque part avant l’enfer.  Son premier roman, paru en 2015, a reçu le Prix Polar du public des bibliothèques au Festival Polar de Cognac. Après La nuit n’est jamais complète,  Quelque part avant l’enfer, Toxique et Fantazmë, il signe avec Avalanche Hôtel son cinquième roman.
Extrait:
 » Vous connaissez Robert?
– Le gardien? Oui… C’était un gamin à l’époque. Il n’a jamais voulu accepter la fin. Vous savez le passé vaut mieux l’oublier, ça aide à vivre. Sinon ça vous ronge, comme une maladie…
Ces derniers mots résonnaient dans la tête de Joshua, lui qui faisait tout, au contraire, pour recomposes ses souvenirs. »

Le OFF de OPH

Avalanche Hôtel de Niko Tackian, Chronique grise pour roman blanc .

Comme beaucoup, j’attendais avec impatience ce roman. Une histoire sans Tomar, une histoire originale plus proche du thriller que du roman policier, quelque chose de différent mais aussi une sortie littéraire autour de laquelle la communication a été particulièrement bien maîtrisée. Habile, cette mise en avant du roman plusieurs mois avant sa sortie nous a transformé en enfants la veille de noël, trépignant d’impatience à l’idée de lire ce thriller énigmatique.

Le problème d’une communication abondante, c’est qu’elle provoque de nombreuses attentes chez le lecteur, surtout quand celui-ci est exigeant . Me concernant, si elles n’ont pas été comblées, il n’en reste pas moins que certains aspects m’ont plu et rendu l’ensemble de la lecture agréable. Paradoxe ? Oui sans doute.

Avec cette intrigue, Niko traite de la mémoire, de son fonctionnement, de la construction des souvenirs de manière très intéressante et visuelle, évitant de nous perdre sous des aspects scientifiques qui auraient rendu la lecture plus lourde. Il parle de la mort aussi et du rôle de la mémoire dans l’image que nous nous en faisons : « Elle se tenait sur le bord d’un abîme dans lequel elle allait disparaître sans laisser la moindre trace. Les morts n’existent qu’à travers le souvenir des vivants et dans son cas, personne ne s’était manifesté, ni famille ni amis… Elle était seule dans les abysses, il n’y avait rien de plus froid que l’oubli. ». Il soulève également par ce biais la question de la quête de soi : qui sommes nous ? Pourquoi les choses se font ainsi ? Avec parfois des impressions de roman à portée initiatique « Y a des choses qui doivent se faire à des moments précis ». Toutefois, soyez-rassurés, Avalanche Hôtel reste un pur thriller.

On retrouve l’écriture fluide et la plume dynamique de Niko et si on ne peut parler de rythme effréné, l’auteur suscite chez son lecteur de nombreuses interrogations qui rendent la lecture compulsive. Mais… Mais je suis restée sur ma faim et une fois les 261 pages lues, j’ai un sentiment globalement mitigé. Je n’ai pas détesté au contraire, j’ai plutôt aimé sans toutefois être tranchée sur un avis positif.

Côté intrigue pas d’errance ou d’approximation, l’histoire est maîtrisée et ne souffre pas d’une fin inachevée, au contraire. Toutefois, les références à Shining et Jason Bourne en 4ème de couverture ont, je pense, biaisé l’appréciation de ma lecture. Si parfois j’ai pu ressentir une angoisse comme sait la déclencher King, qu’effectivement l’Avalanche Hôtel peut avoir des airs de ressemblance avec son cousin l’ Overlook, la comparaison s’est pour moi arrêtée là ; tout comme je n’ai pas pensé une seule seconde à Jason Bourne en dehors du travail sur la mémoire. S’il fallait vous donner une idée de référence, je trouve Avalanche Hôtel plus proche des Rivières Pourpres, tant dans le rythme, que l’ambiance très mystérieuse et parfois oppressante ou encore l’histoire que nous conte Niko.

Ce livre étant assez court, je crois que j’ai été plus exigeante et donc pas totalement convaincue même si je crois sincèrement que c’est un bon roman et qu’il plaira à beaucoup de lecteurs

C’est donc une chronique grise pour un roman où le blanc de la neige domine, toutefois, il ne s’agit que d’un avis personnel et très lié aux attentes que j’avais sur cette sortie. Je ne doute pas qu’ Avalanche Hôtel trouvera son public !

21 réflexions sur “Avalanche Hôtel de Niko Tackian

  1. Et bien ce thriller, je l’attend avec la hâte des aficionados de Tackian dont je suis, je l’ai donc commandé ce matin ! Je comprends ce sentiment d’attente tellement prononcé que la déception guette, d’autant qu’effectivement le travail promotionnel a été spectaculaire ! Je mets donc un frein à mes attentes pour accueillir ce livre comme il se doit et lui laisser sa chance hors des balises qu’on lui a mises et qui risquent de biaiser la lecture !
    Merci pour l’avertissement !

    Aimé par 2 personnes

    • Et oui, les risque des trop nombreuses attentes c’est d’être déçue, et pourtant j’aime beaucoup Niko.
      Mais ne jamais oublier que c’est un avis tout à fait personnel 😉
      Bonne future lecture.

      Aimé par 1 personne

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