Papote d’auteur Maud était avec Jacques Pons

Papote d’auteur Maud était avec Jacques Pons

Les Enquêtes et indiscrétions de Maud

Photo de Philippe Frisée, dans le LUI d’octobre 2018, portrait écrit par Bruno Godard

Bonjour Jacques Pons,

 Je vous remercie d’avoir accepté cet entretien qui va nous permettre de mieux vous connaître. Ne vous inquiétez pas, il ne s’agit pas d’un interrogatoire, pas besoin de témoins ou d’avocat.

C’est moi qui vous remercie !

Pouvez-vous nous parler un peu de vous, nos lecteurs sont très curieux.   

Dans la vie je fais plein de choses différentes. Pour ce qui est de la gagner, je travaille dans la mode depuis une quinzaine d’années, à Paris principalement, mais j’ai aussi eu la chance de travailler à New York pour une grande maison française. J’ai également habité au Sénégal, au tout début de ma carrière, période durant laquelle j’ai souhaité faire un « break » avec le luxe et la mode.

J’ai beaucoup de passions, au premier rang desquelles ma femme et mes deux enfants.

En dehors de ce cercle familial qui est mon moteur et ma joie quotidienne, je suis un fana de rugby, que j’ai pratiqué assidûment en compétition dans un passé pas si lointain, et que je continue à suivre avec plaisir.

J’adore également la gastronomie et l’art de vivre, en tant que client quand j’ai la chance de pouvoir en profiter, mais aussi en tant que spectateur de cet univers en pleine mutation, dont les modèles et les enjeux intellectuels et culturels sont une source d’inspiration infinie !

Enfin, et sans surprise, je suis un boulimique de lecture, pas forcément de thrillers d’ailleurs (ça, je m’y suis surtout mis pour le concours !), mais de romans en général, quels qu’ils soient, du plus classique au plus contemporain.

J’écoute beaucoup de musique, j’aime découvrir de nouveaux artistes, pour rester à la page. J’ai toutefois une nette préférence pour la musique classique et pour le reggae.

Je suis venu à l’écriture dans une démarche très personnelle de tenter une nouvelle aventure, de m’essayer à un exercice qui m’attirait mais que je n’avais jamais osé entreprendre. Le concours Fyctia a été pour cela la meilleure occasion, car l’obligation de publier, et surtout de finir une histoire, sont les meilleurs des moteurs !

Avec Célia de chez Hugo Thriller

Alors justement de l’expérience Fyctia sort Organigramme, votre premier roman. Pourriez-vous nous en dire un peu plus ?

Je pense que tout le cadre contextuel du roman, ainsi que la réflexion sur les relations hiérarchiques et la souffrance au travail étaient déjà en moi depuis longtemps, je n’ai eu qu’à mettre des mots sur des maux dont j’ai vu tant de gens souffrir, parfois même alors qu’ils ne le savaient pas eux-mêmes. L’intrigue à proprement parler est un pur produit de mon imagination. J’ai écrit ce roman au fil de la plume, chapitre après chapitre, et j’ai littéralement joué avec mes personnages, comme un enfant qui jouerait avec des figurines en scénarisant leur histoire sur le moment. J’y ai pris un plaisir fou, accompagné d’un sentiment grisant de joie : je pouvais décider de ce qui leur arriverait, de comment ils s’appelleraient, de leur passé, de leurs blessures etc. Je me suis beaucoup amusé, en gardant en tête une idée directrice : si je raconte une histoire, il faut que mes lecteurs se divertissent à travers celle-ci, et passent un bon moment.

Du concours Fyctia au Prix Coup de Cœur RTL, racontez-nous ce parcours ?

J’ai commencé le concours Fyctia avec trois semaines de retard sur les autres concurrents. Au départ, j’ai écrit de façon très spontanée et très fluide ce qui était à l’époque le prologue (qui est devenu l’interlude juste après le prologue dans la version finale). Je me suis dit : « voilà, j’ai en gros la fin du livre, par laquelle je débute, et maintenant, il va falloir se retrousser les manches et déployer des trésors d’imagination pour construire une histoire autour de cette fin ». Je me suis laissé porter par ce que cette atmosphère et cet univers m’inspiraient.

Au fil des publications, je lisais attentivement tous les commentaires, toutes les remarques de mes premiers lecteurs, qui étaient, pour la plupart, des proches dont je maintenais l’assiduité à grands renforts d’e-mails, de facebook et de sms. Assez rapidement, j’ai commencé à me rendre compte que de plus en plus de lecteurs m’étaient inconnus, ce qui signifiait deux choses : la première, c’est que mon histoire plaisait, et même touchait certaines personnes au-delà de ce que j’imaginais, et la seconde, c’est que je me suis mis à grimper assez vite au classement. Au départ, je me disais que je serais ravi de figurer dans les vingt premiers (sur 150 à peu près). Mais très vite, le top 10 est devenu une réalité, puis le top 5. Et dans les derniers jours du concours, j’ai connu l’immense joie de monter sur le podium, ce qui signifiait que j’allais avoir la chance d’être lu par les membres du jury, parmi lesquels, entre autres, Michel Bussi, Bernard Lehut de RTL, et François Jullien de VSD.

Et puis au terme des délibérations, j’ai reçu un coup de fil de Bertrand Pirel, qui dirige la collection Hugo Thriller. Il m’a annoncé que je n’étais pas le lauréat, mais que j’avais bénéficié d’un coup de cœur de RTL ! Quelle joie ! J’ai immédiatement repensé à toutes ces nuits d’automne passées devant mon écran, à écrire avec passion la suite d’une histoire qui prenait forme jour après jour, façonnée par mon humeur du moment et par les commentaires (ou les demandes spéciales, mais je ne vous dévoilerai rien !) de mes lecteurs. Et je me suis dit que je vivais un véritable conte de fées. Ce qui n’était qu’un passe-temps récréatif se transformait peu à peu en une aventure réelle. Le rêve, que je n’osais même pas entrevoir, devenait subitement réalité !

En dédicace à la librairie Mots et Motions de Saint Mandé

Une très très belle aventure, vos plus belles joies en tant qu’auteur ? Vos « pires » moments ?

C’est un peu difficile de répondre à cette question.

Il n’y pas eu de « pire » moment. Du premier mot écrit au point final de la dixième relecture, j’ai vécu ce parcours comme un privilège, une chance folle de connaître la réjouissance d’une publication.

Peut-être ma plus belle joie a été ce moment, fugace, où j’ai refermé le manuscrit pour la dernière fois avant qu’il ne parte à l’impression. Maintenant que le texte est publié, je suis sur un nuage, d’autant plus que les premiers retours sont très bons, et que les lecteurs semblent touchés par les éléments de réflexion autour de la souffrance au travail, ce qui était un de mes buts en écrivant ces lignes.

Je vous cite « boulimique de lecture », racontez-nous…

Je lis partout. Tout le temps. Dans mon lit, dans les transports en commun, dans une salle d’attente, je lis depuis que je suis tout petit. J’ai eu la chance d’avoir des parents qui m’ont transmis, en douceur, ce goût des livres et de la lecture, que je n’ai jamais perdu.

Je suis un lecteur presque compulsif. J’ai eu la chance de faire des études littéraires avant mon école de management. Je n’ai donc pas de genre de prédilection. Il y a beaucoup d’auteurs que j’admire. Fred Vargas, pour la délicatesse et la subtilité de sa peinture de l’âme humaine, notamment masculine, Victor Hugo, pour le souffle puissant qui s’échappe de chacune de ses pages (je pense d’ailleurs que si je devais emporter un livre sur une île déserte, je choisirais L’Homme Qui Rit), Ian Manook / Roy Braverman pour le cocktail de richesse ethnologique et de testostérone, mais aussi Jean-Christophe Rufin, Gustave Flaubert, et San Antonio. Comme vous pouvez le constater, c’est on ne peut plus varié. Citer ces quelques auteurs ne rend évidemment pas justice à tous les génies du verbe qui m’ont inspiré, et qui m’inspirent encore aujourd’hui…

Enfin, il y a trois auteurs, trois poètes, qui m’ont donné le goût des mots et de la tension esthétique qu’ils renferment : La Fontaine, Rimbaud, et Senghor.

Dans le ELLE du 28 septembre (en pleine fashion week 👠)

Je vais terminer par une indiscrétion, un projet de deuxième roman ou autres ? Oui oui, là c’est lectrice impatiente que je suis qui s’exprime

C’est effectivement une indiscrétion (rires). Disons que je ferai en sorte de ne pas laisser votre impatience inassouvie, tout en explorant d’autres terrains qui m’attirent depuis longtemps.

Très intrigante, votre dernière réponse. Je vous remercie de vous être gentiment rendu disponible afin de nous en apprendre un peu plus sur vous. Et je vous laisse, si vous le voulez bien, le mot de la fin :

Encore mille fois merci !!

8 réflexions sur “Papote d’auteur Maud était avec Jacques Pons

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