Apocryphe, de René Manzor

Aujourd’hui c’est double chronique.

Ce matin je vous ai présenté un avis de lecteur avec la recommandation de Jean Luc

Ce soir pour vous, c’est un avis de Mister Flingueuse avec le ressent de Jean Paul

Oui deux chroniques de mec pour nous parler d’Apocryphe le dernier roman de René Manzor.

Au passage j’en profite pour dire que Apocryphe a été un de mes coups de coeur  2018


Le livre : Apocryphe de René Manzor. Paru le 3 octobre 2018 aux Éditions, Calmann Lévy. 19,90€ ; 400 p. ; 15,3 x 23,5 cm.

4ème de couverture :

Jérusalem. An 30.

Un petit garçon regarde avec rage son père agoniser sur une croix.

Son nom est David de Nazareth, et ceci est son histoire.

Un adolescent en quête de justice et de vérité,

Une fresque épique, violente et émouvante, un thriller biblique à couper le souffle

Relecture stupéfiante de l’histoire officielle.

L’auteur : Né avec le goût de construire des histoires, René Manzor a d’abord donné corps à cette envie au cinéma. Ses deux premiers films, Le Passage et 3615 Code Père Noël, le font remarquer par Steven Spielberg qui l’invite à Hollywood. Voilà le jeune Français lancé à Los Angeles, scénariste et réalisateur, ghost writer pour les grandes productions. Dans les années 2000, René Manzor quitte les États-Unis et renoue avec le cinéma français (Dédales). En 2012, son premier roman, Les Âmes rivales, a révélé une plume au rythme vif et un univers mystérieux. 

 

Extrait :
« Ta mère était un ouragan que personne ne pouvait dompter. Elle a toujours mené sa vie comme elle le désirait. Ton père l’admirait pour cela. Ils se sont aimés comme peu de couple s’aiment. L’un pour l’autre et l’autre pour l’un. Sans entrave, ni serment, avec pour seul but de rendre l’autre heureux. Et ils y sont parvenus.
– Jusqu’à ce que Dieu recrute mon père dans le désert, souligna l’adolescent avec amertume.
– Tu te trompes, David. C’était bien plus fort entre eux, après. Quand Yeshua a décidé de s’en aller prêcher sur les routes, Mariamne n’a posé aucune condition.
– Elle n’a pas essayé de l’en dissuader ?
– Non. Elle lui a juste demandé de lui raconter ce qu’il avait vécu dans le désert pour être transformé à ce point. Et il l’a fait. La mission rédemptrice de ton père est devenue la sienne. Elle a épousé sa cause et son destin comme elle l’avait épousé lui. Ils ont quitté famille, village et maison pour rendre leur rêve possible.
– Leur rêve ou son rêve ? Demanda David.
– Leur rêve. C’était ta mère qui dirigeait le mouvement des Nazaréens, David. Pas Yeshua ! Ton père la laissait décider de tout. L’organisation autour de douze apôtres représentant les douze tribus d’Israël, c’était elle ! Elle était la “disciple préférée”, celle que Yeshua aimait. et elle a continué à assumer cette fonction après le Golgotha, pendant les persécutions, afin que le message de ton père lui survive.
– Alors ses déplacements à Jérusalem, c’était ça ?
– C’était ça, sa vie de femme, David, pendant que la mère, elle, te protégeait.
– Elle savait que mon père risquait sa vie et elle n’a rien fait pour l’en dissuader ? s’offusqua l’adolescent.
– C’était son choix. Et elle l’a respecté. Les gens qu’on aime ne nous appartiennent pas, David. Aimer c’est laissé choisir. »

 

 

Le ressenti de Jean-Paul

Bonjour à toutes et à tous…

 

Il y a quelques jours je suis tombé sur un article, où figurait dans le même paragraphe les mots René Manzor et Apocryphe.

J’ai tout de suite su que l’ordre de ma PAL risquait d’être chamboulé très vite, mais ce que je ne savais pas encore à cet instant, c’est que, plus que ma PAL c’est moi qui allais l’être…

On qualifie d’apocryphe une œuvre « dont l’authenticité n’est pas établie.

 

J’ai rencontré René Manzor il y a quelques mois à la Fnac de Rosny (Merci Caroline Vallat).

J’ai tout de suite été touché par sa gentillesse, sa simplicité, et aussi sa voix… C’est un conteur né.

J’ai appris à le connaître un peu plus, en lisant plusieurs articles le concernant et aussi lors de nos différentes discutions.

On pourrait croire qu’il a eut plusieurs vie, tellement il a vécu et fait de choses incroyables !

Il aurait pu être lui même le héros de plusieurs romans.

À 24 ans il réalise Le passage film qui m’a marqué ainsi qu’une partie de ma génération, puis 3615 Père Noël, un autre ovni dans le cinéma.

Très vite il est parti au États Unis à Hollywood où il a travaillé avec les plus grands, Steven Spielberg, Georges Lucas, Rick McCallum,  etc…

De retour en France, il réalise l’excellent “Dédales”. Puis à partir de 2012, c’est en tant qu’auteur avec un style qui lui est propre, affûté, très visuel, qu’il excelle dans les thrillers. Apocryphe, un thriller Noir ésotérique, est son quatrième roman.

 

Apocryphe, risque peut-être de gêner ou de surprendre par le choix littéraire de l’auteur, mais quel plaisir de lecture…

Dépaysement et suspense assuré, le travail de recherche réalisé par René, est incroyable !

Je n’étais pas en train de lire un roman, j’étais tout bonnement projeté dans le passé, dans une fabuleuse aventure pleine de suspense.

Dans la chaleur, la poussière, les odeurs, la vie rude pour ces juifs à qui on a volé leur pays, leurs droits et qui subissent l’oppression de « Rome » au quotidien avec une violence rare et gratuite par César, Caligula, Saül, autant de représentants du mal…

René s’est glissé dans les Évangiles, avec son regard affûté et par des déductions logiques et historiques, il nous donne « une version » très crédible de ce conte « magique » qui a bercé mon enfance.

 

Celle d’un garçon David, poursuivi par l’armée romaine, qui n’a que pour seule erreur, celle d’être le fils d’un juifs, Yeshua de Nazareth, crucifié sept ans plus tôt sous les ordres de Ponce Pilate, et qui pourrait à lui seul amener un soulèvement dans toute la Judée.

René Manzor est allé dans un univers où je l’attendais pas du tout, et signe avec « Apocryphe » un excellent roman noir, avec non seulement beaucoup d’actions, de violences, d’amour et d’émotions, mais aussi et surtout dans un total respect des croyants catholiques ainsi que des athées.

Quel est le point commun entre tous les ouvrages de René Manzor ?

Prendre des risques et ne jamais s’installer dans la routine, et il réussit encore ici son challenge, haut la main !

Un roman qui n’a rien à envier à Steve Berry, Catherine Neville, Raymond Khoury, Umberto Ecco, Dos Santos ou Dan Brown pour ne citer qu’eux ! Coup de cœur que je conseille vivement à tous les lecteurs un peu curieux qui voudraient s’évader, en sortant d’un confort de lecture habituel !

24 réflexions sur “Apocryphe, de René Manzor

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