Papote d’auteur : Mamie Danièle était avec Sabine Bolzan


Papote d’auteur : Mamie Danièle était avec Sabine Bolzan

Ce matin Dany nous donner son avis sur le premier roman de Sabine Bolzan,

L’empreinte de la chair

Ce soir elle vous propose une petite interview de l’auteure.

Allez je vous laisse en bonne compagnie.

Belle découverte à vous mes polardeux


Dany : Bonjour Sabine, ravie de te retrouver

Sabine : Bonjour Danièle, le plaisir est partagé, sincèrement

Dany : On a fait connaissance à Blaye, mais pour le Collectif Polar, est-ce que tu peux te présenter brièvement ?

Sabine : Pas facile de parler de soi.  Disons que à l’âge de 8 ans, quelque chose, comme ça, ma maman m’a interdit de regarder la télévision et face à ma question « mais que vais-je faire maintenant? » 😉 m’a mis un bouquin entre les mains et m’a dit « lis! ». De la lecture, je suis passée à l’écriture à l’âge de l’adolescence, quand l’anorexie petit à petit a pris possession de mon âme d’abord puis de mon corps. l’écriture m’a nourri et m’a aidée à rester en vie. Ensuite, j’ai grandi, j’ai fait des études, je me suis mariée, suis devenue maman (trois fois), j’ai bossé et un jour, ban! Justine débarque avec son histoire qui me fait replonger dans l’anorexie et les tourments liés à elle…Les abus sexuels sur mineurs. J’écris et je maigris (perte de dix kilos…).

Dany : C’est vrai que ce thème est très présent dans ton roman, dérangeant car tout le monde peut côtoyer des proches affectés et être dépourvu devant l’étrangeté de ce mal et de son pendant la boulimie .. ton inspiration est donc autobiographique ?

Sabine : j’ai pas compris la fin de ta première phrase… Tu parles de boulimie

Dany : il me semble que Justine passe de l’un à l’autre … si je me trompe arrête-moi vite !

Sabine : Mon inspiration sur l’anorexie et les abus sexuels sur mineurs est autobiographique. Oui. Mon problème c’est que la personne qui a abusé de moi quand j’avais 15 ans (je n’ai pas de réels souvenirs, à part quelques flashs mon inconscient me protège parait-il…) est morte de sa belle mort et que je n’ai jamais pu l’affronter. Je tiens à préciser que c’est un homme extérieur à ma famille. A la suite de ses attouchements, je suis devenue anorexie, en disparaissant, je faisais disparaître son désir…
Quant à la boulimie, oui, j’ai aussi connu : 10 kilos en 1 mois. La boulimie, c’était pour combler un manque. J’avais dix-huit ans et par amour pour celui qui est devenu mon époux je suis restée à Bordeaux alors que mes parents étaient mutés sur Paris. Première séparation et éclatement de la cellule familiale car je suis fille unique. Justine comble le manque d’amour de ses parents par la nourriture. C’est le même processus que pour moi. Sauf que pour elle c’est beaucoup plus jeune

Dany : Très dures épreuves en effet et c’est une bonne raison pour lire le tome 1 de ta trilogie … touchant et dur !
Parlons un peu de ton parcours d’auteur …
Si tu parles de ton (nouveau) métier tu dis auteure ou autrice, ou écrivain(e)

Sabine : AuteurE. Je suis féministe (et encore beaucoup moins que ma fille ainée 🙂 )
J’ai été élevée essentiellement par des femmes autonomes et les deux hommes de ma vie (mon grand père paternel et mon papa) étaient eux-aussi des féministes. La femme a une très belle place dans ma famille. Tout est dans le respect et le partage

Dany : Tu as été et es encore une espèce de « touche à tout » … Quand on te demande quel est ton métier, tu réponds …

Sabine : celui qui viendra … si tu savais tout ce que j’ai envie de faire encore et encore ! j’épuise tout le monde ! Je dis souvent vouloir tant et si peu pouvoir

Dany : J’ai bien noté cette envie chez toi et aussi que l’homme de ta vie te soutient et c’est bien 
Au cours de ta jeunesse, tu as été formatée par les livres … je veux dire incitée à lire et quoi ?

Sabine : Alors j’ai commencé par la Comtesse de Ségur. Et je viens d’ailleurs de faire la même chose avec ma fille, 9 ans et demi. Comme ma maman, je lui ai mis « les malheurs de Sophie » entre les mains
Puis est venu le temps des clubs des cinq, des Alices, Joseph Joffo, Patrick Cauvin,  Jeanne Bourrin la chambre des dames, Stephen King etc…

 

Dany : Il y avait des livres chez tes parents ?

Sabine : Plein de livres, ensuite Zola, Mauriac, Balzac etc… Là où franchement je me suis le plus éclatée c’est pendant mes études d’Anglais. J’ai découvert Paul Auster, Arthur Miller, Jane Austen…Keats, Shakespeare…Et puis sont venus les thrillers…

Dany : Tiens on a les mêmes références .. un signe … c’est pour ça que j’aime ton roman … 
Tu viens d’être publiée pour ton premier roman … est-ce vraiment le premier où y a-t-il un vieux manuscrit quelque part dans un tiroir ?

 

Sabine : Alors, il y a deux vieux manuscrits qui traînent mais écrits pendant l’adolescence donc… Si je me lance dans la littérature pour adolescents… Ensuite, beaucoup de poésie ce qui me permet aussi aujourd’hui de réussir à écrire les paroles pour un groupe de musique Bordelais.
J’ai un livre jeunesse qui sort le 13 avril écrit avec ma Fanny
Et dans ma clé USB 5 romans en attente

Dany : Alors « Fanny » on en a 2 chez les flingueuses … rien à voir je suppose ?

Sabine : Non…Ma Fanny, c’est ma fille de 9 ans et demi. On écrit ce livre ensemble depuis ses 8 ans. On choisit un thème et on en parle. Ensuite je retranscris. On a trouvé une super illustratrice. Et j’ai promis à ma fille que son livre sortirait le pour ses dix ans, donc le 13 avril 2019

Dany : C’était difficile de trouver une maison d’éditions pour ton premier roman ?

Sabine : Une personne très sage m’a dit un jour :  » écrire, c’est pas facile, mais on y arrive. Être publié, c’est long, douloureux mais on y arrive. Le plus dur c’est d’être distribué et de communiquer ». Cette personne a raison. J’ai envoyé mon manuscrit an sept 2016. J’ai reçu un retour positif en mai 2017 de la part de mon éditrice qui me demandait de retravailler un peu mon texte. Une fois fait, on a signé le contrat en décembre 2017. Instruite, cela a été un peu long car je ne suis pas la seule auteure dont elle s’occupe.

Dany : Mais tu as eu la chance de trouver la personne qui était sensible aux thèmes et à façon originale dont tu les traites

Sabine : Tout à fait. Elle l’a dit dans une petite vidéo qu’elle a faite. Les thèmes l’ont touchée et ma façon de traiter l’histoire aussi.

Dany : Je comprends tout à fait 
Tu as fait tes premiers pas dans les salons en 2018, comment as-tu été accueillie ? Les lecteurs, les confrères …

Sabine : Super bien. Je fréquente ce milieu depuis plus de 4 ans. Donc, j’y ai de vrais amis. Ils étaient tous si heureux pour moi qu’enfin je sois du même côté qu’eux de la table

Dany : les lecteurs ?

Sabine : Les lecteurs sont adorables, mais c’est plus compliqué. C’est un premier roman et en plus, je dois l’avouer, je ne sais pas le vendre. Quand on me dit de quoi ça parle, je m’embrouille
Alors je leur tends la quatrième de couv et ensuite on parle

Dany : Pourtant tu n’avais plus rien à vendre à Blaye le dimanche après-midi

Sabine : C’est vrai. C’est donc que j’ai une excellente quatrième de couv 🙂 … et la couv aussi attire beaucoup

Dany : Quand on entend les auteurs parler de leur premier salon … ils ont douté pour la plupart !

Sabine : Blaye c’est Blaye…J’ai beaucoup de tendresse pour ce salon. Et je reçois aussi beaucoup de tendresse. A moins que ce ne soient mes muffins et mes sablés qui attirent leur tendresse 🙂
Trêve de plaisanterie, ce salon est bienveillant, j’avais pas à douter. Isa et Laurent Chaulet se sont merveilleusement occupés de moi et Sophie Odin est une vraie perle, un être de gentillesse. Elle m’a si bien accompagnée

 

Dany : Tu annonces une trilogie avec Justin en tome 2 … avec ce qui ressemble fort à une entrée remarquée dans le club des polardeux, tu prévoies la sortie pour quand ?

Sabine : Si c’était moi qui décidais, je le sortirais fin nov. Mais mon éditrice a décidé fin premier semestre 2020.

Dany : C’est déjà une bonne nouvelle d’avoir l’accord de la maison d’éditions

Sabine : 👍

Dany : une actualité riche donc

Sabine : oui, entre le tome 2, le 3, Titi et maman en avril et les paroles pour le groupe Bellirozès, je peux dire que j’ai beaucoup de chance
J’ai déjà commencé le tome 2 : 70000 signes. C’est pas mal…Je me suis donné jusqu’à fin février pour le terminer

Dany : et ton actu salons

Sabine : Alors pour l’instant : les 2 et  3 mars salon « sang pour sang polar » à Saint-Chef. Les 6 et 7 avril « les pages du bassin » à Ares, les 27 et 28 avril « la fête du livre » de Soulac, le 11 mai le « polar de l’entre deux mers »

Dany : Chouette on se voit à Fargues …

Sabine : Ensuite des dédicaces dans des librairies, centres culturels et des causeries sont prévues. Petit à petit l’agenda se remplit.

Dany : Que lis-tu en ce moment ?

Sabine : Rien…J’y arrive pas? Depuis Sinestra d’Armelle Carbonel dévoré en un jour, je suis bloquée. Et puis je ne trouve plus le temps. Cela me manque
Ce livre m’a pris aux tripes et j’en suis encore toute retournée

Dany : A part Armelle … Tu as tout de même des auteurs contemporains que tu aimes lire ?

Sabine : polar? ou autres?

Dany : Tout

Sabine : Laurent Gaudé, Paul Auster, Laure Manel, Jo Nesbo, Harper Lee…et puis à chaque fois que je vais dans un salon, je repars avec les livres des polardeux : Niko Takian, Jacques Saucey, Claire Favan…J’attends avec impatience le dernier de Laurent Philipparie.
Je n’ai pas de code ni de préférence. Un livre pour moi c’est d’abord un contact sensuel avec la couv. Puis je lis la quatrième et si ça colle j’achète. Je peux tout aussi bien lire du classique, du triller, du feel good ou des bouquins sur le bien être.

Dany : J’ai noté aussi dans tes multiples activités une « rubrique » cuisine et recettes en ligne

Sabine : oui, mais là, c’est un peu laissé de côté malheureusement. La communication, la distribution, le contact avec les distributeurs, les rappels aux libraires, ça me prend beaucoup beaucoup  de temps. Mais j’apprends le métier…Mes filles me reprochent de ne plus leur faire de petits plats…

Dany : Pour terminer notre « papote » … un coup de gueule ? un coup de cœur ? une question que tu aurais aimé que je te pose ?

Sabine : le coup de gueule je vais le garder pour moi car j’ai une grosse grosse colère. Un coup de cœur ? Mes lecteurs …j’en reviens toujours pas de leur retour, des photos qu’ils m’envoient. Vous les blogueurs qui vous intéressez à L’Empreinte de la Chair et à Justine.
Une question? es-tu comblée?

Dany : Alors ?

Sabine : Suis-je comblée? Ce serait ingrat de répondre « non ». En effet, j’ai pu dans toute ma vie réaliser la plupart de mes rêves, le dernier en date étant la publications de mon roman. Je crois que c’est le plus grand de tous mes rêves.  Cependant comme je l’ai dit plus haut j’ai beaucoup de « vouloir » et pas assez de « pouvoir ». Tu le prends dans le sens du terme que tu veux. 😉
En fait, je manque de temps comme la plupart d’entre nous. Et j’ai encore tant de rêves à réaliser. Et de souhaits…à combler

Dany : Merci beaucoup pour cet échange Sabine, ta confiance et ta sincérité me touchent. A bientôt pour tes nouvelles aventures !

Sabine : C’était un vrai plaisir et je t’ai dit des choses que je n’avais pas encore racontées…Veinarde tiens!

Dany : on se voit à Fargues, j’ai hâte

Sabine : Ça sera avec grand plaisir ! Belle journée et encore merci. Bises

Dany : Bonne journée à toi

L’empreinte de la chair de Sabine Bolzan


Le livre : L’empreinte de la chair Volume 1, Justine de Sabine Bolzan – Paru le 23 novembre 2018 aux éditions L@ liseuse –  16.99 €  (224 pages) ; format  23 x 15  cm

 4ème de couverture :

Un thriller psychologique en région de Sauternes. Une jeune fille de dix-sept ans a disparu sur une plage du Cap Ferret. C’est le sixième enlèvement – à caractère sexuel – en cinq ans. Les corps de cinq autres jeunes filles ont été retrouvés, grâce aux visions de Justine Edison, amie d’enfance du lieutenant de police Alexis Beauregard. En lutte avec les affres de l’anorexie depuis son adolescence, Justine est devenue médium suite à un accident de voiture qui l’a privée de l’usage de ses jambes et l’a contrainte à changer son regard sur elle-même. Tout pousse à croire que les meurtres ont été perpétrés par le même tueur. Mais cette fois, Justine a vu la jeune fille vivante, ainsi que le lieu où elle a été enlevée. Justine Edison parviendra-t-elle à fournir assez d’indices, pour que la police retrouve l’adolescente, avant qu’il ne soit trop tard ? Au fur et à mesure que l’enquête avance, l’étau se referme petit à petit sur Justine et son entourage, révélant les blessures passées et un lourd secret. Sabine Bolzan signe là un thriller avec les codes classiques du genre, mais aussi un roman plus personnel et émouvant.

 

L’auteur : Après un Bac Littéraire, Sabine Bolzan s’oriente vers des études d’Anglais et enchaine Deug, Licence, et Capes. Enceinte de sa fille ainée, elle ne poursuit pas dans la voie de l’enseignement, afin de se consacrer au magnifique bonheur d’être maman. En 2006, elle ouvre des chambres d’hôtes, ce qui lui permet d’exprimer sa passion de recevoir, de cuisiner et son envie de prendre soin des autres. Au fil de ces années, elle a la joie de devenir maman deux autres filles. Elle décide alors de créer son blog Les Ateliers de Sam , où elle décrit toutes ses passions : la cuisine, la déco, la lecture, l’écriture, la nature, les animaux, les gens…Fin 2010, Sabine a l’idée d’une rubrique sur les femmes de notre temps : actives, mères, épouses, filles de, amies de… C’est ainsi qu’elle devient journaliste puis coordinatrice de la rédaction du magazine Bordeaux Madame et Bordeaux Madame Maison. Elle participe également au lancement du magazine Côte Basque Madame. Conjointement, elle crée son entreprise de décoration et réalise de nombreux chantiers. Fin 2015, l’identité de Justine s’infiltre dans son cerveau. Sabine doit alors raconter son histoire. Elle se met donc au clavier. Depuis, entre Sauternes, Bordeaux et le Cap Ferret, Sabine virevolte pour trouver la sagesse, la plénitude et la contemplation.
Extrait :
« Minette le tire de sa rêverie. Elle monte sur ses genoux et relève sa jupe. Elle prend ses mains et les pose sur ses seins durcis sous l’effet du désir. Elle est toujours ainsi quand ils ont enlevé une nouvelle proie : impatiente, ne tenant plus en place. Elle a conservé la fougue de ses jeunes années tout en devenant plus machiavélique et extrêmement violente. Il aime ça.
Il n’en revient toujours pas. Grâce aux réseaux sociaux et à internet, ils ont rapidement trouvé des contacts pour vendre les tableaux de Minette, qui s’arrachent à prix d’or. Il y a vraiment des pervers partout. Ces mecs-là, ils ont ce truc en eux qui les excite sans toutefois passer à l’acte. Minette et lui sont devenus leurs dealers en quelque sorte. Et ils s’en mettent plein les poches ! »

 

La chronique jubilatoire de Dany

Si je vous dis qu’il s’agit de la saga familiale d’une petite fille riche et que l’auteur annonce d’entrée qu’il s’agit d’une trilogie … j’aurai sans doute raison mais c’est très réducteur tant ce premier roman, véritable roman noir, thriller psychologique, premier volume d’une trilogie certes, est complexe sous bien des aspects. Saga familiale oui mais dans une famille atypique, dans des paysages somptueux du Sauternais et du Cap-Ferret, où la grand-mère n’est pas la grand-mère, où le jumeau n’est plus tout à fait le jumeau, où l’enfant n’est en fait pas vraiment l’enfant, où l’émancipation passe par la guérison de l’anorexie chronique sous fond d’enlèvement en série et de médium temporaire.

Tous ces éléments constitutifs de la personnalité de Justine, ambitieuse, ambigüe et féministe vont emmener le lecteur à sa poursuite avec la question lancinante … ange ou démon ? Faut-il aimer ou haïr Justine ? La réponse au bout de ces 224 pages d’une très agréable lecture.

Lu en version numérique. – epub 2.99 €

Extraits : 
« Il sourit en revoyant une scène. C’était fin septembre. Il a oublié l’année. Mais c’était à l’époque où tout allait bien entre eux et où les enfants étaient encore si petits. Tous les quatre avaient couru le long des rangs jusqu’aux chais. Charles était en train de verser le raisin dans la cuve. Il avait attrapé Estelle et Antonin et les avait bloqués sous ses bras. Ils hurlaient de rire. Puis, il leur avait demandé d’enlever leurs chaussures et avait nettoyé leurs pieds au jet d’eau. Leur fille criait « ça fait des chatouilles ». Il les avait de nouveau soulevés pour les déposer au milieu des grappes. Les enfants avaient fait les gros yeux. Justine et lui s’étaient également déchaussés à la hâte et avaient sauté dans la cuve. « C’est ce qu’on appelle le foulage, les enfants. On m’a toujours dit que c’est ainsi qu’on extrayait le meilleur du raisin. Alors, allez-y explosez les graines ! ».
Il entend encore leurs rires. Si cristallins, si enfantins. Le jus ainsi tiré devint le vin de leur famille. Petite production, mais c’était celle de huit pieds.
« — Tatie, elle est où maman ? Je l’aime pas le monsieur, il m’a tapé et maman aussi.
Je le serre fort contre moi, en lui murmurant que tout va bien.
Je le prends dans mes bras et me dirige vers les toilettes.
Là, je pose Corentin au sol, puis soulève la trappe.
— Écoute-moi, mon ange. Je vais d’abord passer par le trou que tu vois dans le mur.
— Pourquoi tu parles doucement ?
— Parce qu’on fait comme si on jouait aux pirates. Et nos ennemis ne doivent pas nous entendre.
— Comme le méchant monsieur ?
— C’est ça. Et le trésor qu’on doit trouver est tout au bout du souterrain.
— C’est un passage secret ?
— Oui.
— Je « trouvera » le trésor, alors ?
— Bien sûr. Mais pour ça, il faut être un grand garçon et ne pas avoir peur du noir.
— Tu restes avec moi ?
— Je ne te quitte pas. Alors, une fois que j’ai enjambé le trou, tu me rejoins, OK ?
Corentin pince ses lèvres tout en hochant la tête. Je sais qu’il est terrifié, mais l’idée de trouver un trésor l’aide à combattre la peur. »