Le festival sans nom 2019, premier épisode


Salut les polardeux,

Vous le savez je suis très attachée au Festival Sans Nom, le salon du polar de Mulhouse.

Pour la troisième année consécutive je serai jurée du prix de ce fabuleux salon.

Aussi régulièrement, ici, je viendrai vous donner des nouvelles de notre Festival sans nom (FSN pour les intimes)

Aujourd’hui je vous donne les premières nouvelles


Festival Sans Nom 2019, le salon du polar de Mulhouse. Episode 1

 Vous venez de le lire, cette année, le salon de polar de Mulhouse aura lieu les 19 et 20 octobre 

Aujourd’hui on vous dévoile le parrain de l’édition 2019. Et celui-ci n’est autre que Bernard Minier

Bernard Minier a glacé nombre de lecteurs, rassemblés en cercle autour de son immense talent. Des lecteurs passant la nuit plongés dans ses livres, sans éteindre la lumière, connectés par ses histoires tels des âmes sœurs. Le succès de Bernard Minier est une putain d’histoire !

Comme quoi, on peut commencer dans l’administration des douanes et se jouer des frontières, avec des livres traduits dans le monde entier.

2011, le début de l’histoire. « Glacé » sort et rencontre un formidable succès, rare pour un premier roman. Des mots qui portent et qui parlent au plus grand nombre, au point d’être mis en image pour la télévision en 2017.

2011, la découverte de Martin Servaz, un flic de caractère, qui entre immédiatement dans le cœur des lecteurs. Et son affrontement contre le personnage de Julian Hirtmann restera dans les annales du polar.

Bernard Minier, un écrivain parmi les plus vendus en France, et qui surprend à chaque roman. Avec sa série « Servaz », tout comme avec son époustouflant one-shot qu’est « Une putain d’histoire ».

Nous avons deux bonnes nouvelles à vous annoncer :
– 2019 sera l’année où il surprendra encore davantage les lecteurs (mais chut, cette histoire vous sera contée un peu plus tard).
– 2019 verra aussi Bernard Minier enfiler le costume de parrain du Festival Sans Nom de Mulhouse. Un costume qui lui va à ravir, sans aucun doute ! L’affiche aura fière allure avec un tel maître de cérémonie.

Rendez-vous les 19 et 20 octobre 2019 à Mulhouse pour une 7ème édition d’anthologie du Festival Sans Nom. Prenez date.

Bernard Minier XO Éditions

 Voilà pour la toute première info

Mais promis, je reviens très mais très très vite pour vous dévoiler quelques autres infos et aussi les premiers invités de ce Festival Sans Nom mais pas sans âme.

 

Ah j’allais oublier

Et, comme l’an dernier, le Festival Sans Nom lance un appel à candidature pour intégrer un lecteur au jury 2019 !
Ils  vous lancent le défi de les convaincre de vous prendre dans la troupe de cette année, avec la joie de recevoir les 8 livres concernés.

APPEL A CANDIDATURE
Devenez juré du prix littéraire du Festival Sans Nom 2019 – 1 place à allouer
Date limite des candidatures : 9 février 2019 à 18h

La 7ème édition du Festival Sans Nom 2019, le salon du polar de Mulhouse, se déroulera les 19-20 octobre 2019.
Cette édition s’accompagnera, comme l’an dernier, de l’attribution d’un prix littéraire. Et nous avons décidé de vous faire participer !

Le formulaire ci-dessous va vous permettre de motiver votre candidature pour participer au jury du prix littéraire du Festival Sans Nom 2019.

Le jury est composé de membres du comité d’organisation, de blogueurs référents dans le monde du polar, de libraire, d’un étudiant dans les métiers du livre. Et peut-être de vous 

Un exemplaire des 8 romans en lice vous sera envoyé ( tous sortis au cours du 1er semestre 2019), les envois s’étalant entre février et avril. Les lectures devront être terminées pour fin août 2019.

En plus des livres envoyés, les jurés du prix du Festival sans nom seront conviés à participer à la soirée VIP du vendredi 18 octobre, en présence de l’ensemble des auteurs (cocktail dînatoire à l’hôtel Mercure de Mulhouse).
Pour nous permettre de mieux vous connaître et de juger de vos motivations, merci de répondre aux questions du formulaire ci-dessous.

En postulant, vous vous engagerez à respecter strictement les règles imposées en matière de confidentialité, de gestion des lectures, de tenir les délais (et de sympathiser avec les autres jurés).

On est curieux de vous lire, faites preuve de passion et de créativité !
https://docs.google.com/…/1FAIpQLSccfccyK4LlrYyUfl…/viewform

Vous avez maintenant votre destin en main, à vous de tenter votre chance pour venir nous rejoindre dans cette belle aventure.

 

L’erreur de Susi Fox


Le livre : L’erreur de Susi Fox. Traduit de l’anglais (Australie) par Héloïse Esquié – Paru le 10 janvier 2019 chez Fleuve Editions dans la  collection Fleuve Noir Policier. 19.90 €  ; (360 pages) ; format 14 x 21 cm

 4ème de couverture :

Sasha a toujours voulu un bébé. Sa grossesse se déroule à merveille, jusqu’au jour où elle se retrouve à l’hôpital pour subir une césarienne d’urgence. À son réveil, elle demande à voir son enfant. Alors qu’elle s’attend à vivre un moment magique, Sasha plonge dans un cauchemar bien réel. Le nourrisson qu’on lui amène n’est pas le sien. La jeune mère n’a aucun doute, même si personne ne la croit. Ni les infirmières qui évitent ses questions, ni son mari qui essaie de la convaincre, ni sa meilleure amie, appelée au secours. Pour tous, Sasha souffre d’un stress lié aux circonstances de la naissance. Mais ce serait oublier combien l’instinct d’une mère est profondément ancré en elle, en dépit des apparences. Si le bébé devant elle n’est pas le sien, où est passé son enfant ? Et qui a pu faire cette erreur ?

L’auteur Susi Fox est Australienne. Elle a étudié la médecine et les arts à l’Université de Melbourne.
Elle vit avec sa famille dans le comté de la chaîne Macedon, dans l’État de Victoria, où elle travaille comme médecin généraliste à temps partiel.
L’Erreur (Mine, 2018) est son premier roman, actuellement en cours de traduction dans de nombreux pays, et l’a immédiatement établie comme un des nouveaux talents du suspense psychologique féminin.

 

 

 

Extrait :
« — Je suis anatomopathologiste, pas pathologiste judiciaire. La plus grande partie de mon travail consiste à observer des taches roses et des points mauves dans un microscope et à écrire des rapports que les gens parcourent à la hâte. Je suis obligée d’écrire les conclusions en majuscules pour qu’elles ne passent pas à la trappe.
— Alors vous aimez votre travail, dans ce cas ? dit-elle avec un grand sourire.
— Je suppose. Ça dépend. Disséquer des bébés morts, ça, ça ne me plaît pas. »
Le premier bébé que j’ai disséqué, une petite fille, avait été retrouvé par sa mère dans son berceau. On soupçonnait un cas de mort subite du nourrisson. Son corps était raide lorsque je l’ai mise sur le plateau d’acier. Elle ressemblait à une poupée en plastique dur, à la vue comme au toucher ; elle n’avait rien du tout d’un vrai bébé. Lorsque j’ai incisé sa peau, ses boyaux se sont répandus, glissant sur l’acier. Je me suis étranglée. J’ai pris la décision de démissionner, sur-le-champ. De plaquer non seulement la médecine légale, mais la médecine en général. Je ne reviendrais jamais.
C’est ma superviseuse qui m’a ramenée des vestiaires à cette salle d’autopsie, au bébé qui m’attendait sur son plateau d’acier. C’était mon devoir, a-t-elle dit, de découvrir la cause de la mort de ce bébé. De donner à ses parents la réponse dont ils avaient un besoin si désespéré. C’était la meilleure chose que je pouvais faire, pour eux et pour elle.
Alors c’est ce que j’ai fait ; ce que je fais encore de temps en temps. Découper la chair des bébés, mince comme du papier à cigarette, fouiller bien profond en eux, dans leurs cavités évidées, à la recherche de quelque chose ou de quelqu’un à blâmer. Je ne prétends pas que c’est agréable. J’évite d’en parler à mes amies lorsqu’elles deviennent mères. Je ne pense pas qu’elles comprendraient. »

 La chronique jubilatoire de Dany

L’erreur de Susi Fox

Sasha, obligée d’accoucher avant terme dans une maternité ayant mauvaise réputation et qu’elle n’a pas choisie, est persuadée que l’enfant qu’on lui présente a été échangé avec un autre beaucoup plus ressemblant à ce qu’elle ressentait pendant sa grossesse. De plus, c’est un petit garçon qui est né au lieu d’une petite fille qu’elle attendait depuis son échographie. Elle n’arrive pas à éprouver ce formidable attachement de mère à son nouvel enfant, est-elle une bonne mère ? N’est-ce pas LE signe de cette substitution ? Et dire que  enfant est attendu depuis plus de dix ans.

Tous les personnages de ce thriller psychologique ont leur secret inavouable, son mari, son père, son amie d’enfance, ses médecins, les autres patientes et c’est un véritable enfer que va vivre la narratrice. Sont-ils complices pour remplir un sombre dessein ? Les lecteurs vont assister à la descente aux enfers de Sasha, puis à sa résilience réelle ou feinte, dans un univers trouble où tout est suspicion et où les soignants ne sont pas plus équilibrés que les patients… un  vrai nid de coucous ! Un peu plus de 350 pages pour nous faire tourner en boucle dans l’amas de neurones perturbé de la jeune mère, où l’on se plait en conjonctures et quand arrive le dénouement, on se dit : soit, c’est une explication parmi d’autres, un peu improbable mais bien amenée par l’auteur qui signe ici son premier roman.

Premier roman donc et une belle découverte, un bon moment de lecture, envoûtant et bien flippant mais … l’auteure n’est-elle pas elle-même médecin ? Elle a mis toute sa féminité au service de cette histoire, certes c’est une fiction et ça ne peut pas se passer dans la vraie vie … quoique !

Lu en version numérique.  epub 13.99 € 

 Autres extraits
« Dans sa couveuse, Toby reste tranquille, endormi. C’est lui l’innocent, dans ce chaos. Il ne ressemble pas du tout à mon bébé. Je pourrais décider de m’occuper de lui comme une mère, de mon mieux, jusqu’à ce qu’il retrouve sa vraie mère, mais à aucun moment je n’ai pensé qu’il était à moi. Et lorsqu’il sera prouvé que j’ai raison, ils comprendront que je n’ai pas le moindre problème mental. »
 « Non, Mark, je siffle, en rassemblant toute ma force. Tu me connais. Je ne fais pas d’erreurs. Je me suis battue pendant tellement longtemps, si durement pour avoir notre bébé, il est hors de question que j’abandonne maintenant. Rien ne m’empêchera de découvrir la vérité. Ce n’est pas notre enfant. »
« Adam, par contre, a quitté Bec il y a six mois, juste après qu’elle est enfin tombée enceinte, disant qu’il ne voulait rien avoir à faire avec l’enfant. Après s’être effondrée un petit moment, elle a choisi de revenir s’installer en Australie. Bec est décidée à être mère célibataire, et à expliquer au bébé qu’elle s’est servie de l’ovocyte d’une donneuse.
« Quand elle sera assez grande pour comprendre. Je suis en paix avec l’idée maintenant. Un enfant est un enfant ; qu’est-ce que ça change, l’identité de sa mère biologique, hein ? De mon point de vue, mieux vaut n’importe quel bébé que pas du tout. »
 

 

mots clefs : maternité, fertilité, échange d’enfant, prématuré, psychiatrie, médecine légale, gémellité, dépression post-partum