Le festival sans nom 2019, deuxième épisode


Salut mes polardeux,

Il y a quelques jour je vous proposer Le festival sans nom 2019, premier épisode…

Et

Je vous le disais, pour la 3ème année consécutive j’ai le privilège d’être une nouvelle fois jurée du prix littéraire du Festival Sans Nom.

Je suis trop contente et c’est rien de le dire.

Honorée que le comité d’organisation me fasse à nouveau confiance.

Aussi j’aimerai vous présenter ici mes petits camarades.  Ceux avec qui j’aurai la lourde tache de désigner le 3e lauréat de ce grand prix littéraire.

Mais avant pour rappel  revenant sur les premier lauréat de ce grand prix littéraire du Festival Sans Nom.

en 2017 c’est Nicolas Lebel  avec De cauchemar et de feu qui a reçu le tout premier prix FSN

En 2018 c’est Power de Michaël Mention qui a été primé.

Les premiers Jurés

 Le Festival Sans Nom prépare  son amicale compétition 2019 !

 Et…En mars les 8 romans en lice  vous seront dévoiler pour le prix littéraire du Festival Sans Nom 2019. On vous prévient, il va y avoir du lourd.

Il est temps de vous dévoiler la composition du jury de cette année, qui regroupe des membres du comité d’organisation, des libraires, des blogueurs influents, et (voir en fin de message…). 
Une fine équipe pour une belle aventure humaine :


• Président du jury : Yvan Fauth, membre de l’organisation et blogueur : Emotions – Blog littéraire et musical
• Hervé Weill, membre de l’organisation et blogueur : Blog Passion Bouquins
• Luc Widmaier, membre de l’organisation et libraire du Festival Sans Nom : Librairie Bisey
• Caroline Noel, membre de l’organisation et blogueuse : Carobookine
• Sofia Herwédé, membre de l’organisation et blogueuse à Collectif Polar : Chronique de Nuit
• Marc Schaub, membre de l’organisation et blogueur à Collectif Polar : Chronique de Nuit
• Michael Corbat, libraire à l’Espace Culturel E. Leclerc de Belfort
• Aude Lagandré, blogueuse : Aude bouquine
• Anaïs Michelon Vigo, blogueuse : Anaïs Serial Lectrice
• Valérie Dätwyler, blogueuse : Sangpages
• Geneviève Van Landuyt, Coordinatrice du comité de sélection des romans policiers pour l’ensemble du réseau des bibliothèques parisiennes, et blogueuse : Collectif Polar : Chronique de Nuit

Se rajoutera à l’équipe, un étudiant en Licence Professionnelle Librairie et Métiers du Livre (ceux qui sont leurs indispensables bénévoles durant le Festival, depuis ses débuts).

L’équipe 2019 du jury du prix littéraire 2019 du Festival Sans Nom est maintenant complète !

13 jurés, membres de l’organisation, libraires, blogueurs référents dans le domaine.

Et puis deux derniers jurés choisis suite à des appels à candidature.
Nous avons souhaité réserver une place à un étudiant en Licence Professionnelle « Librairie et Métiers du Livre », ceux qui sont nos magnifiques bénévoles depuis les débuts. Bienvenue à Clémence !

Et bienvenue à Laura, qui vit dans le sud de la France, et qui a été choisie parmi les plus de 80 candidatures reçues suite à notre appel sur cette page.
Le choix a été difficile. Merci à tous les candidats pour leur touchant enthousiasme et leurs gentils mots !

Une sacrée belle équipe vous ne trouvez pas !

 

Et…

Nous vous dévoilerons bientôt la liste des 8 romans en lice.

Lectio létalis de Laurent Philipparie


Le livre : Lectio létalis de Laurent Philipparie – Paru le 17/01/2019 aux éditions Belfond – collection Thriller -19.90€ – epub 4.99 € (368 pages) ; format 14 x 22 cm

 4ème de couverture : Oserez-vous tourner les premières pages du LECTIO LETALIS ?
Paris. Un assistant d’édition tout juste embauché se tranche les veines à la lecture du premier manuscrit qui lui est confié. C’est la troisième fois, en quelques semaines, que le même scénario-suicide se produit dans cette maison d’édition.

Bordeaux. Le lieutenant Gabriel Barrias, ancien indic devenu flic, enquête sur l’assassinat atypique d’un psychiatre massacré par un rapace, dans son cabinet, en pleine consultation.

Deux affaires éloignées en tout point, et pourtant. Un nom apparaît des deux côtés. Celui d’Anna Jeanson, qui fut, dix ans plus tôt, l’unique survivante d’un suicide collectif survenu dans une secte dressant des animaux à tuer.

Un livre et des oiseaux qui tuent, personne ne pourrait y croire. Mais sous la plume de Laurent Philipparie, capitaine de police, tout est si vrai que c’en est effrayant.

L’auteur : Français, Laurent Philipparie est capitaine de police.
Entré à 27 ans dans la police, il commande aujourd’hui des unités de terrain dans l’agglomération bordelaise.
Son goût de l’écriture, il le fait partager à des lycéens, dans le cadre de missions interministérielles.
Après quinze ans à la BAC, il publie son premier roman, « Ne regarde pas l’ombre » (2016).
page Facebook :Laurent Philipparie

 

Extrait :
« Des efforts étaient régulièrement consentis pour humaniser les lieux. Les constructeurs avaient cassé les lignes, individualisé les volumes, aéré les cages d’escalier et « suspendu » des espaces verts. Néanmoins, tout ce qui poussait ici prenait inexorablement l’allure d’un clapier à lapins. Les audacieuses couches de peinture viraient tôt ou tard au gris des jours maussades. Les inscriptions taguées à la bombe ressemblaient à des scarifications infligées à un corps malade. Imposant leur business, les bandes faisaient régner la terreur. Le reste des habitants tâchait de vivre normalement, au prix d’une attitude fuyante. Ne pas lever les yeux. Ne pas parler à la police. Ne pas réussir. Ne pas afficher sa féminité… La population s’organisait autour d’un axe vieux comme le monde : la loi du plus fort. Les policiers, pour ramener un semblant d’ordre, déployaient des stratégies de guérilla.

 

La chronique jubilatoire de Dany

Le lecteur de Ne regarde pas l’ombre retrouvera avec plaisir Gabriel qui a maintenant intégré un placard au sein de la police, dans la proche banlieue de Bordeaux. Ses vieux démons le hantent et le voici rattrapé par son passé alors qu’il va, au hasard d’un flag qui tourne mal, se frotter au monde malfaisant des sectes.

Certes Bordeaux n’est pas Chicago et l’auteur en sait quelque chose, lui qui doit être pote avec son collègue Gabriel … cependant l’approche qu’il nous propose est très documentée sur la manipulation mentale des personnes fragiles … ou pas, car chacune et chacun peut être leurré par des individus experts en PNL (programmation neuro linguistique). Les techniques sont les mêmes que celles utilisées en marketing alors qui peut proclamer : « je n’ai jamais succombé à la tentation ! »

Que l’on trouve l’histoire, selon ses convictions, un peu ésotérique ou carrément réaliste, il reste une intrigue bien menée, au rythme rapide, qui se termine en cataclysme et qui ne faiblit pas au long de ces 368 pages, ancrées dans des paysages de carte postale quand Laurent Philliparie nous emmène sur la côte atlantique, aux abords du bassin d’Arcachon. Elle a en plus le mérite d’aborder des sujets de société actuels dérangeants.

Un deuxième roman prometteur pour une suite avec ou sans Gabriel … un très bon moment de lecture.

Petit précis linguistique : lectio letalis = langage céleste … J’ai conscience que ça ne vous en dit pas assez alors … lisez !

Lu en version numérique.

 

 Extraits: 
« Un étonnant mimétisme opérait entre population et policiers : ces derniers souffraient d’une défaveur similaire à celle ressentie par les habitants. Un même désintérêt de la part des pouvoirs publics, qui se traduisait par une baisse des effectifs, une réduction des moyens, une absence de soutien hiérarchique, le laxisme des juges et l’hostilité des médias… Les policiers portaient sur leurs épaules le poids d’un abandon général. À la longue, ces flics s’étaient marginalisés, retranchés dans leurs tâches quotidiennes. De leur part, on aurait pu craindre les pires dérives, de celles dont raffolent les journaux télévisés : passages à tabac, racket des dealers… Et pourtant ils se tenaient tranquilles. Les constantes suspicions, les accusations régulières et les enquêtes internes ne révélaient aucun manquement au code de déontologie. Ces hommes évoluaient en quasi-autarcie, cultivaient leur propre énergie, développaient des techniques singulières mais demeuraient loyaux. »
 « Tout cela s’inscrivait dans ce que la nature humaine avait de plus hideux à offrir. L’arborescence du Mal était résiliente. Elle se divisait, se répandait partout, et repoussait sans cesse. On pouvait tailler les brindilles, parfois couper des branches, mais jamais s’attaquer au tronc, sous peine d’y perdre son âme… »
« Un commissariat de banlieue, trou du cul du monde, se retrouvait en charge d’un secret d’État. Cette gestion aberrante ne la surprenait guère. Elle n’était pas complètement dupe. Lui confier cette mission revenait à la désigner comme fusible au cas où les choses tourneraient mal. Les carriéristes avaient remplacé les patrons, la frilosité bureaucratique le goût de l’efficacité »
 « Un individu peut analyser consciemment et simultanément un maximum de sept unités d’idées. Les informations supplémentaires sont traitées par l’inconscient, surtout si elles sont furtives et demandent un effort intellectuel. Or, la présentation des infos non-stop est toujours particulièrement chargée : commentateurs, film ou image en arrière-plan, logos mobiles de la chaîne, date et heure, titres, apparition d’annonces diverses, indicateur de la météo et bandeau défilant en bas de l’écran… Certaines données surabondantes vont directement dans ton inconscient sans passer par le crible de ton esprit critique. Bien maîtrisé, ce système permet de faire avaler n’importe quoi… »
 
mots clefs : secte, banlieues, bassin d’Arcachon, Saint-Emilion, Hauts-de-Garonne, fauconnerie, hypnose, thriller