Le voyage de Madison de Chris Loseus

Le livre : Le voyage de Madison de Chris Loseus – Paru le 22/02/2019 aux éditions Eaux Troubles  – Le prix broché 21 € – epub variable selon les plateformes (294 pages) ; format 14.5 x 21  cm

 

4ème de couverture :

Un road trip, depuis Détroit jusqu’à San Diego, de la jeune et jolie Madison, au volant d’une vieille Chevrolet Camaro, qui se transformera au fil des kilomètres en un voyage angoissant et troublant. Plusieurs meurtres jalonneront sa route qui aurait dû être paisible. Pour percer ce mystère il faudra ouvrir les portes cachées de ce thriller psychologique habilement composé par Chris Loseus.

L’auteur : Chris Loseus né le 26/08/71, est un auteur Français de romans et séries de langue française.Passionné de ski, il a vécu de sa passion jusqu’en 2003. Il raccroche les skis à 31 ans et devient alors Sales Manager durant une dizaine d’années. Il multiplie les voyages sur l’international et découvre des cultures différentes et des émotions nouvelles. Il partage aujourd’hui sa vie entre l’écriture de ses romans, le ski, et des missions de consulting.
Amoureux des grands espaces il vit dans les Alpes avec sa femme et ses enfants.
Depuis 2013, Chris Loseus comptabilise plusieurs dizaines de milliers de lecteurs…

 Extraits :
Une certaine vision de la France …
« — Alors… des ruelles pavées… Très étroites, un peu sombres. Et puis de grandes avenues, avec de la lumière. Des contrastes. Et dans ces ruelles, des restaurants derrière des carreaux. Des terrasses de café, des gens qui fument, qui parlent, qui rient. Des arbres dans la ville. Des filles qui sentent le savon et l’eau de Cologne. De beaux immeubles, un peu anciens, et des grands magasins… Avec des vitrines pleines de robes. Une certaine légèreté, de l’insouciance…
Elle avait marqué un temps d’arrêt, enfourné le contenu de sa fourchette, mâché, hoché la tête.
— Oui, c’est ça ! J’imagine une ville pleine de contrastes. Et les Français, un peu bruts, mais vivants. C’est comme ça que j’imagine la France. Alors ?
— C’est assez juste. Je voulais m’assurer que tu n’étais pas dans les caricatures… Et tu n’y es pas. La France, c’est… Oui, on peut le dire comme ça. C’est comme une friandise, tu vois. Quelque chose de pas parfait, mais de bon. Les gens râlent souvent, et puis deux minutes après, ils rigolent et trinquent. Tu as Paris, ces lumières lorsque la nuit tombe, cette impression que le temps s’est arrêté, que la vie continue, qu’elle est à croquer à pleines dents. Pas de coins obscurs, mais des quartiers ; pas comme chez nous, pas des blocs, des quartiers, avec une identité propre à chacun. Et puis des terrasses de café, les gens qui s’y retrouvent pour refaire le monde, comme ils disent. Et la friandise absolue, le Sud… Ce petit coin pittoresque qui ridiculise Los Angeles par sa simplicité et sa vérité. Des ruelles gorgées de soleil, un accent qui rend incompréhensible le peu de français que tu maîtrises. Une joie de vivre, les places avec des fontaines, des platanes, et toujours ces fameuses terrasses de café face à la Méditerranée. Il y a des marchés avec des gens qui parlent fort pour vendre leurs produits, des étals avec des fruits, des légumes, du fromage… Tout en plein air, sans protection, sans film plastique ou paraffine… C’est sans doute le plus beau coin qu’il m’ait été donné de connaître. Des klaxons, des petits ports de pêche, et toujours les Français qui parlent trop fort, crient et rient. C’est ça, la France, Madison. Une friandise… Pas parfaite, mais vivante, on y mange, on y boit, on y danse… Pas comme chez nous, en toute simplicité, un peu comme une image sépia, avec un côté passé et empreint de nostalgie. » 

 

La chronique jubilatoire de Dany

Le voyage de Madison de Chris Loseus

Ça commence comme Thelma et Louise, le film de Ridley Scott mais après ça se complique …l’angoisse va grandissante au fil des pages. Elle est sympathique cette Madison et elle provoque l’empathie du lecteur avec ses meurtrissures et la perte de son compagnon.

Madison a la mémoire qui flanche, elle a perdu ses souvenirs d’enfance et de jeunesse. Au fur et à mesure de la narration, au cours de ce voyage qui l’emmène au chevet de sa mère mourante, elle va nous ouvrir ses tiroirs secrets où se sont oubliés ses souvenirs.

Le récit de ce road trip est dérangeant … à la fois trop simple et trop complexe pour ne rien cacher de cette évidence pleine de surprises et de perversité, de la vérité. Mais quelle vérité ? Il faudra attendre l’épilogue pour donner tout son sens au puzzle de cette manipulation mentale.

C’est le premier roman que je lis de Chris Loseus qui a su remarquablement écrire au féminin. J’ai aimé la finesse du ton et la pudeur dans l’expression des sentiments. Tout est fluide et intime sans excès, même la violence. Les rires y côtoient les larmes et le lecteur est leurré jusqu’à la fin. Très agréable lecture.

 Merci aux éditions Eaux Troubles et à l’auteur pour leur confiance.

Lu en version numérique.

Remerciements auteur-éditeur

Extraits :
« — Tu vois de quoi je veux parler, Madison ? On va les appeler tiroirs… Tu en as plein dans ta tête. Des souvenirs, des beaux, des moins agréables, que tu as entreposés dans ton cerveau. C’est un peu comme un endroit où tu te rends de temps en temps. Imagine un vieux grenier, avec toutes ces choses qui traînent. Tu te promènes au milieu, certains coins sont éclairés par la lumière qui passe par la petite lucarne, et d’autres sont cachés dans l’ombre, et tu ne t’en approches pas. Un peu comme s’il pouvait y avoir un monstre. Tu sais, comme quand tu es dans ta chambre le soir, et que des ombres apparaissent quand ta maman éteint la lumière. Les choses les plus simples peuvent devenir inquiétantes. Tu sais qu’elles sont là, tu les as déjà vues, mais tu ne les regardes pas. Tu vois ce que je veux dire ? »
 « Hey ! Tu parles de quoi avec tes parents ? Tu leur dis qui tu es ? Ce que tu aimes ? Ce qui te fait peur ? Ils te posent des questions ? »
« C’était compliqué, tout n’était pas clair, des pans entiers de son existence avaient disparu dans les tiroirs secrets de monsieur Grands-yeux-verts-derrière-ses-lunettes. C’était comme si tout s’était arrêté au moment où elle avait entendu les pas d’une fuite s’éloigner sur le béton, quand les sirènes arrivaient et que Stan cessait de respirer.
Mais elle tenait quelque chose. Les pièces manquantes allaient lui être données, elle en était sûre.»

 

7 réflexions sur “Le voyage de Madison de Chris Loseus

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