Ma bête de Jean-François Regnier

Le livre : Ma bête de Jean-François Regnier – Paru le 25/05/2018… en autoéditon chez Librinova – 12.90 € – epub 4.49 € ; (178 pages) ;  14×21  cm

 4ème de couverture :

Ma Bête, c’est ainsi que Weston Forrester surnomme Duncan Smith qu’il capture à Boston, sur le parking d’une station-service. Le ravisseur veut faire de sa victime le meurtrier qu’il n’a pas le courage de devenir. Weston Forrester a tous les atouts pour mener le jeu et faire de Duncan Smith un criminel. La rencontre de ces deux hommes, dans un face à face tendu, va les amener à se découvrir aux limites de leurs forces et de leurs valeurs respectives.

 

 

 L’auteur Le parcours professionnel de Jean-François Regnier le conduit de sa Dordogne natale jusqu’à Toulouse où il se fixe à la fin des années 80.
Son goût pour l’écriture, qui tient une place importante dans son métier de travailleur social, s’est renforcé au fil du temps, l’incitant à publier, en 2009, son premier roman L’Acte.
En neuf ans, il a publié quatre romans. Ma bête (2018) est son premier thriller, après des romans plus classiques.

L’appel du fond (2010) : « Les ravages causés partout dans le monde par le virus Mendoz, plonge le petit village français de Boujac dans l’angoisse de la contamination. Bastien Giraudel, l’un de ses habitants, imaginant le pire pour sa famille, décide de fuir dans la montagne alentour. Mais après avoir « touché le fond » pendant cinq années d’isolement, de solitude, peut-on continuer à vivre face à soi-même en tournant le dos au passé ?

Relâche (2012) : D’un côté, un berger qui s’ennuie ferme entre des moutons « moqueurs » et un père vieillissant. De l’autre, une belle inconnue venue se mettre au vert qui va chambouler la vie de notre paysan, avant de disparaître mystérieusement. Une rencontre qui sera le début d’une longue histoire à travers une ville et des êtres attachants. Et tout au bout, dans cette quête obstinée de l’être aimé, une vérité inespérée.

Solus (2017) : Est-il possible de refonder un couple après le décès du compagnon auprès duquel on a partagé vingt ans de vie commune ? Telle est la question que Marc se pose, alors que, sur les conseils d’une amie, il profite de quelques jours de repos à la mer. Au hasard d’une soirée, il croise Louis, un pianiste classique. Se noue une relation chaotique, compliquée par les attentes de chacun. Solus est un suspense « amoureux ». L’histoire de la renaissance d’un homme engagé sur un choix de vie où guette la solitude.

Extraits : 
«  l’histoire nous a montré que les plus grands tyrans ont eu pour compagnie des femmes de tête, des femelles excitées par l’envie de couper les couilles à l’élu de leur cœur, pour échapper au devoir de bien s’en occuper. »
«  Aujourd’hui,  l’info est délivrée en direct, de manière brute, sans aucune analyse, sans aucun recul. On ne se soucie pas de la vérité puisqu’il faut scotcher le téléspectateur à son écran, l’hypnotiser. Qu’importe ce qu’on lui dit, il doit être subjugué.
Les chaînes d’information radotent. »
« le sort me pousse à mal faire et à faire le mal. Il plane sur moi comme une malédiction. Je ne peux m’accomplir pleinement. Je suis dans une fuite permanente, dans une quête affective sans issue. C’est la même histoire pour ce qui est de faire ma vie avec quelqu’un, homme ou femme. A trop multiplier les plans cul à deux balles et bacchanales, à mèche lente, je m’enferme dans une quête de rien, avec, paradoxalement, la ferme certitude que je vais rencontrer quelqu’un. »

 

 

La chronique jubilatoire de Dany

Ma bête de Jean-François Regnier

Un court roman avec une construction originale, qui interpelle le lecteur tour à tour dans la tête d’un criminel, d’une victime et d’un complice malgré lui.

Certes la séquestration a déjà été traitée dans les thrillers dont le genre convient tout à fait à ce genre de huis clos. Ici la domination est moins humiliante que dans Des nœuds d’acier de Sandrine Collette, la confrontation est moins frontale que dans les morsures de l’ombre de Karine Giebel, la situation n’en est pas moins inattendue et dérangeante. Ducan Smith enlève Weston Forester pour en faire le tueur qu’il n’a pas pu recruter … plusieurs cibles à lui imposer et des crimes presque parfaits. Les questions habituelles de circonstances atténuantes ou pas, de victimes qui se rebellent et deviennent tortionnaires, sont bien amenées dans cet opus.

A noter l’épilogue original qui interroge le lecteur sur le crédit à apporter aux informations et aux investigations à visée littéraires …

Je remercie l’auteur pour la confiance qu’il a témoignée en me proposant cette lecture, un bon moment passé dans un univers anxiogène et sombre, avec des personnages féminins secondaires à ne pas négliger.

Lu en version papier

 

3 réflexions sur “Ma bête de Jean-François Regnier

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