Soul of London  – Gaëlle Perrin-Guillet

Le livre : Soul of London  de Gaëlle Perrin-Guillet. Paru le 22 septembre 2017 chez Millady Thriller. 7€20 ; (305 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv : 

Une enquête au cœur de Londres, au XIXe siècle

Londres, 1892. Des cadavres de chiens sont retrouvés mutilés, le crâne ouvert, dans les tunnels du métro. L’enquête est confiée à Henry Wilkes, flic accidenté et handicapé, relégué loin du terrain depuis qu’il doit marcher avec une canne. Le dossier ne l’enchante guère, mais quand le corps d’une enfant à est son tour retrouvé, au même endroit et mutilé, il prend une autre dimension.

William Bennet, un gamin des rues qu’il a recueilli un an plus tôt, l’assiste dans sa tâche. Alors qu’ils explorent les tunnels crasseux du métro, Alice Pickman, une jeune femme issue de la haute société, s’adresse à Henry pour qu’il rouvre l’enquête du meurtre de sa sœur dans le quartier malsain de Lisson Grove, qu’elle estime avoir été bâclée.

Au cœur d’une ville en pleine révolution, où se disputent la science et la religion, Henry et Billy, en dignes représentants des Lumières, cherchent à faire éclater la vérité au milieu du fog londonien, mélange de charbon, de mensonge et de perversion…

Jouant avec un côté «Sidekick», Soul Of London nous plonge dans une atmosphère londonienne fort bien documentée. Ce nouveau thriller se révèle être aussi distrayant qu’angoissant.

 

gaelle-perrin-guillet-6899L’auteur : Née en 1975, Gaëlle PERRIN-GUILLET est secrétaire de mairie le jour et auteur de thriller la nuit. Depuis toujours amatrice de romans noirs, elle s’essaie à l’écriture en 2000. Après deux romans auto-publiés (« Le Sourire du diable » en 2010 et « Au fil des morts »en 2011), elle participe à deux recueils des « Auteurs du noir face à la différence » (en 2012 aux éditions JIGAL puis en 2013 à L’atelier Mosesu). Gaëlle Perrin-Guillet a publié « Haut le chœur » chez Rouge Sang en 2013 mais aussi un polar pour enfant en 2015 chez Rouge Safran, La nuit du chat noir.

 

Extrait :
Henry se leva, s’empara de sa redingote, de sa canne et du chapeau melon qu’il portait comme un pied de nez à la haute bourgeoisie, avant de refermer la fenêtre.
Sur les marches du poste de police, il eut envie de faire un détour pour rentrer chez lui. Il bifurqua au coin de la rue et partit droit devant.
La pluie l’accompagnait. Il aurait pu héler un fiacre et se faire conduire, mais il n’aimait rien plus que flâner le long du canal ou de la voie ferrée.
Après quelques foulées laborieuses, sa jambe se dégourdit et sa démarche s’en trouva allégée. Henry savait que, un jour, la canne dont il ne pouvait aujourd’hui se passer serait un objet de snobisme plus qu’une jambe de secours. Ce jour-là, il pourrait renaître. En attendant, il s’obligeait à arpenter les trottoirs. Quand la douleur devenait trop forte, il s’asseyait quelques minutes sous un porche, puis claudiquait jusque chez lui, où il s’effondrait sur son lit.
Mais aujourd’hui il se sentait bien, prêt à battre le pavé.
Droit comme un i, il avançait, souriant aux passants qui ne le voyaient même pas : il se fondait dans la masse et il aimait ça.
Il n’était ni beau ni laid, pas très grand sans être petit, de corpulence moyenne. Un homme au visage trop anguleux pour être attrayant, éclairé par des yeux intelligents sous d’épais sourcils noirs. À ceux qui le rencontraient pour la première fois, il ne laissait qu’un souvenir confus.
Henry pouvait voir sans être vu.

L’arrêt sur Image de Marc

Soul of London  de Gaëlle Perrin-Guillet

Venez, vous promener dans les rues de Londres, petite visite guidée que vous offre l’auteure. Je vous accorde que ce n’est pas le Londres touristique dont vous pouviez rêver, mais un Londres dans les quartiers pauvres, où se mélangent la misère, la violence, la crasse. Des quartiers que les gens aisés préfèrent ignorer, ou pire encore, mépriser. Ah oui, c’est peut-être important de le préciser, nous sommes en 1892 !

Gaëlle Perrin-Guillet, nous offre dans cette ambiance une double intrigue, avec deux personnages qui deviendront récurrents dans d’autres romans. L’inspecteur Henry Wilkes et Billy Bennet. Ce que j’ai adoré dans ce roman, ce sont justement les personnages qui l’habitent. Il y a une richesse d’informations qui nous permet de les cerner, de les comprendre, de les connaitre. On s’attache à eux rapidement. Les rôles secondaires ne sont pas négligés et bénéficient aussi d’une attention particulière. Les personnages évoluent autour de deux intrigues, certes assez classiques, mais prenantes. A aucun moment l’auteure a cherché à faire du sensationnel, et c’est peut-être ce qui, pour moi, a fait la force de ce roman. On est loin des romans qu’on trouve par brouette entière aujourd’hui, et qui donnent dans le spectaculaire et le sensationnel, mais qui délaissent l’essentiel : leurs personnages.

Nous avons tous connu l’ambiance de ce Londres de la fin du 19e siècle, avec Sherlock Holmes, ou Jack l’éventreur. L’auteur aurait pu tomber dans le travers de multiplier les allusions à ces références, mais il n’en est rien. Si ces deux personnages sont certes évoqués, c’est à dose très réduite, et uniquement pour alimenter un contexte précis.

On peut faire des livres passionnants autour d’histoires simples, et c’est le ici. Je lirai d’autres livres de l’auteure c’est clair.

 

Je pouvez aussi retrouvez ICI l »avis de Ge sur Soul of London

10 réflexions sur “Soul of London  – Gaëlle Perrin-Guillet

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