Avis d’Expert : Mémoire sur l’affaire Joseph Vacher. Episode 10


Avis d’Expert : Mémoire sur l’affaire Joseph Vacher. Episode 10

 

Avis d’Expert : Mémoire sur l’affaire Joseph Vacher. Episode 10

Souvenez-vous il y a deux mois et demi  Sylvie nous présentait son mémoire en Criminologie appliquée à l’expertise mentale.

Et puis on plongeait dans la folie.

Il y un 7 semaine nous abordions l’histoire de la psychiatrie

Il y a 6 semaines nous faisons connaissance avec Joseph Vacher

 il y a 5 semaines, nous nous attachions à découvrir la personnalité de Vacher

,

Il y a 4 semaines les médecins se prononçaient sur le cas Vacher

 Il y a 3 semaines nous abordions, l’affaire Joseph Vacher du point de vue du droit et  l’apparition et évolution de la notion de responsabilité pénale.

Il y a 2 semeine nous restions sur l’affaire Vacher du point de vue du droit. 

Nous ferons connaissance avec ses juges, nous déterminerons la responsabilité pénale de Joseph Vacher  et nous parlerons du procès.

Enfin la semaine dernière, nous abordions la 4e et dernière partie de ce mémoire et Sylvie nous disait: Comment JOSEPH VACHER aurai-t été jugé de nos jours ?

Aujourd’hui Sylvie conclut son mémoire et nous apporte quelques notes bibliographiques

Allez c’est parti pour le dernier épisode


Avis d’Expert

Mémoire sur l’affaire Joseph Vacher.

Par Sylvie Buttard

L’AFFAIRE JOSEPH VACHER
JUSTICE ET PSYCHIATRIE DE LA FIN DU 19e
SIECLE
SERAIT-IL JUGE RESPONSABLE DE SES
ACTES AUJOURD’HUI ?

 

CONCLUSION

Le cas de l’affaire Joseph Vacher est, à mon sens, un sujet très complet pour illustrer cette année d’étude sur la criminologie appliquée à l’expertise mentale.
Ce cas révèle une grande richesse d’informations et de réflexions tant au niveau judiciaire que clinique.
Du point de vue judiciaire, car la responsabilité pénale est très largement évoquée et discutée.
Les expertises mentales démontrent aussi une avancée importante dans l’étude du comportement des criminels en série, même à la fin du 19e siècle. L’affaire Jack l’éventreur ayant fait grands remous quelques années avant, juges et experts s’emploient à donner un souffle nouveau à la recherche de ces criminels d’un nouveau genre. Enfin, quand je dis d’un nouveau genre, je veux dire aussi parce que médiatisés par les journaux de l’époque. Car des criminels en série très anciens comme Gil de Ray ou la comtesse Elisabeth Bathory faisaient partie du même cercle mais c’est la vindicte populaire, vu qu’il n’y avait pas de journaux, qui braquait les projecteurs sur eux.
Cette étude est également très intéressante du point de vue clinique du fait des différents diagnostics émis par tous les médecins mis à contribution dans cette affaire, et à des époques différentes de la vie de Joseph Vacher.

Le fait que les crimes soient réfléchis, pensés, prémédités, le choix des victimes et l’expertise psychiatrique des trois médecins LACASSAGNE, PIERRET et REBATEL, ont mené les juges à déclarer Joseph Vacher coupable des faits qui lui étaient reprochés, et responsable pénalement.
De nombreux éléments pourraient toutefois, non pas justifier, mais expliquer ces passages à l’acte extrêmement violents :

– décès de son frère jumeau
– opération conduisant à l’ablation d’une testicule
– rejet de la seule femme qu’il convoitait

Car précisons que toutes les personnes ayant vécu le même genre de traumatisme, ne sont pas devenus des criminels en série pour autant. Heureusement !
Alors qu’est-ce-qui fait qu’ un individu comme Joseph Vacher passe un jour la
frontière de l’horreur ? Et cette frontière, quelle est-elle ? Que représente-t-elle ?
Est-ce la barrière morale que tout un chacun possède en lui depuis la naissance mais qui peut être abîmée ou non par des événements de la vie.
Ce sont les limites qui sont censées nous être inculquées depuis l’enfance. Ces limites qui nous indiquent la frontière entre le bien ou le mal.
Nous l’avons en chacun de nous cette barrière morale, mais peut être que certains n’auront pas la volonté de combattre pour la conserver intacte.
Au fur et à mesure d’événements traumatisants, la barrière risque de se fendiller, se fissurer, jusqu’à exploser pour finalement laisser jaillir le mal. Mais ceci n’est qu’une hypothèse.
Les pensées les plus noires ou les plus sordides émergeront de l’être humain. Cet humain qui sera plus présent que jamais et qui agira de manière à rester au sommet de la chaîne alimentaire. Mais ne trouve-t-on pas cela aussi chez les prédateurs ? Y a t-il une part de prédateur en chaque être humain ? Probablement. Et la frontière est tellement fine que si nous ne sommes pas vigilants, le « côté obscur » peut nous engloutir et nous submerger.
La toute-puissance sur son prochain, c’est aussi ce que recherche le prédateur. Et n’est-ce-pas ce que l’être humain peut faire de pire à ses congénères ?
Mais cela est un autre sujet.

 

BIBLIOGRAPHIE

Articles de journaux dans Histoire des sciences et justice pénale par Marc Renneville.
Jean Frollo, journaliste pour le « Le petit journal ». Article intitulé « Les fous
criminels » du 27/12/1897.
Thomas Grimm, journaliste pour « Le petit Parisien ». Article intitulé « Crimes
et criminels » du 26/12/1897.
Criminologie et Psychiatrie à propos de la Responsabilité pénale sous l’Empire
romain.
Droit et Culture : articles de Marc Renneville à propos de Joseph Vacher.
La folie entre Moyen Age et Renaissance, article par Isabelle Majorelle,
conférencière des musées nationaux, dans « La revue des enseignants », reseaucanope.fr.
Histoire des sciences et justice pénale par Marc Renneville, à propos de la biographie, mode opératoire, rapport médico-légaux sur Joseph Vacher. m.renneville.free.fr.
Overblog Philippe Poisson : Article à propos d’Emile Fourquet.
Textes de loi :
Abolition de la peine de mort en France. Assemblée Nationale.fr
Circulaire chaumié du 12/12/1905 sur l’atténuation de la responsabilité pénale :
Sénat.fr
Loi du 30 juin 1838 sur le aliénés : Légifrance.gouv.fr
Tueurs en série.org : à propos de Joseph Vacher.
Wikipédia : Joseph Vacher

Voilà j’espère que vous avez comme moi appris énormément avec « cet avis d’expert »  présenté par Sylvie Buttard notre Flingueuse plus connu sous son nom de plume, Sacha Erbel.

Perso, je me suis régalée à lire et  mettre en page et illustrer son diplôme universitaire que Sylvie m’a gentiment confié.

A très vite j’espère pour d’autre avis d’expert. Ou pas !

 

 

Phobies de Alison Segong


Le livre : Phobies de Alison Segong. Paru le 5 avril 2019 aux Editions Heartless dans la collection Suspense.  17€ ; (380 pages)  ; 21 x 15 cm

4ème de couverture :

Quelques semaines après l’arrestation du Boucher, le calme semble revenir au commissariat d’Augusta. Mais un nouveau cadavre est retrouvé dans sa propre cave. Le pauvre homme vient d’expérimenter une ancienne méthode de torture médiévale : le supplice du rat. Aussitôt, Megan et Dean sont placés sur l’affaire, espérant résoudre l’enquête rapidement, et surtout, avant que la rumeur d’un second tueur en série sème la panique en ville.

L’auteur : Alison Segond est passionnée par les livres et l’écriture depuis son plus jeune âge. Des émissions comme « enquêtes impossible », « chroniques criminelles », la dirige naturellement vers le genre du roman policier. Elle nous livre son deuxième TDroman Phobies.

 

Extrait :
« Le bourreau sourit. Un sourire tordu et narquois.
    Danny réalisa qu’il était perdu.
    La cage fut posée sur son ventre –il remarqua pour la première fois depuis son réveil qu’il était torse nu. Il s’urina dessus ; la peur s’était emparée de son corps entier, et désormais, il n’en avait plus aucune maitrise. Il poussa un nouveau cri et s’étouffa avec sa bile qui encombrait sa gorge. Un mécanisme fut activé et le bas de la cage s’ouvrit.
    Les hurlements de Reiner résonnèrent longtemps dans la cave sombre mais ne furent jamais entendus. »

L’accroche de Miss Aline :

Phobies, Alison Segond.

La ville d’Augusta est de nouveau sous les feux des projecteurs. L’affaire du Boucher a laissé des traces sur les membres de l’équipe du commissaire Coleman. Lexi doit se remettre de sa blessure à la jambe, Megan est-elle suffisamment remise, psychologiquement parlant, pour reprendre une nouvelle enquête ?

Un homme, une cave, des rats. Pas d’empreintes, pas d’ADN, rien ne pouvant faire avancer l’investigation et déjà un nouveau meurtre pointe le bout de son nez. Quel est le dénominateur commun entre les victimes ?

Le passé de Lexi va refaire surface. Un passé qu’elle a caché au reste de l’équipe. Son co-équipier Dean, ancien soldat, n’est pas au mieux de sa forme non plus. Il s’accroche et s’accroche aussi à Lexi qui ne lui est pas indifférente.

Après Revanche, Alison Segond nous offre un deuxième opus des enquêtes de Lexi, Megan et le reste de l’équipe. Lexi quitte le devant de la scène pour laisser la place à Megan.

Comme son prédécesseur, Phobies est un roman avec une intrigue bien menée. Alison Segond nous entraine dans une spirale d’actions, de rebondissements qui nous laissent à peine le temps de respirer. Comme le tueur, l’auteur, fait montre d’imagination pour nous décrire des crimes qui font dresser les cheveux sur la tête.

Les personnages sont chargés en émotions et ne craignent pas de montrer leurs faiblesses. Ils sont humains, solidaires, attentifs les uns envers les autres. Depuis l’opus précédent, ils ont évolués. Des rapprochements entre certains d’entre eux ont eu lieu. La vie continue…

Au-delà de l’histoire qu’Alison Segond nous délivre, son roman nous parle d’acceptation de soi, de pardon, d’amitié, de soutien, de partage.

L’écriture est toujours vive et fluide. Le rythme de lecture est entrainé par les nombreux dialogues qui rendent le texte plus vivant.

Essai transformé pour ce deuxième roman : un talent qui se confirme.

Merci beaucoup aux Editions Heartless pour m’avoir renouvelé leur confiance avec de SP. Merci à Alison Segond pour m’avoir capturée, une nouvelle fois, dans ses pages

livre numérique : 4€99

Martine Nougué à l’honneur # 22 – avril 2019


Martine Nougué à l’honneur # 22 – avril 2019

En ce mois d’avril c’est Martine Nougué que j’ai décidé de mettre en avant.

Mais avant de vous expliquer pourquoi c’est Martine qui poursuit cette nouvelle rubrique sur notre blog, je vous en rappelle le principe.

L’idée est que chaque mois, on se fasse découvrir un auteur qui nous tient à cœur. Étant tous des lecteurs d’horizons différents, cela permet aux uns et aux autres d’explorer d’autres univers qui nous tentent ! Pour participer, rien de plus simple :
  • une photo de l’auteur
  • une bref biographie de lui
  • Et enfin, deux ou trois livres que vous avez aimés et pourquoi !
Pour participer, vous n’avez plus qu’à me laisser un commentaire avec le lien vers votre article et je l’ajouterai au mien 🙂 Alors à vos claviers !

Mais revenant à notre auteur à l’honneur

Martine Nougué

Pourquoi je vous parle de cet auteur

 Je découvrais en janvier 2015 un nouvel auteur, une nouvelle autrice. Je ne suis jetée sur son son premier roman. Ce polar m’a tout de suite plu. Un coup de cœur immédiat.

Aussi ai-je eu l’idée de l’inviter pour un apéro polar. J’ai aimé le style Nougué, cette façon de jouer avec les mots, ce goût des mots. Et ces pointes d’humour dans son roman qui pourtant tendait vers le noir. Tout cela n’était pas sans me rappeler l’énorme coup de coeur que j’avais eu pour un certain Nicolas Lebel. Voilà comment ces deux là se sont retrouver assis à mes cotés à la bibliothèque.

Sa Biographie

Née en 1957, Martine Nougué a vécu ses premières années en Afrique, au Cameroun et, depuis, n’a plus cessé de voyager, à la découverte des cultures du monde…

Après des études de sciences politiques et de sociologie, elle a mené sa carrière en entreprise, dans le conseil et la communication.

Passionnée par l’observation de ses contemporains et celle de l’évolution des sociétés, Martine Nougué voyage, rencontre, écrit…

Elle a vécu entre Paris et son village du Languedoc où elle s’investit dans la promotion du livre et de la lecture.

A la retraite maintenant mais toujours passionnée par le monde tel qu’il va, et les gens tels qu’ils sont, Martine Nougué continue d’observer son époque depuis sa «planque», son village languedocien au milieu des vignes du côté de la lagune de Thau.
Elle publie deux romans aux Editions du Caïman, Les Belges reconnaissants et Le vrai du faux, et même le pire.

 

Sa Bibliographie.

Retrouvez ci-dessous mes petits avis sur les 2 polars de Martine.

Les belges reconnaissants

 

Les Belges reconnaissants

Castellac était un village apparemment tranquille jusqu’au jour où son maire est retrouvé raide mort dans la garrigue. Pénélope Cissé, officier de police du commissariat de Sète, va devoir fouiller dans le passé trouble du village pour retrouver l’assassin de Monsieur le Maire. Elle va être confrontée à quelques habitants pittoresques mais pas toujours très coopérants, protégeant leurs petits secrets et peu amènes à l’égard de ces « étrangers », les nouveaux habitants venus du Nord, ou de cette flic africaine qui fouine dans leurs histoires.

« José Vidal s’assura que le lieutenant Cissé avait bien quitté la mairie avant de décrocher son téléphone.
– Allo ? … Roger ?
– Oui, c ‘est moi ! Tu l’as vue ? … Alors ?
– Bon, c’est vrai qu’elle est canon. Mais putain, j’ai l’impression qu’elle va pas tarder à nous casser les couilles, celle-là aussi !
– Ben normal, c ‘est une gonzesse ! – Ouais… En attendant, t’appelles les gars : mercredi soir on était tous à la grange de Francis. Soirée chasse. Compris ?
– Compris ! Et sinon, elle t’a dit quoi ?
– Pas grand-chose. Elle pose des questions. Encore une fouineuse !
– Ben normal, c’est un flic ! »

 

Le vrai du faux et même pire

La Pointe, un quartier pittoresque de Sète, petit port sur le bassin de Thau. Trois figures locales pas très recommandables ont disparu et la gendarmerie relie ces disparitions aux vols et trafics de coquillages qui se multiplient sur la lagune. Ce n’est pas l’avis de Marceline, vieille militante éco-féministe, qui oriente l’opinion sur les événements pour le moins bizarres qui surviennent depuis quelques temps dans le coin : morts suspectes d’animaux, pluies de pelotes de filaments, odeurs pestilentielles certains jours…

Qui empoisonne La Pointe, et à quelles fins ? Qui tue sur le bassin et pourquoi ? L’opinion s’enflamme, la rumeur court et la psychose s’installe : des savants fous, des services secrets, des sociétés occultes ?

Le capitaine Pénélope Cissé, chargée de l’enquête, va chercher à démêler le vrai du faux…

– T’es cette flic amie de Luigi, hein ? La mère de la petite Noire ? Viens à l’intérieur, y fait plus frais, y’a moins de monde et j’ai à te causer, lui lança-t-elle sans plus de formalités.

– Vous semblez être chez vous, ici ? constata la policière.

– Oui. Je suis partout chez moi, à La Pointe. Et d’ici, dans ce bar, je veille au grain… T’en veux ? lui demanda-telle en saisissant la bouteille.

– Qu’est-ce que c’est ?

– Tisane de thym. Avec du citron. C’est bon pour les bronches, et c’est bon tout court…. Bon, on va pas se tourner autour pendant vingt ans, reprit Marceline après avoir rempli les verres et commencé à se rouler une cigarette. Je sais que tu recherches les trois types qu’ont disparu, Luigi me l’a dit.

– Pas tout à fait, non… Je me renseigne juste. On n’a pas ouvert d’enquête : il n’y a ni plainte ni signalement de disparition.

– Ben y’en aura pas. Et c’est pas plus mal

Voilà vous savez tout ce que je sais sur Martine Nougué.

J’espère avoir réussi à vous donner envie de la découvrir et surtout de la lire.

Maintenant c’est à vous de jouer.😂🤣😂

 

Et si vous voulez retrouver l’apéro polar avec Nicolas et Martine c’est ICI et et Ici encore

Le code Télémaque de Jean-Luc Aubarbier 


Le livre : Le code Télémaque : Une enquête de Cavaignac & Karadec de Jean-Luc Aubarbier – Paru le 03/04/2019 aux éditions City éditions –  18 € ; (304 pages) ; 15x 23 cm

 4ème de couverture :

Un homme est retrouvé mort, assassiné, dans la chambre d’un hôtel dans le Colorado. Près de lui, il y a un exemplaire du livre « Télémaque » de Fénelon, le grand auteur français du Grand (17e) Siècle. Et un mystérieux message codé écrit de la main du mort…
La victime était l’ami de Pierre Cavaignac et de Marjolaine Karadec, les deux archéologues français arrivés sur place pour faire des recherches dans une réserve indienne. Ce meurtre est-il lié aux attaques du Ku Klux Klan dont ils ont été victimes depuis leur arrivée dans la réserve ?
Les deux archéologues découvrent rapidement qu’une confrérie tente de s’emparer d’un secret dissimulé par Fénelon au Grand Siècle. Un secret pour lequel certains sont prêts à faire couler le sang car il est la source d’un pouvoir incommensurable… et Destructeur.

L’auteur : Romancier, historien des religions,  Jean-Luc Aubarbier est membre d’une obédience maçonnique française de rite écossais. Dans la série d’enquêtes de Cavaignac et Karadec, il a déjà publié L’échiquier du Temple, Le testament Noir, La vengeance de Gaïa et le Complot de l’aube Dorée (City Editions). Né à Sarlat, Périgord, le 16/05/1955, Jean-Luc Aubarbier est écrivain et ancien libraire.
Diplômé à l’INSEEC Bordeaux, il à travaillé pendant quatre ans comme contrôleur de gestion dans une société commerciale, puis a repris une librairie à Sarlat en 1983.
Passionné par l’histoire, il a rédigé pendant vingt ans des guides touristiques et des ouvrages sur le catharisme et les Templiers.
Les Démons de sœur Philomène (2003), son premier roman, a été adapté au cinéma sous le titre Ici-bas, en 2012. L’échiquier du Temple (2015) est son premier thriller.

 Son Site 

 Extrait :
« La respectable loge de la Parfaite Egalité a allumé ses feux le 25 mars de l’année 1688 à l’orient de Saint-Germain-en-Laye. Elle rassemble des officiers et des nobles de l’entourage de son Altesse Jacques II Stuart. Il s’agit de la première loge établie sur votre sol [en France]. Nul doute qu’elle sera suivie de beaucoup d’autres. »
Parlant de Fénelon … « … c’est un aristocrate qui rêve de vertus républicaines, un catholique bon teint qui aspire à une vie spirituelle individuelle. »

 

La chronique jubilatoire de Dany

le titre et auteur : Le code Télémaque de Jean-Luc Aubarbier

 

On connait l’appétit de l’auteur pour l’époque médiévale, il s’introduit de belle manière aux temps de Louis XIV et au siècle des lumières …

Tout commence par une expédition de son couple d’archéologues, Pierre et Marjolaine, héros récurrents, dans une réserve aux Etats Unis qui tourne court … En fait l’auteur nous convie à un jeu de piste en posant la question de ce qu’il adviendrait si Louis XIV avait, à l’approche de la mort, fait une promesse capable de changer la face du monde et qu’on en retrouvait la preuve aujourd’hui … ?

Une intrigue très dense et documentée comme il est d’habitude avec cet auteur périgourdin, empreint de ses racines et de ses valeurs humanistes et maçonniques, va nous immerger dans une lutte d’influence qui oppose pêle-mêle les Illuminatis,  les adeptes du Saint-Sacrement, les frères maçons venus d’Ecosse, l’entourage trouble de Fénelon … Une intrigue qui mêle le passé historique et fictionnel, au présent de Dan Brown et son équivoque Da Vinci Code. Haletant et complexe, un peu trop parfois pour la mécréante que je suis. Cependant j’ai tourné allègrement ces 300 pages, emportée par l’écriture de Jean-Luc Aubarbier … un vrai conteur !

On y apprend énormément de choses sur Fénelon, ses déboires avec le pouvoir, Bossuet et cependant sa grande influence, sur ses relations avec la franc-maçonnerie, sur les intrigues à la cour, sur Madame de Maintenon et Louis XIV vieillissant qui a peut-être …Enfin, l’auteur remet de l’ordre dans les idées des lecteurs au sujet des religions, de leurs alliances, de leurs antagonismes.

Merci à l’auteur et à son éditeur pour la confiance témoignée en me confiant cet ouvrage et ravie d’avoir pu en profiter.

– epub 12.99 €

  Extraits :
«  L’histoire religieuse de l’Europe est bien plus complexe qu’on ne le croit, affirma-t-il en faisant venir son sujet de loin. Prenez l’exemple de la laïcité, une spécialité bien française. Eh bien, ça ne commence pas du tout en 1905, mais au Moyen-Âge, avec Philippe le Bel. Pour s’affranchir de la tutelle de Rome, il fait assassiner le pape, se débarrasse des Templiers et décrète que les décisions du Vatican ne s’appliqueront pas en France. C’est pourquoi, jusqu’à Napoléon, les rois nomment les évêques et refusent certains décrets pontificaux, comme la condamnation de la franc-maçonnerie, par exemple. On nomme cela le gallicanisme et Louis XIV en fut l’un des partisans les plus farouches »
« Quand les mystiques se mêlent de politique, ça tourne toujours au vinaigre, affirma-t-il. Chez les catholiques, on les enferme dans des couvents. Ceux qui veulent vivre sous la dure règle de Dieu sont séparés de la société par la clôture qui protège les individus ordinaires. Mais chez les protestants, comme chez les musulmans, il n’y a pas de monastères. La loi de Dieu doit s’appliquer à tous les individus, volontaires ou non. »

 

mots clefs : histoire, religions, Louis XIV, Fénelon, Montesquieu, Angleterre, poison, franc-maçonnerie, illuminati, KKK, CIA, quiétisme, compagnie du Saint-Sacrement

Vlast – Peter Higgins


La journée fantastique

Vous le savez déjà, le 28 du mois chez Collectif Polar c’est notre journée SFFF.

Aujourd’hui c’est un peu spécial car une alors vous proposé une double chronique.

J’ai je l’avoue un peu obligé notre Jumelle infernale à lire ce titre que j’avais énormément aimé.

Alors c’est partie pour le double chronique de Vlast 2/2


Le livre :Vlast de Peter Higgins. Traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) par Arnaud Demaegd. Paru le 19 mars 2014 au éditions Bragelonne. 20€ ; (505 p.) ; 21 x 14 cm.

4ème de couverture :
L’inspecteur Vissarion Lom est convoqué à Mirgorod, la gigantesque capitale du Vlast, a n d’arrêter un terroriste, l’insaisissable Kantor. Un état totalitaire usé par une guerre interminable doit se montrer impitoyable. Mais Lom découvre la corruption qui règne à Mirgorod, entre police secrète et révolutionnaires, cabarets et artistes maudits. En compagnie de la lle de Kantor, il dévoile une conspiration qui s’étend aux plus hautes sphères du parti. Il est temps pour lui de changer de camp…

 

 

L’auteur : Peter Higgins a enseigné l’anglais à Oxford, il a été chercheur et a travaillé dans la haute administration britannique.

 

 

 

 

Extraits :
«A l’instant où Kantor referma la porte derrière eux, il sentit l’attention d’Archange pénétrer dans la pièce. Les meubles craquèrent sous l’effet de la peur.
-Encore ! fit Kantor à mi-voix. Non ! Non, je ne veux pas.
Archange l’ouvrit et entra en lui. Se fraya violement un chemin dans sa tête. Occupant out. Prenant tout. N’omettant aucun secret. SA voix était comme un murmure rugissant.»

Les Lectures de Maud :

Vlast de Peter Higgins

Nous voici au cœur d’une conspiration à l’échelle étatique. Lom Vissarion de la campagne est appelé dans la grande ville afin de débusquer un terroriste qui sévit depuis des décennies et qui malgré un passage en prison, continue ses activités, semblerait-il en toute impunité. Sa mission initiale va être totalement chamboulée par ses découvertes qui vont l’amener à se remettre en question, que se soit personnellement ou sa fonction.

Sa rencontre avec Maroussia va être déterminante et va l’amener à se poser pas mal de questions. De nombreuses embuches l’attendent, viennent-elles tous de l’ennemi ? Mais en fait, qui est vraiment cet ennemi ? Jusqu’où vont ses ramifications ? Vers qui peut-il se tourner ? Avoir confiance ? Sa poussière d’ange, son éducation, ses valeurs vont être mises à mal, Lom va devoir se battre pour découvrir la vérité et surtout rester en vie. En effet, les menaces pleuvent de partout, mais de qui viennent-elles réellement ? N’est-il pas lui aussi une victime du système ? et qui est vraiment Kantor ?

Dans un monde en pleine implosion, où les êtres ne sont pas forcément ce qu’ils semblent être. La protection et le fichage du peuple sont des priorité, et pourtant ? Que recèlent ces dossiers ?

Un plaisir de lecture, une très belle découverte. L’auteur livre ici un volet passionnant et un véritable thriller haletant qui va pousser le personnage principal dans ses retranchements. Une écriture fluide, entraînante, sans temps mort ; les doctrines étatiques volent en éclat et mettent en lumière un sombre complot. Au vue de la fin, une suite pourrait être attendue. Un livre que je recommande évidemment !!!! Je remercie Geneviève pour le conseil de lecture !

Version  lue : Numérique

Mention : Premier Roman

:

 

Vlast de Peter Higgins


La journée fantastique

Vous le savez déjà, le 28 du mois chez Collectif Polar c’est notre journée SFFF.

Aujourd’hui c’est un peu spécial car une alors vous proposé une double chronique.

J’ai je l’avoue un peu obligé notre Jumelle infernale à lire ce titre que j’avais énormément aimé.

Alors c’est partie pour le double chronique de Vlast 1/2


Le livre :Vlast de Peter Higgins. Traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) par Arnaud Demaegd. Paru le 19 mars 2014 au éditions Bragelonne. 20€ ; (505 p.) ; 21 x 14 cm.

4e de couv :

La corruption règne à Mirgorod.

Entre agents du parti et révolutionnaires fanatiques, cabarets décadents et exécutions sommaires, survivre est un défi quotidien dans la gigantesque capitale du Vlast. Lorsque l’inspecteur Vissarion Lom est chargé d’arrêter un terroriste qui menace le parti, il ne se doute pas encore que son enquête va le mener jusqu’aux plus hautes sphères du pouvoir, et lui faire découvrir un secret lié à son propre passé. Sa rencontre avec une mystérieuse jeune femme, Maroussia, proche du criminel qu’il est censé traquer, achève de faire basculer Lom dans un monde de faux-semblants, ambigu et vénéneux…

 

L’auteur :Peter Higgins a enseigné l’anglais à Oxford, a été chercheur et a travaillé dans la haute administration britannique. À mi-chemin entre Boulgakov et John Le Carré, unanimement salué par la critique, Vlast nous entraîne dans les bas-fonds d’un univers crépusculaire et envoûtant.

 

 

 

Extrait : 
C’est le futur. Un futur qui requiert de nouveaux modes de pensée : une nouvelle philosophie, une nouvelle moralité, un nouveau genre d’hommes. Tout ce qui est vieux et inutile doit être détruit pour laisser la place à l’avenir.

La journée fantastique  de Ge

La journée fantatisque est un peu spéciale aujourd’hui.

En effet, je vais vous parler d’un roman que je qualifierais de transgenre.

De plus en plus les genres SF et polar se mélangent. L’anticipation devient elle aussi un nouveau genre du roman policier.

On va au-delà de la simple critique sociale, on projette celle-ci pour imaginer le monde de demain et tenter de décrypter ses dérives possibles.

Dans une Russie soviétique imaginaire l’inspecteur Lom traque un terroriste. Il côtoiera des agents du parti, des révolutionnaires fanatiques, des anges, des géants… Entre les éléments déchaînés et les exécutions sommaires il découvrira les secrets les mieux gardés. Et découvrant la corruption qui gangrène la ville, le policier décide de rejoindre la résistance. Un roman dense et déroutant basé sur l’histoire et les mythes de la Russie. Un roman comme je les aime, mélangeant les genres, les détournant. Jouant avec tous les codes connus pour nous faire vivre une aventure épique et singulière. Une Urban Fantasy très réussi, un excellent premier roman , il n’est pas sans me rappeler « The City and the City » de China Mieville.

Vlast de Peter Higgins : le souffle et l’âme russe entre légendes et roman noir.

 

Les petits + de Collectif Polar

C’est le premier titre de la nouvelle collection de Bragelonne : L’Autre.

« Il y a toujours eu dans notre catalogue des ouvrages différents de l’image générale de Bragelonne : des romans littéraires, hybrides et originaux. Des romans qui ne correspondent pas exactement à un genre, une cible, une catégorie. Soit parce qu’ils mélangent les genres, les références et les inspirations au point de ne pouvoir être rangés sous aucune des étiquettes habituelles (SF, Fantasy, fantastique, policier etc.). Soit parce que les éléments imaginaires n’y sont qu’un mince prétexte, se fondent dans le récit plutôt que d’être développés et explorés, et servent à déclencher et mettre en valeur une histoire essentiellement humaine et universelle. Ce sont des romans fusion, inclassables, étonnants, qui surprennent et provoquent, mais savent aussi toucher et convaincre le grand public par leur puissance, leur personnalité et leur sensibilité littéraire. L’Autre Bragelonne est la collection qui réunit désormais ces ouvrages. » (cf. Le blog de Bragelonne).

Petite précision de votre porte flingue :

Vlast et le premier tome d’une trilogie. Mais les deux tomes suivant ne sont toujours pas édité en français. Alors si Bragelonne nous entend, s’il vous plais, faites que la suite de Vlast soit vite disponible pour les lecteurs car nous sommes tous, je suis très impatiente de lire le suite et la fin de cet opus qui déjà semble être une oeuvre majeur.

Le fruit de ma colère de Mehdi Brunet


Le livre : Le fruit de ma colère de Mehdi Brunet. Paru le 15 mars 2018 chez Taurnada dans la collection Le tourbillon des mots. 9€99 ; (224 p.) ; 18 x 11 cm.

4e de couv :

Le jour où Ackerman vient demander de l’aide à Josey Kowalsky, le compte à rebours a déjà commencé. Il faut faire vite, agir rapidement.

Josey n’hésite pas un seul instant à venir au secours de cet homme qui, par le passé, a su le comprendre. Ensemble, ils vont découvrir que la colère et la vengeance peuvent prendre bien des visages. Et s’il était déjà trop tard ?

 

 

 

 L’auteur : Mehdy BrunetNé en 1974 à Bressuire dans les Deux-Sèvres, Mehdy Brunet aime le changement : Gironde, Haute-Savoie, Genève, île de la Réunion, Lozère, la Manche, un sentiment de liberté anime sa vie. Agent de maîtrise dans l’industrie technologique, ce n’est que très tard qu’il découvre sa passion pour l’écriture. Au fil des mots, une facette méconnue de sa personnalité va poindre à l’ombre de sa plume.
Extrait :
Disons que la loi est un outil formidable qu’il faut connaître sur le bout des doigts si l’on ne veut pas qu’elle se retourne contre soi, et malheureusement les procédures font parfois la part belle aux criminels. Toujours est-il que quelques jours après, ma collègue a aperçu la môme sur le trottoir en face du commissariat. Elle se tenait debout les bras le long du corps et se balançait d’un pied sur l’autre, comme si elle attendait quelque chose. Je suppose que ce qu’elle souhaitait, c’était apercevoir la seule personne qui avait su lui apporter un peu de réconfort. Seulement voilà, Valérie, c’était le nom de ma collègue, n’a pas eu le courage d’aller à sa rencontre. Elle est restée tétanisée derrière la fenêtre de son bureau et s’est contentée de l’observer, déversant toutes les larmes de son corps.

 

 

La chronique jubilatoire de Dany

Le fruit de ma colère de Mehdi Brunet

Une suite du premier roman de cet auteur où l’on retrouve avec plaisir Paul Ackerman, flic démissionnaire et Josey Kowalski exilé en Espagne. Ils sont bien mal en point nos deux personnages rescapés de leur précédente aventure. Cette fois c’est Paul qui va solliciter Josey pour retrouver son frère jumeau Eric. Au bout du chemin, y aura-t-il vengeance ? Quelle vengeance peut être légitime quand la maltraitance est au cœur des rapports humains, des modes opératoires diront certains ? Qui a raison, qui a tort et surtout jusqu’où serions-nous prêt à aller si nous étions à leur place ? C’est cette question que nous pose encore une fois Mehdi Brunet, sous un angle cependant différent du premier opus. Néanmoins on y retrouve l’importance de la famille. Un bon moment de lecture, rythmé et douloureux … même si je me suis un peu perdue dans la construction de la multinationale matriarcale et dans la traque finale, je ne regrette pas et je constate que l’auteur confirme son talent de conteur.

Vous pouvez aussi retrouvez ICI l’avis de Fanny sur Le fruit de ma colère

Les planificateurs de Kim Un-Su


Le livre : Les Planificateurs de KIM Un-su. Traduit du coréen par Choi Kyungran et Pierre Bisiou. Paru le 2 avril 2016 aux éditions de L’Aube. 19,90 € ; (384 pages); 14 x 22 cm. 

Poche paru le 14 mars 2019 aux éditions Points Policiers. 7,90 € ; (408 pages); 10×17 cm.

4ème de couverture :

Derrière tous les assassinats qui ont marqué l’Histoire, il y a toujours eu des planificateurs. Ils se déplacent et agissent dans l’ombre des pouvoirs. En Corée du Sud, depuis l’époque de l’occupation japonaise, la bibliothèque des Chiens a été le trust le plus puissant de l’assassinat. Elle doit son nom étrange au fait que dans ce lieu personne ne lit, en dépit des quelque deux cent mille livres qui garnissent ses rayonnages. Enfant abandonné, Laesaeng a été adopté par père Raton-Laveur, le directeur de ladite bibliothèque. Après la démocratisation du pays, Hanja, autre fils adoptif de père Raton-Laveur et aîné de Laesaeng, fonde une entreprise de sécurité. Avec son diplôme de commerce et ses méthodes expéditives, Hanja gagne vite des parts de marché face à une bibliothèque vieillissante. La concurrence entre les deux entités mène inexorablement à la disparition de l’une d’entre elles…Ce roman crépusculaire nous donne à voir une brillante orchestration d’assassinats made in Korea.

L’auteur :  Kim Un-su, né en 1972 à Busan, commence sa carrière de romancier en 2002. Il a publié plusieurs romans dont Le placard (prix Munhakdongne 2006) et a reçu le prestigieux prix Yi Sang pour « Prisonniers de la chambre forte ». Ont été traduits en français « Prisonniers de la chambre forte » (éditions Cartouche, 2011), Le Placard (Ginkgo éditeur, 2013) et Les Planificateurs (éditions de l’Aube, 2016).
Extrait :
Laeseng a une certaine attirance pour les livres rejetés par père Raton-Laveur. Impossible d’expliquer pourquoi, mais il semble que les livres abandonnés par Père Raton-Laveur méritent d’être aimés. Une autre raison de les aimer, c’est tandis qu’il ne peut prendre chez lui les autres livres de la Bibliothèques des chiens, il peut en conserver parmi les abandonnés. Le matin du dimanche où est prévu l’autodafé, Laeseng choisit quelques ouvrages dans la montagne de livres près de laquelle attend le bison d’essence. Quand il se retourne après avoir fait le choix, les autres livres entassés – ceux qui n’ont pas eu la chance d’être sauvés par père Raton-Laveur ou Laeseng – lui paraissent terriblement pitoyables et désespérés, des prisonniers de guerre attendant la mort face à la potence.

 

 

Les émotions de lecture de Cécile

Les planificateurs de Kim Un-Su

La première fois que je suis allée en Corée… enfin, pour être honnête au centre culturel coréen à Paris, c’était pour découvrir Kim Un-Su et son recueil de nouvelles, Jab en référence au coup parfait en boxe. Un recueil de six nouvelles d’anti-héros coréens où j’avais adoré me plonger ! De la première nouvelle où l’on suit un élève perdu devant l’injonction d’ambition que son école impose, à celle d’un canapé qui encombre à étouffer son propriétaire en passant par celle particulièrement sensible de cette jeune femme qui se suicide,c’est à la fois direct sans fioritures, mais aussi élégant et finalement optimiste.

Je viens de finir « Les planificateurs », le premier thriller de Kim Un-Su et j’ai retrouvé avec un très grand plaisir sa plume. Il ne s’agit plus ici de héros ou plutôt d’antihéros de l’ordinaire mais d’un tueur à gages Laeseng. Le sous-titre aurait pu être Manuel d’éducation d’un tueur à gages amoureux des livres et des armes blanches ! J’ai adoré voir sur-adoré. Une écriture fluide et intelligente, qui nous raconte des planifications de meurtres, des luttes de pouvoirs, des gueules de personnages, des bouquins et une Bibliothécaire qui louche! Une collection de personnages attachants à leur manière, une certaine poésie où on ne l’attend pas et un suspens jusqu’au bout qui nous emmène sur les secrets du combat au couteau. Que demander de plus?! Pas grand chose ! Une conclusion : La Corée m’a encore eue…mon seul regret ? Ne pas avoir la couverture originale qui a franchement plus de gueule que celle du poche comme les personnages de Kim Un-Su !

Mais il est temps pour moi de vous laisser et de partir au Japon avec Une affaire de famille de Hirokazu Kore-eda aux éditions JC Lattès. Un petit combo littéraire, qui je l’espère, se réalisera très bientôt dans un prochain voyage …

 

Les Flingueuses aux Quais du Polar de Lyon 2019 


Les Flingueuses aux Quais du Polar de Lyon 2019 

L’édition 2019 du Festival Quais du Polar à Lyon s’est déroulé le vendredi 29, le samedi 30 et le dimanche 31 mars 2019 dans différents lieux culturels de Lyon !

– Palais de la Bourse – Place de la Bourse – Métro Cordeliers 
– Chapelle de la Trinité – 29-31 Rue de la Bourse – Métro Cordeliers 
– Hôtel de Ville – 1 Place de la Comédie – Métro Hôtel de Ville 
– Amphi Opéra – 1 Place de la Comédie – Métro Hôtel de Ville 
– Théâtre Comédie Odéon – 6 Rue Grolée – Métro Cordeliers

Forcément quai du Polar est un rendez vous incontournable pour les polardeux de tous bords.

Ainsi le gang des flingueuses ne pouvait que s’y retrouvez


Les Flingueuses aux Quais du Polar de Lyon 2019

Ophélie : Hello les amis
Voilà donc la papote QDP ouverte 

Alors comment vous sentez-vous après ce week-end de folie?

Maud : Coucou un retour à la réalité difficile courbatue mais heureuse 

Ravie d’avoir rencontré une flingueuse que je n’avais jamais vu 

 

Marc : Coucou. Top génial mon dépucelage QDP j’ai adoré. Et avec le temps super qu’il a fait c’était forcément bien. Vous retrouver aussi 

Sofia : Hello Qdp c’était le vrai rdv des copains ! Retrouver et rencontrer des flingueuses c’était génial.

Ophélie : Pour ma part en plein blues! Heureuse de vous voir tous et d’avoir partagé ces moments ensemble!
C’est vrai que vous ne vous étiez encore jamais vu Sofia et Maud !

Maud : Ti coup de blues aussi hier soir comme tout retour de salon

. Avec Sofia nous nous sommes vues en vrai et c’était super chouette

Sofia : C’est vrai qu’après 2 jours avec les potes dans un chouette contexte ça fait tout drôle de se retrouver dans le quotidien, une belle parenthèse ce week end

Eh oui, première rencontre pour Maud et moi

Ophélie : Et toi Jean-Paul, comment te sens-tu après ce passage éclair aux QDP?

Marc : Oui le départ hier soir était fait avec les larmes au bord des yeux

. Je ne pourrais jamais oublier ce week-end pour plein de raisons mais la première c’était VOUS 

Sofia :❤

Maud : Un week end mémorable… l’anniversaire d’une flingueuse un plateau de 10 glaces avec la remarque de la serveuse « à partager avec vos amis »  » non non rien que pour moi » un super chouette moment

Sofia : Oui mémorable c’est le mot!

Ophélie : Ahahah oui c’était énorme ce moment!

Marc : Merci vous toutes j’ai eu honte après d’avoir abusé avec 10 boules

Maud : J’ai bien ri  

 

Marc : S’te tronche de champion

Maud : C’était ton anniversaire   !! Donc total immunité

Marc : 

Sofia : Abusé ? T’es malade ou quoi

On t’as dit fais toi plaie c’était le but!

Rien de plus beau que ton sourire à ce moment-là

Marc :  

Ophélie : Marc, tu me mets la petite larme à l’œil. Mais je dois avouer que ce qui a rendu ce week-end si magique ça a été les amis et les copains oui. Ils ont volé la vedette aux auteurs

Maud : Oui un we touchant de rencontres dans la vraie vie et de multiples échanges

Marc : Je vous n’aime fort

Ophélie : Oh oui! Moi aussi je vous n’aime fort

Et si on parlait un peu livres et auteurs? Parce que c’était un salon du livre quand même  

Sofia : Ah ben oui hein

Oph : Qui avez-vous rencontré et avez-vous fait craquer le budget?

Marc : Ah bon? Y avait des auteurs? Ahhh oui Gaëlle

Gaëlle Perrin Guillet

Maud : J’ai été dans mon budget raisonnable car 2 livres non pris car auteur inaccessibles remplacées par des poches d’autres à découvrir

Marc : Moi j’ai craqué pour Angelina Delcroix

Maud : N ayant pas pris Norek et Minier… j’ai compensé

Ophélie : Oui c’est vrai que nous avons eu le plaisir de dîner avec Gaëlle Perrin Guillet le samedi soir! Mais aussi Yannick Provost et sa famille (Nigrafolia), Aude (audebouqine) et des lecteurs et amis Clémentine, Céline, Michael, Pierre-Marc, Cathy, Antonie, Armelle. Deux belles tables!

Maud : Sonja et Gaëlle sont les seules qui étaient prévues

Oui oui c’était super chouette😁😁😁

Ophélie : De mon côté j’ai également craqué pour Cataracte de Sonja Delzongle et les deux premiers volets de Pierre Pouchairet (Mortel Trafic et Haine). Mais comme il était impossible d’entrer dans le palais de la Bourse sans faire une heure de queue, j’avoue que je n’ai vu quasiment personne dans leurs heures de présence en dédicace. Quelle affluence!

Sofia : Effectivement, l’affluence était telle qu’ il était difficile d’entrer et ensuite d’accéder aux auteurs

Maud : J’espère que tu apprécieras autant les livres de pierre que moi Ophélie

Marc : Dimanche l’entrée ça allait bien j’y suis entré 4 fois et à chaque fois sans attente

Jean-Paul : Mon premier Quai du Polar ! Ambiance sympathique surtout grâce aux diverses et nouvelles rencontres, mais grâce aux retrouvailles surtout ! Et heureusement que je vous pu vous retrouver régulièrement avec tout ce monde, c’était pas gagné. Trop proche du Paris Salon, avec les mêmes problématiques pour moi : TROP DE MONDE ! Heureusement qu’il faisait beau et que nous pouvions nous retrouver à l’extérieur en terrasse autour d’un “petit” verre, Sinon je n’aurai pas tenu. Samedi ouverture 10h. J’étais réveillé tôt et je m’étais dit que j’allais en profiter pour boire un café devant le salon. À 7h40 il y avait déjà du monde qui attendais !!! Alors tant pis pour le café… c’était parti pour plus de 2h d’attente. Du coup j’ai pu voir à l’ouverture Olivier Norek, Solène et Amélie que je ne voulais vraiment pas rater… Après, les autres, c’était du plus, quand je pouvais, en fonction des queues interminables ! Du coup un salon un peu en “bémol” pour moi… Mais je ne regrette pas du tout d’y être aller c’est toujours un super moment de vous retrouver ! C’est quand le prochain ???😁

Bisous à tous et à toutes😘

Marc : Moi aussi c’était mon premier QDP

Ophélie  Pour moi aussi les zamis !! Comme Jean-Paul, je regrette aussi les files d’attente infinies… Impossible d’entrer dans le palais de la Bourse avant dimanche matin, sauf à accepter de faire entre une demi-heure et deux de queue et de se retrouver entasser dans la salle qui, il faut le reconnaître, est sublime.

Sofia : Je suis assez d’accord, c’est le point noir de ce salon. Il y a un coupé file en vente, mais qui représente un certain coût et qui ne garantit pas l’accès à la salle, et encore moins aux auteurs. Le lieu est en revanche sublime

Premier Qdp aussi, si j’ai adoré l’ambiance et les retrouvailles, j’ai regretté de ne pouvoir échanger avec les auteurs

Jean-Paul : C’est le gros point noir ! J’ai plus parlé avec les auteurs à l’extérieur pendant leur pose qu’en dédicace !

Le lieu est effectivement très beau…

Les aller/retour salon/mairie et autres c’est moyen aussi !

Sofia : Il faut dire qu’ ils ont peu de temps en dédicace, un timing à tenir avec des gens qui attendent…

C’est assez juste Jean Paul mais c’est une façon d’investir la ville aussi

Jean-Paul : Finalement on n’a qu’à se retrouver autour d’un verre n’importe où et c’est bon !!! 😋

Sofia : C’est exactement ça

De ce côté-là c’était sympa, pleins de terrasses, météo parfaite

Maud : Je vous rejoins sur les points temps d’attente auteurs inaccessibles… j’apprécie le salon de Lyon pour le fait des deux lieux, relativement proches, qui sont magnifiques. En revanche l’inégale répartition des auteurs sur les 2 sites en a fait un surchargé et l’autre vide ou quasiment. Les multiples conférences faisaient que les auteurs étaient en dédicace sur des plages horaires très courtes ayant déjà ce même delta temps en attente avant leur arrivée. C’était mob 2eme QDP, la 1ere fois j’y allais pour 3 auteurs que j’ai pu voir très rapidement. Si je dois y retourner je me ferai plutôt un planning de conférences, plutôt que de dédicaces…

Après c’était super chouette d’avoir eu beau temps d’avoir pu profiter aussi des terrasse et la bonne ambiance en revoyant des connaissances tout en faisant de nouvelles rencontres

Ophélie : Je crois que pour le côté fréquentation, l’aspect inégalité entre la place de la Bourse et l’Hôtel de Ville… nous sommes tous d’accord. Même si j’ai fait de chouettes rencontres d’auteurs le vendredi soir ou devant les marches en journée; ce salon reste pour moi un salon de rencontres humaines. Rencontres entre les flingueuses présentes mais aussi les autres amis blogueurs, des lecteurs. Un salon qui pour moi a mis les copains à l’honneur. Et en cela c’était formidable.

Maud : Quand chacun aura fini de s’exprimer ça vous dit de conclure en chiffre? (Achats, mojitos, boules de glace, ….)

Ophélie : Ça marche pour moi

Maud : Allez je me lance : – 3 jours de folies – 6h30 de train aller-retour – 13h de sommeil – 1 changement d d’heure – 1 anniversaire – 1 boule de glace – 1 faute d’orthographe à mon prénom – 5 restos – 1 conférence – 6 achats – 10 mojitos – 1 rencontre de flingueuse dans la vraie vie

Ophélie :  Pour moi: -5 flingueuses et 2 moitiés de flingueuses réunies -4h de TGV -4 livres -8h de sommeil -des fous rires que je ne peux chiffrer -2 boules de glace -1 anniversaire -2 mother fucker -plein de rhum-bière -1 conférence -5/6 bières -3 mojitos -5 restau -1000 et 1 câlins -1000 et 1 bisous -des tas de belles rencontres -1 cargot d’amour et d’amitié -2 colocs en or – Et un changement d’heure😋 – 1 boutique Jacquie et Michel

Maud : Ça vous rappelle quelque chose? :

Ophélie : Les 10 parfums de glace choisis par notre Marc !
(J’ai failli écrire les dix boules ) 😂😂😂

Maud : Bien trouvé Ophélie

So : – 1 we sous le signe de l’amitié – des terrasses – 9h de trajet en tout – des rencontres IRL – 1 concours de lecture à voix haute – des restos – de la joie de la bonne humeur – des auteurs à n en plus finir – 1 changement d’heure

Évidemment non exhaustif

Ophélie : j’adore 😍

Maud : J’adore aussi les listes non exhaustives😂 bravo Sofia

Sofia : 😋

Maud : Afin de clôturer Marc et Jean-Paul vos chiffres svp🙂

Et vos photos aussi pour illustrer

Je sais j’en demande beaucoup😀

Sofia :Des photos j’en ai peu…voir pas

Ophélie : Dès que ces messieurs ont répondu je vous envoie mes photos 😀 😘

Jean-Paul : – 1,98€ de transport l’aller/retour – 14h de trajet de porte à porte – 1 Week-end ensoleillé – 1 anniversaire très glacé – 4 boules de glaces délicieuses – 2 bières à températures idéales – 2 rendez-vous Pro décrochés – 1 restaurant – 2 Terrasses – 10 livres achetés – 2 livres lus – 2h30 d’attente le samedi matin pour Olivier Norek – 1 sourire (le mien pour Solène et amélie) – 1 pointe de tristesse (pour moi car je n’ai pas vu Angelina Delcroix) ——-Total——- – Des milliers de bisous – 1 très bon week-end au QDP

Maud : Whaouuu génial 👏👏👏👏

Sofia : J’adore JP

Maud : Nous manque plus que Marc pour clôturer

Marc : ?? pardon de qui de quoi?

So : Ohhh un Marc!!!!

Maud : Un retour en chiffres… enfin si tu veux bien

Marc: ah, je fais ça dans 5 minutes

3 jours 1 anniversaire- 15 (environ) amis trop super que j’aime- 10 boules de glace- 2037 éclats de rire -4 repas avec des frites -2 livres achetés (oui c’est tout)- 2 Mojito -2 Caipirinha -10 coca -1 voisin de chambre qui ronfle – 1 boutique Jacquie et Michel

 

Maud : Super Marc

So : T’as pas eu de changement d’heure toi?

Marc : Ah si Sofia …. 1 changement d’heure que je n’ai pas ressenti en fait tellement j’étais aux anges. 😇😇😇

Geneviève : Ben, bravo les Flingueuses ! Voilà ce que j’ai retenu de votre premier Quai du Polar (QDP) ! Hahaha 😂😂😂

Pendant QDP

🍻🍷🍠🍾🎂😍💘😊😆😁🤗😇😎😋😋😂😘🙂😚😙😗🤞👌👍🍻🍷🍠🍾🎂😢😍💘😊😆😁🤗😇😎😋😋😂😘🙂😚😙😗🤞👌👍 👏💘❤😍😢🎂🍾🍠🍷🍻

Après QDP :😢

Bon heureusement il y a eu aussi des rencontres d’auteurs.

Quelques uns en vrac

Faut-ils vous les présenter

Niko Tackian

Fabio M. Mitchelli

Tim Willocks

Maxime Chattam

Sonja Delzongle

Marc Fernandez

Marc Voltenauer et nos jumelles flingueuses Ophélie et Maud

Solène Bakowski et Amélie Antoine ou inversement !

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Jean Paul et …. Mo Malo et Frédéric Mars…. Ou plus si affinités, mais ça on vous le raconte bientôt ! 😉

 

 

Anne Mette Hancock

Sofia, Ian Mannok et Marc

Pierre Pouchairet

Des conférences et autres tables rondes.

 

Et des soirée Editeurs

Calmann-Levy

 

Et encore des Flingueuses et des potes qui s’éclatent…

Le manufacturier de Mattias Köping


Le livre : Le manufacturier, Mattias Köping.  Paru le 25 octobre 2018 aux Editions Ring dans la collection Ring noir.  ; 21,90€ ;  (548 pages) ; 22×14 cm

 4ème de couverture :

Le 19 novembre 1991, une poignée de paramilitaires serbes massacrent une famille à Erdut, un village de Croatie. Laissé pour mort, un garçonnet échappe aux griffes des tortionnaires, les Lions de Serbie. Un quart-de-siècle plus tard, l’avocate Irena Ilic tente de remonter la piste jusqu’à la tête du commando, le sinistre Dragoljub.

Le 1er avril 2017, les cadavres d’une femme et de son bébé sont retrouvés dans la banlieue de Havre, atrocement mutilés. Niché dans le Dark Web, un inconnu sous pseudonyme revendique le double meurtre et propose les vidéos de ses crimes à la vente sur son site Internet… Depuis quand sévit-il ? Prêt à transgresser la loi, le capitaine de police Vladimir Radiche s’empare de l’affaire qui sème la panique sur le pays, au risque de voir l’inimaginable s’en échapper.

Les deux investigations vont se percuter avec une violence inouïe. L’avocate et le flic ont des intérêts divergents et se livreront une guerre sans merci. Emportés dans l’abîme du terrifiant conflit yougoslave, les enquêteurs évoluent dans un vertige noir, gangrené par la violence et la corruption, où les plus pourris ne sont peut-être pas ceux que  l’on croit. Crimes contre l’humanité, meurtres en séries, fanatismes religieux, trafics entre mafias sans scrupules, l’étau se resserre au fil des chapitres. Les égouts de l’Histoire finiront par déborder et vomir des monstres, trop vite oubliés.

N’ayez pas peur.

Oui, il y a tout ça dans Le Manufacturier. Non, il n’y a pas d’autre issue.

L’auteur : Mattias Köping, l’auteur des Démoniaques, thriller doublement primé en 2018 et acclamé par le public, libère toute sa puissance dans ce vrai page-turner, addictif et haletant, porté par une atmosphère envoûtante et une écriture ciselée. Programmé pour jouer avec les nerfs des lecteurs les plus aguerris de romans policiers, Mattias Köping confirme son entrée implacable parmi les maîtres du thriller français.

 

 

 

Extrait :« Tous ces témoignages atroces s’accumulaient en elle, lie noire de désespérance. Elle avait beau soutenir que la vie continuait malgré tout  et que les bourreaux n’avaient pas triomphé, elle s’accommodait de plus en plus mal de ce mensonge servi aux journalistes pour faire bonne figure. Son visage même trahissait sa pensée. En réalité, elle était hantée de tous ces charniers qu’elle avait visités, de toutes ces voix de femmes, d’hommes, d’enfants dont l’écho résonnait en elle. Elle vomissait l’humanité. L’espoir n’était qu’une allumette craquée dans un océan de ténèbres. »

L’accroche de Miss Aline :

Le manufacturier, Mattias Köping

Radiche capitaine de la crim’ aux méthodes plus que musclés, n’étant pas apprécié de ses collaborateurs et c’est le dernier de ses soucis.

Un pervers qui voyage sur le Dark net.

Un site des plus noirs : Le manufacturier de Jasenovac qui vend des vidéos d’une violence inouïe.

Milovan qui traine un passé douloureux qui le hante chaque seconde.

Irena Ilic avocate de l’ONG Dignité et Justice.

Dans les premiers chapitres l’auteur nous met face à tout ce petit monde et nous laisse faire connaissance. Mais dés le départ le ton est donné. Nous voilà dans une manufacture de 548 pages. Une usine de la violence brute et brutale. Une usine de tous les trafics : drogues, humains, argent. La manipulation, la corruption, le règne par la terreur. La peur suintant de tous les pores de la peau. La souffrance physique (viols, tortures), la souffrance morale (menace sur les proches). Que n’y a-t-il pas dans cette usine d’où sort la quintessence du mal ?

Depuis nos portes en passant par le conflit serbo-croate, on va respirer l’odeur fétide et abjecte de la mort. La violence est décortiquée. La mort  se pavane. La torture est reine. Des ventres évidés, des yeux énucléés, des enfants puzzles, des viols avec tout objet à portée de main… La mort vécut parfois comme une délivrance face à l’insoutenable.

Que n’a-t-on pas dit sur cet ouvrage ? Certes il n’est pas à mettre entre toutes les mains. Oui, âmes sensibles s’abstenir. Mais est-il pire que d’autres lectures où il n’y a pas d’avertissements. Pire qu’une réalité (surement amputée) délivrée quotidiennement, en flots incessants, dans nos postes de télévision ?

 Peut-on avoir envie de vomir en lisant un livre et écouter entre le plat et le dessert l’info sur une mère qui a tué son enfant une nuit où elle était tellement camée qu’elle ne sait même plus où elle a enterré le corps ? Peut-on avoir envie de vomir en lisant un livre et ne pas détourner la tête en allant voir tel ou tel film violent au cinéma ? Des années en arrière, je me souviens de parents ayant emmenés leurs enfants voir Dany the dog.

Alors non je n’ai pas eu envie de vomir en lisant Le manufacturier.  Bien que l’on descende très bas dans la noirceur, ce n’est que le haut de l’iceberg. L’homme est capable de l’impensable pour asservir, soumettre, manipuler, s’enrichir. Le mal, la violence brute sont incontestablement de ce monde.

Avec Le Manufacturier, Mattias Köping nous démontre une nouvelle fois son talent d’écrivain. Je salue également l’énorme travail de recherche pour ancrer son récit dans une réalité historique. Auteur à suivre incontestablement.

Un grand merci à Mattias Köping pour son accueil sur le salon de Nœud les Mines dernièrement, ainsi que pour sa disponibilité et sa gentillesse.