Animal de Sandrine Collette

Le livre : Animal de Sandrine Collette. Paru le 7 mars 2019 chez Denoël dans la collection Sueurs Froides.  19€90 ; (282 p.) ; 23 x 16 cm.

4e de couv :

Humain, animal, pour survivre ils iront au bout d’eux-mêmes.

Un roman sauvage et puissant.

Dans l’obscurité dense de la forêt népalaise, Mara découvre deux très jeunes enfants ligotés à un arbre. Elle sait qu’elle ne devrait pas s’en mêler. Pourtant, elle les délivre, et fuit avec eux vers la grande ville où ils pourront se cacher.

Vingt ans plus tard, dans une autre forêt, au milieu des volcans du Kamtchatka, débarque un groupe de chasseurs. Parmi eux, Lior, une Française. Comment cette jeune femme peut-elle être aussi exaltée par la chasse, voilà un mystère que son mari, qui l’adore, n’a jamais résolu. Quand elle chasse, le regard de Lior tourne à l’étrange, son pas devient souple. Elle semble partie prenante de la nature, douée d’un flair affûté, dangereuse. Elle a quelque chose d’animal.

Cette fois, guidés par un vieil homme à la parole rare, Lior et les autres sont lancés sur les traces d’un ours. Un ours qui les a repérés, bien sûr. Et qui va entraîner Lior bien au-delà de ses limites, la forçant à affronter enfin la vérité sur elle-même.

SANDRINE FSNL’auteur :  Sandrine Collette est née en 1970. Sandrine Collette passe un bac littéraire puis un master en philosophie et un doctorat en science politique.
Elle devient chargée de cours à l’Université de Nanterre, travaille à mi-temps comme consultante dans un bureau de conseil en ressources humaines et restaure des maisons en Champagne puis dans le Morvan.
Elle décide de composer une fiction et adresse son manuscrit aux éditions Denoël. Il s’agit « Des nœuds d’acier« , publié en 2013. Son premier roman rencontre un vif succès critique et public avec 20 000 exemplaires vendus. Il obtient le Grand Prix de littérature policière ainsi que le Prix littéraire des lycéens et apprentis de Bourgogne.
En 2014, elle publie son second roman « Un vent de cendres » (chez Denoël) qui revisite le conte La Belle et la Bête.
Devenue l’un des grands noms du thriller français, une fois encore, elle montre son savoir-faire imparable dans « Six fourmis blanches » (2015).
« Il reste la poussière » (2016) obtient le Prix Landerneau du polar. En 2017 paraît « Les larmes noires sur la terre« . En 2018 elle nous surprend avec  » Juste après la vague« .
Extrait  :
Les enfants s’étaient habitués à la ville en quelques semaines. Ils avaient appris à parler – Nin surtout, qui était si bavarde, et à qui Mara ordonnait de se taire malgré le joli roulement de sa voix claire et rieuse, parce que la fatigue l’emportait toujours, et qu’elle voulait du calme.
La montagne lui manquait, et les cris des animaux, la solitude, les nuits noires. Ici, rien ne s’arrêtait jamais, ni le bruit chez les voisins, ni la proximité insupportable, ni les lumières qui empêchaient de voir l’obscurité et la lune. Elle avait presque oublié l’odeur des pins quand l’été chauffe la résine, celle des herbes sèches, celle de la pluie sur une terre propre, qui fait s’ouvrir les fleurs. Même le souvenir de la présence feutrée des tigres la rendait mélancolique, et les serpents par dizaines sous les pierres des routes, le chemin trop long jusqu’au village.
Elle regardait Nun et Nin, et la différence la frappait ; eux, toujours maigres mais vifs, joyeux, courant partout, chantant, criant.
Et elle.
Une pauvre silhouette efflanquée qui ne souriait plus.

 

Le post-it de Ge

J’aurai aimé vous parler du dernier roman de Sandrine Collette.

Oui ce matin j’aurai aimé vous offrir une chronique digne de ce nom, digne d’Animal.

Mais voilà les mots me manquent !

Cela fait trois semaines que je repousse celle-ci. Trois semaine que je cherche les bonnes formules. Trois semaines que je veux vous dire combien une nouvelle fois, Sandrine Collette m’a bouleversée avec son nouveau roman.

Mais rien n’est assez fort pour exprimer tout cela.

Si seulement j’avais la plume de notre auteure ! Là j’arriverai sans doute à vous faire ressentir cette fièvre qui ne m’a pas quittée en lisant ce titre. Je pourrai vous livrer tous ces sentiments contradictoires qui m’ont tenaillée durant cette lecture. Je trouverai enfin les mots pour vous donner envie de le lire à votre tour.

Mais voilà, les mots de Sandrine Colette m’ont laissée sans voix.

Il y a d’abord l’histoire. Les histoires…

Celle de Mara que l’on entraperçoit au tout début du livre. Celle d’une femme népalaise qui comme ses semblables n’a pas la vie facile.

Il y a celles de Nun et Nin. Des enfants des rues. Des vies qui ne valent rien. Des vies sacrifiées que Mara va tenter de sauver au mépris de sa propre existence.

Et puis à l’autre bout de la terre il y a Lior et Raphaël, un jeune couple de français. Une passion dévorante qui fait que Raphaël suit sa femme dans sa passion à elle, la chasse. Lui le non violent qui ne supporte pas les armes à feu mais qui est tellement admiratif devant l’instinct animal de Lior quand celle-ci devient la chasseuse prédatrice.

Et puis il y a la nature. Grandiose, magnifique, luxuriante.

Les paysages, ceux du Kamtchatka. une région volcanique des plus secrètes du monde. A l’extrémité orientale de la Russie, sur la ceinture de feu du Pacifique. L’un des endroits les plus reculés et sauvages de la planète. Là où vivent les ours bruns, le légendaire Ours du Kamatchatka.

Et puis il y a la montagne et des collines népalaises. La jungle aussi. Le Pays d’en Haut  accroché à la chaîne de l’Himalaya. La vie rude des paysans, celles aussi rude des népalais exilés à la ville et entassés dans des bidonvilles. Et puis il y a le tigre. Le tigre royal du Bengale venu se perdre sur les contrefort des hautes vallées tibétaines.

Il y a surtout 282 pages de pures intensités car les superlatifs manquent pour qualifié ce magnifique roman.

Sauvage, puissant, violent, captivant, déconcertant, angoissant, émouvant, brutal, intense….Animal !

Animal nous fait vivre une expérience intense. il nous fait  franchir la frontière entre l’humanité et l’animalité. Il nous parle aussi de résilience et de quête d’identité.

Alors vous êtes prêt(e)s vous aussi à vivre intensément et à voir où s’arrête votre humanité et ou commence votre animalité.

Moi perso, je le sais encore plus maintenant !

Et du coup je me permet de vous conseiller de lire urgentissimement  Animal de Sandrine Collette. Encore un coup de génie de cette talentueuse autrice.

25 réflexions sur “Animal de Sandrine Collette

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