Papote d’auteur : Aline était avec Pétronille Rostagnat

Papote d’auteur : Aline était avec Pétronille Rostagnat

Papote avec Pétronille Rostagnat

par Miss Aline

 

Miss Aline : Bonjour Pétronille. Merci de me consacrer de votre temps pour répondre à quelques questions. Pour commencer, pouvez-vous vous présenter en quelques phrases ?

Pétronille : Bonjour Aline. Merci pour cet échange. Me présenter en quelques mots !!! Je vais essayer d’être concise. Alors, j’ai 38 ans. Avant d’être auteure, je suis une maman de 3 jeunes enfants. J’ai vécu 10 ans à l’étranger entre la Chine et Dubaï. Je suis en France depuis 18 mois maintenant, à Lyon.

J’ai toujours eu un côté artiste depuis toute petite. J’ai fait beaucoup de théâtre, et je me voyais actrice petite fille.

Miss Aline : Comment êtes vous venue à l’écriture ? Prolongement de vote côté artistique ?

Pétronille : Et non… Je dirais que ce sont les circonstances de la vie. J’étais étudiante en école de commerce où je me suis spécialisée en marketing. J’ai travaillé ensuite dans différents groupes en tant que responsable marketing et communication. Mon mari a été muté à l’étranger : d’abord Shanghai puis Dubaï. J’ai dû démissionner à plusieurs reprises pour le suivre. À 32 ans, j’ai eu l’envie de me réaliser dans un projet plus personnel qui pouvait me suivre partout. Déjà grande lectrice de polar, je me suis lancée dans l’écriture de mon premier roman et là, ce fut une évidence. Écrire est devenu une passion, un besoin. Depuis je ne travaille plus et me consacre intégralement à l’écriture. Avec le recul, je pense que ma partie artistique dormait depuis de nombreuses années et devait resurgir tôt ou tard.

Miss Aline : Comment fait-on côtoyer la vie de maman avec l’écriture ?

Pétronille : Quand je suis en pleine phase d’écriture d’un roman, je deviens un peu schizophrène ! Généralement, je profite des temps de l’école pour écrire, et à 16h15, je revêts la casquette de maman pour aller chercher mes enfants à l’école. Quand j’écris, mes personnages me suivent partout même quand je ne suis plus derrière mon écran… et il m’arrive d’être physiquement avec mes enfants mais d’être encore Alexane mon héroïne dans la tête globalement, j’arrive à avoir des vrais temps d’écriture à la maison au calme donc je concilie les deux.

Miss Aline : Avez-vous des rituels d’écriture : lieu, musique… ?

Pétronille : J’ai écris mes trois romans à Dubaï. J’allais tous les matins me poser 4 heures dans un Starbuck que j’appréciais particulièrement non loin de la mer. Je commandais toujours le même frappucino, un cookie et occupais toujours la même table. Je faisais partie du décor à la fin

Les gens parlaient autour de moi mais généralement en anglais ou en arabe donc cela ne m’a jamais dérangé pour écrire, bien au contraire. J’aimais être dans un autre univers que mon quotidien pour créer, imaginer des histoires. Le plus important pour moi, n’est pas le lieu pour écrire mais le moment. Il faut que je garde la notion de plaisir quand je suis derrière mon écran, sinon je ne peux pas écrire une ligne !

Miss Aline : D’où vous est venue l’inspiration pour votre dernier roman ?

Pétronille : J’étais en vacances aux Seychelles, et je cherchais une idée. J’ai vu une femme sur la plage marcher seule et je lui ai inventé une histoire. Je me suis dit : elle est en apparence heureuse mais elle sort d’une tentative de suicide. Puis : non, elle s’est réveillée à l’hôpital avec des bandages autour des poignets et son mari lui a parlé de suicide mais elle sait au fond d’elle qu’il n’en est rien. La suite est venue toute seule. Quand j’ai commencé mon dernier roman, je n’avais que le premier chapitre en tête et je mes suis laissée emporter par l’histoire et mes personnages. J’ai écris au fur et à mesure sans connaître la fin. Alors que mes deux premiers romans, j’avais un squelette pré établi. Là, j’ai voulu lâcher pris…

Miss Aline : Quel part de vous se retrouve dans vos personnages ?

Pétronille : Mon héroïne, la commandant Alexane Laroche est clairement la femme flic que j’aurai pu être dans une autre vie. Elle me ressemble beaucoup, tout en étant très différente. Les autres sont inspirés de mon entourage, de mes rencontres.

Miss Aline : Comme le titre de votre roman, pensez-vous que nous avons tous une bonne raison de tuer ?

Pétronille : Oui et c’est pour cela que j’ai choisi ce titre car il ne peut laisser personne indifférent. On a tous un jour où l’autre eu des pulsions ou des pensées négatives envers une personne. Ensuite, avec notre éducation, nos valeurs, nos principes, on ne franchira jamais la ligne rouge. Et si vous regardez les affaires d’homicides, il y a toujours un mobile, une bonne raison derrière d’avoir tué pour le coupable.

Miss Aline : J’ai particulièrement aimé vos rebondissements. Comment les travaillez-vous ?

Pétronille : J’ai un style d’écriture qui me tient particulièrement à cœur et que je souhaite reproduire dans chacun de mes romans. Voici mes clefs : chapitres cours, un chapitre égale une action et toujours finir par un rebondissement ! J’écris toujours en pensant à la chute de ma dernière ligne. Pour moi, c’est la plus importante du chapitre, donc j’y passe du temps pour dévoiler un peu l’intrigue sans trop en donner tout de suite au lecteur. Ce n’est pas toujours un exercice facile !

Miss Aline : Pensez-vous qu’un auteur est un rôle à jouer pour alerter sur notre société par exemple ?

Pétronille : Pour moi, ce n’est pas sa fonction première. Moi, je lis pour m’évader, me distraire. Ensuite, on peut écrire sur un sujet qui nous tient à cœur et avec son roman, interpeller un public. J’ai particulièrement été touchée par le dernier livre d’Olivier Norek : Entre deux mondes. Il évoque la jungle de Calais avec un regard qui m’a fait énormément réfléchir sur ce sujet. Donc, on peut aussi concilier les deux.

Miss Aline : Quel est votre rapport avec vos lecteurs ?

Pétronille : j’essaie d’être le plus disponible possible. Je suis là aujourd’hui grâce à eux et à leur soutien, et je ne l’oublie pas. Avec les salons, les dédicaces, j’ai pu croiser des lecteurs avec qui j’avais entamé des discussions via les réseaux sociaux et qui sont devenus des amis aujourd’hui.

Je suis adhérente d’une association qui me tient à cœur : Les Gones du Noir. Ils organisent des rencontres lecteurs-auteurs plusieurs fois dans l’année dans la région Rhône Alpes et c’est un vrai plaisir d’y aller. J’y ai fait de très belles rencontres.

Miss Aline : Tenez-vous compte de leurs avis pour vos prochains travaux d’écriture ?

Pétronille : Toujours et depuis mon premier roman ! J’écoute toutes les critiques, tant positives que négatives, et j’en prends compte pour les suivants. Et on me le rend bien.  Pour moi, c’est très important ; l’écriture est un métier solitaire donc j’ai besoin des retours pour avancer

 

 

 

 

 

Miss Aline : Pouvez-vous nous donner un indice sur votre prochain roman ?

Pétronille : Bien sur… Alexane Laroche ne sera pas présente dans ce 4ème opus ! J’introduis un nouveau personnage : une avocate  pénaliste, qui est carriériste et torturée.

Miss Aline : Avez-vous fait des recherches particulières pour ce nouveau roman ?

Pétronille : Énormément ! J’ai lu et appris de nombreuses choses sur le droit pénal, le milieu carcéral et les rapports avocat-client. Je me suis mise dans la peau d’une avocate pour écrire donc beaucoup de recherches au préalable pour être crédible. Et je quitte mon cher 36 Quai des Orfèvres pour le nouveau Tribunal de Paris porte de Clichy !

Miss Aline : Quelle est votre actualité salon ?

Pétronille : je devrais aller au salon du Polar de Sens, les 25 et 26 mai prochain, dont Franck Thilliez sera le parrain.

Miss Aline : Quai du Polar ?

Pétronille : Pas cette année mais j’espère l’année prochaine.

Miss Aline : Je vous le souhaite. Je vais vous libérer et surtout vous remercier pour ce moment de partage. J’ai hâte de lire votre prochain roman. Au plaisir d’une rencontre sur un salon ou un autre.

Pétronille : Merci beaucoup pour ce moment Aline … je cours chercher les enfants à l’école.

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