Assignée à résidence : L’interview bracelet électronique 7, Armelle Carbonnel

Assignée à résidence : L’interview bracelet électronique 7, Armelle Carbonnel

Nouvelle innovation au collectif Polar : l’interview « bracelet électronique ».

Mais maintenant vous connaissez, non ?

C’est une mesure d’aménagement de peine permettant de réaliser une interview de longue haleine sans obliger l’auteur à être incarcéré. Juste  » Assigné à résidence »

Contrairement à la GAV qui est bien délimitée dans le temps, l’interview bracelet électronique est plus « libre ». Elle peut se dérouler sur plusieurs jours.

Le septième auteur, pardon la septième autrice ayant dû vivre son quotidien avec le bracelet électronique est…

Armelle Carbonnel

Dimanche 8h46

Miss Aline : Bonjour Armelle, Danièle, Geneviève. 
L’assignation à résidence avec bracelet électronique d’Armelle commence ici et maintenant. 
Armelle, commençons en douceur et présentez vous à nos lecteurs ?

Dany : Bonjour Armelle, Bonjour Cheffe, Bonjour Aline

Armelle et Miss Aline😍

 

Dimanche 11:09

Geneviève  : Bonjour les Flingueuses, bonjour Armelle, Danièle, Aline
 Soyez bienveillante avec ma copine Armelle, hein ? Même si je sais qu’il vous faut être intraitable et digne du gang des flingueuses, hein les filles ? 😉 😛

Armelle : 😍

Geneviève : Allez je vous laisse mener cette audition

Armelle : Bonjour mes chères tortionnaires !

Geneviève : Armelle, si tu as besoin d’un avocat, je suis là !

Aline, Armelle 😆 😮

Armelle : Qui suis-je ? Une faiseuse d’histoires ayant commis 3 forfaits littéraires : Criminal Loft, Majestic Murder et Sinestra.
Mais je sévis depuis bien plus longtemps puisque j’ai commencé à commettre « l’acte d’écrire » à l’âge de 8 ans 😉

Geneviève : 😮

Dany : Peux-tu nous en dire plus … De quelle région es-tu originaire ?
Quels sont les livres qui ont peuplé ton enfance … ou pas ?
Tu dis écrire depuis l’âge de 8 ans … tu as commencé par écrire des histoires, des poèmes … autre chose ?

Armelle : Je suis née à Paris et j’ai grandis à Saint -Germain-en-Laye, ville que j’ai quittée il y a seulement six mois pour m’installer en Gironde. Quand j’étais enfant, il n’y avait pas de livres à la maison, mais un héritage des mots bien présent paradoxalement. Ma grand-mère écrivait, ma mère aussi et mon arrière grand-père était journaliste. Mais j’ai eu la chance de découvrir l’univers de Stephen King à l’âge de 10 ans avec Carrie. Livre qu’on m’avait interdit de lire ! Alors forcément, je me suis précipitée l’acheter avec mes 10 francs d’argent de poche ! Et quelle chance, j’ai adoré l’angoisse ressentie. Depuis, cette émotion est devenue une addiction quand j’écris !
J’ai commencé par des poèmes (Le premier s’intitulait « réincarnation ») puis mon premier « roman » à 12 ans qui s’appelait… Étrange demeure !

Dany : Alors voilà que tu nous livres une première clef de lecture de tes romans … on comprend d’où vient ton inspiration et ton goût pour l’horreur … 
Est-ce que tu allais dans les bibliothèques ?

Armelle : Dans le cadre scolaire uniquement. Mais je me suis rattrapée depuis en travaillant en bibliothèque en tant qu’agent du patrimoine à l’âge de 24 ans !

Dany : Une collègue de notre Cheffe donc !!!!
A part l’horreur, un style attirait plus particulièrement la jeune lectrice que tu étais ?

Armelle : Les pièces de théâtre m’attiraient étant plus jeune car je suivais des cours et pour être honnête, j’étais une piètre comédienne !!! Celle qui m’a le plus marquée : Huis clos  de Jean-Paul Sartre, et ça n’a rien d’une blague !

Dany : Deuxième clef de lecture donc …
Quel est le livre (classique ou non) que tu aurais aimé écrire ?

Armelle : L’ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon.

Geneviève : 👍

Dany : Tu peux nous dire pourquoi ? Je ne connais pas …

Armelle : On baigne dans les livres, leur poussière, leurs révélations. Il s’agit du premier volet d’une trilogie, celle d’un « cimetière des livres oubliés ». Une sourde atmosphère m’a conquise, mais ce livre est empli d’amour et la plume de l’auteur est exquise, divine. J’en aurais pleuré ! (D’ailleurs, je crois bien l’avoir fait !)

Dany : Tu as donc comme tu le dis « commis » 3 romans mais, y en a-t-il un, un petit manuscrit plus ancien, qui dormirait dans un tiroir et dont tu te dis … un jour peut-être …

Armelle : Oui, il y en a deux… mais ils ne me correspondent plus en l’état… L’histoire serait une base mais je me sentirais le besoin de la réécrire totalement en changeant mon point de vue et en l’agrémentant d’une atmosphère que j’affectionne particulièrement.

Dany : les lieux où tu situes tes intrigues ont une grande importance …
1 – pourquoi à l’étranger ?

Armelle : Oui, ils sont souvent à la base de mon inspiration.
1 – parce que ces lieux qui m’attirent se situent à l’étranger ! Je pourrais les déplacer, mais bien souvent, leur pays « d’appartenance «  sert l’histoire.

Dany : 2 – bien glauques … un ingrédient indispensable ? la glauquitude …

Armelle : 🤣 Personnellement, je ne les trouve pas glauques ! Ce sont des lieux chargés d’histoire mais leur architecture est sublime à mon sens. C’est plutôt cette aura qu’ils dégagent qui m’attire !

Dany : Tu dis pour Sinestra que le lieu existe, tu y a même séjourné me semble-t-il, est-ce que les lieux de tes autres romans existent aussi ?

Armelle : Tous les lieux qui servent de décor (voire plus !) existent. En revanche, je ne suis allée dans aucun d’entre eux même si j’aurais aimé les découvrir plutôt que les imaginer. Je travaille sur photos, archives, articles, que j’épingle face à mon ordinateur, ainsi, je m’y transporte par la pensée et m’y déplace de la même manière.

Dany : Parlons un peu de tes personnages … premier constat : avec ce que tu leur faire endurer, il est peu probable qu’ils puissent servir pour un tome 2 … as-tu été tentée de créer un personnage récurrent ?

Armelle : 🤣 Je ne fais que retranscrire leur histoire, loin de moi l’idée de les faire souffrir ! C’est encore plus vrai avec Sinestra, une expérience d’écriture inoubliable… je me sentais impuissante face au sort qui les attendait. Étrange, non ? Pour le moment, j’aime cette idée de voyager d’un pays à un autre, d’une époque à l’autre, de traiter des sujets très différents, donc difficile d’inscrire un personnage récurrent avec de tels besoins. Il faudrait qu’il soit immortel, globe-trotter et ouvert d’esprit ! (Rire)

Dany : Comment construis-tu tes romans : d’abord une intrigue puis tu créés les personnages qui vont avec ou l’inverse …

Armelle : Le sujet que je souhaite aborder est la première étape. Ensuite vient le lieu (mais l’inverse est vrai avec Sinestra notamment). Les personnages arrivent en quatrième position, car, oui, il m’est impossible de commencer un livre sans avoir trouvé le titre qui, dans mon cas, sera le fil conducteur, l’identité du roman.

Dany : et lorsque tu commences, tu connais la fin de ton intrigue ? Tu as besoin d’un plan à côté de tes photos ?

Armelle : En général, j’ignore la fin et même le chemin pour y parvenir (excepté pour Majestic Murder qui nécessitait de marcher sur une corde raide au risque de voir l’intrigue s’écrouler). Je ne fais pas de plan non plus. J’aime me lever le matin et me dire « que va-t-il se passer aujourd’hui ? ». Je suis en somme ma première lectrice car je découvre le déroulement de l’histoire au fur et à mesure et c’est grisant !

Dany : il y a cependant risque de se perdre … Tu démarres donc avec un titre et …

Armelle : …et une intention.

Dany : puis tu te lances …

Armelle : Pour Criminal Loft, pousser les dérives de la télé-réalité à son paroxysme (l’enjeu de la vie). Pour Majestic Murder, mettre de la beauté dans l’horreur. Pour Sinestra, je voulais un livre où les sens seraient exacerbés, dans lequel on pourrait sentir le parfum des fleurs, entendre l’orage, « sentir le lieu » et surtout, je voulais y mettre de l’amour. À l’écriture, je l’ai ressenti. À la lecture, je ne suis pas juge…
Et je me lance ! (Après quelques recherches sur le lieu et le thème malgré tout).

Dany : Armelle je te remercie pour cette première salve de confidences, je vais te laisser pour le moment. Aline prendra le relais pour te faire avouer d’autres choses sur ton métier d’auteure … A bientôt !

Armelle : 😍

Armelle : Merci Danièle !!! À très vite !

Dany : 👍

 

LUNDI 08:07

Miss Aline : Bonjour Armelle, Danièle, Geneviève.
Quels sont vos rituels d’écriture : lieu, musique, nombre de mots par séance etc ?

Armelle : Bonjour mesdames !
J’écris souvent sur papier, ce qui me permet de travailler n’importe où (avec une prédilection pour les cafés) puis seulement je m’enferme dans mon bureau, face à l’ordi, afin de peaufiner le texte manuscrit. J’écris toujours en musique, essentiellement sur des titres classiques ! En revanche, je ne m’impose aucun contrainte de mots car le temps de travail varie selon mes obligations.

Miss Aline : vous écrivez l’histoire au fur et à mesure donc au fil de vos états d’âme du jour. Ce peut -il que le lendemain vous vous dites  » ah non je n’aurai pas du lui faire subir ça  » et de changer votre déroulement ?

Armelle : Ça pourrait tout à fait, mais jusqu’à présent je n’y ai pas été confrontée.

Miss Aline : je viens de terminer Sinestra. Vous verriez vous écrire autre chose que du polar noir ?

Armelle : J’y songe parfois, mais je ne parviens pas à franchir le pas. Il me faut ma dose d’angoisse et de tension ! Je ne sais pas quel serait l’accueil en littérature blanche et parfois j’ai du mal à trouver ma place dans la littérature noire. Cruel dilemme ! (Sourire)

Miss Aline : Pensez-vous que le livre, en tant qu’objet, a encore de l’avenir dans une société où tout va de plus en plus vite ?

Armelle : Assurément. On remarque d’ailleurs que les lecteurs privilégiant les liseuses continuent à acheter des livres « papier ». On s’attache facilement à l’odeur d’imprimerie, au son des pages que l’on tourne et quoi de plus beau qu’une bibliothèque ? Les livres ont encore de beaux jours devant eux, selon moi. Les autres supports ou divertissements sont des compléments qui n’excluent en rien « l’objet livre ».

Miss Aline : Parmi tous ces livres lequel n’auriez vous JAMAIS voulu écrire ? Et pourquoi ?

Armelle : Je vous le dirai le jour où je l’aurai lu…

Geneviève : 😆 Miss Aline👍

Miss Aline : Une écriture à quatre mains ça vous tenterez ?

Armelle : Absolument ! J’avais d’ailleurs un projet – avec un auteur dont je ne peux citer le nom -mais les contraintes respectives ont repoussé ce projet. Un jour, peut-être ? En tout cas, ce doit être une expérience enrichissante et grisante !

Miss Aline : À choisir, vous seriez plutôt un mauvais flic ou un bon criminel ?

Armelle : Les deux ! Bon criminel dans la fiction et mauvais flic dans la réalité !

LUNDI 12:18

Armelle : En même temps, un bon criminel est un non sens 😉

Dany : C’est peut-être celui qui commet le crime parfait … et non dans le sens de gentil ! Le crime parfait existe-t-il ? Vaste question !

Armelle 👍

Dany : Armelle,  qui est ton premier lecteur / ta première lectrice ?

Armelle : Après moi ? (Sourire)… ma directrice littéraire, le plus souvent.

Dany : Tu parles de ta place dans la littérature noire, pourtant il me semble que tu as été bien accueillie chez tes collègues polardeux.

Armelle : Tout à fait ! La famille « polar » est chaleureuse ! Trouver sa place ne vient pas forcément des autres mais aussi du regard que l’on porte sur soi 😉

Dany : Et comment sont tes rapports avec tes lecteurs ? Tu es une grande timide ...

Armelle : Là encore, j’ai la chance de rencontrer des lecteurs chaleureux et les échanges sont souvent très enrichissants. Je suis d’une nature timide et réservée, c’est vrai, mais je perds rapidement ces aspects là quand je me sens en confiance.

Dany : comment réagis-tu face à une remarque qui te contrarie ? Est-ce que tu tiens (toujours) compte des observations ?

Armelle : C’est arrivé une fois, récemment d’ailleurs ! Je respecte tous les avis, tant qu’ils sont eux-mêmes présentés avec respect. Certaines remarques sont pertinentes et dans ce cas, je les prends en compte, bien évidemment ! C’est ainsi qu’on avance. D’autres sont plus subjectives, et là, je dirais qu’il serait vain d’espérer plaire à tout le monde 😊

Geneviève : 👍

Dany : Il y a longtemps que tu fréquentes les salons ?

Armelle : Avant de publier, je me rendais chaque année au salon de Saint-Maur en Poche. Mon attachement particulier à cet événement relève de quelques belles anecdotes qui lui sont associées.

Geneviève : Oui c’est d’ailleurs là que nous nous sommes rencontrées pour la première fois alors que tu n’étais qu’une simple lectrice. Avant que tu n’écrive Criminal Loft

Dany : tu faisais la queue pour qui ?

Armelle : Paul Cleave, Valentin Musso, Karine Giebel et tant d’autres que je ne pourrais pas les citer tous !

Dany : Tu ne veux vexer personne 😉

Armelle : 😆

Dany : Est-ce que la quête d’un éditeur a été longue ?

Armelle : Un vrai parcours du combattant ! Et quelques péripéties ont suivi ensuite ! J’avais d’ailleurs fait une croix sur l’édition à compte d’éditeur quand les portes se sont ouvertes. Le destin est farceur 😉 Mais ce que je retiens de ce parcours, c’est que rien n’est jamais acquis et qu’il faut sans cesse travailler et se remettre en question.

Dany : Entre le point final sur ton manuscrit et l’installation en rayon, il s’est passé combien de temps ?

Armelle : Si on ajoute la phase de corrections, 4 mois s’écoulent en général entre le point final et la mise en rayon.

Dany : Mais ça veut dire que tu as négocié avec la maison d’éditions avant ça …
Combien de temps pour en trouver une qui accepte ton projet ?

Armelle : En fait, je publiais en auto-édition quand trois éditeurs successifs se sont intéressés à Criminal Loft. La directrice littéraire du premier a changé de poste quelques semaines après nos négociations. Et le projet est tombé à l’eau. Ensuite, une autre maison s’est manifestée mais elle a mis la clef sous la porte trois mois avant la parution du livre… C’est là que le troisième éditeur (Fleur Sauvage, à l’époque), m’a contactée. Ce sont les aléas du métier… 😉

Dany : Pas de chance, ce milieu est terrible !

Armelle : D’où l’expression « parcours du combattant »!

Dany : Je comprends.

Armelle : Si, la chance est qu’à chaque étape, il y avait une plus-value.
J’ai eu la chance d’obtenir une préface de Laurent Scalese au troisième éditeur ! Et j’ai retravaillé le texte à chaque fois, et ça, c’est un plus !

Dany : Quelle est la durée de conception d’un roman, documentation, relecture, corrections comprises ?

Armelle : Pour ma part, entre 14 et 18 mois. Pas toujours évident quand on travaille à plein temps à côté…Mais l’idéal selon moi serait 24 mois.

Miss Aline : Y a t il des phases creuses : manque d’inspiration, protagoniste dont on ne sait pas quoi faire ? 

Armelle : Oui, Aline, ça arrive ! La fatigue nuit à la créativité et il y a des jours avec… et des jours sans ! Parfois, certains personnages finissent même dans un tiroir !

Miss Aline : 😮

Armelle : J’aime prendre le temps, savourer chaque étape. Ensuite, la durée d’écriture peut varier selon le thème et l’ampleur des recherches .

Dany : D’autant que tu as gardé une activité professionnelle à plein temps ! 
De nos jours, est-il plus dur de se faire un nom en province qu’à Paris ?

Armelle : Je ne suis provinciale que depuis 6 mois, donc je n’ai pas de réponse à apporter. Vivre en région parisienne pendant 42 ans n’a, selon moi, rien facilité puisque la plupart des échanges se font à présent par mail, téléphone…

Dany : Mais ta présence sur les salons est plus chronophage en raison des déplacements

Armelle : L’essentiel est d’être présent pour ses lecteurs et par chance, les salons fleurissent dans toute la France.

Miss Aline : Les salons sont-ils indispensables pour les auteurs d’aujourd’hui ?

Dany : On reviendra sur cette question demain …
Merci Armelle pour le temps que tu nous as consacré aujourd’hui. On revient vers toi demain. Bonne soirée … le bracelet ne gratte pas trop ?

Armelle : D’accord Danièle ! Il est vrai que ma chef me regarde un peu de travers depuis ce matin 🤣 Mais quel plaisir d’être enchaînée à vous ! 😂

Dany : plaisir partagé Armelle… Travaille bien !
On peut te faire un mot d’excuse …

Armelle : Travaillant dans l’armée, je vais finir au mitard à force 🤣

Dany : Tu pourras toujours le transformer en bibliothèque !

Armelle : 😆

Dany : Allez ! Sérieuses les filles ! On laisse notre prévenue au calme !

Armelle : Je dors un peu et je serai en pleine forme pour l’interrogatoire de demain ! (Euh, si ma chef m’entendait… 😉).

LUNDI  20:00

Geneviève ; Tout le monde au repos. Demain sera un autre jour !

Dany et  Miss Aline :👍

 

MARDI 08:41

Dany : Coucou les filles !
Je suis de passage en pointillé mais je suis …

Miss Aline : Bonjour. Pointillé pour moi aussi. Serais là en pause dej (mais je ne sais pas à quelle heure) ensuite  ce soir. 
Journée tranquille pour notre assignée à résidence !

Dany : Oui Armelle va pouvoir se remettre au travail …

Armelle : Bonjour mesdames ! Demain je serai en réunion de 9h à 16h mais je rejoindrai aussi vite que je le peux ma résidence !!😊

Dany : 👍

 

Miss Aline : Ça m’arrange cette indisponibilité.

Geneviève : OK, on se retrouve demain soir avec notre assignée !

 

MERCREDI 17:32

Miss Aline : Bonsoir tout le monde,

Dany : Bonsoir Aline. Bonsoir Armelle. Coucou à la Cheffe !

Miss Aline : Nous sommes resté hier sur la question des salons : sont-ils indispensables pour les auteurs d’aujourd’hui ?

Geneviève : Hello les Flingueuses

Armelle : Bonsoir à toutes !
Je pense qu’il est important pour les auteurs de rencontrer leurs lecteurs et vice versa. La présence en salon facilite l’échange, a fortiori quand on est un jeune auteur.

Miss Aline : Salon, réseaux sociaux … plus facile aujourd’hui de se faire une place, du moins se montrer?

Armelle : Les réseaux sociaux sont devenus de vrais supports de communication, dans tous les domaines et à tous les niveaux, c’est vrai.
Ça désacralise un peu le métier d’auteur car le contact en est facilité.

Dany : mais les réseaux sociaux …avec leurs limites et leurs débordements …

Miss Aline : 👍

Dany : ce que l’on oserait pas te dire en face, on l’étale sans argumentation

Armelle : Ah ça, c’est certain ! Il y a du bon et du moins bon en toute chose ! Les réseaux sociaux n’y échappent pas.

Dany : tu penses écrire un jour sur ce sujet ?

Armelle : Se cacher derrière un écran manque un tantinet d’exotisme à mon goût ! Ce sujet a déjà été traité me semble-t-il et personnellement, je pense que je l’exploiterais mal.

Miss Aline : On ne fait plus qu’entrer dans une histoire , on veut faire entrer l’auteur chez soi , le rendre accessible : on lui a parlé , on le connaît !
Hormis la dédicace qu’attendent de vous vos lecteurs sur un salon ? Y a t il des questions récurrentes ?

Armelle : Quand il a lu le livre, le lecteur en profite pour donner son ressenti et l’échange se fait naturellement autour du lieu, la plupart du temps !

Miss Aline : Quelle expérience seriez vous prête a faire dans le cadre de recherches pour un roman ? Assister a une autopsie ?😱

Dany : Aline … tu as achevé notre auteure …

Armelle : Désolée, je suis en famille…
Assister à une autopsie, oui, en cas d’extrême nécessité… 😳
Le plus sympa serait quand même de se rendre de nuit dans un lieu présumé hanté ! 😉

Miss Aline : Entre deux maux choisissons le moins…On vous laisse profiter de votre famille Armelle. 
Bonne soirée. À demain !

JEUDI 06:02

Armelle : Entre deux maux, choisissons le moins … réaliste !
Bonjour mesdames !

Miss Aline : Bonjour Armelle

Armelle : Bonjour Aline

Miss Aline : Parenthèse j’avais beaucoup aimé également l’ombre du vent.

Armelle : 👍

Miss Aline : Êtes vous une grande lectrice même en période d’écriture ?

Armelle : En période d’écriture, je lis essentiellement des livres à caractère documentaire. Je ne parviens pas à me concentrer sur un roman et à mon détacher de mon histoire.

Miss Aline : Lorsque vous lisez un roman ça vous distrait, ça vous nourrit pour écrire ?

Armelle : Ça m’évade ! Je me laisse porter par la volonté de l’auteur. C’est un peu comme entreprendre un voyage !

Miss Aline : Pour écrire il faut du talent ? Du culot ? C’est, Avoir des choses à dire ? Du travail ?

Armelle : Selon moi, il faut avant tout avoir l’envie, une bonne dose de travail agrémentée de persévérance. Des choses à dire aussi, ou à faire ressentir.

JEUDI 08:49

Dany : Bonjour les filles
En plus de distraire, Est-ce que tu penses que l’auteur a une obligation sociale de passer des messages ?

Armelle : Bonjour Danièle ! Pas d’obligation selon ma conception de l’écriture. Il est aussi libre d’écrire pour le plaisir de ressentir et provoquer des émotions sans pour autant « devoir » passer des messages. Quand on regarde bien, il y a toujours un message, qu’il soit conscient ou inconscient.

Dany : Certes, cependant y a-t-il des « causes » qui te tiennent à cœur tout particulièrement pour lesquelles tu serais prête à t’engager ?

Armelle : Ah ça, en revanche, oui ! Pas forcément à travers l’écriture d’ailleurs. Tout ce qui a trait aux enfants défavorisés me touche.

Dany : Merci Armelle. Je pense en avoir terminé avec mes questions … pour le moment en tous cas.
On reprendra de vive voix très bientôt ! 😉

Armelle : 😍

Miss Aline : Pour moi aussi c’est complet. Merci beaucoup Armelle pour votre participation et le temps que vous nous avez accordé.

Geneviève : Et bien les filles vous avez été bavardes. Et j’avoue que j’ai pris du plaisir à vous écouter.

Dany : Nous te rendons la prévenue Cheffe !
« prévenue », « assignée » … je ne sais plus !

Armelle : 😆

Armelle : Ce fut un vrai plaisir de coopérer ! Merci Danièle, Aline et à la cheffe !!!!

Geneviève : Merci les flingueuses comme d’hab vous avez été parfaite.
Merci Armelle d’avoir porté ce bracelet durant ces 5 jours.
Enfin je te l’enlève, te voilà libre.

Armelle : Geneviève, j’ai très bien vécu cette expérience inédite ! Je peux garder le bracelet en souvenir ?😉

 Merci les flingueuses

Dany : Il y aura tout de même un contrôle le bonne conduite le 11 mai !

Armelle : 😆

Miss Aline : Merci à vous Armelle.

Dany : Bonne journée à toutes !

Armelle : Merci, excellente journée également !

Geneviève : Le bracelet est à toi, il est trop petit pour moi Armelle.
Belle journée mesdames.
Et au plaisir d’une nouvelle rencontre.

Et moi je garde le souvenir d’un bel Apéro Polar que tu avais du déjà subir en juin de l’année dernière

😉

——————- Jeudi 9h22, fin de l’Itw bracelet———

15 réflexions sur “Assignée à résidence : L’interview bracelet électronique 7, Armelle Carbonnel

  1. Je reviendrai lire cet article gente dame.
    Désolée pour l’auteure dont je ne connaissais pas l’écriture.
    J’ai lu : Criminal loft et j’ai vraiment détesté. Pourquoi. Pour la juxtaposition, même si elle est littéraire de tous les adjectifs et autres exercices de style de grammaire pour en faire un soi-disant récit indigeste pour moi, de par les mots utilisés. Il suffit d’ouvrir le livre n’importe où et la logorrhée des mots immondes où je me suis perdue dans cet endroit décrit, sans aucun intérêt.
    Je suis rarement négative pour un récit. En huis clos cette auteure n’arrive pas à la cheville d’une Sandrine Collette pour ne citer qu’un exemple.

    Aimé par 1 personne

  2. Mais… Pourquoi j’ai pas encore lu « Criminal Loft » qui poireaute dans ma PAL depuis bien deux ans ?? C’est super cette interview, ça donne encore plus envie de découvrir les romans d’Armelle Carbonel ! Merci de l’avoir remise sur mon chemin de lectrice =)

    Aimé par 3 personnes

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