Des types comme nous de Roman Strajnic

Le livre : Des types comme nous de Roman Strajnic –  Paru le 25/04/2019 chez Fleuve éditions .16.90 €  ; (208… pages) ; 20 x 13 cm

 4ème de couverture :

Dusan Savicevic est agent de sécurité. C’est un Cannois discret, sportif et discipliné. Il s’est vu proposer cette année une mission spéciale pour toute la durée du festival : assurer la protection de l’équipe d’un film en compétition avec pour actrice principale Kristen Warwick, l’étoile montante du cinéma américain.
Pour un taiseux vivant en marge des paillettes, c’est tout autant une aubaine qu’une source d’angoisse. Mais il va faire le job. Et la fiche de poste est claire : Trouver quelqu’un de suffisamment intelligent pour se poser des questions, et d’assez con pour ne pas pouvoir y répondre.
La fiche de poste, Dusan ne la connaît pas.
C’est aussi ça, Cannes.

Crédit photo©(c) Melania Avanzato

Crédit photo©(c) Melania Avanzato

L’auteur : Roman Strajnic est né en 1977. Il a travaillé dix ans comme distributeur de films.
Des types comme nous est son premier roman.
Roman Strajnic est né en 1977. Fils d’immigrés politiques serbes, il passe sa jeunesse dans le sud de la France. Par la suite, il travaillera quinze années comme distributeur de films, épaulant tour à tour Luc Besson chez EuropaCorp, puis Pierre-Ange le Pogam chez Stone Angels. Dans ce contexte, il organisera une cinquantaine de tournées en province pour promouvoir la sortie de films et pendant treize ans, il sera chargé de la venue d’équipes au Festival de Cannes (acteurs, réalisateurs, producteurs, distributeurs).
En 2014, il a publié Les Colonnes d’Hercule chez Khbar Bladna, un éditeur tangérois.
Il vit aujourd’hui en région parisienne avec sa femme et leur fille.

 

 Extraits 1 et 2 :
«… les flics continuaient leur conversation : 
— Bah nous, c’était un suicide sur la ligne Cannes-Nice hier… Le gars, il a été traîné… La colonne vertébrale, elle s’était arrachée du reste du corps, avec la tête. Il avait les jambes 300 mètres plus loin. (Il marque un silence 🙂 Le plus chiant, c’était d’empêcher les chiens de venir bouffer les morceaux. »
« Il a baissé sa garde, il aurait dû sentir venir ce premier coup. Il aurait dû l’esquiver et dans la parade enchaîner avec son uppercut signature. Celui qui a fait de lui une sorte de légende dans les coins mal famés du Mirail à Toulouse. Là-bas, il en donnait généreusement, des coups de poing. À vrai dire, c’est juste une habitude à prendre. La première fois, ça fait un peu peur et puis après… Au petit déjeuner, il leur tapait dessus. Ça remplaçait les viennoiseries à la fleur d’oranger. Des grands coups de poing dans la gueule. Comme s’il cassait leurs têtes sur une enclume. Ça sonnait comme ça : « Bing ! », dans les halls d’immeubles pleins de crachats et de barrettes de shit. »

La chronique jubilatoire de Dany

Titre et auteur : Des types comme nous de Roman Strajnic

 

Agent de sécurité à Cannes, c’est une sinécure sauf par temps de Festival. La routine de Dusan, émigré Yougoslave porteur d’un secret intime qui lui pourrit la vie, va être bouleversée par un contrat un peu particulier. Il va devoir en effet assurer la protection d’une villa de star et ça ne sera pas de tout repos.

Une satire bien plaisante d’un monde superficiel et avant tout guidé par la finance, avec une intrigue qui mériterait de ne pas être spoliée par le prologue trop explicite … un agréable moment de lecture, une pause salutaire sans mort suspecte ni hémoglobine, ou alors si peu ! Un court roman de 208 pages.

A noter un contexte social bien abordé également où l’on découvre l’envers du décor de paillettes et de strass, de selfies et de fêtes, d’alcool …

Lu en version numérique.

 

Extraits 3 et 4
« Au fond, ce qui donne un caractère à Cannes, c’est son festival. Sans lui, c’est une ville de rien. Une baie. Champignonnée de grosses propriétés et d’hôtels de luxe vides. Cannes comme Hollywood ne seraient pas grand-chose sans le cinéma. Et puis, c’est aussi une ville de tristesse et de corruption. C’est aussi ça qui en fait un décor propice aux drames. Une jeune starlette qui tombe d’une fenêtre du Carlton, un producteur retenu en otage sur un yacht, Di Caprio mort d’un accident de voiture dans l’arrière-pays, en plein soleil, dans un bolide carbonisé. Tout est possible. »
« Sur la Croisette, Brian de Palma, toute barbe et bonhomie dehors, mange une glace à l’italienne incognito, alors que Nabilla, elle, est entourée d’une foule compacte et fanatique, hurlant son nom comme on l’aurait fait pour un Beatles. Cheveux lissés, poitrine et cul proéminents, lunettes mouche en or estampillées cagole de luxe. S’érotisant la bouche en bisou cul de poule, le doigt sur un sein gonflé à l’hélium, prêt à éclater sous la pression de ses faux ongles fantaisie. Elle se prend en photo, avec en toile de fond une foule dans tous ses états. Laide, à l’image de son modèle : fluo, plastique, gonzo, hystérique et dangereuse. »
 

 

4 réflexions sur “Des types comme nous de Roman Strajnic

Vous avez la parole, laissez un commentaire, ça fait toujours plaisir.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s