Sex doll de Danielle Thiery

Le livre : Sex doll : Une enquête du commissaire Edwige Marion de Danielle Thiery – Paru le 01/05/2019 aux éditions Flammarion dans la collection Policier/Thriller (SC) – 20 € (402 pages) ; 13 x 20  cm

 4ème de couverture :

À Paris, l’ouverture d’un hôtel de passe 2.0, dont les pensionnaires sont des poupées de silicone, ne fait pas l’unanimité. Son jeune propriétaire, précurseur sur le marché du sexe, n’avait pas imaginé les réactions violentes que sa start-up provoquerait… Dans le même temps, l’Office, dirigé par la commissaire Marion, est confronté à une série de meurtres atroces. Trois femmes sont retrouvées mutilées, des parties de leur corps trafiquées afin d’en faire des créatures parfaites. La psycho-criminologue Alix de Clavery, dont l’expertise est indispensable sur ce dossier, a mystérieusement disparu. Si Marion devine que ces affaires sont liées, elle n’imagine pas à quel point. De Paris au Japon, elle traque ce Docteur X qui l’obsède depuis quinze ans.

L’auteur : Danielle Thiéry fut la première femme commissaire divisionnaire en France en 1991. Elle a entre autres dirigé la sécurité d’Air France. Mauvaise graine, son premier polar a paru en 1997. Beaucoup d’autres ont suivi, dont certains ont été traduits. Elle est également l’auteur de la série télévisée Quai n°1 diffusée sur France 2.
Elle a obtenu des prix littéraires, notamment le Prix Polar et le Prix Charles Exbrayat pour « Mises à mort », le Prix Gayant Lecture – Catégorie 3 pour « Nuit blanche au musée » et le Prix du Quai des Orfèvres 2013 pour « Des clous dans le cœur ».

 

Extrait :

« les Japonais sont de grands malades, s’était-il rassuré avant de découvrir que le phénomène [utilisation de prostituées en silicone] avait déjà gagné l’Europe. En Allemagne, en Espagne, aux Pays-Bas, en Suisse, les Sex dolls faisaient florès. A Amsterdam elles avaient même leur place dans les vitrines, à côté des vraies péripatéticiennes. L’avantage sur les putes humaines étant que les Sex dolls ne la ramenaient pas et qu’on pouvait bien les violer, les martyriser sans que jamais elles ne portent plainte. »

 

La chronique jubilatoire de Dany

Titre et auteur : Sex doll de Danielle Thiery

J’ai retrouvé avec plaisir Edwige pour le 14ème opus de la série du commissaire Marion. Ses réactions impulsives laissent à penser qu’elle se languit du terrain dont elle a dû s’éloigner depuis qu’elle est la patronne de l’Office de répression des violences aux personnes, ne pouvant faire confiance à son adjoint. La prostitution a elle aussi évolué avec la génération 2.0, mais les pervers sont bien toujours là. Docteur X, à la recherche de la femme idéale, va notamment mobiliser toute l’attention de Marion ainsi qu’il le souhaitait, en envoyant de macabres messages aux proches de la commissaire. Veut-il la toucher personnellement ?

Ambiance glauque, enquête dérangeante, interpelante. Le retour de Nina, fille adoptive de Marion, mettra à mal les certitudes de la commissaire. Une intrigue complexe qui mêle présent parisien et passé lyonnais, avec un final très visuel en apothéose.

Comme dans ses précédents romans, l’approche documentaire des investigations policières m’a ravie. Le ton est juste, sans emphase. Un roman bien ancré dans le présent 2.0.

Je remercie Babelio et son opération « masse critique » ainsi que l’éditeur,  qui m’ont permis de découvrir ce roman en avant-première.

Extraits :
« Le site s’appelle Streetlove,[…]les horaires varient mais c’est souvent entre midi et deux ou l’après-midi. En réalité c’est un peu quand l’envie prend le client, si vous voyez ce que je veux dire. Il sort du bureau, cherche dans l’appli la fille disponible la plus proche d’où il se trouve. S’il n’est pas trop regardant sur la partenaire, il passe un coup de fil et dix minutes après il est avec elle … Parfois c’est pendant la pause tabac, le temps qu’il faudrait pour fumer deux clopes dans la cour … »
« L’odeur déplaisante, faisait penser à un animal crevé. Une expression lui vint qu’elle avait entendu en apprenant à identifier l’état émotionnel des individus par leurs expressions corporelles, toutes formes confondues. Le fish-odor-syndrom. Une anomalie génétique qui faisait accélérer la dégradation des bactéries à la surface de la peau et créait cette odeur cadavérique par à-coups, sous l’effet d’un violent trouble, d’une contrariété ou d’une intense jubilation. »

 —————-lien pour en savoir plus sur le sujet ——————-

12 réflexions sur “Sex doll de Danielle Thiery

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