Vindicta de Cédric Sire

Le livre : Vindicta : thriller de Cédric Sire. Paru le 21 mars 2019 chez Mépropolis.  21€90 ; (577 p.) ; 24 x 16 cm

4e de couv : 

Un braquage sous haute tension

« On entre, on prend le fric, on ressort. Personne ne sera blessé. »

Leur plan est sans risque. Le bijoutier ne portera pas plainte pour le vol car son argent est d’origine illégale. Damien, Élie, Audrey et Driss s’imaginent avoir trouvé la réponse miracle à tous leurs problèmes.

Un flic en chute libre

Fraîchement muté dans un groupe de surveillance, Olivier est loin d’imaginer que la planque qu’on lui a assignée fera de lui le témoin clé d’un cyclone meurtrier, dans le sillage d’un tueur glacial et méthodique que rien ne semble pouvoir arrêter. Des déserts du Moyen-Orient aux villes sombres et silencieuses du territoire français, quand la vindicte est en marche, plus rien ne peut vous sauver.

Une traque haletante secouée de fausses pistes

Pur instrument de torture et de mort, il n’a pas de nom, pas de visage, l’habitude de tuer et un cimetière de cadavres derrière lui. Mais dans cette affaire, pas de contrat. Cette fois-ci pour lui : c’est personnel.

Dans ce thriller crépusculaire, Cédric Sire joue comme jamais avec les nerfs du lecteur jusqu’à l’effroyable twist final et confirme son entrée tonitruante parmi les maîtres du thriller français.

L’auteur : Né à Saint-Gaudens, Haute-Garonne , le 24 octobre 1974. Cédric a grandi dans un petit village de l’Aveyron, Saint-Geniez-d’Olt.
Il a fait des études d’anglais entre Toulouse et les États-Unis puis travaillé quelques années dans le milieu de l’édition, du journalisme et de la traduction.
Charles Baudelaire, Edgar Allan Poe, Stephen King et Clive Barker sont les auteurs qui l’influencent le plus, il a commencé à écrire durant l’adolescence et n’a jamais arrêté depuis.
Il a commencé par publier ses premiers textes au sein de divers magazines et anthologies durant les années 1990 et jusqu’au début des années 2000. Ses œuvres mélangent thriller, surnaturel et personnages décalés. Il se consacre aujourd’hui pleinement à l’écriture.
En parallèle à ses activités d’écrivain, il est le vocaliste du groupe de death metal Angelizer. Prix Masterton et Prix Polar du festival de Cognac, Cédric Sire est l’auteur de plusieurs best-sellers traduits à travers le monde.
Extrait :
« Des silhouettes.
Approchant sans le moindre bruit.
Il ne sait pas combien elles sont, il a du mal à les discerner au travers de l’obscurité et du voile de sang qui suinte sur ses yeux. Il songe aux Djinns des légendes, car c’est précisément ce à quoi ces apparitions ressemblent. Des démons avançant avec le vent du désert, masqués par les tourbillons de poussière. Il les devine en train de courir, mais leur course évoque le glissement d’une seule entité, volatile, inexorable. Ils inspectent les corps éparpillés, posent leurs mains sur les visages inertes, s’assurant que l’enfer a accepté son dû, et enfin dirigent leurs viseurs laser droit sur lui. »

La KRONIK d’EPPY FANNY·

VINDICTA DE CEDRIC SIRE AUX EDITIONS METROPOLIS

Roman dédié à Claude Mesplède. La seconde partie de l’interview réalisé et mis en ligne avant cette chronique lui rend un bel hommage.

Avec ce roman, comme Cédric vous l’a expliqué lors de son interview (publiée juste avant cette chronique CF. lien vers ma chaîne YT), il s’émancipe de « Sire Cédric » et de l’étiquette qui colle à ce nom.

Ses lectrices et lecteurs fidèles dont je suis, retrouveront ici la qualité de son écriture et sa patte parfois gore. Ceux qui ne le connaissent pas découvriront un auteur dont on devient accro. Car Cédric, une fois encore, nous offre des personnages attachants, dans lesquels chaque lecteur peut s’identifier.

L’histoire :

Celle de plusieurs personnes dont les univers vont se croiser et se télescoper, dans le sang et la violence. De personnes qui ont fait les mauvais choix et qui devront en assumer les conséquences. Parfois ultimes.

Pendant 10 ans, un petit groupe de militaires œuvre pour la France. En Afghanistan, au Tchad, au Mali, au Nigeria, partout où les intérêts de notre beau pays doivent être défendus. Coûte que coûte. Et peu importent les méthodes et le nombre de morts. Il faut raser des villages entiers en tuant jusqu’aux enfants ? Pour ces soldats c’est un travail. Ils ont été choisis pour le faire. Ce sont des tueurs de la pire espèce que l’armée encourage à s’exprimer.

Extrait P.13 :

« La main de son supérieur accroche de nouveau son épaule.

Pas de sentiment. Tu traites les cibles et tu oublies. Il n’y a pas d’autre façon de faire. C’est reçu ?

Reçu mon Capitaine.

Avec un signe de tête en guise de ponctuation, l’ombre s’écarte et rejoint ses équipiers. La formation se déploie entre les foyers de l’incendie.

Pas de sentiment.

Plus jamais.

Un peu plus loin, son viseur se pose sur la nuque d’une silhouette allongée. Une autre fille voilée, à peine majeure, qui feint – mal – l’immobilité de la mort. Ses membres, agités de tremblements nerveux la trahissent.

Cette fois, le doigt du soldat presse la détente sans hésiter.

Traiter les cibles. »

Ils n’ont plus de noms, que des pseudos et ils ont toutes latitudes pour agir. Sans limite.

Ont-ils encore une âme et une part d’humanité ?

L’un d’eux n’est pas en capacité de se réinsérer dans la vie normale. Hier il tuait pour l’armée, aujourd’hui des contrats, via le Dark Web, lui permettent d’assouvir ses instincts, ses pulsions. Sa normalité à lui c’est de tuer sans laisser de trace. Et pour ça il est exceptionnel.

Puis il y a ce groupe de jeunes de cité. Ils galèrent. La vie n’est pas simple pour eux : Damien qui bosse comme un dingue pour aider sa mère et son petit frère. Le père les a abandonnés. Il y a Audrey, la petite amie de Damien qui vit avec lui. Elle a fui son propre foyer, son père violent, voire pire, et sa mère qui laissait faire. Puis il y a Elie, chauffeur-livreur et leur pote Driss. Elie a été informé qu’une transaction illégale va avoir lieu chez un bijoutier. De l’argent sale va changer de mains. Ils ont décidé que c’est dans les leurs de mains que le pognon finira. Avec les infos qu’a Elie le coup sera vite fait. Pas de blessé, les doigts dans le nez ce casse. Le bijoutier la fermera puisque l’argent volé n’est pas censé être en sa possession. Eux les oubliés, les galériens de la cité, avec leur jeunesse et leur crédulité sont certains que c’est leur chance, enfin, celle à laquelle eux aussi ont droit.

Oui mais voilà, rien ne se passe comme prévu. Les informations sur le casse étaient erronées. L’un deux est blessé, les voilà en cavale et en panique, sans l’argent escompté. Dans leur fuite éperdue en voiture ils fauchent la vie d’une enfant. Valentine, victime collatérale de 7 ans.

Alors que le braquage désastreux a lieu, deux flics planquent dans une camionnette. Ils sont en charge de la surveillance de la bijouterie. Deux flics qui se trouvent là comme en punition. Deux ripoux : Fleurot, ancien des stups et Salva ex de la Crim. Ils se retrouvent désormais au groupe surveillance. En prenant des photos, Salva remarque la Clio et l’attitude curieuse des quatre jeunes. Puis les coups de feu, la fuite, l’enfant renversée. Fleurot lui interdit de quitter leur poste d’observation, interdiction relayée par leur supérieur, mais Olivier Salva ne peut si résoudre. Car ripoux oui mais avec un grand cœur et des valeurs. Olivier est rongé par la culpabilité. S’il était intervenu au moment des coups de feu la fillette serait vivante. Il lui tiendra la main jusqu’à ce que les secours arrivent, et attendra dans les couloirs de l’hôpital pour savoir si elle vivra.

Hôpital où il fera la connaissance de Marie, la mère de la fillette. Une jeune femme qui écrit des livres pour enfants et dont tout l’univers s’écroule. Olivier s’interroge sur l’absence du père. La réponse de Marie claque : il n’y en a pas. Salva promet de retrouver les responsables. Il faut dire que Marie est très belle.

Devant le fiasco du casse la tension monte entre les jeunes. Chacun tente de survivre à sa façon, de reprendre le cours de sa vie. Mais la culpabilité, la colère, le ressentiment, l’incompréhension, la trahison s’expriment. Les erreurs ne peuvent pas toujours s’occulter, s’oublier.

Et soudain les choses s’emballent.

La mort frappe avec une violence incroyable le bijoutier. Un SDF explique à Salva avoir vu un type tout maigre. Sans visage. Un spectre…. Quitter les lieux. Puis le corps d’un vétérinaire est retrouvé. Enfin ce qu’il en reste.

Et si tout cela était lié ?

Tous les responsables, de près ou de loin, de la mort de Valentine semblent être en danger. Un tueur sans pitié les traque. Lorsque la vengeance est lancée rien ne peut l’arrêter. Salva fera pourtant tout pour sauver les quatre jeunes de l’enfer qui les attend….

« Elle se nomme vindicte ; elle n’est pas neutre, et ne vous permet pas de rester neutre. Qui l’aperçoit frissonne du plus mystérieux des frissons . »

Victor Hugo, Les Misérables

Un livre fort. Totalement abouti, cette fois je peux le dire Cédric !

L’auteur nous entraîne dans un récit haletant qu’il est impossible de lâcher. Et l’on vibre d’émotions à chaque page. Avec ce roman, l’auteur nous emporte et nous manipule avec brio. Pour ma part, j’en redemande.

11 réflexions sur “Vindicta de Cédric Sire

Vous avez la parole, laissez un commentaire, ça fait toujours plaisir.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s