Tiens bon l’pinceau y’a des coulures de Cicéron Angledroit

Le livre Les enquêtes de Cicéron  Volume 9Tiens bon l’pinceau y’a des coulures de Cicéron Angledroit. Paru le 28 Septembre 2018  aux éditions Palémon dans la collection Enquête en série.  10€.  (220 pages) ; 18 x 11cm.

4ème de couverture : Quand on n’y connaît rien en barbouille, on ferait mieux de se coller devant une série amerloque à la télé. C’est ce que j’aurais dû faire. C’est ce que je fais de mieux. Alors, quelle idée m’a pris d’aller fourrer mon nez dans ces tubes mal rebouchés ?

Les odeurs de térébenthine ont rendu tout le monde maboul. Momo tombe amoureux d’une vieille aristo qui balade un mini-chien rose, moi je ne fais que des conneries, manipulé par le bout du nez par une minette (ça change, hein?), et René fout des coups de pied dans la fourmilière… et de boutoir dans la bonne de notre suspect number one.

Le commissaire, lui, en perd, momentanément, sa déontologie atavique. Heureusement que, même en congé « attentat », Vaness’ ne perd pas le nord. Si elle n’était pas là, il me faudrait l’inventer, celle-là !

Mais tout se termine bien car, enfin, la Russie reconnaît mon talent. « Nul n’est prophète en son pays » selon Luc et Matthieu. Ils avaient bien raison, ces mecs qui devaient être les René et Momo de Jésus. Enfilez une blouse, on y va !s qui devaient être les René et Momo de Jésus. Enfilez un tablier, on y va !

Extrait : « Personne ne fait rien tout le monde est content de faire semblant d’agir. Triste réalité. On a tellement dilué -que dis-je dilué ?- dissous l’action qu’on gobe tout en imaginant avoir un rôle. Faire du vent et se sentir vivant. Triste époque. Et pis quand on n’a rien à dire, on partage des fakes sans même se rendre compte qu’on passe pour des cons. Mieux vaut exister con que pas exister. » 
L’auteur : Cicéron Angledroit, alias Claude Picq, est né fin 1953 à Ivry sur Seine (94) et a toujours vécu en banlieue parisienne. Il a été poursuivi, péniblement, par les études (faute de les avoir poursuivies lui-même) jusqu’au Bac et est aussitôt entré dans la vie active par la voie bancaire (secteur qu’il quitte avec joie en 2016). Comme tout un chacun il a fondé une famille, puis une autre. Il traverse son temps avec une forte conscience de sa brièveté et s’étonne chaque jour de la vacuité humaine. Les règles, la hiérarchisation de la société, les croyances sont pour lui autant de notions insondables quand il se replace dans cet univers sans fin et ce temps sans limites qui lui servent de décor.
Très tôt il a eu goût pour la lecture. Notamment les romans. Tout y passait, Céline, Dard, Malet et bien d’autres. Et très tôt aussi il a ressenti le besoin d’écrire. Mais ses velléités littéraires ont été longues à aboutir. Un premier roman en 1994 (Les cinq doigts de Dieu) où il règle ses comptes pêle-mêle… Et puis cinq autres depuis (« Sois zen et tue-le », « Nés sous X » et « Fallait pas écraser la vieille », « Riches un jour, morts toujours » et « Qui père gagne ») dans lesquels il utilise l’humour pour exprimer ses quatre vérités sans esprit revanchard (a-t-il une revanche à prendre d’ailleurs ?).

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Dans le monde du polar, il y a Cicéron un auteur atypique car il écrit des polars humoristiques. Je passe sur la référence Frédéric Dard qui a dû être faite au moins cent fois ; ceci dit rien que le titre de chaque roman (c’est son 9ième roman) est un régal !

Pour celui-ci, le dernier en titre et le premier pour moi, le détective un brin décalé mène l’enquête pour retrouver un tableau volé. Il aurait été piqué par un vilain beau -père à sa jeune et gentille belle-fille. Ladite belle fille ayant fait appel à Cicéron pour retrouver ledit tableau. Un Mijo et pas Miro faudrait pas confondre ! Du coup, Momo et René, les potes de Cicé lui viennent en aide. Momo boit du thé en levant le petit doigt et André met une perruque pour entrer chez le beau-père et du coup séduit la bonne. Pour aider Cicéron le commissaire est raccord et lui octroit la jolie Vanessa. Celle-ci ayant pris une balle à ras de son joli bidon doit rester couchée et coucher avec Cicéron c’est ce qu’elle aime faire le mieux ! Le beau-père voleur est volé et la propriétaire est aussi une voleuse et là le Cicéron s’emmêle les pinceaux. Alors quand les russes s’en mêlent faut rectifier le tir !

Cicéron raconte des histoires qui se passent toujours du côté d’Evry et des coins qu’il connaît. On a même droit à des photos du rad, de la rue, du pavillon, du bistrot etc…  dès fois qu’on irait voir si Cicéron n’y est pas…

En conclusion, un moment de lecture détente sans hémoglobine ou sérial killer avec un brin de sexe et des tirades qui vous laissent le sourire aux lèvres en mangeant des langues de chat.

Merci aux éditions Palémon pour l’envoi.

5 réflexions sur “Tiens bon l’pinceau y’a des coulures de Cicéron Angledroit

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