Rencontre avec Louise Mey, Nathalie Hug et Jérôme Camut

Le 24 mai dernier j’ai eu l’immense plaisir d’animer une rencontre d’auteur à la médiathèque de la canopée à Chevry Cossigny.

Le thème de cette table ronde, le thriller.

Aussi  pour cette occasion j’ai pu interviewer des auteurs de grand talent.

Il y avait là, Nathalie Hug, Jérôme Camut, Louise Mey et Les CamHug.

Mais dommage  que pour cette soirée il n’y ait eu que la flingueuse de choc et pas la flingueuse de chic,  ma complice Ophélie n’étant pas là.

Aussi je menais seule les débats

 

 

Super soirée, super intéressant. Belle rencontre avec Louise Mey que je ne connaissais pas. Juste un petit coucou à SMEP l’an dernier

Il n’a nul était question de thriller tu t’en doute, mais de violences faites aux femmes, de réchauffement climatique, de choix de société dans laquelle on veut vivre, de polars engagés, de lanceurs d’alertes….De féminismes…

Et vous pouvez mettre tout cela au pluriel ! lol 😉

On a beaucoup parlé aussi des victimes. Même si il a été question aussi des méchants.

Et puis bien nous avons parlé écriture, construction de leur histoire, de leurs personnages…Et leur façon d’écrire.

2h30 de discutions passionnantes mais avec les camhug je n’en attendais pas moins 🙂

Enfin tu vois la totale, quoi ! 😉

Le seul bémol, moins de public que les fois précédente. Le thèque sans doute moins vendeur

Mais les personnes présente scotchées !

Stéphanie était ravie

Allez je vous livre quelques élément de cette super soirée.

Quelques une de mes question questions, quelques début de réponses. Tout n’a pas été retranscrit, il m’aurai fallu une douzaine d’heure. Mais je vous livre une idée de cette rencontre passionnante.

 


Geneviève : Bonjour, merci à vous d’être ici ce soir pour écouter nos auteurs.

Merci aussi à Stéphanie de nous avoir invité dans le cadre du ce cycle du roman policier.

Après le roman historique et les policiers-écrivains, c’est aux thrillers que nous allons nous intéresser ce soir. Enfin le Thriller, on le verra c’est un sacré raccourci car si les romans de nos auteurs nous font frissonner, ils ne font pas que ça !

Alors

Bonjour Nathalie, bonjour Louise et bonjour Jérôme.

 

Alors si vous le voulez bien avant de commencer je vais vous présenter brièvement.

Les biographies

LOUISE MEY

Louise Mey

 Louise…On ne sait pas grand-chose de toi.

Louise Mey tu es née dans les année 80  en 1983 pour être plus précise, dans une famille où la lecture avait une place importante.

En 2016, Louise Mey écrit un texte sur les règles, repris par l’autrice et humoriste « Klaire fait Grr » qui monte un spectacle, Chattologie.

 

Tu as écris du théâtre. Je crois ?

 

Louise : « Oui du théatre mais aussi des livres jeunesses. Je ne m’interdis aucun vecteur »

Tu es une des figures montantes de la nouvelle vagues du polar français.

Et oui le polar français est actuellement le polar en vogue comme là été il y a une décennie le polar scandinave et nordique.

Alors les CamHug, vous vous êtes les précurceurs du nouveau polar français, avec des auteurs comme Maxime Chattam, Franck Thilliez ou encore Jean-Christophe Grangé.

 

 

 Courte biographie de Jérome

Jérôme Camut, né en 1968 à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), est un écrivain français de science-fiction, de fantastique, de thriller et de romans d’aventure.

Bien que né en région parisienne, Jérôme Camut, benjamin d’une fratrie de deux garçons et d’une fille, grandit à Angoulême. Il y fréquente successivement les écoles, collèges et lycées Saint-Joseph, Saint-André, Saint-Paul et Sainte-Marthe.

Après sa scolarité obligatoire, il rallie Paris pour y poursuivre ses études à l’École supérieure de réalisation audiovisuelle. Son projet à l’époque est de devenir réalisateur. Les deux années d’études se déroulent à merveille. Vient alors le temps du service militaire, passé pour partie en Bretagne aux écoles de Coëtquidan en tant qu’officier de réserve, dont il sort lieutenant.

Jérôme : « J’ai fait une école de réalisateur car je voulais déjà raconté des histoires, mais par le vecteur de la réalisation, il y a énormément de contrainte avant de pouvoir mettre en place votre histoire »

 En 2002 sort son premier roman MALHORNE. Edité au Serpent à Plumes, 2002 – Réédité chez Bragelonne. 2004 , Le Trait d’union des mondes,

  Tu peux nous parler de Malhorme ?

Jérôme : C’est Nathalie qui en parle le mieux…J’adore me raconter des histoires depuis que je suis petit, je déteste travailler avec d’autres gens – j’ai essayé –, et j’avais beaucoup de choses à dire sur un tas de sujets. L’histoire de Malhorne a grandi en moii, conséquence de la perte prématurée de personnes qui m’ étaient proches et d’un tas de questions en suspens sur l’existence de l’âme, etc…

Nathalie : Quand Jérôme s’est senti prêt, il est parti s’isoler dans une maison vide, avec un matelas, une table, son ordinateur, son envie et une bouteille de Jack Daniels – Hemingway n’était pas loin – et il s’y est mis. C’était en 1997. Cinq ans plus tard, « Malhorne » tome 1 était édité au Serpent à plume. Cinq ans d’écriture, de doutes et d’attente et de nombreuses réponses négatives. Comme quoi, il faut toujours s’accrocher.

Malhorne

Tout commence lorsque Franklin Adamov, ethnologue, découvre une statue du XVe siècle au fin fond de l’Amazonie. Elle représente un homme de type européen, assis, armé d’une épée ; sur la garde de l’épée est inscrit le mot « Malhorne » dans l’alphabet romain. C’est impossible…

Chaque époque porte la trace de Malhorne ou de l’une de ses réincarnations. Il n’a jamais manqué un âge mais personne, sauf les siens, n’a pu savoir qui il était. Aujourd’hui, des hommes ont trouvé sa piste et la traque a commencé. Cependant, six milliards d’êtres humains peuplent la Terre : il peut s’agir de n’importe qui, peut-être même de quelqu’un qui ne le sait pas encore.

Deux statues identiques, sur deux continents différents. 2010, la traque commence pour Malhorne, mystérieux et multiforme. Une équipe de scientifiques a retrouvé sa piste et va découvrir sa longue épopée depuis la nuit des temps.

Il faut Plonger dans l’univers dense et captivant de Malhorne, véritable quête initiatique à travers l’Histoire, les cultures et les religions du monde entier.

 

Jérôme : Petit bémol, j’ai détesté le Jack Daniels. Un mythe est tombé.Et j’ai vite compris qu’écrire sous alcool était un talent que je ne possédais pas. Alors je suis  resté sobre. Pas d’écrivain alcoolique, fin du trip de l’artiste maudit.

 

 

Maintenant Nathalie Hug,

Courte biographie

Nathalie Hug, née à Nancy le 13 janvier 1970, tu es écrivain mais aussi scénariste.

Après quinze ans passés dans l’industrie pharmaceutique, où elle exerce plusieurs fonctions, de la formation des réseaux de visiteurs médicaux à la direction régionnale, elle décide de se consacrer à sa première passion, l’écriture, auprès de son mari, Jérôme Camut, l’auteur de Malhorne. Depuis en 2004 elle rencontre Jérôme Camut

Nathalie « Nous nous sommes rencontrés grâce à « Malhorne » justement. J’ai écrit à Jérôme. Il m’a répondu et nous avons beaucoup échangé puis nous nous sommes rencontrés et mis ensemble le 24/11/2004.
J’avais un boulot dans le secteur médical. Je voyageais beaucoup et Jérôme m’accompagnait lors de mes tournées, restant dans la voiture pour écrire ses romans. »

Ensemble ils publient, depuis 2006, des thrillers et des romans d’anticipation. Quand elle écrit seule, Nathalie Hug elle se tourne plutôt vers le roman contemporain ou historique. Son premier ouvrage en solo paraît en 2011.

Nathalie nous confiait : 

« C’est Jérôme qui m’a poussé à écrire. J’écrivais quelques poèmes et des nouvelles mais je pensais manquer d’imagination. Jérôme m’a encouragée et m’a proposé de m’aider. On a commencé par une nouvelle puis finalement un roman. En fait, comme base, Jérôme a ressorti un ancien roman que nous avons retravaillé et réécrit ensemble. Ce roman, c’est « Prédation ».

 

« Il y a Jérôme Camut, il y a Nathalie Hug et il y a l’entité CamHug. Ils ne sont pas deux mais trois. Et c’est de cette troisième entité qui va répondre à mes questions

Tout à commencer un jour de novembre 2004. »

 Dis moi Nathalie comment en passe de l’écriture à 4 mains à l’écriture solo.

« là aussi c’est encore Jérôme qui m’a dit lance-toi  !

 J’avais dans la tête une histoire d’un petit garçon que personne ne voit, non pas qu’il soit invisible, mais ses parents, son père surtout l’ignore totalement. J’en parle à Jérôme, et lui tout de suite il voit l’histoire que l’on peut en faire, un gamin caché dans les mur de la maison. Là je dis non, c’est pas mon histoire ça.»

Jérôme :  » Je ne lui ai pas laissé le choix, il fallait qu’elle se lance seule » 

Nathalie : « voilà comment est né L’enfant-rien »

 

  Alors tes 3 romans : L’Enfant-rien, La Demoiselle des Tic-Tac, 1, rue des Petits-Pas

« Oui c’est ça, un trait d’union dans chacun de mes titres » 

 

Les romans de Louise maintenant si vous le voulez bien ! 

  Louise tu as écris :  

Les Ravagées et Les hordes invisibles

 

Alex, mère célibataire, est flic dans le service des crimes et délits sexuels d’un commissariat parisien. Pourtant noyée dans son quotidien, quelque chose la met en alerte quand une personne victime de deux agressions refuse de porter plainte

 

 

 

 

 

.

Marco et Alex assistent au procès de deux étudiants, d’apparence ordinaire, jugés pour le viol d’une de leurs camarades. Le juge tergiverse sur la question du consentement, évoquant l’alcool et l’attitude supposée de la victime, tandis que les deux enquêteurs vivent une idylle secrète.

 

 

Tu mets en scène dans ses romans policiers les violences faites aux femmes, viol, harcèlement, agression sexuelle.

 Les Ravagé(e)s et Les Hordes invisibles suivent Alex et Marco. Tous les deux travaillent dans une brigade spécialisée dans les crimes et délits sexuels dans le Nord de Paris. Dans Les Ravagé(e)s, ils enquêtent sur le viol de deux Hommes. Dans Les Hordes invisibles, Louise Mey traite du problème du harcèlement en ligne dont sont victimes trois femmes

Louise « Nous ne somme pas là dans du thriller, le thème de cette soirée. Non mes romans policiers sont comme le dis mon éditrice du polar social »

Et entre temps tu as fait paraître Embruns, on y raconte le week-end en famille sur une île bretonne de Béa et Chris Moreau, et de leurs deux grands enfants, Bastien et Marion, qui vire au cauchemar lorsque cette dernière disparaît.

Un week-end sur une petite île bretonne tourne au cauchemar pour Béa, Chris et leurs deux grands enfants, Bastien et Marion. Dès leur arrivée, des incidents inopinés gâchent leurs vacances. Puis Marion disparaît. Béa, Chris et Bastien découvrent à leurs dépens que les jeunes filles ne doivent en aucun cas s’égarer sur cette île.

Louise :  « Oui Embruns c’est autre chose, là je pense que l’on peut parler de Thriller »

 

Alors , Les camhug, vos livres 

 On va dire 2 mots  de La tetralogie la voix des ombres

Avec Prédation, Stigmate, Instinct et Rémanence

Les trois premiers qui ont longtemps formé la trilogie  » Les Voies De L’Ombre »

 

 

Prédation

  • Prédation, tome 1 (2006)

Les Voies De L’Ombre

Un cadavre est découvert dans une friche indistrielle, la main droite déchiquetée. Un homme se tire une balle en pleine tête, dans un centre commercial bondé. Un jeune père, dressé comme un chien, est tourmenté sans relâche au fond d’un cachot sans porte ni fenêtre. Aucune piste, aucun lien, aucun mobile…

Qui sont ces hommes? Pourquoi ont-ils été choisis? Pour quelle mise à mort aberrante?

Prédation entrouvre la porte d’un univers imprévisible et angoissant, étrangement en prise avec les faits divers les plus choquants de notre époque.

 Stigmate

Les Voies De L’Ombre

Les victimes d’un monstre fascinant se lancent sur les traces de prédateur que a dévrasté leur vie.

« J’ai de l’amour pour mes chiens d’attaque. Certains il a fallu des tabasser, d’autres pas. Il n’y a pas de règles. C’est ça l’extraordinaire chimie de la nature humaine. C’est passionnant.

Approche-toi, ami voyeur. Et n’aie pas honte de ton vice. Viens pénétrer le monde d’un artiste du crime

Il est temps que je me présente et que j’offre ma réflexion à la multitude. »

 

Instinct

  • Instinct, tome 3 (2008)

Les Voies de L’Ombre

Et s’il suffisait de 25 tueurs pour plonger la France dans le chaos? Une peute sans visage dressée par un pervers de génie pour frapper leurs cibles avec une perfection terrifiante.

Et s’il suffisait d’un seul homme? Pour que nous nous mettions tous à douter…

Après Prédation et Stigmate, un nouveau thriller de Nathalie Hug et Jérôme Camut, plus dérangeant encore.

 

Un quatrième qui vient compléter et achevé cette trilogie et la faire passer en tétralogie.

Rémanence

  • Rémanence, tome 4 (2011)

Comment grandir quand on a connu l’horreur?

Il y a quinze ans, deux enfants s’échappaient des geôles du plus dangereux des criminel qui disparaissait après avoir mis la France à feu et à sang.

Clara et Louis sont aujourd’hui des adultes mais le vernis de leur existence se fissure. L’emprise de Kurtz a profondément gangréné leur esprit.

Insidieusement, le chaos s’installe. Les voix de l’ombre se font entendre à nouveau.

« Je devrais arrêter de répondre au téléphone. Ce serait plus sage. je devrais mais je n’y arrive pas. Pas même à débrancher la prise. Je prends un Stilnox pour ne pas entendre la sonnerie. Les fantômes, ça ne téléphone pas »

 Nathalie « Au départ, Prédation devait être un roman unique. Mais l’histoire a évolué en cours d’écriture, et notamment la fin. Était-il possible d’abandonner nos personnages comme nous les laissons à la fin de ce roman ? Non, d’où la suite en trilogie car il nous est apparu que nous avions trois étapes clés dans la vie de ce thriller, qui finalement représente trois facettes d’un même univers. »

 

On y rencontre Kurtz et On ne sort pas indemne d’une rencontre avec Kurtz.

Tous ceux qui croisent sa route s’en trouvent irrémédiablement transformés et leur vie brisée à jamais. Mais torturer des innocents ne suffit pas à ce génie machiavélique, qui poursuit en réalité un dessein plus ambitieux et beaucoup plus inquiétant.

 

Jérôme : Se poser la question : et si j’étais un abominable, et si j’avais cette capacité à ne ressentir aucune empathie (pouvoir ou handicap), et si j’avais l’esprit gorgé d’orgueil et d’envie de réussir, de monter au plus haut en ne m’embarrassant pas des conséquences de mes actes ? Que ferais-je, que deviendrais-je ? Kurtz est né de là. 

 

Des one shot

Les éveillés, 3 fois plus loin, les murs de sang , les yeux d’Harry.

Une nouvelle trilogie

W3 :

Le Sourire des Pendus, tome 1 (2013)

Le Mal par le Mal, tome 2 (2015)

Le Calice jusqu’à la Lie, tome 3 (2016)

   

Une nouvelle trilogie W3

 Tome 1 : Lara Mendès enquête sur le marché du sexe et disparaît sur un parking d’autoroute. Eric Moreau, avocat, est sauvagement assassiné avec son épouse, leurs deux fillettes sont enlevées. A Rennes, Sookie Castel, enquêtrice surdouée, s’oppose à sa hiérarchie qui veut classer en suicide trois décès.

Tome 2 : Sous le choc de la découverte du responsable de sa séquestration, la journaliste Lara Mendès décide de se reconstruire loin du site d’info W3 fondé avec ses proches pour dénoncer les dysfonctionnements de la justice. Pendant que Léon Castel, porte-parole du site, poursuit ses actions coups de poing, une vague de meurtres violents cible des officiers de police partout en France. Alors que tout semble mis en oeuvre pour étouffer l’affaire, la Web TV est convaincue de tenir sa nouvelle bombe médiatique. Fragilisée par des tensions internes et de fortes pressions extérieures, l’équipe de W3 se retrouve bientôt plongée en plein chaos.

Tome 3 : Les locaux du site d’information W3 ont été soufflés par une terrible explosion. Les rescapés pensent que c’est un complot d’Etat afin de les faire taire et de mettre un terme à leurs enquêtes. Mais ceux qui ont voulu les détruire cherchent à terminer leur funeste mission. Face à ces événements, l’union de la famille Camhug risque de voler en éclats.

Ilya Kalinine

Un préquel à W3 où l’on retrouve l’un des héros de la série ou plus exactement son méchant.

Nathalie nous expliquer :

« Ilya Kalinine », paru au livre de poche, texte inédit, raconte l’histoire d’un homme en colère, d’un enfant devenu un méchant « magnifique », prêt à tout pour combattre le mal par le mal.

C’est un bon exemple de ce que nous racontions plus haut sur notre façon de travailler les personnages. Dans la série « Les voies de l’ombre », nous avons inventé le personnage de Kurtz, un méchant avec beaucoup d’épaisseur. Le quatrième et dernier volume achevé, il nous fallait en créer un nouveau, différent, très différent de Kurtz. Kalinine est né ainsi. Et comme pour Kurtz, nous voulions tout savoir de lui, alors on s’est raconté sa vie, de sa naissance jusqu’au moment où il apparaît dans le premier volume de W3. Même le méchant de l’histoire doit nous plaire. C’est même en ce qui le concerne que nous devons connaître les ressorts psychologiques le plus en profondeur, comme des psys. Pour les « soigner », on doit les comprendre.

 

« ces 200 pages de roman c’est simplement la bible qui nous sert pour définir leur personnage.

La bible d’Ilya Kalinine est devenue un roman à part entière. C’est important pour nous de donner une vie complète à nos personnages. Ils doivent prendre corps, avoir un passé, un présent mais aussi un futur. C’est comme cela que certains de nos personnages se retrouvent dans certains autres romans. »

Et Jérôme d’ajouter : « Oui pourquoi créer un nouveau personnage, puisque nous en avons déjà inventé un qui se retrouve au bon moment, au bon endroit »

« Ainsi Sookie Castel que l’on rencontre dans W3 se retrouve dans à la DJSI, aussi quand dans Et le mal viendra nous avons eu besoin d’un agent de la DGSI, Sookie s’est imposée à nous. »

Enfin

Un diptyque

Islanova et Le Mal viendra

Polar résolument écologique mais pas que…

Vous nous en dites 2 mots ?

Nathalie : «  J’ai une grande tendresse pour et le mal viendra. C’est pour moi notre roman le plus abouti »

Jérôme : Oui un roman écologique. Quelque part il y est question du réchauffement climatique. On ne peut pas dire que l’on est pas prévenu, pourtant on continu à scier la branche sur laquelle nous sommes assis »

Toute la question est : est-il acceptable d’imposer aux peuples quoi que ce soit par la force des armes ?
À chacun d’y répondre. Mais pour ce qui concerne l’écologie, et plus précisément l’avenir de l’humanité, un jour viendra où il faudra sans doute imposer un cadre, notamment dans nos façons de consommer ici ou ailleurs. Mais ce n’est pas pour demain, pas tant que le modèle de société sera basé sur la liberté de consommer, la liberté de polluer et l’expansion de l’humanité sur les terres jusqu’alors réservées aux espèces sauvages. Nous avons tous une responsabilité devant le naufrage annoncé. Et pourtant, on n’a jamais eu autant de voitures, la concurrence pour des billets d’avion de moins en moins chers n’a jamais été aussi féroce, le tourisme permet à chacun d’aller polluer loin de chez soi, un luxe inouï. Mais les générations à venir auront une bien piètre opinion de nous. Pourquoi croyez-vous que nous avons emprunté à François Villon cette phrase en exergue d’Islanova : « Frères humains, vous qui longtemps après nous vivrez, … »

 Pour en savoir plus vous pouvez lire ICI l’ITW que mon ami Yvan à fait de nos auteurs sur  Et Le mal viendra

Les points communs de nos auteurs

  1. Sujet d’actualité et de société.

  2. Violences faites aux femmes

  3. Radicalité

L’écriture a-t-elle été toujours présente dans votre vie ?  Quel a été le déclic pour vous lancer dans l’écriture d’un roman ?

Nathalie : » J’écrivais déjà des petits romans à l’âge de 11 ans.

J’ai toujours écrit. J’avais 11 ans. Je découpais des photos dans des magazines, que je collais ensuite pour illustrer mon premier livre, un roman d’amour. J’en étais très fière. Je montrais mes textes à tout le monde, mes parents, mes profs… A l’adolescence, j’ai rédigé deux autres « romans. » Le premier, fantastique, racontait l’histoire d’une fille dont les rêves se matérialisent. Le deuxième tournait autour des derniers jours d’un homme atteint d’une tumeur au cerveau, obsédé par la pluie. »

Louise : « J’ai toujours écrit, pas forcément pour que l’on me lise. J’ai eu la chance de naître dans une famille ou le livre et la lecture étaient importantes. Aussi on m’a toujours soutenue et ça n’a choqué personne si j’ai voulu être publiée. »

Quelles sont les choses qui inspirent votre écriture ?

Jérôme : Les choses qui nous font réagir dans notre quotidien.

Nathalie : La vie, l’actualité, le quotidien. On voulait se pencher sur la justice des hommes, l’injustice, les gens broyés par l’application de lois inadaptées, on voulait aussi parler de la violence faite aux femmes. À travers les agressions sexuelles dont elles sont victimes chaque jour, partout dans le monde, mais également à travers les réseaux de traite humaine. Des dizaines de millions de personnes sont prises au piège dans les rouages des mafias du sexe, de la prostitution, de la drogue. 
La lecture du rapport mondial sur l’exploitation sexuelle, publié par la Fondation SCELLES, nous a donné une idée de l’étendue de ce fléau. C’est révoltant, révulsant, à peine croyable, mais c’est ainsi.

 

 Louise : Comment fait-on pour écrire des romans aussi différents avec la même intensité ?

Après les ravagés j’avais envie de changé de registre. D’une envie de faire une coupure après Les Ravagé(e)s, qui m’avait demandé beaucoup de documentation, sur des sujets très durs (les violences faites aux femmes et le viol comme crime systémique). De l’envie de changer de rythme, de registre… de me changer les idées. Bon, j’avoue qu’écrire un thriller sur une gamine qui disparaît, c’est spécial, comme manière de se changer les idées…

-Média Réseaux sociaux : (Cyberharcèlement chez Louise) (W3 et la désinformation)

Pensez-vous que nous somme sous l’influence d’Internet et des news en continue sur nos vies et nos modes de communications ?

Louise : « Je me méfie naturellement des réseaux sociaux, d’ailleurs je ne souhaite pas qu’il y ai de photo de la soirée … »

Nathalie : Nous sommes dans une société du zapping, les chaînes en continues nous abreuvent d’infos mais nous les zappons.

Louise oui un passe d’un sujet à l’autre, très vite, trop d’info tue l’info. Et puis au bout d’un moment les gens veulent passer à autre chose, on l’a vu avec les affaires Me too. Il y a eu Me Too puis Balance ton porc puis l’affaire w

Je ne suis pas sociologue, ni spécialiste des réseaux sociaux, donc je n’ai pas de mise en garde à formuler. À part peut-être aux gens qui veulent légiférer sur le sujet d’arrêter de faire n’importe quoi…
Internet fait partie de nos vies, les réseaux sociaux sont une expression de notre société, et malheureusement, dans notre société, les femmes, les racisé.e.s ou les personnes de la communauté queer, en particulier, doivent déjà « faire attention », tout le temps. Rien que cette formulation est terrible, parce qu’elle implique que ces personnes doivent se faire discrètes, anticiper. 
Attention à ne pas déchaîner la violence. Attention à ne pas s’attirer des ennuis. Comme quand on dit aux filles qui sortent « fais attention ». Je trouve cela terrible car ça renverse la situation. On leur demande de porter la responsabilité des comportements des autres. 
Sur internet, c’est pareil. Quand une femme subit de la violence, des commentaires haineux, il y a souvent une partie des réactions qui consiste à dire « oui mais aussi, qu’est-ce qu’elle avait besoin de… » (Vous pouvez mettre n’importe quoi derrière ce début de phrase. D’aller parler de jeux vidéo. De prendre position sur une polémique. De s’exprimer sur le sexisme. De se maquiller. De ne pas se maquiller. De respirer.)
J’ai vu des femmes que j’apprécie beaucoup être victimes d’une violence ahurissante, et ne recevoir aucune aide. 
Au moment où je relisais les épreuves des Hordes Invisibles, Nadia Daam, une journaliste et chroniqueuse, a été à son tour victime d’une telle vague de violences. Il devait y avoir un procès, il a été reporté à juillet 2018. Ça, c’est important. Un précédent qui poserait le fait que ce que vous faites en ligne a des conséquences réelles, juridiques. Je croise les doigts pour que ce procès ait lieu et qu’on en parle le plus possible. Il y a toute une génération qui se construit en ayant internet  Il y a toute une génération qui se construit en ayant internet au cœur de sa vie quotidienne.

On retrouve un sujet commun dans vos romans respectif. La Violences faites aux femmes ( Dans W3 pour vous Nathalie et Jérôme et dans les ravagés et surtout les hordes…)

 Nathalie : Malheureusement nous ne faisons que montrer des dérèglements de la société.

Louise : Que les femmes, les jeunes filles (et tout le monde !) sachent que ce n’est pas « normal » de se faire traiter de putes ou menacer de viol ou de mort dès qu’elles s’expriment me paraît être un enjeu capital. Parce que les mots sont un élément à part entière du « continuum de violences » que représente le sexisme.

-Des sujets tristement ancrés dans le réel. (Homophobie, racismes, écologie…)

Un récit engagé ?

Louise « comment ne pas  l’être , en tant que femme, je ne peux pas ne pas m’engager pour faire changer les choses

-L’aspect très documenté, voire documentaire 😦 Statistique pour Alexandra chez Louise)

Peut-on parler de roman didactique ?

Jérôme : « Didactique je ne sais pas mais pédagogique c’est certain mais avant tout nous écrivons des histoires dans lesquelles nous donnons à réfléchir à ce qui nous faire réfléchir, ce qui nous questionne. »

Louise : « Éduquer, c’est un peu ambitieux ; mais informer, oui. En tant que lectrice je ne voulais plus reproduire ce schéma toxique d’une femme victime qu’on voit juste au second plan, floue, et qui ne sert que de prétexte. Je voulais que ces victimes anonymes – et en matière de violences sexistes et sexuelles, ce sont pour une écrasante majorité des filles et des femmes – prennent leur importance, qu’elles aient une véritable place. »

-C’est terrifiant de réalisme et le travail de recherche est parfait !

 Dans vos différentes enquêtes, vos héros sont souvent confrontés aux interférences de la politique, là aussi vous dénoncer, vous vous faites lanceur d’alerte ?

Louise : « Mais c’est juste une réalité » 

Juste quelques Stats :

« 61 % à 91 % des personnes prostituées interrogées avaient déjà été physiquement agressées. De 63 % à 76 % avaient déjà été violées dans l’exercice de leur activité »

« 90 % des personnes prostituées en France étaient étrangères, souvent en situation irrégulière) »

« Seuls 10 % des viols faisaient l’objet d’une plainte. »

« 67 % des viols avaient lieu au domicile de la victime ou de l’agresseur ; et 37 % étaient commis par le conjoint. »

« En France, on estimait que près de 230 femmes étaient violées chaque jour, »

 

-Le « statut » de la victime,

Vous prenez souvent le parti de vous placer du côté des victimes.

En quoi cela change votre façon d’écrire ?

Louise : « Oui clairement c’est un parti pris ! Je me place du coté de la victime. Je veux leur donner la parole »

Geneviève : Vous avez un point commun mesdames, vous créer des ambiances lourdes où vos personnages ont une grande place.

Attachez-vous beaucoup d’importance à la psychologie de ceux-ci

Le côté attachant des personnages

Comment travaillez-vous vos personnages ?

Avez-vous des modèles ? Votre entourage, des rencontres… ?

Louise : En tant que lectrice j’aime beaucoup les personnages ; je m’y attache énormément. Alors j’ai essayé de créer des gens qui avaient une réelle existence, une présence… déjà pour que le lecteur puisse s’y repérer. S’ils n’ont pas un minimum de traits saillants, on s’y perd.

Ensuite, parce qu’on suit ces personnages durant un temps assez long ; c’est un gros livre, et l’enquête s’étale en gros sur une année scolaire. Si on doit côtoyer des personnages tout ce temps, autant qu’ils nous intéressent. Après, ils ne sont pas tous sympathiques !

Jérôme : « Je me souviens d’une fois  où je venais d’écrire un chapitre mettant en scène un personnage féminin. Quand il est passé entre les mains de Nathalie, je l’ai entendue éclater de rire. Elle m’a dit : « jamais une femme ne dirait des conneries pareilles ! (si, si, il  lui arrive  d’être grossière). Je me suis drapé dans mon mépris au moins cinq minutes, et puis c’est passé. Mais elle avait raison. C’est d’ailleurs pratique d’être un duo homme-femme, ça permet d’affiner les personnages des deux genres.

Nathalie : Nos Personnage sont comme une grande famille. On ne coupe pas les ponts avec Ilya Kalinine ! C’est lui qui décide s’il vous laisse en paix ou pas.
Vous les reverrez un jour, simples passants dans un prochain roman, ou personnages principaux. Islanova, par exemple, va vous donner l’occasion de retrouver Anne Chassin, la journaliste de W3 et de rencontrer Paul Mendès, le père de Lara, disparu des années plus tôt lors d’un congrès en Espagne. Inattendu, non ? ☺

-Un autre point commun : L’écriture est fluide. L’emploi de chapitres courts. Comment se construisent vos histoires ?

 Louise : La réponse sera peut-être un peu décevante : mon cerveau construit des histoires, me raconte des bouts de dialogues, parfois des pages entières de descriptions. Et à un moment donné, il faut juste que je les écrive, pour que ça arrête de tourner en boucle ! 
On fait tous ça quand on est petits, je crois, d’inventer des histoires. Après, j’ai eu beaucoup de chance, car on m’a toujours encouragée à continuer. C’est un privilège important. On m’a poussée à travailler, aussi ! 
Pour ce qui est du genre, j’avoue que je ne réfléchis pas trop dans ces termes. Embruns, correspond bien aux critères du thriller : le rythme, l’enchaînement des chapitres, le changement d’ambiance à mi-parcours… Mais je m’en suis rendue compte après.

Je sais ce que je veux raconter, je sais où je veux arriver. Au départ, Embruns était prévu pour être le scénario d’une mini-série, donc la structure était claire. 
Mais il y a des scènes, ou des détails sur les personnages, qui surgissent parfois sans prévenir. Ça arrive souvent avec les personnages secondaires. Je crois qu’au fond, je n’aime pas écrire des personnages « prétextes », alors quand des éléments qui permettent de mieux les dessiner arrivent d’eux-mêmes, je laisse venir.

Nathalie : L’idée première d’un roman jaillit du cerveau d’une des deux facettes du Camhug. C’est grosso modo l’unique chose que nous ne partageons pas. ( Le cerveau !) Ensuite, tout est discuté, argumenté à deux, il n’y a pas de compromis entre nous. On n’a jamais contractualisé cet aspect de notre travail, mais le fait est, ça doit tenir à nos personnalités. Pas de compromis concernant une direction que doit prendre l’histoire, ou ce qui va arriver à l’un de nos personnages. Le compromis, ce serait bancal et les lecteurs le verraient. Alors on discute et la meilleure idée (selon nous) l’emporte. Pas d’engueulade non plus, ce n’est pas notre truc. Il y a du respect entre les Camhug. S’il arrive à l’un de dire une énormité, ça fait marrer l’autre !

On travaille l’histoire, les personnages, pendant des semaines, des mois, on fait des recherches, on peaufine tout ça, et puis on dresse le plan des premiers chapitres, une vingtaine, une trentaine, ça dépend de l’histoire et de sa complexité. Et puis JC se lance dans la première écriture, puis le texte passe ensuite entre les mains de NH, qui le réécrit, le déstructure pour le reconstruire, et puis le repasse à JC, qui remet le nez dedans, (et ne reconnaît rien la plupart du temps !) et ainsi de suite. En réalité, nous travaillons comme un seul auteur.

Question plus particulière pour nos CamHug, l’écriture à 4 mains ? ça se passe comment ?

Qui fait quoi ?

Nathalie : « C’est compliqué à expliquer, j’aime dire que Jérôme écrit la trame et que moi je viens tisser entre cette trame. Mais c’est plus complexe que ça »

« Nous avons expliquez notre façon de faire pour Islanava dans les blog d’Yvan et de David, Emotions et C’est Contagieux. Allez voir vous comprendrez mieux comment on procède »

Il y a deux types d’auteurs. Ceux qui écrivent d’un premier jet, c’est Jérôme. Et ceux qui écrivent en épluchures d’oignons, par couches, qui ajoutent, retranchent… C’est moi. Pour nous, tout commence par des tableaux que l’on couvre de notes, de post-it sur lesquels on imagine l’histoire, les biographies des personnages… Nous savons tout d’eux avant de se lancer dans l’écriture : leur passé, leurs désirs, leur façon d’agir, de réagir. Nous finissons par obtenir une sorte de pré-plan de 50 à 100 chapitres. A ce moment, Jérôme part s’enfermer dans sa caverne, casque audio sur les oreilles et capuche sur la tête. Il écrit 150 à 200 pages. Une fois que c’est fini, je prends ce texte et, comment dire, je « vois » la construction comme si je regardais un tableau, une photo panorama. Ce qui va, ou ne va pas. Les personnages à étoffer ou à éliminer. Les problèmes de rythme, de cohérence. Donc, je réécris. Puis, on se fait des réunions avec Jérôme…  On refait un nouveau plan. Par exemple, dans les premières versions duSourire des Pendus (1er tome de la série W3) le personnage de Lara Mendès la journaliste n’était pas du tout au centre de l’action. C’est venu après, avec cette histoire de séquestration dans un blockhaus. Avec Jérôme, on aime bien tout ce qui tourne autour de l’enfermement… C’est notre truc. Donc, on travaille, on retravaille, et on re-retravaille notre manuscrit jusqu’à ce que tout fonctionne. Du moins, de notre point de vue.

Jérôme : « Je me souviens avoir souffert d’une sorte de syndrome d’Atlas quand j’écrivais seul, un poids sur les épaules, lourd. Se lancer dans un nouveau roman ressemblait à la traversée d’un désert, un long tunnel de solitude et d’affrontement de soi. C’est vrai qu’en décrivant l’écriture ainsi, je me demande bien pourquoi je me suis mis à écrire… depuis qu’ensemble nous mélangeons tout, Nathalie et moi, écrire est devenu beaucoup plus simple. Élaborer une histoire complexe seul est vraiment une étape difficile. A deux, les histoires naissent de nos conversations. C’est simple. Si en cours d’écriture nous rencontrons un problème que nous n’avions pas envisagé, il est résolu en peu de temps. Alors que seul, résoudre ce type d’écueil peut prendre des jours, des semaines. Et puis, ce que m’a apporté le mélange de nos écritures, c’est un style différent, plus riche je pense, et qui évolue très rapidement. De ça je suis persuadé. Et j’aime. »

Nathalie  »  Nous sommes différents dans notre façon d’aborder l’écriture, quand l’un de nous préfère les mises en situations ou travailler le premier jet, l’autre adore réécrire, découper, peaufiner les dialogues et ciseler le rythme. Notre écriture est entremêlée, comme nos vies. »

-Vous obligez vos lecteurs à réfléchir ? Peut-on du coup parler encore de Thriller ?

Jérôme  : Islanova, c’est un thriller. C’est aussi un roman militant

-Ne tendez-vous  pas à écrire du roman noir ?

Jérôme : « Le prochain sera un roman noir. Un roman qui pour la première fois sera écrit à la première personne »

 

-Vos romans posent en effet de nombreuses questions éthiques. Est-ce que la fin justifie les moyens ? Une action radicale, globale et violente n’est-elle pas nécessaire ?

Est-ce là des interrogations que vous partagez aussi personnellement.

Ou sont-elles juste là pour les besoins de l’intrigue, de l’histoire, du livre ?

Louise J’essaie d’avoir une réflexion féministe, donc je me pose tout le temps des questions ! Et je n’ai pas tout le temps les réponses… En ce moment j’ai l’impression qu’il y a un retour de bâton contre les femmes, qu’on leur dit : « Vous avez obtenu l’égalité donc ça va maintenant ». Tout ça rend le dialogue difficile. Au départ, je suis contre la violence. Mais quand on se plonge profondément dans tout ce que les statistiques disent de l’inégalité, de la peur, de la violence perpétuelle, je pense que l’on peut être tenté-e-s d’essayer de comprendre une forme de radicalité incarnée par certains personnages des Ravagé(e)s.

Jérôme : la ronde du monde, de notre planète, l’endroit où nous vivons, où nos enfants vivent et vivrons, l’injustice omniprésente, où que nos regards se tournent, c’est ça que nous appelons la politique, ça qui nous passionne et qui est la source de nos romans.

Puisque affirmé que vos romans sont des romans féministes ?

Louise : Oui, c’est même une évidence ! oui, ce sujet me tient à cœur. Tout comme toutes les femmes que je connais ont à un moment eu à subir une forme de violence sexuelle. Mais ce n’est pas normal que j’en sois à trouver « courageux » de se déclarer féministe, d’écrire un article sur la parité ou de chroniquer un film…

Je vous rassure nos auteurs en tous et toutes répondu longuement à toute mes questions.

Malheureusement pour tout savoir il aurait fallu être là !

Mais bon j’espère avoir réussi à vous donner un aperçu de cette  troisième rencontre à la médiathèque de Chevry-Cossigny organisé par notre bibliothécaire Stéphanie Combrisson

  • Et venez rencontre les Camhug à Saint Maur en Poche les 15 et 16 juin prochain.

  • J’aurai la chance de les recevoir sur un plateau avec d’autres auteurs et avec pour coanimateur Jean Edgar Casel.

 

4 réflexions sur “Rencontre avec Louise Mey, Nathalie Hug et Jérôme Camut

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