Un prisonnier modèle de Paul Cleave

Un prisonnier modèle  de Paul Cleave. Traduit de l’anglais (Nouvelle-Zélande) par Fabrice Pointeau. Paru en poche le 1er février 2017 chez le Livre de Poche dans la collection Thriller. 8€90. (645 p.) ; 18 x 11 cm. Publié le 11 février 2016 chez Sonatine. 21€. (567 p.) ; 22 x 14 cm
4e de couv :

Un prisonnier modèle

Tueur en série légendaire, Joe Middleton, surnommé le Boucher de Christchurch, s’est tiré une balle dans la tête. Par malheur, il s’est raté et a atterri à l’hôpital, escorté par une horde de policiers qui se demandent déjà s’ils n’auraient pas mieux fait de l’achever discrètement.

Un an plus tard, Joe est toujours derrière les barreaux d’un quartier de très haute sécurité. Son procès est imminent. Mais pour ceux qui ont eu affaire à lui, seule sa mort rapide est souhaitable. On retrouve dans Un prisonnier modèle tout ce qui a fait la réussite d’Un employé modèle : des scènes violentes qui secouent, un humour férocement noir, une intrigue aux multiples rebondissements. Que les âmes sensibles s’abstiennent… et que les autres plongent avec délices dans ce thriller jubilatoire où notre serial killer préféré devient une cible à son tour.
Du Cleave… pur sang !

 L’auteur : Paul Cleave est né le 10 décembre 1974 à Christchurch, Nouvelle Zélande, en 1974.
Il a travaillé comme prêteur sur gages pendant sept ans avant de se tourner totalement vers l’écriture. Il avait écrit son premier roman à 19 ans, et depuis ses premiers jours à l’école, a toujours voulu être un écrivain.
« Un employé modèle » est son premier roman. Il a connu un succès international retentissant, se classant dès sa parution en tête des meilleures ventes en Allemagne, au Japon, en Nouvelle Zélande et en Australie.
Il publie ensuite « Nécrologie », « Un père idéal », « Un prisonnier modèle », « Ne fais confiance à personne ».

 

Extrait :
Je me souviens que je croyais au Père Noël. Mes parents en faisaient toujours toute une histoire. Je me réveillais le matin et les biscuits avaient disparu, il y avait de la suie au pied de la cheminée, et mon père me disait qu’il avait entendu le Père Noël sur le toit et aperçu une renne. J’étais excité qu’il soit venu, mais déçu de l’avoir raté. La veille de Noël, je faisais tout mon possible pour rester éveillé, mais ce n’était que le lendemain, quand je me réveillais à sept heures du matin avec la lueur du soleil qui filtrait à travers les rideaux, que je m’apercevais que j’avais échoué. Le Père Noël a le don d’entrer dans les maisons furtivement sans que personne remarque sa présence. C’est une chose que nous avons en commun.

Le post-it de Ge

En plein mois d’août 2010 on découvrait un nouvel auteur de polar. Encore une pépite des éditions sonatine. Deux ans et demi plutôt Sonatine débarquait dans le petit monde du polar. Un nouvelle éditeur avec qui nous allions devoir compter. Ce jour là c’est Steve Mosby qui faisait son apparition, puis d’autre nom, je me souvient de Sara Gran et en aout déjà un certain Roger Jon Ellory avec son Seul le silence. Et là deux ans après un auteur néo-zélandais, Paul Cleave. Moi de la nouvelle zélande je ne connaissait que les les All Blacks et les magnifiques paysages de la Terre du Milieu du Seigneur de anneaux. 

Aussi c’est avidement que je dévoré Un employé modèle. J’y faisait la connaissance de Joe Middleton. Je découvrais la ville de Christchurch. Tout de suite j’ai adhéré au style Paul Cleave. Son son histoire originale et son humour noir caustique ont fait le reste.

Aussi, quand 6 ans plus tard, mister Paul a proposé une suite aux aventure de Joe Middleton, je n’ai su résister. Je ne suis à nouveau précipiter sur Un prisonnier modèle. J’avais qu’une seule crainte c’est que ce second opus ressemble trop au premier. Que ce soit un copier coller. Je vous explique, entre temps notre auteur nous avez proposé sur le même modèle, Un père idéal, et là je l’avoue la magie n’a pas opéré, pas autant que pour Un employé modèle.  Heureusement j’avais renoué avec bonheur avec l’auteur avec le diptyque, autour de Théodore Tate, un ancien policier, s’est reconverti en détective privé, qu’il a fait paraître ensuite.

Aussi en entamant, ce cinquième roman de Paul Cleave j’étais plutôt dans de bonnes dispositions. Et là j’ai retrouvé très vite tout les belles sensation de la découverte.

A nouveau ce ton jouissif, ces dialogues parfois loufoques, ce petit coté amoral. Ce coté décaler aussi. Tout n’est vraiment ni tout blanc, ni tout noir chez Paul Cleave. Le nuancier est parfois surprenant.

Il y a de la tendresse chez notre auteur, de la tendresse pour ces personnages. On se surprend à aimé le boucher de Christchurch quand celui-ci devient victime. Je vous l’ai dit ici presque tout est politiquement incorrecte même nos pensée et nos émotions en lisant ce titre.

Et puis il y a aussi les chapitres courts, les rebondissements, la violence et toujours une scène inouïe et inoubliable qui nous font aussi aimé ce roman.

C’est corrosif, ça gratte là où ça fait mal ! Sous couvert d’une comédie noire, Paul Cleave soulève de grands sujets tel que la peine de mort toujours d’actualité en Nouvelle Zélande. Le rapport que nous entretenons avec le mal, les limites du bien et du mal. Il y est aussi question de résistance, de pardon, de notre rapport à la mort…

Oui décidément maintenant que j’y repense, quelques années après avoir lu ce titre, il est encore bien présent en moi. Et ça c’est plutôt bon signe, signe d’un excellent polar.

Alors n’hésitez pas et même si vous n’avez pas lu le premier, vous pouvez vous ruer sur celui-ci et le lire sans souci.

Une dernière info, qui n’a rien avoir avec ce titre quoique…

Paul Cleave sera  Saint Maur en Poche les 15 et 16 juin prochain. Et j’aurai la chance de co-animer un plateau où il sera présent.

Alors à très vite

 

 

6 réflexions sur “Un prisonnier modèle de Paul Cleave

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