La GAV : @Jean Luc Bizien sous le feu des flingueuses, 4ème audition. 4/4

La GAV : @Jean Luc Bizien sous le feu des flingueuses, 4ème audition. 4/4

Fin de la Garde à vue de monsieur

Jean Luc Bizien

4e et dernier interrogatoire par Miss Aline et Mamie Danièle

 

Avec de nombreuses Flingueuses derrière la vitre teintée


La GAV, Garde à vue d’un auteur par Collectif polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelques sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échange en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live. ( enfin presque juste en léger différé).

Nous allons vous proposer la retranscription de ces 4 interrogatoires sur 2 jours, 1 en matinée et un le soir entre ce matin et demain  après-midi

Allez place à la GAV de Jean Luc Bizien

 




16h 48

Dany : Jean-Luc,  nous sommes de retour, dès que tu seras OK 

Je voudrais revenir sur le travail de création et la part nécessaire ou pas de la documentation.

Jean-Luc : J’aimerais pouvoir dire que la documentation est superflue… mais c’est hélas l’une des plus importantes composantes de mon travail.
Même en fantasy – genre dans lequel on pourrait se croire davantage libre –, il me faut me documenter sur les armes, les armures…
À force d’accumuler de la documentation, j’ai d’ailleurs commis des albums quasi encyclopédiques chez Casterman, magnifiquement illustrés par Caroline Picard, sur les Elfes et les dragons. j’y passe en revue les légendes, les sources historiques, les différentes époques et l’évolution des divers mythes à travers le temps. ce travail aurait été impossible sans documentation au fil des ans.

Pour en revenir aux thrillers, la documentation est essentielle. Mieux que cela : elle est une source de créativité illimitée.
Il m’aura fallu deux ans pour apprendre ce qu’était Paris au 19ème siècle, et pour étudier la psychiatrie balbutiante de l’époque. Ce moment incroyable où on a jeté les bases de la psychiatrie moderne, où les aliénés (du mot anglais « alien ») ont enfin été considérés comme des malades que l’on ne comprenait pas, plutôt que comme des monstres qu’il fallait enfermer.
Je me suis même documenté sur les premiers asiles, sur leur architecture, sur leurs règles…
Et ce n’est qu’à ce prix que j’ai pu me lancer dans la série La Cour des miracles, pour 10-18.

Idem pour la trilogie des ténèbres : j’ai passé des semaines sur Internet, à la recherche de toutes les sources d’information sur la Corée du Nord (à l’époque, on disposait de peu de choses en librairie). J’ai d’ailleurs fait une erreur de débutant – mea maxima culpa ! – en omettant de préciser, à la fin de L’Évangile des ténèbres, que TOUT était VRAI.
Même l’explication finale – la raison pour laquelle le Chasseur mène sa vendetta –, m’est apparue dans un entrefilet du journal. Je n’ai donc rien inventé, à part les personnages qui permettaient de servir mon propos et d’emmener le lecteur à la découverte de ce territoire hostile.
Plus récemment, c’est en découvrant la frontière de métal entre les USA et le Mexique que j’ai effectué des recherches sur Juarez. C’était proprement stupéfiant. J’avais de quoi écrire plusieurs tomes, il a fallu faire des choix.
À mesure que les images s’accumulaient, les pièces du puzzle trouvaient leur place. Et Crotales a été un véritable bonheur à écrire.
Je crois, sincèrement, que l’imagination n’existe pas : un auteur se contente de regarder autour de lui, d’étudier le monde qui nous entoure, d’en sentir les vibrations. Il se comporte comme une éponge et il lui suffit, quand le moment est venu, de mélanger les influences, les images, les informations puis de les remettre en forme, selon son envie, sa sensibilité.
Nous sommes comme les musiciens : nous disposons d’un nombre restreint de notes et nous pouvons créer à partir de ce matériau inestimable un nombre infini d’histoires.

Dany : Est-ce que parfois tu dois faire appel à des « experts » ? Si oui quel est leur accueil ?

Jean-Luc : Cela m’arrive régulièrement. Fort heureusement, l’accueil est toujours bienveillant – un spécialiste, en règle générale, est heureux de partager son savoir et de rencontrer quelqu’un qui éprouve un véritable intérêt, voire une passion pour son domaine de compétence. La passion rapproche les gens, elle est communicative.
La Cour des miracles a paru dans la collection « Grands détectives ». Les éditions 10-18 font appel à des correcteurs spécialistes de chaque période, qui relisent de manière extrêmement critique. Leur travail méticuleux permet que les livres soient publiés sans aucune erreur technique et/ou historique. C’est parfois usant pour l’auteur, parce que lesdits correcteurs pinaillent en permanence, jusqu’au titre – il a fallu batailler pour que le tome 3 s’intitule Vienne la nuit, parce que le poème dont est tiré cette citation a été écrit en 1913, soit 22 ans après l’action du livre. Des heures de négociation, pour expliquer que ce n’était pas Le pont Mirabeau que je citais, que chacun aurait bien compris, que ça n’était qu’un clin d’œil au courant de la psychiatrie concerné et à Paris…
On a au moins échappé à une note du correcteur !

Plus récemment, j’ai travaillé à mon premier roman policier, dont l’action se déroule en France de nos jours. J’étais pétrifié à l’idée de faire des erreurs de procédure. Fort heureusement, j’ai bénéficié de la relecture attentive et des conseils d’un policier. Sans sa générosité et sa disponibilité, le bouquin serait toujours dans un dossier de mon disque dur…
Je rêve de rencontrer des légistes. Pas pour assister à une autopsie, mais parce que j’ai des tas de questions à leur poser.

On ne parle bien que des choses que l’on a approchées au plus près – sans forcément les expérimenter (sinon, la plupart des auteurs de thrillers seraient des tueurs en série, des junkies… ou les deux).
… et j’aurais un élevage de dragons.
D’ailleurs, à bien y songer…

Miss Aline : Parlant corrections… quel est ou quels sont votre/vos premiers lecteurs ?

Jean-Luc : Je suis mon premier lecteur. Comme je l’ai expliqué, j’écris vite, d’une traite… et puis je laisse reposer le manuscrit pour ne le reprendre que quelques jours plus tard.
De la sorte, j’aborde le texte comme s’il avait été écrit par quelqu’un d’autre.
Je le reprends donc, je le corrige, je ponce, je râpe, je consolide, je restructure.
Quand le résultat me paraît lisible, je l’envoie à l’éditeur. C’est lui, le seul et véritable lecteur critique.
Quand on travaille avec un éditeur, mieux vaut ne pas multiplier les lectures : faire appel à des « bêta-lecteurs » serait contreproductifs, car :
• S’ils ont le même avis que l’éditeur, on fait faire deux fois le boulot pour le même résultat.
• S’ils ont un avis différent, on va effectuer des modifications… qui seront refusées par l’éditeur, qui garde la main au final.
Il m’arrive cependant de donner un manuscrit à lire à des lecteurs de confiance, pour avis. Le plus souvent, ce sont aussi des auteurs, dont j’admire le travail. Leurs retours sont précieux, car ils réfléchissent en termes d’édition, de structure et ne se laissent pas abuser par tous les petits « trucs d’auteur ».

Tant qu’à subir une opération qui peut être traumatisante, autant faire appel à un chirurgien reconnu. Un spécialiste qu’on ne pourra pas abuser !

Miss Aline : Et le lecteur lambda, vous tenez compte de ses avis ? Vous me direz le livre étant écrit ! Toutefois pour vos futurs écrits, vous gardez en tête un petit quelques choses de son ressenti ?

Jean-Luc : Bien sûr, même s’il n’y a pas de « lecteur lambda ».
Il y a LES lecteurs… et chacun d’entre eux a sa propre lecture, sa propre vision de l’histoire et des personnages. Il y a, une fois le texte paru, autant de livres DIFFÉRENTS que de lecteurs. Chaque lecteur s’empare du livre au point qu’il lui appartient – j’en veux pour preuve les interminables discussions dès qu’un roman est porté à l’écran, parce que chacun se sent trahi d’une manière ou d’une autre.
C’est à chaque fois le même schéma : j’ai achevé un livre et j’ai tenté de décrire ce que j’avais en tête… mais je suis certain que cela n’aura jamais rien à voir avec le « cinéma immobile » que chaque lecteur de ce texte se sera fait.
Maintenant, contrairement à certains auteurs, je n’adopte pas la posture du « je n’écris pas pour être lu », ou « je construis une œuvre ».
Foutaise ! Si on n’écrit pas pour être lu, on garde son texte dans un ordinateur, bien au chaud dans un dossier et on évite de faire chier la terre entière en faisant tuer des arbres !
Tant qu’à publier, je rêve au contraire de toucher un maximum de lecteurs. C’est un sentiment fabuleux, lors d’un salon du livre, d’entendre les retours des lecteurs. Tel passage a plu, ou a été détesté. Les raisons sont divergentes et toujours surprenantes. Heureusement, d’ailleurs : si on savait ce qui plaît, si on trouvait la fameuse martingale du livre, on n’aurait plus qu’un seul texte sur le marché, avec un auteur unique, mettant tout le monde d’accord.

Bien entendu, encore une fois, on trouve autant d’avis que de lecteurs…
Mais ces avis me sont nécessaires.
Je les écoute tous attentivement – ce qui ne signifie pas pour autant que j’en tiens toujours compte (le cas échéant, je cesserais d’être romancier pour devenir écrivain public).
Toutefois, les échanges avec les lecteurs permettent d’en apprendre davantage sur mon travail.
C’est un métier curieux, qui se pratique à l’isolement, comme dans une cellule.
Quand le livre paraît, on n’a aucune idée précise de son parcours.
Certes, il y a des chiffres de vente, mais je ne leur ai jamais accordé d’importance qualitative.
Je serai plutôt du genre paranoïaque : quand on m’annonce 10 000 exemplaires vendus, rien ne m’empêche de penser qu’il y a peut-être 9 999 lecteurs déçus…
En ce sens, les échanges avec les lecteurs – positifs ou négatifs –, sont révélateurs.
C’est pourquoi je leur accorde de l’importance.
Si je les jugeais inintéressants, je ne me déplacerais pas dans les salons.
Je resterais enfermé chez moi.

Miss Aline : L’écriture d’un thriller à quatre mains vous en pensez quoi ?

Jean-Luc : J’en rêve !
J’ai des projets avec des amis auteurs, mais il faut accorder nos agendas, trouver le temps pour cette collaboration.
J’envie ceux qui ont cette chance inouïe de pratiquer le même métier… tout en échappant à la solitude forcenée qui en découle.
Je crois aussi qu’une écriture à quatre mains, parce qu’elle confronte des points de vue, permet de lever des doutes, d’enrichir le résultat final. La collaboration offre l’opportunité d’aller toujours un peu loin – tant qu’on prend garde à ne pas verser dans la routine.
(Mais non, vous n’aurez pas les noms d’éventuels collaborateurs !)

Miss Aline : (mais non nous n’avons pas l’intention de poser la question, on veut garder la surprise de la découverte !)

Jean-Luc : 😉

Dany : Cependant il se peut que nous ayons les moyens de te faire parler …

Eppy : 😆

Jean-Luc : Ou pas. (J’ai sale caractère.)C’est probablement la raison pour laquelle je survis dans l’Édition depuis un quart de siècle, sans me faire bouffer par les squales qui pullulent dans ce joli milieu.

Dany : Écrire, créer une BD c’est déjà une aventure à 4 mains ?

Jean-Luc : Écrire un album – cela m’est arrivé plus de 70 fois, par le passé – c’est effectivement une collaboration… mais pas une écriture à quatre mains.
Un album jeunesse, un livre-jeux, une BD sont le produit de la rencontre de deux talents différents, complémentaires : on confronte deux visions différentes d’une même histoire, deux techniques qui sont sœurs, mais pas jumelles.
Le fait d’avoir pratiqué le dessin pendant des années m’a surement facilité le travail et m’a permis de poser les limites de mes exigences – je savais intuitivement ce que je pouvais demander, ou pas, à chaque illustrateur – mais je savais qu’à l’arrivée ce serait surtout le dessin qui parlerait.
Je me retrouvais dans la position du scénariste de cinéma, ou du compositeur. On oublie toujours son nom, pour ne retenir que celui des interprètes.
C’est une grande leçon d’humilité : il faut savoir s’efface devant l’illustrateur, qui prend le pouvoir au final. On n’est pas là pour briller, seul le résultat compte.
L’écriture est nécessaire, au départ, mais c’est le dessin qui importe au final.
J’en ai conservé de merveilleux souvenirs.
Certes, avec ces collaborations, on échappe à l’isolement, à la solitude…
Mais c’est définitivement une entreprise très différente de l’écriture à quatre mains.

Dany : Outre sa fonction conteur d’histoire, l’auteur à ton avis doit-il être aussi « un lanceur d’alerte », un « passeur de messages ». Y a-t-il des causes qui te tiennent particulièrement à cœur et que tu voudrais partager avec tes lecteurs ?

Jean-Luc : C’est le cœur du métier des auteurs de thrillers que de faire réfléchir les lecteurs.
Je pense qu’une histoire sans fond n’a aucun intérêt. Si on ne vise qu’un récit récréatif, léger, pour distraire son auditoire, autant se consacrer à la scénarisation et au spectacle (les TV en sont friandes).
En revanche, si on se consacre à l’écriture, il faut avoir envie de faire voyager ses lecteurs, de leur transmettre des valeurs – avec le risque qu’ils ne les partagent pas.
Avec toutefois des limites : ne jamais se laisser aller au didactique, au moralisateur. C’est une question de dosage. Ce serait faire montre d’un ego surdimensionné que de penser que son avis prévaut sur celui du lecteur.
Proposer un texte suintant de références et de chiffres, pour prouver qu’on possède un sujet sur le bout des doigts ou pour appuyer son propos, c’est proprement insupportable.
J’essaye modestement de glisser ici ou là non pas « des messages », mais des pistes de réflexion.
Pour en revenir au salon et aux échanges avec les lecteurs, c’est aussi l’occasion de vérifier que j’ai atteint mes objectifs. Sous couvert de récit policiers, rythmés et efficaces, je passe des idées, je les soumets à réflexion.
Quand les lecteurs me disent qu’ils ont passé un bon moment, j’ai fait le minimum syndical.
Quand ils viennent me parler du véritable sujet du livre, ou bien qu’ils m’avouent avoir effectué des recherches après avoir refermé le roman, je sais avoir fait mon travail.
Mon vrai travail.

Par exemple, en écrivant les Veilleurs et en sachant qu’il serait lu par des grands ados, j’ai parlé, au détour des pages, d’homosexualité, de choix de vie, de différences. Je suis persuadé que si j’avais écrit un texte sur la peur des migrants, sur la montée de l’intolérance, j’aurais fait fuir les lecteurs en nombre. Sous couvert d’un thriller fantastique, dans un Paris envahi par les monstres, j’aborde les mêmes thématiques – autant de questions qui me sont chères, parce qu’elles me posent problème –, mais je ne plombe pas le propos pour autant.
Je ne suis pas là pour leur dire quoi penser. je mets en scène des personnages humains, comme vous, comme moi… et je fais confiance au lecteur pour les accepter, pour les considérer.
Et pour réfléchir à la vie, au final.
C’est pour cela que j’écris.
J’aime partager mes doutes, mes certitudes.
Mais je prends garde de ne jamais les imposer.

Eppy : 👍

Jean-Luc : La littérature n’est rien d’autre que cela, au final : une invitation à réfléchir à l’existence. À notre place dans l’humanité.
Ça peut paraître pompeux, mais c’est ce que je crois sincèrement.
Le travail de l’écrivain, c’est de rendre tout cela abordable par le plus grand nombre.
D’inviter les lecteurs à fournir ce formidable effort qu’est la lecture, tout en leur faisant oublier qu’ils le font. Si le plaisir est au rendez-vous, alors tout est possible.

Eppy : 👍

Dany : Merci pour cette conclusion, Jean-Luc nous arrivons au terme de ton épreuve, plusieurs heures que tu nous a consacrées depuis lundi … Nous allons te laisser te soigner pour te permettre de prendre ton avion sans sinusite … Pour ma part je te remercie de t’être livré aussi sincèrement (du moins il me semble que c’était sincère 😉😇), de nous avoir accordé ta confiance  et te dis …………..à samedi !
Notre Cheffe doit nous rejoindre pour te signifier la probable fin de ta Garde à Vue.

Jean-Luc : On peut me reprocher beaucoup de choses, dans la vie… mais l’absence de sincérité n’en fait pas partie.
Je suis trop vieux pour faire semblant. 🙂

Eppy : 👍

Jean-Luc : Merci à vous, c’était une expérience passionnante, que j’ai eu beaucoup de plaisir à mener en votre compagnie.
Bonne soirée à toutes et tous.
Et à samedi pour ceux, que je retrouve à Fargues !

Eppy : 😍

Miss Aline : Merci pour cet échange fort intéressant Jean-Luc. Une dernière petite chose : à l’occasion je veux bien un petit de ta première portée de Dragons et je le veux bleu-vert !

Jean-Luc : Ahaha ! On va voir ce que l’on peut faire. 🙂

Miss Aline : Bon salon et belle rencontre avec tes lecteurs et quelques flingueuses😉

Jean-Luc : Merci !
Au plaisir de tous vous croiser, sur FB ou IRL !
(Parce que la vraie vie, c’est bien aussi – on a tendance à l’oublier.)

Eppy et Miss Aline👍

Nick : La vraie vie est encore le seul endroit où on peut manger un burger correct.

Jean- Luc : 👍

Geneviève : Et bien Messieurs Dames, vous l’avez bien mérité ce burger correct. Merci à vous tous et toutes pour cette magnifique  GAV .

Notre prévenu après toutes ces révélations est enfin libre.

Merci à notre auteur pour sa disponibilité et aux flingueuses pour ce beau travail.

Que chacun reprenne ses opérations en cours

19h00

Jean Luc je mets fin officiellement  à ta Garde à Vue. 

 Et, si on veut en savoir encore un peu plus…On peut te retrouver ICI tu étais notre auteur à l’honneur le mois dernier

 Il y a aussi la possibilité de t’écouter ici et

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