Papote d’auteur, Line Dubief était avec Maud et Fanny

Papote d’auteur, Line Dubief était avec Maud et Fanny

ITW de Line Dubief par deux flingueuses

Maud : Bonsoir, merci Line d’avoir accepté cette interview

Fanny : Bonsoir Merci beaucoup pour cette ITW

Line : Bonjour à toutes, c’est avec plaisir

Maud : Nous aimerions savoir ce que vous faites dans la vie et comment vous est venue l’envie d’écrire?

Line : Bonjour à toutes les deux et merci pour cette interview. Je suis ingénieure d’étude à l’université de Franche-Comté où je travaille à temps plein. Je passe le reste de mon temps à courir après le temps pour écrire. C’est la naissance de mon premier petit fils qui m’a incité à écrire. J’ai voulu lui raconter une petite histoire, une petite fable. Cette histoire est restée dans la sphère familiale, mais j’ai trouvé énormément de plaisir à cet exercice d’écriture. Alors, j’ai voulu écrire quelque chose de plus conséquent et je me suis lancé dans l’écriture de mon premier polar. En fait, je suis une toute jeune auteure !

Fanny : Bonjour et merci à vous du temps que vous nous accordez Vous dites avoir d’abord écrit pour votre petit fils, j’imagine que les histoires n’étaient pas forcément de polar au sens strict. Comment l’idée du polar vous est venue justement ? S’agit-il du genre que vous préférez en tant que lectrice ?

Line : Non, heureusement que je ne lui ai pas écrit un polar pour son arrivée sur cette terre… Il s’agissait plutôt de lui souhaiter la bienvenue… Si ensuite, je me suis lancée dans l’écriture de polars, c’est d’abord parce que j’en lis beaucoup. J’ai, sans aucun doute, était inspirée par mes lectures. Mais, aussi parce que le polar permet de piocher dans les bas-fonds de la société humaine, et autant dire qu’il y a matière, c’est source d’inspiration inépuisable… En même temps paradoxalement cela permet de faire ressortir la lumière. Le bien et le mal.

Fanny : Pourquoi avoir choisi l’île d’Oléron comme terrain de jeu ? Ce cadre idyllique est inédit pour ce type d’histoire si sombre, une raison particulière vous y a poussé ?

Line : J’ai passé une bonne partie de mes vacances d’enfance sur l’île d’Oléron. Mes grands-parents avaient acheté un terrain sur lequel nous nous retrouvions mes cousins cousines, mes tantes et oncles. Nous y avons passé de très bons moments. J’y retourne encore régulièrement. Cet endroit est chargé de souvenirs agréables. J’adore sa luminosité et le côté sauvage qui a su être préservé dans beaucoup d’endroits de l’île. J’ai voulu l’utiliser ces ingrédients dans mon premier roman. Sans compter, que les îles apportent toujours une part de mystère supplémentaire. Sans doute parce que l’on y vit un peu à l’écart du monde, dans un milieu fermé, parfois même un peu replié sur soi. On est « hors du temps », comme le rappelle Fanny dans sa chronique. Dans une sorte de huis clos. Il me semble que les îles se prêtent parfaitement au polar. Alors, il m’a paru évident d’écrire mon premier roman avec Oléron en toile de fond. J’irai même plus loin : dans mon roman, l’île est un personnage à part entière.

Fanny : En effet, je suis d’accord et j’ai vraiment ressenti cela : l’île est un personnage de votre roman. Connaissant assez bien cette île moi aussi, j’ai en effectivement aimé retrouvé cette atmosphère si particulière que l’on ne ressent que sur une île Vous le dites il s’agit là de votre premier roman, je voudrais savoir quel a été l’élément déclencheur qui vous a amené à vous dire : allez cette fois ci je me lance ? Je suis curieuse de connaître ce petit déclic …

Maud : Et ensuite connaître vos projets à venir

Line : Je vous remercie. Comme je l’ai dit précédemment, l’élément déclencheur c’est la naissance de mon premier petit fils. J’ai vraiment eu besoin de lui écrire et depuis l’écriture ne m’a pas lâchée. Ecrire mon premier roman, c’était pour moi l’occasion de m’investir dans un projet personnel d’envergure. J’ai toujours beaucoup lu. J’ai commencé à lire des polars assez tard finalement mais lorsque je me suis lancée dans l’écriture de mon premier roman, ce fut une évidence que d’écrire un policier.

Maud : En tout cas un très bon premier roman. D’autres projets d’écriture?

Line : Merci beaucoup. Mon deuxième roman sort ce mois -ci, fin juin. Il s’agit, cette fois encore, d’un roman policier. Nous y retrouverons le commissaire Eustache contraint, pour des raisons personnelles, de muter sur Besançon. Il sera chargé d’enquêter sur une série de viols dans la cité bisontine. Et là, je travaille sur mon troisième roman.

Maud : Excellentes nouvelles que de belles heures de lecture à venir! Bravo

Ravie de retrouver ce personnage. Comment est-il né?

Line : Merci, Maud. A tout bien y réfléchir, il semble que mon personnage principal, le commissaire Eustache soit un « assemblage »… comme pour le vin ! Un « assemblage » de personnes de mon entourage avec leurs petits travers. Eustache est quelqu’un d’entier, qui vit dans son époque et qui aime les bonnes choses de la vie. Je ne voulais pas que mon personnage principal soit antipathique, ni alcoolique, ni dépressif, ni sordide.

Maud : J’ai beaucoup aimé ce personnage qui est à la fois emplit de finesse et de rentre dedans. De même le rapprochement gendarmerie-police

Fanny : Avez-vous des auteurs qui vous ont particulièrement inspirés ou du moins donnés envie d’écrire ? Quel genre de lectrice êtes-vous ?

Line : Je n’ai pas véritablement de genre littéraire de prédilection. J’ai commencé par lire les romans classiques. Ce n’est que depuis plusieurs années, que je lis des romans policiers. Je suis assez classique dans mes lectures, finalement, même de polars : j’admire le talent de Simenon, capable d’enchaîner les histoires avec son Maigret toujours patient, toujours compatissant mais jamais tendre. Ou d’une Agatha Christie, reine du crime et mère d’Hercule Poirot et miss Marple. Ils ont, sans doute, influencé mon écriture par ce qu’ils ont en commun de laisser le temps prendre son temps. Et ça, ça me plait bien. J’admire aussi Fred Vargas, qui manipule ses personnages avec subtilité dans des intrigues originales et laissent la part belle à la poésie. Et, comment ne pas passer, aujourd’hui, à côté de Franck Thilliez, Bernard Minier ou Grange qui sont les incontournables du moment. J’ai beaucoup aimé Joel Dicker. Son roman « La vérité sur l’affaire Harry Quebert » a été, pour moi, un véritable déclic. J’ai eu l’impression qu’il me donnait le mode d’emploi pour écrire un roman!!! J’avoue apprécier, aussi, les auteurs nordiques Camilla Lackberg , Arlnaldur Idridason, Henning Mankell… En fait, quelle chance nous avons d’aimer lire, de ne jamais être rassasier et d’avoir un choix inépuisable de lectures qui nous attendent.

Maud : Les sources de lectures sont en effet inépuisables

Line : Oui, en effet

Fanny : J’aurais une dernière question : avez-vous des rituels d’écriture ? Avez-vous besoin de vous isoler pour écrire ?

Line : Non, je n’ai pas vraiment de rituel. J’ai cependant besoin de savoir que j ‘ai du temps devant moi. Alors, en travaillant à temps plein, ce n’est pas toujours facile. J’attends donc les vacances… Je peux cependant consacrer des weekends à des relectures. Je n’ai pas véritablement besoin de m’isoler, non plus. Il faut juste que je sois certaine de ne pas être dérangée. Il m’est arrivé d’écrire dans des cafés. Le brouhaha ambiant ne me dérange pas. Je crois même que j’aime bien.

Fanny : Je vous remercie pour cet échange. Je laisse à Maud le soin de conclure cette ITW. Au plaisir de vous rencontrer un jour sur un salon avec votre prochain roman je l’espère.

Line : Merci beaucoup Fanny, au plaisir de vous rencontrer.

Maud : Merci Line d’avoir accepté d’échanger avec nous sur votre livre et de vous être rendue disponible pour nous confier vos ressentis et impressions. Tout comme @Fanny je serai très heureuse de vous rencontrer lors d’un salon. Belle journée à vous 2

Line : Je vous remercier sincèrement toutes les deux pour le travail que vous faites. Vos retours de lectures sont très importants pour les auteurs. D’abord, il faut bien le dire, « ça fait chaud au cœur », mais surtout ils encouragent à continuer. Comme chacun le sait, ce n’est pas les droits d’auteurs qui nous motivent. Et pour cause!!! Vivre de son écriture est réservé à un nombre vraiment restreint d’auteurs. Les raisons qui poussent à écrire sont multiples et d’un autre ordre. Mais, l’écriture demande du temps, elle accapare. Alors, vos chroniques sont des étincelles qui nous remettent sur les rails quand l’idée nous passe par la tête de baisser les stylos ou de fermer les claviers. » Mais pourquoi, je fais ça ! » Alors merci pour vos encouragements. J’espère avoir l’occasion de vous rencontrer lors d’un salon. Bien à vous et belle journée

Merci pour cet interview

Fanny : Merci à vous du temps accordé et d’avoir joué le jeu de ce petit entretien. Pour nous passionnés de littérature noire, c’est toujours un immense plaisir de pouvoir un peu rentrer dans la tête des auteurs dont nous avons aimé le travail et de leur faire partager nos ressentis de lecture. Belle fin de week-end à vous

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