Papote d’auteur, Miss Aline était avec Ben Choquet

Papote d’auteur, Miss Aline était avec Ben Choquet

ITW Ben Choquet autour de Vengeances et Mat

Miss Aline : Bonsoir Ben et merci d’avoir accepté cette interview. Peux-tu en quelques phrases, te présenter aux lecteurs ?

Ben Choquet : Je m’appelle Ben, j’approche dangereusement de la quarantaine avec néanmoins un sursis de 2 ans. Je vis avec une femme exceptionnelle et deux ados dont la crise est bien moins importante que la joie qu’ils m’apportent. Je suis diplômé de l’université Mons Hainaut en Sciences de gestion avec un master en sport business management obtenue à la Solvay Business School (Bac + 5 pour les français  et les anciens qui comme moi ne comprennent plus rien au système des Ecoles Supérieures). Je bosse comme responsable communication/porte parole dans une entreprise publique belge et je viens, bien entendu, de Charleroi.

Miss Aline : Comment et pourquoi es-tu venu à l’écriture ?

Ben Choquet : Sortez les mouchoirs… à cause du décès d’une cousine en 2001 dans un accident d’avion. Fort proche de cette dernière, cela m’a valu pas mal d’insomnies et comme un enfant, je me suis créé une histoire, le soir avant de dormir et espérer y croiser Morphée. C’est de à que vient l’inspiration de bas de Vengeances et Mat. Au début, j’ai plus écrit quelques textes dont un a été mis en musique par un ami et puis un jour, un autre déclic m’a donné l’envie d’écrire un roman que je mijotais depuis bientôt 15 ans. Mais à la base rien ne me prédestinait à cela puisqu’à l’école, je confiais l’écriture de mes rédactions à ma maman.

Miss Aline : As-tu des rituels d’écriture : lieu, musique, horaires… ?

Ben Choquet : Absolument aucun. C’est plutôt quand l’inspiration vient et bien évidemment c’est quand je me couche et que je ferme les yeux qu’elle arrive. Parfois, je me relève pour écrire, d’autres fois, je prends juste des notes sur mon tel.

Miss Aline : Pourquoi un quatre mains pour Vengeances et Mat ?

Ben Choquet : Comme je le disais, l’idée était présente depuis longtemps mais il me fallait un incitant qui est venu quand Thomas Dansor nous a annoncé qu’il avait signé un contrat d’édition pour son premier ouvrage. Il m’a accompagné dans l’écriture, coaché, écrit certaines parties et mis sur les rails. De plus, j’estime qu’il y en a plus dans deux têtes que dans une. C’est d’ailleurs pourquoi, pour la suite de  Vengeances et Mat, intitulée La vie a une fin, la vengeance pas, j’ai travaillé avec un autre ami qui avait comme rôle celui de l’avocat du diable.

Miss Aline : Quel personnage te ressemble le plus dans Vengeances et Mat ?

Ben Choquet : Sans aucun doute Claire ! Il faut savoir que Claire a été imaginée avec mon caractère et Aaron avec les traits de ma moitié, ma compagne étant également chirurgienne dans le même hôpital qu’Aaron mais dans une autre spécialité. Après ça, d’autres personnes m’ont inspiré comme mon boss dans la société ou je travaille ou des potes mais même s’il y a des similitudes ça reste une fiction avant tout… sauf pour Claire et Aaron dans leur attitude.

Miss Aline : Claire est très borderline !

Ben Choquet : On peut dire qu’elle franchit la frontière, non ?

Miss Aline : Ah oui complètement mais elle est aussi attachante.

Ben Choquet : D’un point de vue légal j’aimerais rassurer : je ne suis pas comme elle

Miss Aline : L’enquête prend de la vitesse et l’action aussi au fil des pages. Comment travailles-tu tes rebondissements ?

Ben Choquet : L’inspiration ! Que ce soit d’une chanson, d’un film, d’une série, d’une lecture et puis je me demande si c’est dingue ou perturbant. Par exemple, il y avait une première fin d’écriture pour Vengeances et Mat et un soir alors que je dormais, ma femme rentre tard et me réveille. Coupé dans mon élan, je me suis mis à cogiter, je me suis relevé et j’ai retravaillé les derniers chapitres et j’ai envoyé à ma mère. Le lendemain, elle me disait qu’elle n’aimait pas car c’était trop dur. J’ai su que j’avais trouvé une bonne fin ! Même si le fond ne changeait pas, j’avais changé l’approche pour l’amener.

Miss Aline : C’est sûr que la fin est inattendue.

Ben Choquet : J’essaie de jouer avec l’ascenseur émotionnel des gens.

Miss Aline : Et c’est bien joué !

Ben Choquet : Je dois avouer une chose, je n’aime pas lire des romans. A l’exception d’un roman dont l’adaptation cinématographique m’a plus, lire une fiction ne m’amuse pas. Alors oui je lis, mais plutôt des comptes rendus militaires au Moyen-Orient, des enquêtes journalistiques en zone de conflit ou sur les secrets ainsi que sur les narcotrafiquants.

Miss Aline : Eléments que nous retrouvons dans Vengeance et Mat. Un auteur a-t-il un rôle à jouer, pour alerter sur notre société par exemple ?

Ben Choquet : À mon sens un auteur peut faire passer des messages sans les imposer, ce que j’ai essayé de faire vis-à-vis des deux romans.

Si un auteur veut faire passer de manière plus ferme un message, je pense qu’un roman n’est pas le meilleur outil, au contraire d’un essai. Ou d’un compte rendu comme par exemple le dernier bouquin que j’ai lu signé Alpha Kaba qui retrace son parcours en tant qu’esclave vendu sur les marchés Lybien (Esclave des milices aux éditions Fayard)

Maintenant un auteur de roman peut amener à réfléchir même si son rôle premier est de divertir à mon sens.

Miss Aline : Parles nous des Editions du Pays noir.

Ben Choquet : On a reçu des propositions de petites maisons d’édition belges assez rapidement mais je n’étais pas plus emballé que ça pour différentes raisons, qui n’étaient aucun cas liées à l’argent. Ayant fait des études de gestion, j’ai proposé à Thomas de m’occuper de l’édition de Vengeances et Mat et ça a plutôt bien réussi. J’ai édité la suite, que j’ai écrit seul cette fois, ainsi que Football 90’s : Les Madeleines du Foot de Patrick Stein mais in fine, si au début quand on lance des projets tout est rose et tout est joli, je préfère me concentrer sur l’écriture car j’y prends plus de plaisir. Qui plus est que je viens de signer un contrat avec une belle maison d’édition belge pour donner un nouvel élan à Vengeances et Mat & La vie a une fin, la vengeance pas qui sortiront fin d’année sous la forme d’un intégral avec diffusion plus large, notamment en France.

Miss Aline : Etre auteur c’est quoi : une réalisation, des sacrifices, ou….?

Ben Choquet : Un plaisir ! On a assez d’emmerdes dans la vie de tous les jours pour un plus en ajouter une couche ! Celui qui rêve d’ailleurs de gloire et d’argent en écrivant ferait mieux de devenir acteur/actrice porno, je pense que c’est plus facile, encore faut-il avoir des bons arguments…Blague à part, auteur c’est avoir envie de raconter une histoire avant tout pour soi et après tant mieux si elle est éditée, si elle se vend bien et si elle plait.

Personnellement, écrire un roman, au début, c’était juste retirer un point de ma bucket List, à savoir toutes les choses que je veux faire avant de mourir. D’ailleurs à l’origine je ne comptais qu’écrire, avec Thomas Dansor, Vengeances et Mat puis la suite, La vie a une fin, la vengeance pas en solo et basta. Mais je dois avouer que je me suis pris au jeu et que certains encouragements m’incitent à continuer

Miss Aline : Te verrais tu écrire autre chose que du polar? Un feel good par exemple ?

Ben Choquet : J’aime le côté dark des polars et thrillers. Et  puis je suis dans une phase ou j’aime bcp tuer par les mots…y a pas meilleur moyen de décompresser

Miss Aline : quel est ton rapport aux lecteurs ? Tiens tu compte de leur avis ?

Ben Choquet : Avant leur avis, j’aime avant tout les rencontres que cette incroyable aventure m’a amenés. C’est ça pour moi le plus important. En ce qui concerne les avis, tous les goûts sont dans la nature néanmoins pour moi une critique positive ou négative n’est intéressante que si elle est constructive. Et parfois, cela peut donner lieue à de nouvelles pistes d’exploration. Car simplement j’ai adoré ou détesté n’amène pas grand chose dans le débat, et bcp vous diront que j’aime débattre.

Miss Aline : Que dirais tu as un quelqu’un qui te parlerait de son envie d’écrire ?

Ben Choquet : Renseigne toi un minimum sur les choses à faire et ne pas faire puis fonce et écris pour toi et personne d’autre et jamais ne perds cette notion de plaisir !

Miss Aline : Dans cette cyber société pense tu que le livre en tant qu’objet a encore un avenir ?

Ben Choquet : travaillant dans la communication, je répondrai que oui ! Le papier, de manière générale, a encore un avenir maintenant il ne faut pas fermer les yeux sur le progrès. Quand on prend l’avion, partir avec 5 romans c’est parfois compliqué et la liseuse prend tout son sens. Pour les dévoreurs de livre, ce n’est parfois pas évident au niveau budgétaire de pouvoir acheter tous les livres en papier qu’on veut. Néanmoins, certains auront tjrs besoin d’un contact avec le livre pour lire, ce qui est mon cas

Miss Aline : Un coup de cœur et un coup de gueule ?

Ben Choquet : Coup de cœur : les lecteurs que j’ai rencontré & 13 heures, les soldats secrets de Benghazi de Mitchell Zuckoff

Coup de gueule : ceux qui critiquent en te disant comment ils auraient écrit ton roman s’ils étaient à ta place, ceux-là, je les encourage à se lancer…heureusement je n’en ai pas eu bcp. Un autre coup de gueule, ce sont pr les écoles qui imposent de lire des romans de la grande littérature française…est-il plus important de donner l’envie de lire ou d’imposer des grands classiques pour enrichir culturellement quitte à les dégouter de la lecture ?

Miss Aline : Ton actualité ? Où peut-on te rencontrer dans les prochains mois (salons..) ?

Ben Choquet : D’ici novembre dans peu d’endroits puisque je suis en rupture de stock de Vengeances et Mat (encore quelques exemplaires papiers sur www.publier-un-livre.com ou en numérique sur Amazon et Fnac) et qu’il faudra attendre la sortie de l’intégral en novembre. Néanmoins pour ceux qui ont lu le 1er, la suite est plus facilement disponible.

J’ai quelques projets en tête mais qui concerne surtout Charleroi et sa région autour de la gastronomie ou encore de photographies mais dans l’immédiat, je suis sur un troisième roman et des scenarii de bande dessinées reliés de manière indirect à l’univers et aux personnages de Vengeances et Mat & La vie a une fin, la vengeance pas.

Miss Aline : Merci Ben pour cet échange et le temps que tu m’as consacré.

Ben Choquet : Merci à toi Aline et à bientôt.

Vous avez la parole, laissez un commentaire, ça fait toujours plaisir.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s