Peine capitale & Ames battues d’Isabelle Villain

Les livres : Peine capitale d’Isabelle Villain. Paru le 07/11/2014  aux éditions Auteurs d’aujourd’hui – collection Policier.   19.50 €
 Ames battues  d’Isabelle Villain  paru le 06/05/2016 aux éditions Auteurs d’aujourd’hui – collection Policier 20€ ; (191 pages) ;  21×15  cm
 Rééditée en 2019 en numérique aux Editions Taurnada.  e-pub : 5.99€  

4ème de couverture :

Elle marche tranquillement dans la rue, puis le trou noir. Une sensation de brouillard intense et un goût d’éther dans la bouche. Pourquoi elle ? Cela n’a aucun sens.À partir d’un corps découvert dans un lac du bois de Boulogne à Paris, le commandant Rebecca de Lost, chef de groupe au 36 quai des Orfèvres, s’engage dans une enquête tortueuse. Une course contre la montre. Car les cadavres s’accumulent. Aucun lien évident entre tous ces homicides. Pourtant ce lien existe bien. Et lorsque Rebecca va le comprendre, ce sera le début d’une descente aux enfers.

« Peine capitale » est la première enquête de Rebecca de Lost.

 

 

 

Traumatisée par l’issue de sa dernière affaire, le commandant Rebecca de Lost est chargée d’élucider le meurtre d’une prostituée, frappée à mort et abandonnée dans une ruelle sordide.
Les enquêteurs se retrouvent confrontés à un psychopathe diaboliquement intelligent dont l’ambition est de battre la police à son propre jeu. Enfermé dans une spirale infernale, il est désormais contraint d’aller jusqu’au bout de sa manipulation. La partie est perdue d’avance. Il le sait, les flics, pas encore.

« Âmes battues » est la deuxième enquête de Rebecca de Lost.

 

 

 

 

 

L’auteur … : Isabelle Massare Villain née à Casablanca, Maroc en 1966 est auteure de romans policiers.
Après une école de commerce et un troisième cycle de publicité, elle a travaillé pendant une quinzaine d’années dans la publicité, la presse, l’événementiel et l’organisation de salons professionnels.
En 2000, elle se lance dans l’écriture de romans policiers. Des romans « régionalistes » à diffusion locale dans un premier temps, puis en diffusion nationale.
Son quatrième roman Peine Capitale (2014), publié aux Éditions Auteurs d’Aujourd’hui, a reçu le prix Maurice Bouvier 2015, prix destiné chaque année à récompenser un auteur de polar.
Âmes battues (2016), le second volet des enquêtes du commandant de Lost, découvert dans Peine capitale a reçu le prix du festival du polar de la ville d’Arcachon.
Mauvais genre est le troisième volet des enquêtes du groupe de Lost. Il est publié aux éditions Taurnada en novembre 2018. 
Extraits :
Tome 1 :
«  Un homme enterré depuis au moins deux ans. Le légiste a tout de suite repéré que son crâne a été défoncé. Puis une femme, exécutée quant à elle depuis environ deux mois, laissée dans une cave. Je ne connais pas encore ni leur identité ni les circonstances de leur décès.
« Rebecca a pris l’habitude de relire des recueils de poèmes. Ces quelques lignes lui permettent de s’évader et de trouver un peu de paix le temps d’un instant. Elle a dévoré Musset, dandy débauché et alcoolique dont la relation houleuse avec George Sand a marqué son œuvre. Lamartine, dont le premier grand amour est mort tragiquement sur la rive du lac du Bourget. Vigny, le symbole du pessimisme romantique et Hugo dont les poèmes transpirent la mort accidentelle de sa fille de dix-neuf ans. Une joyeuse bande de romantiques, perturbés et désespérément mélancoliques.! Mais pour cette soirée, elle décide de tourner la page et de passer au vingtième siècle, résolument plus optimiste. Elle ouvre au hasard Paroles de Prévert et lit à haute voix Le cancre : « Il dit non avec la tête, mais il dit oui avec le cœur… »
 
 
Tome 2 :
« Vous imaginez quoi ? Qu’une simple ordonnance de protection délivrée par un juge peut arrêter un malade qui veut en finir avec sa femme ? Que pouvons-nous faire pour les sauver ? Une main courante, une ordonnance… Un bout de papier qui va statuer sur la résidence séparée des époux, sur l’exercice de l’autorité parentale… La belle affaire !
– Il y a des lois qui permettent l’éloignement du conjoint violent. 
Charlotte reste médusée un court instant avant d’éclater de rire. 
– Vous plaisantez ! Un homme qui a décidé de harceler sa femme jusqu’à la tabasser à mort se contrefout de ces lois. »

La chronique jubilatoire de Dany

Peine capitale & Ames battues d’Isabelle Villain

Une adresse mythique pour quelques temps encore, le 36 quai des Orfèvres sert de résidence principale à un groupe qui fonctionne sous la direction du commandant Rebecca de Lost, femme au tempérament impulsif, douloureusement endeuillée mais cependant bien entourée de ses hommes de confiance et deux enquêtes somme toute assez classiques …

Pour le tome 1, autour de femmes violées, toutes ayant un lien entre elles alors … psychopathe ou vengeance ? Avec des scandales financiers où les victimes féminines soient les objets d’hommes sans scrupules.

Pour le tome 2 : autour de la violence conjugale et les (trop) petits remèdes que notre société y apporte, des associations qui se battent pour la résilience des victimes.

Pour les deux enquêtes : la confusion des hypothèses, entretenue par l’auteure, ne trouvera sa solution surprenante, abrupte  et inattendue qu’en toute fin de chacun des tomes de ces chroniques de la vie quotidienne, pour laisser nos protagonistes bien mal en point.

A noter que l’aspect scientifique est hyper documenté ce qui rend l’intrigue flippante, d’avantage encore pour les femmes, toutes potentielles victimes de ce type de mauvais traitement. Le ton pédagogique peut heurter parfois mais il  est cependant efficace.

Belle découverte que ce groupe de Lost, que je sais être présent dans le troisième opus de cette série, Mauvais genre. Comme il est de coutume avec les héros récurrents, c’est mieux de prendre la lecture dans l’ordre de la série mais ça n’est pas « absolument » nécessaire, encore que dans le cas présent je vous le recommande.

Je remercie Taurnada pour la confiance témoignée en me permettant de découvrir cette auteure.

Lu en version numérique.

 Extraits 
« Je vous ai écouté pendant des heures discuter du deuil et de ces fameuses étapes du pardon. Il y en a sept si mes souvenirs sont exacts. Corrigez-moi si je me trompe. Décider de ne plus souffrir. Reconnaître que la faute existe. Exprimer sa colère. Cesser de se sentir coupable. Comprendre celui qui nous a blessés. Prendre son temps et enfin redevenir acteur de sa propre vie. Quel beau programme ! Comment pouvez-vous nous regarder en face et nous dire que le pardon est un acte de courage et que toutes les victimes qui ont pardonné disent que cette démarche les a libérées ? Je continue de souffrir. J’ai reconnu la faute de mon agresseur. Je l’ai mis, comme vous nous l’avez demandé, face à ses responsabilités. Mais comme j’avais une confiance toute limitée en la justice, j’ai exécuté moi-même la sentence. J’ai été très bon dans la troisième étape. Vous pouvez être fière de moi : exprimer sa colère. Il était indispensable d’en vouloir à son bourreau pour guérir. L’agressivité, la colère et la haine sont utiles. »
« Le déménagement dans le 17e arrondissement va intervenir en 2017, mais la nostalgie est déjà bien présente. Elle est bien évidemment consciente qu’une modernisation et qu’un agrandissement des locaux sont devenus indispensables, mais quand elle aura besoin de souffler un peu, où va-t-elle bien pouvoir se promener ? Actuellement, Rebecca tient à sa disposition la Seine, le Pont-Neuf, la statue d’Henri IV, les bouquinistes, la Sainte-Chapelle… En 2017, il y aura la voie ferrée et le trafic des voitures du boulevard des Maréchaux. Terrible retour à la réalité !
« Ils ont peut-être une liaison ?
– Elle a quel âge la nana ? Bien 50 ans quand même, ajoute Olivier, un rien moqueur.
– Et donc ? Un mec de 50 ans qui se tape une jeunette, tu trouves ça normal et pas l’inverse ? Non, mais je rêve… Vous êtes tous une sacrée bande de machos.
– J’ai 32 ans et je me vois très mal coucher avec une femme qui se rapproche de l’âge de ma mère, c’est tout, répond Olivier. »
« Elle songe à l’article 122-1 du Code pénal et se remémore ses cours de droit : « N’est pas pénalement responsable la personne qui était atteinte, au moment des faits, d’un trouble psychique ou neuropsychique ayant aboli son discernement ou le contrôle de ses actes. » »

3 réflexions sur “Peine capitale & Ames battues d’Isabelle Villain

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