Taqawan -Eric Plamondon

Taqawan -Eric Plamondon par Ge notre Porte Flingue pour le bingo de l’été

Un livre basé sur un fait réel : Taqawan de Eric Plamondon

 

Le livre : Taqawan  d’Eric Plamondon. Paru en poche le 27 février 2019 chez Le Livre de Poche dans la collection Le Livre de Poche Policier . 7€40.  (216 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv : 

Le 11 juin 1981, trois cents policiers de la sûreté du Québec débarquent sur la réserve de Restigouche pour s’emparer des filets des Indiens mig’maq. Émeutes, répression et crise d’ampleur : le pays découvre son angle mort.

Une adolescente en révolte disparaît, un agent de la faune démissionne, un vieil Indien sort du bois et une jeune enseignante française découvre l’immensité d’un territoire et toutes ses contradictions. Comme le saumon devenu taqawan remonte la rivière vers son origine, il faut aller à la source…

Histoire de luttes et de pêche, d’amour tout autant que de meurtres et de rêves brisés, Taqawan se nourrit de légendes comme de réalités, du passé et du présent, celui notamment d’un peuple millénaire bafoué dans ses droits.

L’auteur : Éric Plamondon est né à Québec en 1969 et vit aujourd’hui dans la région de Bordeaux. Il est l’auteur des romans Hongrie-Hollywood Express (2011), Mayonnaise (2012) et Pomme S (2013), qui composent la trilogie 1984. Il a aussi publié la novella Ristigouche en 2013. Tous ses livres sont parus au Quartanier. Les trois volumes de la trilogie ont fait partie de la sélection du Prix des libraires du Québec en 2012, 2013 et 2014. Mayonnaise a aussi été finaliste au Grand Prix du livre de Montréal 2012 et au Prix littéraire des collégiens 2013. En France, les trois romans de 1984 sont parus chez Phébus. La trilogie, traduite par le romancier et éditeur Dimitri Nasrallah, sera publiée en anglais par Véhicule Press, dans la collection «Esplanade».

 

 Extrait :
L’autobus approche du pont Van Horne, qui relie la province de Québec à celle du Nouveau-Brunswick au-dessus de ce qui n’est déjà plus la rivière Ristigouche, mais pas encore la baie des Chaleurs. Ce pont marque une frontière à l’intérieur d’un même pays, davantage juridique que géographique. Le transport scolaire vient chercher les enfants de la réserve indienne le matin pour les amener à l’école anglaise et les reconduit chez eux en fin d’après-midi. Il y a le Québec et le reste du Canada, la réserve et le reste du monde. Dix générations plus tôt, ils s’étaient installés ici, à la fin des terres, Gespeg. Ce sont les Mi’gmaq. Les premiers Français les appelaient les Souriquois. Puis on a écrit leur nom de différentes manières : Miquemaques, Mi’kmaqs, Micmacs.

Le post-it de Ge

Taqawan -Eric Plamondon

Il avait démissionné, une jeune Mi’gmaq se trouvait sous sa protection, deux hommes étaient morts et une partie du Québec voulait qu’on en finisse une fois pour toutes avec les Indiens.

Cette histoire commence en Gaspésie, le 11 juin 1981.

Cette histoire commence il y a des millénaires, avant les Vikings, avant les Basques, avant Cartier. Cette histoire commence avec les Mi’gmaq. Pour eux, c’est la fin des terres, Gespeg. Pour d’autres, c’est le début d’un nouveau monde.

Alors que trois cents policiers de la Sûreté du Québec débarquent sur la réserve de Restigouche pour saisir les filets des pêcheurs mi’gmaq, un agent de la faune change de camp, une adolescente affronte ceux qui ont humilié son père, un vieil ermite sort du bois, une jeune enseignante s’apprête à retourner dans son pays – pendant que le saumon devenu taqawan, au retour de son long périple en mer, remonte la rivière jusqu’au lieu de sa naissance.

Taqawan est une histoire de pêche et d’affrontements. Une histoire de crimes et d’accointances, d’injustice et de droits bafoués. Taqawan est une histoire de rencontres et de recommencements, de survie et de résistance.

Taqawan m’a fait découvrir l’histoire et les coutumes du peuple mi’gmaq. D’ailleurs moi Micmac je l’écrivais comme cela ou encore Mi’kmaq.

Taqawan c’est aussi un pan de l’histoire récente du Quebec que je ne connaissais pas. Moi qui m’imaginais que le Québec était une terre d’accueil. Je ne sais pas pourquoi, je pensais que contrairement à son voisin américain ou encore aux australiens avec les abirigènes , les canadiens avaient mieux traité leurs peuples indigènes.

Mais heureusement Taqawan est là pour nous obliger à nous souvenir. Nous souvenir que visiblement les question indien est encore bien vivace de nos jour et que les amérindiens sont toujours les oubliés de notre histoire contemporaine. Aussi comme le dis si bien Eric Plamondon : « Ici, on a tous du sang indien et quand ce n’est pas dans les veines, c’est sur les mains. »

59 réflexions sur “Taqawan -Eric Plamondon

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