CINQ LIVRES, CINQ CONTINENTS, le choix de Cécile

CINQ LIVRES, CINQ CONTINENTS

J’ai demandé aux flingueuses de bien vouloir répondre à ce tag

Hello les filles,

J’ai un petit travail d’été pour vous.

Un peu comme vos tops 10 de fin d’année…

J’aimerai bien que vous me donniez, votre sélection : un livre un continent.

5 continents, 5 livres, européen, américains, asiatique, africain et océanien.

Et si vous voulez pousser plus loin, je veux bien aussi un livre sur l’Antarctique

CINQ LIVRES, CINQ CONTINENTS, le choix de Cécile

CINQ LIVRES, CINQ CONTINENTS, le choix de Cécile

CINQ LIVRES, CINQ CONTINENTS

LES AMERIQUES

Azteca de Gary Jennings
Enfant, une petite obsession pour le dessin animé Les Cités d’Or. A l’âge adulte, j’ai trouvé dans Azteca, une grande fresque historique où se mêlent violence, sexe, rituels d’un monde disparu, son pendant. J’ai dévoré ce roman et jamais retrouvé un autre roman de cette envergure sur ces civilisations sud-américaines. Avis aux amateurs qui pourraient m’en souffler !

Azteca

1529. Don Juan de Zumarraga, évêque du diocèse de Mexico, capitale de le Nouvelle-Espagne, est chargé par Charles Quint de s’informer « auprès d’anciens Indiens sur l’histoire de leur pays, de leurs gouvernements, de leurs coutumes… » C’est Mixtli, dit Nuage Sombre, un vieux Mexicatl. jadis copiste, « outrecuidant spécimen d’une race déchue », qui est choisi pour témoigner.

L’histoire qu’il va raconter, c’est celle d’une civilisation qui s’est épanouie seule pendant de longs siècles et qui s’est éteinte sous les coups de boutoir des armées de conquistadors conduites par Hemán Cortés.

Ce grand roman, plein de sang, d’amour et de sexe, est aussi l’aventure et le destin exceptionnel d’un homme qui assiste à la disparition de son monde, un monde fabuleux, violent, traversé de secrets et de terreurs, parcouru per des personnages inoubliables, et exterminé dans l’indifférence.

L’EUROPE

Les aventures de Boro, reporter photographe de Franck et Vautrin
Pour la St Valentin, Les Plumes noires, nous demandaient quel serait notre amoureux littéraire ? Boro, le photo-reporter pour moi, sans hésiter, un aventurier séducteur et photographe ! Mon James Bond à moi, moins machiste, moins arrogant donc plus admirable. Il traverse avec son Leïca en bandoulière et son courage  une période de l’histoire européenne et française riche pour la littérature et un peu moins pour l’humanité, sauf pour des héros comme Boro. C’est aussi la découverte passionnante du début du photojournalisme.

 

Après avoir parcouru l’Europe des années trente, après avoir livré bataille aux conjurés de la Cagoule, après avoir traversé le Front populaire, participé à la guerre d’Espagne, bourlingué en Inde, conquis l’Amérique, dérobé la machine à coder des services secrets allemands et affronté les valets de toutes les antichambres du nazisme montant, Boro entre dans le bain glacé de la Résistance.

 

 

 

 

 

 

Il prend les armes le 11 novembre 1940, jour de la manifestation héroïque des étudiants parisiens. Lorsqu’il les rendra, il aura croisé ses ennemis de toujours, aimé pour la vie quelques femmes magnifiques, déjoué le piège tendu par sa cousine Maryika et par Artur Finnvack, numéro deux des services secrets britanniques, dont le nom forme une anagramme bien mystérieuse.

Ici, Boro, le splendide émigré de Budapest, devient cible et gibier. Il est le métèque français. Avec pour tout viatique sa canne et son Leica, notre héros défie crânement couvre-feux et contrôles. Une seule raison l’anime : délier le bâillon de cette terrible Occupation où, entre l’apaisante image de timbre-poste du Maréchal, la brutalité arrogante des nazis et la voix brouillée d’un général exilé que l’on déclare félon, les Français se divisent. L’heure est aux atermoiements, à la xénophobie, à la méfiance, au marché noir, à la délation. Trop pour Blèmia Borowicz. Surtout si, au-delà des ignominies qui l’entourent, les nazis menacent une jeune fille aux yeux verts…

L’ASIE

La petite fille au tambour de John le Carré
Le personnage de Charlie devenue espionne malgré elle, paumée, au milieu du conflit Israelo-palestien m’a émue. John le Carré réussit à travers son destin à faire un tableau de maitre avec ce conflit où les opinions sont parfois tranchées mais où rien n’est vraiment simple. On pleure pour Charlie et pour cette région meurtrie.

Adieu Smiley, bonjour Charlie, la nouvelle héroïne de John le Carré. Comme on pouvait s’y attendre, elle ne répond à aucun des clichés du genre : petite actrice anglaise embarquée malgré elle dans un rôle de véritable espionne, elle est plutôt paumée et – n’était sa sensualité rayonnante – elle serait même plutôt moche… Et pourtant, elle est inoubliable.

Adieu le Cirque et bienvenue – si l’on peut dire ! – au Moyen-Orient, où les valises explosent, les cœurs éclatent et les intrigues, vraies ou fausses, s’enchevêtrent.

Martin Kurtz, un maître espion israélien essaie d’assassiner un palestinien appelé Kahlil, auteur d’attentats à la bombe contre des cibles juives en Europe, et particulièrement en Allemagne

Roman d’espionnage et d’amour avec lequel, en prime, John le Carré nous livre tous les dessus et dessous du conflit israélo-palestinien et du terrorisme international. Il ne nous épargne rien des horreurs, devenues monnaie courante, de la bombe artisanale. La seule chose qu’il a gardée pour lui, c’est la notice de sa fabrication.

 

L’AFRIQUE

La Momie d’Anne Rice
Je l’ai lu, il y a peu, comme une madeleine de Proust de mes lectures passées de cette grande prêtresse du genre. J’ai été une dévoreuse de ses sagas : la Saga des sorcières Mayfair et les Chroniques des vampires. Ce n’est pas le meilleur d’Anne Rice mais, sans conteste, il réunit tous les ingrédients de ce qui ont fait son succès ; une pavé romanesque autour d’un personnage fort, ici, un pharaon revenu d’entre les morts, sa confrontation avec le monde moderne, son pouvoir physique et mental comme celui de sa séduction et de sa sensualité.

 

La Momie

Il fut autrefois le plus grand de tous les pharaons. Mais, ayant bu l’Elixir de Vie, il est aujourd’hui devenu Ramsès le Damné. Ressuscité dans l’Angleterre du début du siècle, il se cache sous l’identité du Dr Ramsey, spécialiste en égyptologie, et ne tarde pas à s’éprendre de Julie, fille de l’archéologue qui a découvert son tombeau. Mais un amour vieux de plusieurs millénaires ne cesse de le hanter et va le pousser à commettre un acte qui menace ses amis mortels du plus terrifiant des dangers.

Le pharaon Ramsès ressuscité dans l’Angleterre de 1914, voilà la folle histoire que nous propose Anne Rice. Après avoir absorbé un élixir l’ayant rendu immortel, Ramsès – rebaptisé docteur Ramsey pour plus de discrétion – découvre le monde moderne. Mais le souvenir de la belle Cléopâtre le hante. Revenue à la vie à son tour, celle-ci va se révéler bien plus dangereuse que ne le dit la légende…

 

L’OCEANIE

Le pays du Nuage Blanc de Sarah Lark
M’ayant faite piquer Douglas Kennedy et son Cul de sac par une autre flingueuse, je me rabats sur ce que fait de mieux ce continent pour moi : ma saga de l’été. Comme une drogue un peu honteuse, j’ai besoin de mon shoot où l’on suit le destin généralement d’exilés de force ou de gré anglais ou irlandais vers les contrées sauvages australiennes ou nouvelle-zélandaises. Et Sarah Lark excelle dans le genre !

« La légende veut que les premiers Maoris arrivèrent en pirogue depuis la Polynésie. La première image qu’ils eurent de la Nouvelle-Zélande fut cette île enveloppée d’un long nuage blanc. D’où le nom qu’ils lui donnèrent. »

Londres, 1852. Helen, préceptrice de deux enfants dans une riche famille, répond à une annonce qui propose à des jeunes femmes de partir épouser des Britanniques installés en Nouvelle-Zélande.
Sur le bateau qui la mène à Christchurch, elle se lie avec Gwyneira, une jeune noble galloise qui immigre à cause des difficultés financières de son père.
L’amitié entre les deux femmes sera indéfectible malgré les épreuves, les désillusions et la haine, surtout, qui déchirera leurs deux familles. Mais elles auront la joie de voir leurs enfants s’unir et inventer une nouvelle vie, en osmose avec les autochtones et la nature.
Le Pays du nuage blanc, à la faune et à la flore hors du commun, est un personnage à part entière de cette « saga grandiose sur la colonisation de la Nouvelle-Zélande et la culture des Maoris. »

Dans une atmosphère évoquant La Leçon de piano, le film de Jane Campion, cette saga portée par un puissant souffle romanesque révèle le talent d’un nouvel auteur, dans la grande tradition de Colleen McCullough et de Tamara McKinley.

20 réflexions sur “CINQ LIVRES, CINQ CONTINENTS, le choix de Cécile

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