M, le bord de l’abime de Bernard Minier

M, le bord de l’abime de Bernard Minier

par Dany pour le bingo de l’été

Un livre dont la couverture contient du bleu

Le livre : M, le bord de l’abime de Bernard Minier – Paru le 21 mars 2019 aux éditions XO.  21.90 €  (576 pages) ; 15×21  cm

4ème de couverture :

Pourquoi Moïra, une jeune Française, se retrouve-t-elle à Hong Kong chez Ming, le géant chinois du numérique ? Pourquoi, dès le premier soir, est-elle abordée par la police ? Pourquoi le Centre, siège ultramoderne de Ming , cache-t-il tant de secrets ? Pourquoi Moïra se sent-elle en permanence suivie et espionnée ? Pourquoi les morts violentes se multiplient parmi les employés du Centre – assassinats, accidents, suicides ? Alors qu’elle démarre à peine sa mission, Moïra acquiert la conviction que la vérité qui l’attend au bout de la nuit sera plus effroyable que le plus terrifiant des cauchemars.

VERTIGINEUX ET FASCINANT

Le roman d’un monde en construction, le nôtre, où la puissance de la technologie et de l’intelligence artificielle autorise les scénarios les plus noirs. Bienvenue à Hong Kong. Dans la fabrique la plus secrète du monde. Chez M… Au bord de l’abîme…

 

L’auteur : Bernard Minier est un auteur français de romans policiers, né à Béziers en 1960.
Il grandit à Montréjeau au pied des Pyrénées, puis fait des études à Tarbes et à Toulouse avant de séjourner un an en Espagne. Il vit aujourd’hui dans l’Essonne en Île-de-France
Il fait d’abord carrière dans l’administration des douanes, comme contrôleur principal, tout en participant à des concours de nouvelles avant de franchir le pas et d’envoyer un manuscrit de roman à des éditeurs.
Il publie son premier roman, Glacé, en 2011. Il met en scène le commandant Martin Servaz, un policier de Toulouse profondément humain et lettré, confronté à une série de crimes aussi épouvantables qu’incompréhensibles dans les Pyrénées au cœur de l’hiver.
Salué par la presse Glacé a très vite connu un large succès public et a été traduit ou est en cours de traduction dans une dizaine de langues, dont l’anglais. Il rencontre le même succès dans plusieurs pays européens.
Il est lauréat du Prix du meilleur roman francophone au Festival Polar de Cognac 2011 et du Prix de l’Embouchure 2012. Son adaptation en série télévisée par Gaumont Télévision a été diffusée en France en 2017 sur M6, et est à présent disponible dans le monde entier sur la plateforme Netflix.
Le succès de ses romans suivants, Le Cercle (2012) et N’éteins pas la lumière (2014), qui mettent à nouveau en scène Martin Servaz, fait de lui un auteur incontournable du polar français.
En 2015, il accorde un peu de répit à son héros et publie un thriller indépendant, Une putain d’histoire, qui reçoit le Prix du meilleur roman francophone du Festival Polar de Cognac 2015.
En 2017, Martin Servaz reprend du service avec l’angoissant Nuit, suivi en 2018 par Sœurs, « un cauchemar écrit à l’encre noire ».
Il fait aussi partie de la Ligue de l’Imaginaire, un collectif d’artistes qui accordent beaucoup de place à l’imaginaire dans leurs œuvres respectives.
Aujourd’hui, les livres de Bernard Minier ont été vendus à près de 2,5 millions d’exemplaires en France et sont traduits dans vingt langues.
 Extraits :
« 19 H 30. LE TONNERRE GRONDE et il pleut à verse. Temps d’orage, temps de rage, moiteur estivale, retour des rixes au couteau, des règlements de comptes entre Wo Shing Wo et 14K, des prostituées mineures dans des toilettes publiques, des accros au jeu pariant leurs dernières économies sur des canassons qui, au beau milieu de la course, décident qu’ils en ont marre de tourner en rond, des descentes de police aux noms de code « Goldluster » ou « Thunderbolt 18 », des foot massages au fond de couloirs où rampent des cancrelats gros comme le poing, des overdoses à l’héroïne brune mélangée avec de l’eau et du citron – l’héroïne de Hong Kong, fabriquée à partir du pavot cultivé dans le Triangle d’or, est d’une exceptionnelle pureté. Températures en hausse, taux d’humidité record, sang qui bout et demande à exploser, retour des comportements à risque. Du grain à moudre pour la police… »

 

La chronique jubilatoire de Dany

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M, le bord de l’abime de Bernard Minier

« Et que se passera-t-il quand des centaines de millions de personnes auront délégué (à DEUS) leur pouvoir de décision ? … Et si, à ce moment-là, quelqu’un derrière DEUS décidait de modifier le programme afin de leur dire pour qui voter, quoi penser, quoi acheter, à qui confier leur argent ? »

C’est le retour flippant puissance 10 de Big Brother que nous propose Bernard Minier comme avenir réjouissant … Une vaste manipulation planétaire est en route … ça on le savait, mais chacun d’entre nous se pensait suffisamment outillé pour y faire face … A Hong Kong, Moïra, une jeune scientifique a été recrutée pour alimenter un « assistant personnel » en voie de développement, nommé Deus. Déontologiquement les apparences sont sauvegardées car chaque utilisateur pourra paramétrer la bête en fonction de ses opinions, semble-t-il. Dans la pratique, Moïra va découvrir de nombreuses malversations et son parcours vers la vérité sera ponctué de morts brutales et de rencontres ambigües pour aboutir à un dénouement cataclysmique prémonitoire et métaphorique.

On ne peut imaginer que le choix du prénom de l’héroïne soit gratuit, ni celui de la merveille technologique vouée à faire note bonheur. Au-delà de l’épopée que nous propose Bernard Minier, bien éloignée des aventures toulousaines de Servaz, il y a une vision extrêmement noire de notre avenir voire de notre futur très proche. Il nous invite à la vigilance.

Oui ce roman est bien éloigné de ce qu’a écrit l’auteur de Glacé : une vision volontairement pessimiste pour ébranler nos convictions et notre confort, mais toujours ce talent de conteur que j’aime beaucoup. Un thriller hyper documenté, assez classique dans son déroulement, aux rebondissements parfois attendus, parfois improbables. Un bon moment de lecture !

Lu en version numérique. – epub 13.99 € 

 

Extraits :
«[…] ces data centers, d’immenses hangars bourrés de serveurs, dont certains couvraient une surface de plusieurs hectares et consommaient l’électricité d’une ville de 40 000 habitants, parfois davantage : l’un des data centers de Google consommait à lui seul l’équivalent de la ville de Newcastle. Il en existait déjà plus de 7 500 à travers le monde. Selon un physicien de Harvard, deux requêtes effectuées sur Internet équivalaient à la dépense énergétique d’une bouilloire. Au total, les 1 200 milliards de requêtes annuelles sur Google dégageaient chaque année 8 400 tonnes de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Une quantité qui serait sans doute multipliée dans les années à venir. »
 «  Cette ville [Hong Kong] s’est construite sur la drogue. Avec la complicité de la banque HSBC, les Anglais ont été les plus grands trafiquants de l’Histoire. Quand la Chine a voulu mettre fin à ce trafic, quand elle a saisi et brûlé les stocks de cet opium qui empoisonnait l’esprit de milliers de Chinois, l’Empire britannique lui a déclaré la guerre. Une première fois, puis une seconde aux côtés de la France et de la Russie. En conséquence de quoi, la Chine, vaincue, fut condamnée à ouvrir ses ports et à laisser le trafic de drogue prospérer sur son sol tout en faisant, contrainte et forcée, commerce avec ses ennemis.

12 réflexions sur “M, le bord de l’abime de Bernard Minier

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