La Trilogie Bastélica de Nick Gardel

La Trilogie Bastélica de Nick Gardel par Ge notre Porte Flingue pour le bingo de l’été

 Un livre paru en auto édition

Le livre : La Trilogie Bastélica de Nick Gardel. Paru en janvier 2016 chez Friends Only.  30€ ; (600 pages) ;

Richard Martin a des rapports conflictuels avec la justice. Julia Bastélica est une jeune commissaire. Leurs deux existences se téléscopent trop souvent au goût de chacun. Il faut dire que l’un passe son temps à être arrêté par l’autre.

Trois romans, Le Cercle d’Agréables Compagnies, Un Faisceau de Présomptions et
Une Question de Principes pour entrer dans un univers haut en couleurs. Trois enquêtes pour rencontrer des personnages bancals et attachants. Trois balades joyeusements meurtrières guidées par une écriture nerveuse, humoristique et diablement addictive.

 

 

 

L’auteur : Nick Gardel est née dans las haut de Seine le 24 août 1971.  Si Desproges revêtait ses plus beaux atours pour agacer la libido d’un Exbrayat ayant viré sa cuti, le résultat de telles amours coupables aurait sans doute donné une calamité biblique comme l’est Nick Gardel.
Ni Rasta ni danseur de Tango, le type s’ingénue à valser avec les mots. Son quadrille lexical n’a aucun sens, mais il lui arrive de lorgner du côté des aînés illustres. Ça tombe bien, Nick Gardel est né dans les années 70, élevé par des tontons, biberonné au Bebel magnifique ou marginal et il balance des mandales comme Lino.
Mais, chez lui, point de nostalgie, le verbe se mâchonne avec des pâtes et des potes, entre Brassens et Thiéfaine.
Le noir et le polar n’ont qu’à bien se tenir, c’est avec le sourire qu’il les alambique. Le roman de gare y retrouvera au moins ses lettres de noblesse.

 

Extrait :
Puisqu’il faut bien commencer quelque part, il pourrait s’agir ici d’une de ces créatures qui a réussi ce que les alchimistes ont cherché pendant des millénaires dans des caves obscures, des laboratoires humides et surtout à l’ombre du premier bûcher qui passe. C’est-à-dire réaliser un moyen de se la couler douce sans dépenser plus d’énergie qu’il n’en faut à leurs cellules pour
transformer le glucose en dioxyde de carbone. Et encore, dans des proportions raisonnables et en suivant un programme mûrement réfléchi : dormir, manger, avoir parfois une activité sexuelle et hurler son contentement à la ronde. Les plus habiles d’entre vous auront compris qu’une seule espèce parmi l’inventaire établi par Noé qui se démena comme un petit fou pour sauver des choses aussi inutiles que la vipère du Gabon et le cochon d’Inde ; une seule espèce donc peut prétendre à la palme de l’oisiveté la plus improductive : le chat domestique.

 

Le post-it de Ge

Trois romans, Le Cercle d’Agréables Compagnies, Un Faisceau de Présomptions et
Une Question de Principes constituent cette Triologie Bastélica 

 

Oh punaise, que m’ai-je lancée dans cette trilogie ? Nous avons là 3 histoires totalement indépendantes les unes par rapport aux autres. Seuls point commun, des personnages que l’on croise dans les différents romans et la verve et l’humour de l’auteur.

Dans une première histoire on suit Richard Martin, un mec qui ne se trouve jamais au bon endroit, au bon moment. Un type qui attire les embrouilles. Certain pourrait dire de lui que c’est un looseur. Moi je n’en suis pas si certaine.

Car divers concours de circonstances entraînent Richard Martin dans cette série d’histoires. Des histoires toutes plus rocambolesques les unes que les autres. L’auteur nous dirait :  » C’est l’histoire d’un chat qui perd ses poils. Ou plutôt, c’est l’histoire d’un homme qui ne veut plus regarder par, dessus son épaule. Non. C’est une histoire d’un aristocrate détestable qui finit mal. C’est une histoire de thés rares, de corbeaux de métal, de commissaires corses, de montages financiers et de belles voitures. C’est une histoire compliquée. »

Pourtant… tout ici indique que Richard est coupable dans l’affaire Vieuchamps

Mais alors qu’après quatre mois d’incarcération, la justice reconnaît avoir commis une erreur sur la culpabilité de Richard Martin. Alors que cette affaire va le marquer à jamais. SSon couple n’a pas résisté à tout cela, il y a perdu sa femme, son travail et surtout, sa foi en la justice. Et c’est alors qu’ une fois de plus, Richard Martin voit sa vie bouleversée par une enquête de police. Son ex-femme est retrouvée assassinée et c’est la jeune commissaire Julia Bastélica qui est chargée de l’affaire. Ils s’étaient déjà trouvés face-à-face lors de l’inculpation, à tort, de Richard Martin dans l’affaire Vieuchamps. À nouveau persuadée de son innocence, la commissaire va tout faire pour résoudre l’enquête avant que les soupçons dirigés contre lui ne le transforment en suspect numéro un.

Parviendra-t-elle à trouver la raison du meurtre de Mathilde Richet ? Arrivera-t-elle à prouver l’innocence de Richard Martin face à son adjoint persuadé de sa culpabilité ? Un roman policier dont l’enquête rondement menée par la commissaire a pour décor principal un club fréquenté par de riches hommes d’affaires et par des politiciens. Dans ce cercle obscur, elle devra prendre toutes les précautions nécessaires pour sauver sa carrière et innocenter Richard Martin. Une sombre histoire où il est question d’amour, d’ambition, de secret et de vengeance. Une course contre la montre entre la vérité et la suspicion.

Notre auteur encore lui nous dirait : « C’est une histoire qui se répète. Et forcément tout change. C’est une histoire sur les apparences et leurs conséquences. C’est une histoire de mauvais moments aux mouvais endroits. C’est une histoire qui pourrait mal finir… »

Dans cette deuxième enquête Si Richard Martin est toujours présent c’est cette fois Julia Bastélica qui prend le devant de la scène. Elle qui n’était que peu présente dans le premier volet de cette trilogie.

Bastélista qui sera totalement au coeur du 3e roman. On la retrouvera avec un duo d’enquêteur dignes héritiers des pieds nickelés.

Mais voyiez plutôt de quoi il retourne.

Maximilien Pijon est un vieil universitaire. Entre l’écriture laborieuse dune œuvre qui a cessé de le passionner et quelques réceptions mondaines, Maximilien se sent vieillir et s’ennuie. Pourtant, Maximilien Pijon cultive un passe-temps : il tue impitoyablement ceux qui croisent sa route et parasitent son existence.

 Un jour…Après une soirée romantique gâchée, Jean-Pierre Estevez rentre chez lui à travers les rues sombres et désertes lorsqu’il se fait poignarder par Maximilien Pijon. La brigade dirigée par le commissaire Bastélica se retrouve chargée de l’enquête sur le dernier crime de Pijon. Du coup pour notre universitaire,une nouvelle partie s’engage. Et celle-ci pourrait bien tout changer cette fois..

Voici le roman qui marque la fin de ce que l’on pourrait appeler « la trilogie Bastélica ». Il est complètement indépendant des autres, mais les lecteurs assidus pourront y retrouver des personnages connus.

Notre auteurs de préciser : « C’est un roman à clés. Celles de ma ville d’adolescence, celles de mes années fac, celles de certains personnages qui m’accompagnent depuis longtemps maintenant. J’espère qu’il emmenera les lecteurs avec lui. J’y essaye un nouveau point de vue et une nouvelle écriture, plus directe. »

En effet nous somme là dans un whodunit :  Nick Gardel  nous propose de découvrir l’identité du coupable. L’intérêt est que lecteur et enquêteur avancent avec les mêmes indices de notre auteur a dissimulé tout au long de son roman. Ce qui laisse nous laisse à nous lecteur une chance de deviner la vérité avant notre trio de flic.

DE plus ici, on retrouve tout ce qui fait que l’on aime l’univers de Nick Gardel

Le style et le gouaille de l’auteur.

Les personnages hauts en couleurs , leurs reparties truculentes.

Des histoires improbables mais où la justesse et la précision de l’auteur ne laissent rien au hasard.

Bref un très beau, de très beaux, trois très beaux moments de lecture. Parfait même je pourrais rajouter !

12 réflexions sur “La Trilogie Bastélica de Nick Gardel

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