Papote d’auteur, Miss Aline et Mamie Danièle étaient avec Carl Pineau

Papote d’auteur, Miss Aline et Mamie Danièle étaient avec Carl Pineau

Interview de monsieur Carl Pineau par deux flingueuses autour de son roman Le Sicilien : nuits nantaises 90’s de Carl Pineau – Paru le 28 juin 2019 dernier aux éditions Lajouanie

Place à la discussion


Aline : Bonsoir @Carl , Bonsoir  @Danièle et Bonsoir @Geneviève. .On se retrouve ici demain à partir de 10 h pour parler du Sicilien et de son auteur 😉

Bonne soirée à tous et à demain.

Danièle : Bonne nuit et à demain

Aline et Geneviève👍

Carl : Belle soirée, à demain 🙂

Aline, Dany et Geneviève👍

Geneviève : Désolée, demain ce n’est vraiment pas possible pour moi, Je serai en réunion du Comité de lecture polar des bibliothèque de la ville de Paris toute la journée. 68 polars à passer à la loupe, ça va être chaud. Mais promis je vous lis dés que j’ai fini.

  Dany : Ok on fera sans toi Cheffe😉

  Aline :  Bonne sélection Dame du livre😊

Geneviève : Merci et bonne soirée et belle papote demain mesdames les flingueuses.

Miss Aline : Bonjour à tous Carl,  si tu pouvais en quelques mots te présenter aux lecteurs…

Carl : Bonjour à tous, vous souhaitez faire l’ITW par écrit en direct ou téléphone ?

Miss Aline : ici Carl sur Messenger par écrit.

Carl : Ok ça marche, alors il faudra excuser mes fautes, lorsque je ne prends pas le temps de me relire 😊

Miss Aline : il y aura correction avant retranscription.

Carl : Super !
Bonjour donc 😉 Je suis né à Nantes, où j’ai passé une grande partie de ma vie. A 18 ans, après le bac, j’ai travaillé dans une discothèque nantaise, et bien connu l' »univers »de la nuit, avant de rependre des études en commerce international puis en marketing. Avec ma famille, nous avons quitté la France en 2009 pour le Québec, j’ai intégré un cycle de création littéraire à l’université, et entamé l’Arménien. Depuis 2015, nous vivons en Thaïlande.

Miss Aline : L’Arménien, Le Sicilien … pourquoi placer l’action dans les années 90 ?

Carl : C’est en création littéraire qu’il m’est venu l’idée d’écrire une trilogie d’intrigues policières, indépendantes les unes des autres, racontant les années 80, 90 et 2000. L’Arménien, le premier opus, déroule les années 80, des années de liberté, avec l’apparition des radios libres, dans une société sans crise économique, sans sida, et le début du déclin des barons du milieu nantais…  Le Sicilien se déroule au milieu des 90’s, le mur de Berlin est tombé, l’Europe s’est redessinée, les mafias des pays de l’Est apparaissent et le Sida est devenu une réalité sociétale…

Miss Aline : Dans tes romans, je trouve que tes personnages principaux sont toujours très humains…on s’attache à eux. Comment travailles-tu tes personnages.?

Carl : Ce qui m’intéresse, c’est de créer des personnages crédibles, avec une part d’ombre et de lumière, de puiser leur humanité, derrière les erreurs qu’il commettent… Pour cela, je leur invente un physique, un nom, une histoire personnelle. Peu à peu, ils finissent par prendre vie, presque en dehors de moi, ou dans mon imaginaire, je les côtoie dans l’écriture et les laisse vivre selon leur propre volonté. Ce sont ces instants où d’une certaine manière vos personnages vous « échappent » qui font la magie de l’écriture. Dans l’Arménien, par exemple, la fin n’est pas celle que j’avais imaginé au départ, elle s’est imposée au fil du récit, et c’est peut-être pour cela qu’elle surprend autant le lecteur.

Miss Aline : Pourquoi avoir choisi la narration du point de vue de Dario ?

Carl : Tout d’abord, j’aime travaillé les voix au « Je », parce qu’elles me permettent d’être au plus près des narrateurs, de m’approcher de la « schizophrénie contrôlée » que je viens d’évoquer. Dans l’Arménien, j’avais envie de surprendre le lecteur, habitué au « Je » du policier ou au « il omniscient » qui raconte l’histoire. C’est pourquoi j’ai choisi les deux personnes qui avaient le mieux connu la victime. Cette fois encore, je n’ai pas voulu donner la parole à Greg Brandt, le policier, et j’ai trouvé intéressant de laisser le principal suspect du meurtre, ce coupable idéal, raconter l’histoire. Dans l’opus 3, je donne la parole à Greg,  les lecteurs pourront pénétrer les pensées et voir le monde comme ce policier qu’ils auront vu évoluer au fil des deux premières enquêtes.

Miss Aline : Il n’est pas commun ce policier.

Carl : Non, c’est un homme que j’espère attachant, qui vit avec le poids d’un lourd passé, une culpabilité… Son expérience lui a permit de développer un instinct humain, une philosophie de l’enquête basée sur l’intuition, au delà des preuves matérielles, une forme de maîtrise et de sagesse.

Miss Aline : c’est tout à fait ce qu’il m’inspire : attachement, empathie.

Carl: Oui, moi aussi, je l’aime bien. Il possède sa part d’ombre qu’il a su sublimer en une honnêteté de paroles et de comportements qui le rend attachant.

Dany : Bonjour vous deux, merci d’excuser mon retard !
Moi aussi j’aime bien les « méchants » attachants …

Miss Aline : Bonjour Danièle

Carl : Bonjour Danièle

Dany : Et les femmes dans tes romans Carl,  comment les « travailles-tu » ?

Carl : En fait, de la même façon que les autres personnages. Je vais sans doute chercher cette part de féminité en moi, j’essaie de m’approcher de la vision du monde de ce personnage pour être au plus proche de sa voix pour les dialogues, de sa façon de réagir. Dans l’Arménien, faire parler une psychiatre cinquantenaire a été une expérience assez fabuleuse, d’autant qu’il y a des passage forts, et de la violence…

Dany : La violence n’est pas absente du Sicilien non plus !

Carl : Non, c’est vrai, nous sommes dans le milieu des nuits nantaises, je raconte la délinquance d’une époque, il y a forcément de la violence et de la noirceur. Pour autant, j’essaie de faire des romans basés sur l’humain, sur la psychologie des personnages, pas sur l’hémoglobine et le sanguin. C’est cette fibre humaine qui m’intéresse.

Dany : il y a des « combats » très actuels malgré l’affichage des années 90 … je pense à l’exploitation des femmes, la drogue etc

Carl : Absolument, les crises économiques et les mouvements du monde fragilisent les plus faibles, les femmes en particulier. L’intrigue du Sicilien le démontre, le meurtre de cette albanaise et ce que le lecteur découvrira dans une partie de la résolution de l’intrigue… Avec l’ouverture aux anciens pays signataires du pacte de Varsovie, l’Europe s’est redessinée, des trafics d’êtres humains, de drogues, d’armes et autres se sont développés, avec une violence décuplée. Les années 90’s sont les prémisses de la délinquance d’aujourd’hui, et c’est aussi ce que le Sicilien décrit. De même que l’Arménien racontait l’apparition des trafics venus des banlieues.

Dany : Est-ce que ton « éloignement » de la métropole te rend plus sensible à ce qui s’y passe ou au contraire plus distancié ?

Carl : Je crois que pour faire vivre une ambiance ou une décennie, j’ai besoin de cette distance. C’est une façon de prendre du recul pour tenter de discerner ce qui est essentiel. Ainsi, je ne suis parvenu à écrire une histoire à Nantes qu’après l’avoir quittée. S’éloigner, c’est être contraint à puiser dans l’imaginaire pour raconter une histoire, inventer des personnages, discerner le détail important. Je crois qu’il y a aussi une certaine nostalgie liée à l’éloignement géographique et temporelle. C’est cette nostalgie solitaire qui me permet d’écrire les passages plus tristes ou sensibles de mes romans.

Dany : C’est intéressant ce que tu nous dit là …
Est-ce que l’action aurait pu se dérouler sur un autre lieu ? au Québec par exemple ?

Carl : J’ai choisi Nantes parce que je connais bien la ville, il m’était donc facile de décrire les scènes, les ambiances, et notamment celles de nuits, dans des discothèques voûtées en pierre, lorsque les gens fumaient encore. Mais Nantes est symbolique d’une ville moyenne, et l’action aurait pu se dérouler à Paris, Bordeaux, Lyon ou Marseille… C’est avant tout l’image de la France d’une époque que je fais revivre.
J’écrirai sans doute une histoire au Québec, mais elle sera différente, parce que la société Québécoise est différente. Elle se nourrira de mon vécu, de mon expérience. Je crois que ce sera possible maintenant que les années ont passé et que j’ai quitté le pays. J’y pense souvent, on va dire que ce roman est en gestation…

Miss Aline : c’est donc ton actualité future : un roman au Québec…
Comment se porte l’aventure du Sicilien ? Ton lectorat est-il content ?

Carl : En septembre, de retour à Bangkok, je dois reprendre le troisième opus des Nuits nantaises, qui paraîtra pour l’été 2020. J’ai aussi la reprise d’un autre roman, Malecon, un thriller dont l’action se déroule entre Paris et Cuba, sur fond de panama papers. Ensuite, j’espère qu’il me restera du temps pour commencer un autre roman…

Miss Aline : beau programme. Veux tu ajouter quelque chose que nous n’avons pas abordé dans nos questions et qui te tiens à coeur ?

Carl : Le Sicilien démarre sa vie dans les librairies, les retours des premiers lecteurs et des chroniqueurs me touchent. Je reste fébrile et j’essaie de le défendre au mieux durant mon séjour en France 😊

Miss Aline :👍

Carl : Encore et toujours, je voudrais remercier les lecteurs, les chroniqueurs, les libraires pour leur soutien à l’Arménien. Ce sont ces soutiens et les parages sur les réseaux qui ont permis la parution du Sicilien. J’espère ne pas vous décevoir.

Dany : 😍

Carl : Merci à vous deux, vous avez été des premières à lire et soutenir l’Arménien.

Miss Aline : Merci à toi pour ce privilège;

Dany : Merci Carl c’était un plaisir

Carl : Merci Aline, j’espère que tu continues à méditer de temps en temps. Je pratique toujours chaque matin 😊
Merci Danièle, j’espère que ce deuxième opus vous a plu. 😊

Dany : 👍

Miss Aline : j’essaie Carl. J’ai commencé la sophrologie. je suis aussi sur la réalisation d’un bracelet Mâlâ.
Bravo, je dis méditation mais ce sont aussi des techniques de sophro. Je ne connais pas le bracelet Mâlâ ?
ce sont des bracelets boudhiste ou tibétains hormis l’aspect spirituel, ils sont utilisés en méditation avec un mantra.

Carl : Ha oui, des bracelets avec des boules, pour réciter les mantras. 🙂
Merci Aline

Miss Aline : De rien Carl. C’est moi qui te remercie de ta disponibilité et ta gentille

Carl : J’espère que ça a été, malgré les interruptions de mon internet. N’hésite pas à revenir vers moi. Je te souhaite un magnifique journée, Bises, Carl

Miss Aline : c’était parfait… bonne journée à toi. Bises.

Carl : Bises, Carl

Miss Aline😍

Dany : Merci Carl pour ce partage et bon séjour en Bretagne !

Carl : Merci Danièle, je vous souhaite un très bel été. Au plaisir de se rencontrer, Carl 😊

Le billet  sur Le Sicilien de Miss Aline

3 réflexions sur “Papote d’auteur, Miss Aline et Mamie Danièle étaient avec Carl Pineau

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