Sale temps pour le pays de Michaël Mention

Sale temps pour le pays de Michaël Mention lu par mamie Danièle pour le bingo de l’été

 Un livre basé sur un fait réel

Le livre : Sale temps pour le pays de Michaël Mention – Paru en 2012 et réédité le 30 septembre 2015 aux éditions Payot et Rivages dans la collection Rivages noirs – 8.15 €   –  (272 pages) ;  11 x 17 cm

 4ème de couverture :

  1. Une vague de meurtres touche le nord de l’Angleterre ; les victimes sont des prostituées. La police locale est sur les dents. Un homme clé pour diriger l’enquête : l’inspecteur George Knox, personnage austère, «gueule à la Richard Burton », états de services légendaires. Secondé par le détective Mark Burstyn, Knox se lance à corps perdu dans cette affaire qui tourne pour lui à l’obsession, tandis que sa femme Kathryn est en train de mourir d’un cancer.
    Le temps passe et plus le tueur semble jouer avec la police en brouillant les pistes, plus Knox s’enfonce dans l’abîme. Un abîme à l’image du chaos social et politique ambiant. Bientôt, c’est comme si la traque du tueur devenait une quête dérisoire en regard de la dépression qui gagne le pays et ses habitants.
    Fasciné par les possibilités romanesques de l’affaire de l’Éventreur du Yorkshire, Michaël Mention la revisite du point de vue d’un Français passionné par l’Angleterre des années 1970. Bourré de clins d’œil au cinéma et à la musique, ce roman oscille entre hommage au roman noir, déconstruction ironique du roman de serial killer et authentique portrait d’une Angleterre déboussolée, à un moment charnière de son histoire récente.

 

L’auteur : Né à Marseille , le 13/11/1979, Michaël Mention est romancier et scénariste.
Adolescent, il dessine des bandes dessinées et intègre, en 1999, un atelier d’écriture à l’Université du Mirail à Toulouse. Par la suite, il glisse des chroniques aux nouvelles jusqu’à l’écriture en 2008 de son premier roman, « Le Rhume du pingouin ».
Il devient une étoile montante du polar avec Sale temps pour le pays (Grand Prix du roman noir français au Festival de Beaune en 2013) ainsi que Et Justice pour tous (Prix Transfuge du meilleur espoir polar en 2015), tous deux publiés chez Rivages. Sale temps pour le pays est le premier opus d’une trilogie anglaise dont la suite, Adieu demain, a été publiée en mars 2014.
Il est aussi l’auteur d’un récit documentaire, Fils de Sam (2014), consacré au serial-killer qui terrorisa les Etats-Unis et la ville de New York durant l’été 1977, et de Jeudi noir (Ombres noires, 2014), un roman sur le match de football France-Allemagne de 1982. Le Fantascope éditions a également publié deux de ses romans qui, tout en pouvant se lire indépendamment l’un de l’autre, sont intimement liés : Maison fondée en 1959 et La Voix Secrète, le deuxième étant le roman que le personnage du premier écrit, dans une démarche de création littéraire originale et séduisante, que Michaël Mention pratique avec beaucoup d’habilité… et de plaisir. Le Fantascope a également publié début 2013 Unter Blechkoller, un thriller aux accents fantastiques sous forme de huis-clos sous-marin.
Il a publié Jeudi noir aux éditions Ombres Noires, un roman percutant sur le tristement célèbre match de football qui opposa la France à la RFA en 1982 : un match, une victime, une vengeance.
Citons aussi Le carnaval des hyènes en 2015 et Bienvenue à Cotton’s Warwick en 2016, Power en 2018 et enfin en 2019Manhattan Chaos.

 

Extrait :

 

« … Il cible des putes, dont il sait qu’il nous est difficile de les surveiller. Quant à la petite, c’est un message qu’il nous adresse et à toutes les femmes du Nord.
– En trente ans de carrière, soupire Walter, je n’ai jamais vu ça.
– Le monde change, la crête a remplacé le chapeau melon.
– S’il n’y avait que ça. On a mendié un prêt au F.M.I. comme un vulgaire pays du tiers-monde, alors que les dons pour le Jubilé ont atteint un million. Le peuple dit qu’il ne peut plus se payer à bouffer, mais donne quand même !
– Les gens sont cons. Tu ne le savais pas ? »

 

La chronique jubilatoire de Dany

Sale temps pour le pays de Michaël Mention

L’action se déroule du 20 janvier 1976 au 3 avril 1981et relate une traque, inspirée de faits réels, une série de meurtres de femmes majoritairement prostituées « économiques », ritualisés, laissant penser à un tueur en série, dès lors que les différents services de police auront rapproché leurs enquêtes. Il y a bien la police scientifique mais le décalage avec notre époque numérique ajoute aux difficultés de nos enquêteurs. Un chef bienveillant et un duo de circonstances vont se mettre en chasse au cours de ces quinze années de peur dans le triangle Manchester-Leeds-Bradford.

Michaël Mention comme à l’accoutumé, ne laisse rien au hasard de ses investigations, baignant semble-t-il avec plaisir dans cette ambiance de basculement gouvernemental, ne présageant rien de bon pour les petits et favorisant la finance. Cet exercice lui permet de manifester sa révolte contre l’injustice et toutes les inégalités.

Premier volet d’une « trilogie anglaise », publié en 2012, ce polar pur jus confirme le talent de l’auteur, capable de nous embarquer à chacun de ses romans, dans un nouvel univers et avec un style renouvelé, émaillé de citations musicales et cinématographiques.

Lu en version numérique. epub 7.99 €

 

Autres extraits :
« Lewisham, Londres (194 miles de Leeds).
Les ruines fument encore au lendemain du chaos qui a embrasé ce quartier « noir », tristement célèbre depuis l’opération 39PNH. Fort de son électorat d’ouvriers et de chômeurs, le National Front y a organisé une marche provocatrice, contrée par les antifascistes du Socialist Workers Party. La violence du conflit n’a épargné personne : activistes, riverains, commerçants et policiers qui, pour la première fois, ont dû user de boucliers anti-émeutes. Au final : deux cent quatorze arrestations et lynchage médiatique du S.W.P., autant critiqué que le N.F. »
« Leeds-Manchester-Bradford : jadis richissime cœur de l’Empire, aujourd’hui friche industrielle et terrain de chasse d’un tueur en série. »
Clin d’œil en mode autodérision … 9 avril 1979 … les débuts de l’auteur dans le journalisme :  
« Stylo qui s’agite, troisième banc.
– Michaël Mention du Monde, Paris : est-il toujours membre du R.I.O. ? demande celui-ci dans un anglais catastrophique.
– Non.
– Dans ce cas, pourquoi… ?
– J’ai dit « une question par personne ».
 
« Sale temps pour tous.
Sale temps pour l’Empire qui, après avoir perdu l’année dernière « ses » îles Tuvalu, voit celles de Kiribati devenir indépendantes. Sale temps pour l’Angleterre, humiliée par les Indes occidentales qui ont encore remporté la Coupe du monde de cricket. Sale temps pour l’Église, dépassée par la naissance du premier bébé-éprouvette. »

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