Crime dans les Marolles – Nadine Monfils

Crime dans les Marolles  de Nadine Monfils, lu par Mamie Danièle pour le bingo de l’été

 Un livre de moins de 200 pages

Le livre : Les nouvelles enquêtes de Nestor Burma, Crime dans les Marolles de Nadine Monfils. Paru le 21 février 2019 chez French Pulp éditions dans la collection Polar. 15€ (175 p.) ; 22 x 15 cm.

4e de couv :

Crimes dans les Marolles

Guy Marchand, président du jury thriller au BIFFF, Festival du film fantastique de Bruxelles, invite son ami Nestor Burma à l’accompagner. Lors d’une soirée, il rencontre la petite amie de Léo Straum, condamné à 26 ans de réclusion pour être accusé d’avoir assassiné ses parents et sa soeur. Il s’est réveillé au milieu de leurs cadavres et déclare ne plus se souvenir de rien. Dans la famille Straum, tout le monde s’aimait et baignait dans le bonheur avant de baigner dans le sang. L’affaire intrigue Burma qui décide d’y fourrer son nez…

 

L’auteur : Nadine Monfils est Belge, et vit entre Montmartre et Dives-sur-mer en Normandie. Elle est l’auteur d’une septantaine d’ouvrages dont plusieurs recueils de nouvelles et de polars à succès  parus chez Gallimard dans la «Série noire». Elle publie actuellement chez Fleuve et Pocket. Cinéaste, elle a réalisé  Madame Edouard,(long métrage) avec un fabuleux casting dont Michel Blanc dans le rôle du commissaire Léon, Balasko, Lavanant Annie Cordy, Didier Bourdon, Andrea Ferreol, Rufus, Bouli Lanners…et musique originale de Benabar.                                                                  Elle a également écrit des pièces de théâtre qui  ont été jouées en Belgique et en France. Son thriller Babylone Dream paru chez Belfond, a obtenu le Prix Polar de Cognac en 2007, Coco givrée , un thriller autour de Magritte, le prix de la ville de Limoges et Nickel Blues , le prix des lycéens de Bourgogne. Elle a reçu le Prix St Maur en poche ( Gérard Collard) pour l’ensemble de son œuvre. Son écriture explore des univers étranges qu’elle décline également dans  les arts plastiques ( photos).                                                                                                                                              Gros succès de librairie avec Les vacances d’un serial killer vendu à plus de 250.000 ex à ce jour, où est né le personnage récurrent de mémé Cornemuse, une vieille bique fan d’Annie Cordy et amoureuse de JCVD…                                             Elle a créé un nouveau personnage Elvis Cadillac (le sosie pourri d’Elvis Presley, un belge de Charleroi) aux éditions du Fleuve Noir. Sorti en mars 2016. Unanimement encensé par la presse belge et française. Suivi de Ice cream et châtiments  et du Rocker en pantoufles dont l’action est située dans le village d’art de Guillaume le Conquérant, à Dives-sur-mer, où elle va ouvrir une galerie d’art avec son mari.
Extraits :
« J’ai pas eu ce bol avec mon père. Y a des gens qui mettent au monde comme ils éjectent un crachat. J’ai eu la chance de rencontrer ce brave Louis Martinet. Ce truand au grand cœur me considérait comme son fils. Ben oui, c’était un truand… Et alors ? T’as des putes qui sont des bonnes mères et des juges qui foirent l’éducation de leur progéniture. Y a pas de règles. Juste celle de savoir aimer et ça, ça ne s’apprend pas.
Pour ça que j’ai toujours eu de la sympathie pour les « tombés du camion ». N’en suis-je pas dégringolé moi aussi, à l’époque où je trempais dans le trafic d’armes qui m’ont également servi à faire quelques braquages ? Il n’est de meilleur flic que celui qui a été voleur… »

 La chronique jubilatoire de Dany

Crime dans les Marolles – Nadine Monfils

Je remonte le temps avec cette série de nouvelles aventures … j’ai commencé par « les carats de l’opéra » de Jacques Saussey et je ferme à l’instant « crimes dans les Marolles » de Nadine Monfils.

On sent que l’auteure s’est beaucoup amusée à envoyer Nestor Burma à Bruxelles en compagnie de Guy Marchand son ami … histoire de perdre un peu le lecteur qui comme moi ne peu dissocier l’un de l’autre. Nestor va jouer perso et solitaire en aidant la petite amie d’un suspect prochainement relâché pour bonne conduite. Le flair de notre privé préféré va le conduire dans les milieux les plus divers de la capitale belge. Il visitera aussi deux maisons de retraite histoire de nous laisser faire les comparaisons sordides.

Bruxelles est le personnage principal de cette aventure policière décalée. Nul doute que l’auteur aura eu à cœur de nous faire partager son plaisir d’arpenter cette superbe ville, goûter ses spécialités culinaires et ses bières, se frotter à cette langue bien particulière, ni flamande, ni wallonne … bref apprécier tout ses attraits et se remémorer ses illustres comme Brel ou Magritte. Avec humour elle nomme ses chapitres des titres de chansons intemporelles et consacre une partie de son intrigue à évoquer le film de Kubrick Orange mécanique … toute ma jeunesse Alex.

En résumé un court roman pour une intrigue bien glauque, inspirée d’un fait divers bien réel, de l’hémoglobine bien rouge, une balade dans Brussel et beaucoup de clins d’œil amusés pour la plus normande des auteures belges. Vous avez dit bonheur ?

Lecture idéale pour les vacances !

Je remercie l’éditeur et NetGalley pour leur confiance.

Lu en version numérique. epub 11.99 €

Extraits 2- 3 et 4 :
« Il est presque 11 heures lorsque je m’installe à la terrasse du Métropole. Depuis que l’avenue est piétonne, c’est plus agréable. Bien sûr les automobilistes râlent ! C’est bien les villes piétonnes, mais alors il faut créer des parkings extérieurs, et les transports en commun doivent assurer. J’adore prendre le métro. T’es écrasé comme une vieille mite, ça pue la sueur, et en plus tu flippes à cause des attentats. Avant y avait les Uber. Maintenant, la plupart du temps, c’est pire que les taxis, ça douille et fini les bonbons, la bouteille de flotte et le gentil chauffeur. On patauge dans un monde caca boudin. Y a pire ailleurs. Donc, ferme ta gueule Nestor et fais un sourire à la madame. »
« On a tous des conflits avec nos parents, non ? Toi, tu t’entendais bien avec eux ?
– Pas vraiment… Ma mère était hippie, et plutôt cool, mais quand elle est morte, je me suis retrouvé en face de mon père, un sale con qui, après avoir lancé des pavés en 1968 et porté le col Mao, a viré bourge et m’a forcé à suivre des études scientifiques. Comme c’était pas ma came, j’ai plongé mon nez dans l’art. J’ai plein de potes artistes, écrivains, peintres, musiciens… Puis j’ai fini par couper les ponts avec le paternel. Quand les gens sont toxiques, faut se barrer. Même s’ils sont de ta famille. Question de survie. »
« Mais c’est quoi une vie en pantoufles ? C’est la prudence qui pue la charogne. La vraie mort, c’est quand on laisse s’éteindre la petite flamme en nous, celle qui nous donne envie de faire des choses, attise notre curiosité et protège en nous l’enfant révolté, celui qui ouvre sa gueule à bon escient et n’abandonne jamais sa liberté. »

12 réflexions sur “Crime dans les Marolles – Nadine Monfils

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