Et si on parlait polar sur petit écran…. Saison 1 – Episode 2

Et si on parlait polar sur petit écran….

Et si on parlait polar sur petit écran….

Saison 1 – Episode 2

By Fanny Louise

Et si on parlait polar sur petit écran….

Après, je l’espère, vous avoir dans un précédent article, convaincu de vous lancer dans le visionnage de la formidable série française Engrenages, je vous emmène cette fois de l’autre côté de l’océan et nous débarquons en Floride. Décor de carte postale, plages de sable blanc, palmiers, cocktails en terrasse sur Ocean Drive. Le rêve…. mais pas seulement !!!

Cet état paradisiaque des Etats Unis, le fameux Sunshine State, sert de cadre à la série Dexter. Une histoire sombre dans un environnement aussi lumineux, il y a de quoi intriguer.

La série qui a pris fin avec sa huitième saison en 2013, a démarré en 2006. Elle comporte 8 saisons, avec 96 épisodes d’environ 52 minutes.

Cette série s’inspire du roman noir de Jeff Lindsey, Ce Cher Dexter. Roman que je n’ai jamais lu, par ailleurs.  Pour ma part, j’ai découvert Dexter via une plateforme de téléchargement, désormais fermée (Hadopi promis c’était il y a longtemps !!)  mais ayant adorée dès la première saison, j’ai acheté les saisons en DVD au fur et à mesure de leur sortie. Je n’ai pas réussi à trouver si la série était disponible sur une plateforme légale en ce moment, je vous conseille donc de vérifier dans vos médiathèques si celle-ci est disponible.

Maintenant, rentrons dans le vif du sujet !!

Avec la série Dexter, on suit le quotidien de Dexter Morgan, un expert en médecine légale qui travaille pour la Police de Miami, sur les scènes de crimes en tant que technicien spécialisé dans l’analyse des traces de sang. On découvre rapidement que ce jeune homme un peu austère et pas très sociable caché un lourd secret, sans doute lié à un traumatisme vécu dans son enfance. En effet, la nuit Dexter Morgan traque les tueurs ayant échappés à la justice. Une fois entre ses mains, ces meurtriers connaissent un jugement sans appel et expéditif sans passer par la case procès. Car Dexter Morgan a une règle à laquelle il ne déroge jamais. Celle de ne tuer que des gens qui le méritent, selon ses propres critères. Critères qui lui ont été soufflés par son père adoptif qui a découvert très tôt les penchants meurtriers de son fils et s’est chargé d’orienter ses choix de victimes selon un code d’honneur bien particulier. N’encourageant ni ne dénonçant les pulsions sanglantes de son fils, il va tâcher de l’éduquer à tuer uniquement ceux qui à ses yeux doivent l’être. Une morale fort discutable mais compréhensible quand on découvre le traumatisme vécu par Dexter avant son adoption.

Dexter Morgan a en effet été adopté tout petit par un agent de police. Celui-ci connaissait la mère de Dexter et lorsque celle-ci meurt tragiquement, Harry Morgan adopte Dexter et l’élève comme son propre enfant aux côtés de sa fille Debra, elle aussi membre de la Police de Miami.

 

Si on ignore au début les circonstances précises de cette adoption, on devine très vite que tout ne s’est pas passé exactement comme Harry Morgan le prétend et on découvre au fil des épisodes, que si les penchants meurtriers de Dexter ne sont pas excusables, ils ont toutefois une explication réelle et pour le moins perturbante.

Le quotidien de Dexter s’articule entre son travail, qu’il adore, sa sœur, seule famille qu’il lui reste après le décès de leurs parents et seule personne pour laquelle il éprouve des sentiments, et ses activités nocturnes de justicier solitaire. Cela laisse peu de place pour une vie sociale, ce qui arrange plutôt Dexter qui il faut le dire n’est pas très porté sur les relations humaines. Totalement dépourvu de sentiments, il passe ses journées à essayer de masquer aux yeux du monde sa vraie personnalité. Cela en fait un personnage intéressant et donne un ton très décalé à la série. L’humour, noir évidemment, y est très présent, on passe d’une scène gore à une scène carte postale en un clin d’œil et ainsi de suite. Pas de temps mort. D’une saison à l’autre on suit un fil conducteur qui nous donne les clés du traumatisme dont a souffert Dexter mais chaque saison suit en parallèle une enquête sur laquelle Dexter, Debra et les autres personnages sont amenés à travailler ensemble à faire éclater la vérité.

 

Au fil des saisons, Dexter va bien sûr évoluer, pour notre plus grand plaisir et devenir de plus en plus attachant, car bien qu’il commette des meurtres atroces, il a une certaine forme de morale qui sans justifier ses actes, les rend cependant compréhensibles.

Le rôle est magistralement interprété par Michael C Hall, un acteur américain, qui avait été remarqué dans une autre série remarquable, Six Feet Under qui vaut elle aussi vraiment le détour, bien que ce ne soit pas une série de type polar…Ce rôle de tueur en série atypique lui va à merveille et il donne au personnage un côté inquiétant à souhait tout en le rendant attachant. On aimerait presque s’en faire un ami (oui enfin ce doit être risqué quand même).

Parmi les personnages récurrents, on trouve Debra Morgan, jouée par Jennifer Carpenter. La sœur de Dexter qui ignore tout des activités de serial killer de son frère et qui est amenée à enquêter sur les meurtres de celui-ci. Il y a Angel Batista, joué par David Zayas, collègue policier de Debra et ami de Dexter. Et bien que mort mais apparaissant dans les nombreux flash-backs de Dexter, Harry Morgan, le père adoptif et mentor, joué par James Remar.  S’ensuivent ensuite des personnages plus secondaires, pour certains atypiques tel que Vince Masuka, interprété par C.S Lee, collègue technicien de Dexter, un original très porté sur la gente féminine, sans filtre et totalement inconscient de travailler aux côtés de l’auteur des meurtres sur lesquels il s’acharne à faire parler les indices.

 

Dexter c’est bien filmé, c’est beau, la Floride étant un cadre magnifique, superbement mis en valeur par une réalisation soignée. La musique est très bien choisie. Mention spéciale au générique d’ouverture très « saignant » dont la petite musique reste facilement en tête.  J’ai vraiment beaucoup aimé l’ensemble des 8 saisons, même si le dénouement, qui m’a un peu laissé perplexe, a été très décrié par de nombreux fans de la série et par les critiques. Mais, et Game of Thrones en est le parfait exemple récent, le fan d’une série n’est JAMAIS satisfait de la fin de son objet d’adoration. Il est impossible de satisfaire tout le monde. Les 2 dernières saisons de Dexter étaient les plus sombres et elles laissaient présagées d’une fin qui ne satisferaient par à l’unanimité mais moi je n’en démords pas : Dexter est une très bonne série, pour qui aime le noir, les enquêtes, l’humour et le non-politiquement correct.

Fanny Louise

 

Vous pouvez aussi retrouvez la Saison 1 – Episode 1, Engrenage ICI

12 réflexions sur “Et si on parlait polar sur petit écran…. Saison 1 – Episode 2

  1. Merci Fanny pour ton analyse. J’ai aimé Dexter même si je n’ai pas vu l’intégralité ! Personnage oui, sympathique on peut le dire … faut-il pour autant se méfier des gens qu’on trouve sympa autour le nous ????

    Aimé par 1 personne

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